dimanche 31 mai 2009

CAREY Jacqueline (Usa)
Née en 1964 à Highland Park, en Illinois, Jacqueline Carey a suivi des études en psychologie et littérature avant de se rendre à Londres où naquit sa vocation d’écrivain. De retour aux Etats-Unis elle publiera en 2001 le premier tome de la saga de « Kushiel » qui remporta un immédiat succès. A noter que cette trilogie est suivie de celle de « Imriel », se déroulant dans le même univers, et que Jacqueline Carey a écrit également une autre série, « The Sundering » se déroulant dans un univers proche du Seigneur des Anneaux, mais en plus sombre
◊ La marque (Roman) Aventures Fantasy
Bragelonne-Fantasy Collector, 11/2008 — 781 p., 30 € — Série : Kushiel 1 — Kushiel’s Dart, Tor, 6/2001 — Tr. : Frédéric Le Berre — Couv. : Anne-Claire Payet — Carte : Alain Janolle
Critiques :
http://bragelonne-le-blog.fantasyblog.fr (Anonyme-Kushiel, ou le renouveau de la fantasy) ; www.elbakin.net (Lisbei-Interview) ; www.khimaira-magazine.com (Sophie Dabat); http://librairie.ctitic.over-blog.fr (Meor) ; www.noosfere.com (René-Marc Dholen) : www.noosfere.com (Claire Flot) ; www.yozone.fr (Henri Bademoude-De la fantasy pour adultes Délices & Daubes 148)
Réédition : Bragelonne-Fantasy, 5/2009 — 792 p., 25 € — Couv. : Anne-Claire Payet
→ Jacqueline Carey recommande la lecture des livres de Gavriel Kay lorsqu’on lui demande quel est son écrivain de fantasy préféré. Il est donc normal que l’on retrouve dans ce premier tome de la saga Kushiel la même passion pour l’uchronie avec la peinture d’un monde imaginaire brillamment structuré, sorte d’Europe revisitée de la Renaissance (comme les Lions d’Al Rassan du même Kay) à laquelle seraient venus ses greffer quelques peuplades barbares aux moeurs germaniques, les Skaldiques, ou celtiques, les Cruithnes. C’est dans cet univers pseudo historique qu’évolue le personnage principal de l’histoire Phèdre no Delaunay, une jeune femme vendue par sa mère alors qu’elle n’était qu’une enfant, qui a su acquérir auprès de son Maître, l’énigmatique Delaunay, un savoir historique, théologique, mais aussi une parfaite connaissance des langues étrangères et surtout… un parfaite maîtrise des arts du plaisir. Un plaisir qui, chez elle, se conjugue avec la douleur symbolisée par la présence dans son œil du signe de Kushiel, le demi-dieu des plaisirs masochistes, et qu’elle a appris à domestiquer lors de son prime apprentissage à la Cour de la Nuit, le quartier des serviteurs de Naamah, la déesse des plaisir, de la cité d’Elua, puis lorsqu’elle a intégré le foyer d’Anafiel Delaunay, qui compte l’utiliser pour recueillir les confidences que ses clients pourraient lui faire sur l’oreiller. Mais son protecteur est assassiné et Phèdre est enlevée. Comptant pour survivre sur Joscelin, un moine soldat voué à la protection de son prochain, elle apprend dans son exil qu’un terrible complot menace sa patrie, Terre d’Ange, que l’on peut assimiler à la France, tandis que Alba représenterait l’Angleterre et Argonia l’Espagne. En effet l’une de ses anciennes clientes, la noble Mélisandre Shahrizai, a soudoyé plusieurs aristocrates qui, alliés aux barbares Skaldiques envisagent de renverser l’actuelle reine angeline pour que Mélisande règne à sa place. Désormais embarquée dans une toile d’événements qui la dépassent, la jeune espionne se trouve entraînée dans une aventure épique où elle rencontrera des poètes vénéneux, des courtisans assassin, des monarques trahis et assiégés, des seigneurs de guerre barbares, et des traîtres grandioses. A ses côtés apparaîtront des personnages habilement esquissés, tels que Alcuin Hyacinthe, un Tsingano au don de voyance, ou Joscelin Verreuil, un redoutable moine guerrier, sorte d’alter ego en négatif, qui l’aideront à venir à bout des conspirations machiavéliques dans lesquelles son destin s’est inexorablement englué. Porté par un érotisme qui ne sombre jamais dans la vulgarité ce roman, premier opus d’une première trilogie, nous plonge dans une société imaginaire aux croyances et aux usages issue de multiples influences, comme la vénération de l’ange Elua, issu de l’union entre le sang de Yeshua sur sa croix et des larmes de Magdelene, particulièrement bien décrits et vus à travers les yeux d’une héroïne fascinante qui suit un chemin semé d’embûches et de nombreuses souffrances pour essayer de sauver son peuple promis à un sinistre sort. Un livre salué en 2002 par le prix Locus du premier roman, qui a propulsé Jacqueline Carey dans le peloton de tête des meilleurs auteurs de fantasy contemporains. A noter qu’il a bénéficié dans sa traduction française d’une luxueuse présentation des éditions Bragelonne (cartonnage, jaquette, carte et lexique de personnages) qui, dans le cadre de la promotion de cet ouvrage, ont proposé sur leur blog une adaptation radiophonique en forme de feuilleton. Commencée en 2001, cette trilogie s’est conclue en 2003 aux USA, pour se poursuivre par la saga d’Imriel.
Les autres titres de la série :
1.La marque
2.L’Elue

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