dimanche 13 mars 2011

CARRIGER Gail (Usa)
Pseudo de Tofa Borregaard
Gail Carriger, nom de plume de Tofa Borregaard, est née en californie à Bolinas. Après de brillantes études, tant en Angleterre qu'aux Etats-Unis, elle est devenue archéologue, mais, influencée par son éducation prodiguée par une Britannique expatriée, et ses divers voyages dans les grands centres historiques européens, elle s'est lancée dans l'écriture avec la période vicorienne en toile de fond. Cela a donné « Sans âme », premier roman de la série des aventures d'Alexia Tarabotti, publié en 2009 chez Orbit Books et nominé pour les prestigieux prix Locus et Compton
Sans âme
(Roman) Bit-Lit / Urban fantasy / Uchronie
CALMANN LEVY-Orbit, 1/2011
SERIE : Une aventure d'Alexia Tarabotti. Le Protectorat des Ombrelles 1
TO : The parasol protectorat 1.Soulless, Orbit, 10/2009
TRADUCTION : Sylvie Denis
COUVERTURE : Donna Ricci
Critiques : www.lepalaisdesdeviants.fr (emission 11 du professeur Etienne et du docteur Laurent)
→ Pour écrire ce roman, première incursionn France de cette jeune romancière américaine, Gail Carriger est partie du postulat suivant: « Il est clair que pour devenir le Grand Empire Britannique une île aussi minuscule n'a pu conquérir la moitié du monde connu qu'en recevant une aide surnaturelle. Les absurdes mœurs victoriennes et leurs modes ridicules étaient, de toute évidence, dictées par les vampires et le système régimentaire de l'armée britannique fonctionnait sur le modèle des meutes de loups-garous ». Développée à partir de cette base solide, l'intrigue de ce livre n'avait plus qu'à s'engager sur les rails bien huilés d'une Fantasy urbaine matinée de steampunk. Dés les premières pages du roman nous sommes projetés dans le feu de l'action en assistant à l'attaque menée par un vampire solitaire sur Alexia Tarabotti, l'héroïne de Gail Carriger, au cours d'une soirée mondaine. Mal lui en prend, car il ne sait pas qu'Alexia sous ses apparences d'honnête vieille fille est l'une des rarissimes femmes paranaturelles de l'Empire Britannique et qu'elle ne possède pas d'âme, un lointain héritage de son géniteur italien, Alessandro Tarabotti. Trucidé par une épingle à cheveux notre vampire transformé en cadavre attire l'attention du BUR et de l'un des ses éminents représentant, Lord Maccon, écossais et loup-garou, envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l'affaire. Conseillée par son ami de longue date, Lord Akeldama, un vampire sans ruche, aussi excentrique que doté d'une puissante force psychologique, Alexia accepte l'invitation de la comtesse Nadasky, la reine de la ruche de Westminster, qui ne voit pas d'un bon œil l'intrusion de vampires solitaires sur son domaine de prédilection. Dés lors, alors que des vampires indésirables s'en mêlent et que d'autres se mettent à disparaître, Alexia, tenue pour responsable de tout ce remue ménage, passe en première ligne d'une affaire qui sème le trouble dans toute la bonne société londonienne. Et bientôt, en tombant entre les mains de ses ennemis, les membres du club Hypocras, des scientifiques bon ton, elle découvre avec stupeur que ceux-ci veulent utiliser ses capacités à annuler le surnaturel comme une arme de première importance dans leur croisade fanatique destiné à provoquer un génocide des êtres surnaturels autorisés à aller et venir au sein de l'Empire Britannique depuis le mandat du roi Henri selon eux sous le fallacieux prétexte de protéger l'espèce humaine, mais avec comme réelle motivation la domination intégrale du monde. Le premier volet d'une série en 5 volumes, qui devrait être suivi par la publication chez Orbit de Sans forme, Sans honte, Sans cœur et Sans délai, et qui nous propose de suivre l'enquête d'une sorte de Mary Poppins du surnaturel embarquée sans le vouloir dans une affaire mettant en jeu la sécurité même de l'Empire. Une immersion au sein d'un Londres victorien alternatif plein de vampires, de loups-garous, de dirigeables et de thé, véritable comédie de moeur déjantée qui a reçu un accueil enthousiaste de la part de la critique anglo-saxonne très friande de ce genre d'histoire et qui déboule chez les lecteurs français un peu comme le fit, sous la forme d'un plus volumineux pavé, le roman de Susanna Clarke, Jonathan Strage & Mr Norrel, publié chez Robert Laffont en 2007, et nous dépeignant une société britannique cette fois sous l'emprise de la magie, les deux romancières avouant leur attachement à une littérature reliant les mythologies du fantastique à l'écriture d'une comédie de moeurs à la Jane Austen. A noter que pour en savoir un peu plus sur ce livre et sa genèse on consultera avec profit les interviews de Gail Carriger que propose son éditeur, le site www.orbitbooks.fr.

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