dimanche 20 mars 2011

MILLER Karen (Canada)
Pseudo = K. E. Mills
Comédienne, journaliste et écrivain, née à Vancouver, au Canada, mais qui est parti très jeune vivre en Australie avec sa famille. Déjà tentée par l’écriture à l’école primaire, elle eut un véritable coup de foudre pour « Le lion, la sorcière blanche et l’armoire magique » premier volume des Chroniques de Narnia. Après de brillantes études, elle exercé divers métiers avant d’ouvrir une librairie spécialisée en polar, SF et Fantasy. Sa mini série de « La prophétie du royaume de Lur » lui a valu la reconnaissance de la critique dans le domaine de la littérature de l’imaginaire
L'impératrice de Mijak
(Roman) High Fantasy
FLEUVE NOIR-Rendez-vous Ailleurs, 9/2010 — 629 p., 24 €
SERIE : Les seigneurs de la guerre 1
TO : Godspeaker 1.Empress of Mijak, HarperCollins Australia, 6/2007
TRADUCTION : Cédric Perdereau
COUVERTURE : Pascal Casolari
Critiques : www.actusf.com (tony Sanchez) ; www.elbakin.net (Luigi Brosse)
→ Fulie est une jeune fille né dans un monde cruel où règne la toute-puissance des hauts émissaires, conseillers religieux des seigneurs de la guerre du royaume de Mijak. Vendue par son père comme esclave au riche marchand Abajai qui a été frappé par sa beauté, Fulie s'éprend éperdument de son Maître qui lui offre une place privilégiée parmi les autres captives. Mais elle ne tarde pas à comprendre qu'Abadjai la ménége afin de faire une grosse plus value sur sa revente. Dés lors, portée par la voix du Dieu unique qu'elle vénère, elle s'émancipe de sa servitude et se lance dans une folle aventure qui finira par la hisser, grâce à sa foi et à sa volonté inébranlable, sur le trone d'impératrice de Mijak. Récit sans concession imprégné de violence et de sang, ce premier opus, comme l'ensemble de la trilogie, est à la fois la description d'un choc de culture, mais aussi une approche de la place de la religion dans l'existence. Une religion largement imbriqué dans la magie par l'addition d'éléments surnaturels et inspirée des recherches de l'auteur sur les anciennes cultures des Hittites, de Sumer, de la Mésompotamie, de Babylone et de Sparte, débouchant sur un culte du Scorpion avide de sacrifice humain. Une religion omniprésente dans le récit avec l'invention d'un dieu, d'un clergé, de rites et de croyances, qui pose la question de l'influence qu'elle peut exercer sur les individus : justification de tous les actes en son nom, persécution légitime des incroyants ? L'autre originalité du roman réside dans la personnalité même de Fulie qui, endossant le rôle de victime soumise à un traîtement avilissant dans les premiers chapitres du roman, au fur et à mesure du développement de l'action, se transforme en un égérie beaucoup moins sympathique instigatrice d'une guerre sainte où toutes les abominations sont permises et qui débouchera sur un règne sans concession. Un règne destiné à répandre la soif de conquête de Mijak à travers le monde avec, à la tête des seigneurs de guerre conduisant ses armées, Zandaka, son fils préféré. Mais ce dernier, les pensées tournées vers la belle Lilith qui doit lui donner un enfant, n'est pas un partisan fanatique du djihad. De quoi susciter la fureur de sa mère l'impératrice et favoriser l'ambition démesurée de son frère Dmitrak qui rêve de brandir le marteau du dieu, symbole du pouvoir faisant de lui le seigneur de la guerre et l'élu du dieu. Une série a l'ambiance orientale à l'intigue calquée sur le destin de Fulie, la future impératrice, dont nous suivons tous les faits et gestes, tout en laissant au lecteur le libre arbitre de choisir quelle et les part de bien et de mal que comporte cette trajectoire hors du commun.
Les autres titres de la série :
1.L'impératrice de Mijak
2.La reine et le guerrier
3.Le marteau de dieu

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