dimanche 25 novembre 2012


Mes cheveux fous
(Conte graphique) Jeunesse
AUTEUR : Neil GAIMAN (GB)
EDITEUR : Au Diable Vauvert-Jeunesse, 11/2012 — 48 p., 18 €
TO : Crazy hair, HarperCollins, 5/2009
TRADUCTION : Charles Recoursé
COUVERTURE ET ILLUSTRATIONS : David McKean
Critiques : www.20mn.fr (Anonyme)
→ L’histoire de Neil Gaiman et des éditions Au Diable Vauvert est loin d’en être à ses débuts. Voici déjà de nombreuses années que cet éditeur dynamique de nos régions sudistes cultive dans son jardin des traductions de cet auteur majeur de l’imaginaire américain. American Gods, Anansi Boys, Des choses fragiles, Miroirs et fumées, De bons présages, Neverwhere, Stardust, Entremonde ou Coraline, sont autant de pépites découvertes dans cette mine au trésor des territoires du fantastique. Aujourd’hui il revient associé à un illustrateur talentueux, Dave McKean, avec qui il a déjà collaboré pour deux albums jeunesses pleinement réussi, J’ai échangé mon père contre deux poissons rouges et Des loups dans les murs, pour nous raconter un conte graphique terriblement échevelé. Car c’est à un voyage dans la chevelure, celle d’un garçon tout ébouriffé, qui provoque la surprise et la curiosité de l’insouciante Bonnie. Au fil des pages ce dernier va lui décrire dans une prose poétique le fascinant univers qui habite ses cheveux fous où des oiseaux nichent partout, où des tigres guettent des explorateurs aventureux, où des danseurs naviguent entre des pistes de toboggans sous l’œil gonflé d’air de montgolfières survolant le bateau des pirates filous. Interloquée, Bonnie à son idée pour mettre de l’ordre dans cette cacophonie capillaire. A coups de peines et de brosses elle s’efforce transformer cette forêt sauvage en un paisible jardin français, en dépit des avertissements du jeune homme inquiet. Et les cheveux se défendent par bras tentaculaire interposé entraînant la hardie petite fille vers un monde merveilleux où elle pourra jouer à loisir avec les extraordinaires occupants des lieues. Un album grand format dont les pages carrées expriment un véritable chaos visuel où viennent se perdre les dessins riches en couleur d’un Dave McKean passé maître dans l’art.

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