mercredi 17 juin 2009

LI-CAM (Fr)
Jeune auteur de littérature fantastique qui considère l’écriture comme un instrument de compréhension qui lui permet de mieux appréhender son environnement
◊ Lemashtu, chroniques de Stryges (Roman) Dark Fantasy / Vampires
Editions Griffes d’Encre, 1//2009 — 410 p., 20 € —Couv. : Jean-Emmanuel Aubert
Critiques :
www.phenixweb.net (Chris de Savoie) ; http://librairie.critic.over-blog.fr/ (Aneria)
→ Lemashtu Dracul, futur Roi de Walachie, a dû fuir la Roumanie et l’oppression dont sont victimes les siens. En exil à Londres, il a pour seuls compagnons deux stryges : Féhik Alamédu, un prêtre dont la sévérité n’a d’égale que la propension aux sarcasmes ; et Aratar Déochétor, un maître enseignant suspicieux et moralisateur. Lem étouffe sous la surveillance constante de ses aînés et les innombrables règles de sécurité édictées par le Vatican. Il aimerait pouvoir vivre comme les autres adolescents et découvrir le monde à sa guise. Mais Lem n’est pas humain. À l’aube de ses quinze ans, il sent monter en lui des pulsions obscures et commence à prendre la mesure de sa véritable nature. L’arrivée de Liéga, un jeune strigoï, vient bousculer son morne quotidien et le confronter à la vérité. Et si Lem se trompait, s’il était infiniment plus précieux qu’il l’imaginait...Si c’était lui qui était en danger... Une menace qui se concrétise par la réapparition du Bras de la Miséricorde et de l’expiation, une congrégation extrémiste de l’église catholique qui s’est vouée à l’extermination de stryges, entendez le peuple des vampires dont les survivants vivants dans un ghetto de l’Europe de l’Est. Pour le sauver, un seul moyen, le mêler aux autres adolescents humains. C’est ainsi qu’il se retrouve en compagnie d’Arthur, de Pauline, de Lem, et de l’inévitable Liéga, des jeunes gens avec qui il est embarqué dans un imbroglio d’intrigues s’inscrivant dans le décor d’une Europe gangrenée par toutes sortes de luttes intestines où les tentacules du Vatican de sont pas en reste. Un roman bâti autour d’un univers aux références géopolitiques parfaitement identifiables où s’intègre remarquable la société des Stryges décrite avec patience et minutie, et dont l’auteur nous avait déjà donné un avant goût à travers la nouvelle Rédemption pour un Stryge paru dans Khimaira 1, en janvier 2005.

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