lundi 25 mai 2009

ALDISS Brian Wilson (Gb)
Brian Wilson Aldiss est né à Norfolk, en Angleterre, en 1925. Après avoir publie son premier livre « The brightfound diaries » en 1955, il embrassa une véritable carrière dans le domaine de la fiction et de la littérature, qui lui valut d’être anobli en 2005. Libraire, rédacteur littéraire du premier magazine de critique de SF, Science Fiction Horizons, créé en 1964, et qui dura seulement deux numéros, c’est également une brillant essayiste réputé pour ses études sur la science-fiction. Il s’est peu tourné vers le domaine de la Fantasy à qui l’on peut tout de même rattacher sa « Trilogie d’Helleconia » ainsi, en moindre mesure, que l’aventure épique et végétale du « Monde vert »
◊ Le Monde Vert (Roman) Post Fantasy
Gallimard-Folio SF 328, 2/2009 — 338 p., 8 € — Hothouse or The long afternoon, Signet Books, 1962 — Tr. : Michel Deutsch — Couv. : Johann Bodin — Sommaire :
La grande montée, in Fiction 100, 3/1962 (Hothouse, F&SF 1960/Tr. : Michel Deutsch)
Le Nomansland, in Fiction 101, 4/1962 (Nomansland, in F&SF 1961/Tr. : Michel Deutsch)
La bouche noire, in Fiction 102, 5/1962 (Undergrowth, in F&SF 1961/ Tr. : Michel Deutsch)
Du côté de la nuit, in Fiction 103, 6/2002 (Timberline, in F&SF 1961/ Tr. : Michel Deutsch)
…Et revivre à jamais, in Fiction 104, 7/2002 (Evergreen, in F&SF 1961/ Tr. : Michel Deutsch)
Précédentes publications :
1/J’Ai Lu-Science-Fiction 520, 1/1974 — 303 p., 5 € — Tr. : Michel Deutsch — Couv. : Tibor Csernus
2/In Découvrir la science-fiction de Michel Cosem, Seghers-Anthologie Jeunesse, 1975 (extraits)
3/J’Ai Lu-Science-Fiction 520, 9/1985 — 303 p., 5 € — Couv. : Tim White
4/Le Livre de Poche-Science-Fiction 7179, 11/1995 — 256 p., 7 € — Couv. : Manchu — Sommaire : Préface de Gérard Klein
5/Terre de Brume-Poussière d’étoiles, 6/2007 — 288 p., 18 € — Couv. : Eric Scala
Critiques :
www.actusf.com (Jérôme Vincent) ; Bifrost 44 (Sam Lermite) ; www.cafardcosmique.fr (Olivier) ; Horizons du Fantastique 29 (Michel Jeury) ; Kws 19 (Eric Vial) ; www.noosfere.com (Bruno Para) ; www.yozone.fr (Stéphane Pons)
→ Nous sommes dans le lointain futur de la Terre. A cette époque notre monde, à la suite d’un terrible cataclysme, est demeuré figé sur son ère relié à la lune par les filaments d’une gigantesque toile tissée par les Travertoises, d’énormes araignées végétales capables de voyager dans l’espace. Désormais le globe est partagée en deux grand hémisphères, l’un plongé dans une nuit éternelle où des horreurs sans nom survivent au sein d’immenses étendues glacées, l’autre, éclairée, envahie par une jungle luxuriante. C’est là que vivent Gren et sa compagne Yattmur, les héros de ce raid Amazone avant la lettre. Dans cet univers sur lequel la végétation règne sans partage, les hommes se sont regroupés en petits clans d’individus minuscules qui doivent redoubler d’inventions pour échapper à la voracité des arbres gigantesques et à l’avidité des autres végétaux transformés en champion de l’opportunisme alimentaire. Derniers mammifères égarés dans ce véritable enfer végétal, Gren et sa compagne partiront à la recherche d’un savoir perdu que possédait leur espèce et que l’on appelait : civilisation. Un roman fascinant dont la quête épique autant qu’initiatique reposant sur l’espérance en un ancien temps disparu s’accompagne d’une traversée de paysages fantastiques jaillis de la plume de l’un des maîtres de la SF britannique qui rejoint dans ce livre les fascinations ballardiennes de La forêt de cristal et du Monde englouti, tout aussi bien que l’aventure primaire d’un Monde oublié de Murray Leinster, tout en anticipant la thématique de la Terre rivée sur son orbite chère au dessinateur Caza à travers sa série Le monde d’Arkadi.

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