samedi 8 janvier 2011

RUCKLEY Brian (Usa)
Site : www.brianruckley.com
Brian Ruckley est un auteur écossais qui, après avoir poursuivi des études universitaires à Edinburg et Stirling, s'est tourné vers des organisations s'occupant de l'environnement et de l'intégration des jeunes. Après avoir publié quelques nouvelles dans Interzone et The Third Alternative dans les années 90, il franchit le pas du roman en 2006 avec le remarqué « Un hiver de sang » premier tome de sa trilogie Un monde sans Dieu
Un hiver de sang
(Roman) Heroic Fantasy
ECLIPSE-Fantasy, 11/2010 — 620 p., 19 €
SERIE : Un monde sans dieux 1
TO : Godless world 1.Winterbirth, Little, Brown, UK-Orbit, 10/2006
TRADUCTION : Nathalie Huet
COUVERTURE : Genne Mollica
Critiques : www.elbakin.net (Gillosen) ; www.Mythologica.net (Deuskin)
→ A la lecture du 4ème de couverture de cet épais roman on comprend très vite qu'on est en présence de fantasy épique et, dés les premières pages ont se trouve plongé dans un univers sans concession où la loi du plus fort s'exerce à travers le glaive et le... poison. L'Écossais Brian Ruckley, dont c'est ici le premier roman, nous raconte une histoire de guerres et de batailles, de trahisons et de pouvoir qui aurait pu ressembler à ces conflits sanglants qui ébranlèrent la terre anglaise tout au fil des siècles. Rivalités entre royaumes, entre factions, entre familles et entre individus le récit se décompose en un mosaïque de péripéties d'où finit par émerger les survivants de la lignée Lannis-Haig engagés dans une terrible épopée pour échapper aux armées de la Route Noire qui veulent les éradiquer de la surface de la terre. Complots, alliances, sournoises machinations, couragee etlâchetéé, Brian Ruckley tire avec un art consommé demarionnettistee sur les fils animant la dense toile des ses personnages, si nombreux qu'un lexique en fin de volume nous permet de nous y retrouver. Il les fait évoluer au sein d'un univers complexe, mais dépeint avec un sens aigu du réalisme où les alliés d'aujourd'hui peuvent devenir les ennemis de de demain et où chaque protagoniste de l'histoire porte en soi sa part d'ombre et de lumière, jamais ni totalement bon, jamais totalement mauvais. Le tout avec, en point d'orgue, l'apparition d'un héros solitaire marqué par un l'héritage de sang et par l'émergence d'un terrible pouvoir accroché à sa destinée. Brillamment salué lors de sa sortie en Angleterre en 2006, ce gros roman, lés éditions Éclipse en soit remerciés, n'est pas saucissonné en plusieurs tomes comme c'est trop souvent le cas lors des traductions française. On y retrouve, selon l'avis des critiques, des influences issues de la saga du trône de fer de George R. R. Martin (l'hiver, le sang, et les familles qui s'entre déchirent) des Chroniques Drenaï de Davil Gemmell (pour le côté épique des batailles) et même du Paul kearney des Monarchies divines qui avait su se positionner entre l'héroic Fantasy classique et la fresque historique à la Martin. Somme toute des références flatteuses dont l'auteur a cependant su se démarquer en concevant un récit portant sa propre identité au sein duquel on pénètre lentement en énouant peu à peu les fils d'une intrigue ramifiée en différents points de vue, mais d'où on du mal à s'extraire avant d'avoir tourné la dernière page et, n'est-ce pas, somme toute, ce que l'on attend d'un livre.

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