lundi 9 avril 2012

Vegas Mythos
(Roman) Science-Fiction
AUTEUR : Christophe LAMBERT (Fr)
EDITEUR : Pocket-Science-Fiction 7102, 3/2012 — 320 p.,7,60
COUVERTURE : Bruno Wagner
Précédente publication : Fleuve Noir, 2010
Les dieux existent et Thomas Harlson les a rencontré. Personnage à la Ellroy vivant dans le Greenwich Village de l'Amérique de l'année 1957, sa trajectoire d'écrivain désoeuvré l'amène à croiser celle de Sofia Stamatis, une jeune et riche héritière qui l'entraîne à Las Végas pour l'inauguration de l'Olympic Winner, le Casino dirigié par son auguste famille, qui cache en vérité des descendants de l'Olympe ayant quelque peu perdu de leur panache. Exilés sur Terre, ils y vivent incognito, tout en détenant encore quelques parcelles de pouvoir qui pourraient facilement les transformer en protagoniste de la série Heros chère aux adolescents. Cependant, ils n'ont rien perdu de leurs rivalités ancesterales, notamment celle qui opposent des mythologies différentes. Voilà pourquoi, les Nasrallah, famille formée par des divinités de l'ancien pantheon égyptien, n'accueillent pas avec enthousiasme l'inauguration de l'Olympic Winner construit juste en face leur propre Casino. Des agissements qui n'ont pas manqué d'attirer l'attention de la Mafio ainsi que du FBI de John Edgar Hoover. Dés lors Thomas Hanlon se trouve embarqué avec son entourage dans une suite de règlements de compte où les pouvoirs divins se mélangent allègrement aux bons vieux ravages de l'artillerie humaine s'en tirant à merveille pour effectuer le travail quotidien de la Dame Faucheuse. Harmonieuse hybridation de fantastique et de roman noir symbolisé par la création des personnages des dieux mafieux, ce roman, mis quelques temps en sommeil à la suite de la parution d'American Gods de Neil Gaiman, avec qui il entretient une lointaine parenté, déroule son intrigue avec la facilité d'une bobine cinématographique débordante d'action mettant en scène des dieux profondément humains qui n'hésitent pas à se mêler des affaires des hommes, même les plus louches, non pour les régenter, mais plutôt pour en tirer un substanciel profit. Copiant ainsi des préoccupation bien terre à terre dignes du plus commun des Mortels, ils finissent par remplir totalement le contrat de base voulu par Christophe Lambert, c'est à dire : « Raconter l'histoire du parrain, mais cette fois en y ajoutant l'ingrédient des super pouvoirs.
Autre couverture :

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