samedi 8 janvier 2011

PERU Oliver (Fr)
Pseudo de Olivier Peru
Site : www.oliverperu.com
blog: http://olivierperu.blogspot.com
Auteur français né à Montpellier en 1977 qui a démarré sa carrière en que scénariste et illustrateurs de BD aux éditions Semic dont il dévorait les ouvrages depuis sa plus tendre enfance. Après avoir travaillé dans des magazines tels que Zembla, Rodéo, Mustang, il finit par intégrer les éditions Soleils où il dessine plusieurs séries d'albums, tout en continuant à illustrer de nombreuses couvertures de magazines, de jeux de rôle et de romans. Le roman, justement, il y vient, d'abord dans le domaine de la jeunesse en collaboration avec Patrick McSpare chez l'éditeur Scrineo, puis seul et pour adultes avec le remarqué « Druide » paru aux éditions Eclipse
Druide
(Roman) Dark Fantasy
ECLIPSE-Fantasy, 10/2010 — 528 p., 17 €
COUVERTURE : Oliver Peru
CARTE : Oliver Peru
Critiques : www.eclipse.fr (Anonyme-Entretien en 2 partie) ; www.elbakin.net (Gillossen-Interview + critique)
→ 1123 après le Pacte Ancien, le monde est divisé en trois grandes parties. Au Nord vivent les hommes du froid et de l'acier, au sud se concentrent les tribus nomades, tandis que le centre est réservé aux Druides. Divisés en quatre grandes factions, les loups, les corbeaux, les ombres et les cerfs ayant chacun leurs pouvoirs particuliers, comme celui de communiquer avec les plantes et les animaux, ils protègent et vénèrent l'immense forêt millénaire où ils ont élus domicile. Considéré comme des sages, ils ont pris l'habitude de conseiller les hommes toujours engagés dans d'éternels conflits pour accroître leurs royaumes respectifs. Cependant, ce fragile équilibre qu'ils s'efforcent de préserver risque de se briser lorsque 49 soldats sont mystérieusement assassinés dans la plus imprenable des citadelles du Nord. Alors que certains y voient l'empreinte de la résurgence d'un mal très ancien, les deux principales familles régnantes entendent profiter de ce drame pour relancer le conflit qui les oppose depuis des générations, à savoir Sonrygar, dirigé par le bouillant roi Yllias, et Rahimir, gouverné par le vieux monarque Tirikson et son fils, le perfide et cruel Jarekson. Afin d'éviter que les deux pays entre en guerre le druide Obrigan Yslain, un maître loup, est chargé de retrouver les assassins en moins de 21 jours. Ses deux apprentis, Tobis et Kesher, l'accompagnent ainsi qu'Arkhantia, une jeune druide de l'ordre des ombres. Or, au fur et à mesure de leurs investigations, ils s'aperçoivent que ce crime est lié aux plus noirs secrets de la forêt, et Obrigan sent bientôt que cette sanglante tragédie soulève des questions auxquelles, même les druides ne peuvent pas répondre. Alternant les points de vue, mais nous faisant vivre de l'intérieur la quête-enquête d'Obrigan et de ses compagnons Oliver Peru conduit son récit à la manière d'un thriller efficace qui aurait trempé son intrigue dans l'encrier de la Dark Fantasy. Car, après une première partie consacrée au périple du maître loup et de ses apprentis donnant l'occasion à l'auteur de nous décrire avec le soin scrupuleux du dessinateur les mille et une frondaisons de la forêt où elle se déroule, la fin du livre est principalement réservée au récit de la bataille opposant les druides et les hommes aux monstres aux yeux d'or surnommés fils du Rôdeur, cet être démoniaque dans la lignée de Sauron et autres abominations. Ce premier roman d'Oliver Péru (signature anglicisée par rapport à celle de ses BD paraphées Olivier Peru), permet de conforter le talent d'un auteur français aux multiples facettes qui a déjà signé plusieurs albums en tant que scénariste et illustrateur aux éditions Nucléa et Soleil (Shaman, Lancelot, Zombies, In Nomine, la Guerre des Orcs) co-écrit la série des romans Les Hauts-Conteurs avec Patrick McSpare chez Scrineo jeunesse, et qui travaille en plus en tant que scénariste, storyboarder et designer au cinéma et à la télévision. Un éclectisme qui se traduit dans ses écrits et dans ce premier roman, orienté à la fois, fantasy, thriller et horreur qu'Oliver Peru considère comme son « Nom de la Rose à lui » et dont il a signé la couverture, ainsi que la carte intérieur en encart.

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