samedi 30 juillet 2011

Neverwhere
(Roman) Dark Fantasy / Univers parallèles
AUTEUR : Neil GAIMAN (Gb)
EDITEUR : J'Ai Lu-Fantastique 9477, 2/2011 — 380 p., 7,60 €
TO : Neverwhere, BBC Books, 1996
TRADUCTION : Patrick Marcel
COUVERTURE : Photomontage
Précédentes publications :
● J'Ai Lu-Millénaire, 10/2008 — 364 p.79 Frs — Couv. : Dave McKean
J'Ai Lu-Fantastique 5613, 4/2001 — 352 p., 6,80 € — Couv. : Photonica
Au Diable Vauvert, 5/2010 (version inédite en France présentée sous deux couvertures) — 504 p., 20 € — Couv. 1 : Olivier Fontvieille — Couv. 2 : Françoise Perrin
Critiques : Bifrost 10 (André-François Ruaud) ; Galaxies 3°série 22 (Lionel Davoust) ; http://www.noosfere.com/ (Pascal Patoz & Bruno Para) ; Phénix 50 (Christophe Corthouts)
C’est avec ce livre que Neil Gaiman ouvrait le bal de la nouvelle collection Millénaires en 1998. Parfait exemple de la nouvelle vague du Fantastique qui déferle sur les pays anglo-saxons ce 1er roman du déjà célèbre scénariste de la série Sandman, auteur de nombreuses nouvelles publiées dans différentes anthologies, fut à l’origine le scénario d’une série télévisée qui remporta un grand succès lors de sa diffusion par la BBC, bien que les changements apportés en la circonstance n’aient pas été à la mesure des espérances de l’auteur. Le récit se focalise sur le personnage de Richard Mayhew, perdu dans un univers londonien où il traîne son existence minable et désenchantée. Jusqu’au jour où il va secourir Porte, une énigmatique jeune fille gisant sur le trottoir l'épaule ensanglantée, et qui le supplie de ne pas la conduire à l'hôpital. Dés lors celle-ci lui fera découvrir une Londres souterrain d'égouts et de couloirs calqués sur les plans du métro. Un Londres de déshérités, hanté par toutes sortes de créatures et invisible à la société de consommation de la surface. Devenu à son tour transparent pour son entourage, un peu comme le héros d’un épisode de la 4° Dimension, Richard va entraîner le lecteur dans un univers peuplé d’êtres magiques, où les rats communiquent avec les humains et jouent un rôle prépondérant au sein de la hiérarchie de ce ville d'En-Bas envers du Londres de la surface. Un univers traversé par des entités mystiques et des assassins sans pardon, merveilleux exemple d’une fantasy urbaine qui réinvente une capitale de l’Angleterre maléfique et envoûtante, comme le fut la Londres victorienne décrite dans les ouvrages de la fin du XIX° siècle. Il est à noter que la version française, largement révisée, est publiée en 1er parution mondiale, et que ce roman va prochainement faire l’objet d’une adaptation cinématographique. Souhaitons lui autant de bonheur que le Cabale de Clive Baker, en espérant qu’une chaîne française diffuse enfin la série dont elle a fait l’acquisition. La réédition, sous une autre couverture, de cette édition de poche J'Ai Lu qui nous permet de retrouver cette Londres magique de l'autre-côté du miroir qu'affectionnent tant les britanniques et que l'ont peut appréhender sous des formes différentes dans les Harry Potter de Rowling ou dans le superbe Lombres de Chiéna Meville.



Aucun commentaire: