dimanche 9 janvier 2011

CHRETIEN DE TROYES (Fr)
Né vers 1135, probablement dans la ville de Troyes, et mort vers 1185, Chrétien de Troyes est considéré comme l’inventeur du roman de chevalerie. S’inspirant de la tradition celtique et de la matière de Bretagne, il confère à ses romans une dimension chrétienne fortement inspirée par les chansons de gestes en langue d’oïl et l’œuvre des troubadours. Sa principale qualité fut de parfaitement réussir l’amalgame de ces diverses influences, notamment dans ses romans les plus connus traitant des Romans de la Table Ronde et du légendaire arthurien qu’il réadapta dans le cadre de la littérature courtoise
Perceval ou le conte du Graal
(Roman) Légendaire arthurien
→ Cinquième roman de Chrétien de Troyes, écrit vers 1181, il est dédié à son protecteur Philippe, le comte de Flandre qui, selon l'auteur, aurait fourni les sources permettant d'élaborer cette poésie. On y découvre comment un jeune gallois naïf, ignorant jusqu’à son nom, et élevé au cœur de la forêt par une mère qui, ayant perdu son époux et deux autres fils à cause de la chevalerie, le cache de la civilisation et le tient en ignorance de tout ce qui s'y passe. Mais, ayant rencontré par hasard un groupe de chevaliers, Perceval ébloui par leurs armures scintillantes, se rend à la cour du roi Arthur en dépit des supplications de sa mère. Là, malgré les railleries incessantes que provoquent ses manières rustres, il remporte son premier combat et s'empare de l'armure du chevalier Vermeil. Puis le vieux chevalier Gornemant de Gohort le prend sous sa protection et lui enseigne les vertus chevaleresques afin qu'il prennent sa place parmi les chevaliers de la Table Ronde. Puis débutent les aventures de Perceval qui se rend dans le château du Roi Pêcheur et découvre le Graal, le vase sacré symbole du mélange d’anciennes traditions celtique et du christianisme naissant. Mais il repart sans avoir éclairci son mystère et surtout sans avoir posé la question qui aurait guéri le roi blessé. Dés lors ses épreuves se croisent avec celles de Messire Gauvain et, après cinq années de recherches infructueuses afin de retrouver le château mystérieux, il rencontre un ermite qui lui révèle que le Graal est en fait un calice qui permet au roi de se maintenir en vie. Toutefois le poème s'achève abruptement avec la mort de Chrétien de Troyes au bout de 9 000 vers, sans que Perceval ait pu retrouver le Roi Pêcheur. Les continuateurs se chargeront cependant, avec plus ou moins de talent, de lui fournir un épilogue en ajoutant quelques 54 000 vers.
GALLIMARD JEUNESSE-Folio Junior Les Universels 1562, 8/2010 — 117 p., 5,70 €
TRADUIT et adapté de l'ancien français par : Sophie Lavergne
COUVERTURE : Ronan Badel
→ Une nouvelle présentation pour ce roman du cycle de la Table Ronde adapté par Sophie Lavergne d’après le récit de Chrétien de Troyes. Fidèle au texte de Chrétien de Troyes, le récit est accompagné d'encarts thématiques et de notes qui éclairent avec précision le contexte médiéval de l'oeuvre, et d'un cachier culturel en couleurs qui offre des clés afin de décrypter et d'apprécier les oeuvres artistiques que Perceval ou le conte du Graal a inspirées au fil des siècles.

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