dimanche 24 mars 2013

Les mensonges de Locke Lamora
(Roman) Aventures Fantasy
AUTEUR : Scott LYNCH (Usa)
EDITEUR : J'Ai Lu-Fantasy 10282, 3/2013 — 702 p., 8,90 €
SERIE : Les salauds gentilhommes 1
TO : The lies of Locke Lamora, Victor Gollancz, 2006
TRADUCTION : Karim Chergui
Précédente publication : Bragelonne-Fantasy, 1/2007 — 560 p., 22 € — Couv. : Bnejamin Carré
Critiques : www.actusf.com (Jérôme Vincent) ; www.fantasy.fr (interview de l’auteur) ; www.khimaira-magazine.com (Christophe Van de Ponseele) ; Lanfeust 100 (Dometoff, Gaspérini & others) ; Le Monde des Livres 19399 du 8/6/2007 (Jacques Baudou-La fantasy n'est plus ce qu'elle était) ;www.noosfere.com (Pascal Patoz)
Les autres titres de la série :
2.Des horizons rouge sang
Dans la ruelle de la cité de Camorr Locke Lamora n’est pas un voleur comme les autres. Doué depuis sa plus tendre enfance pour les rôles de composition, il est passé maître dans le cadre de l’escroquerie depuis que son «éducation » a été prise en main par le Père Chains, prêtre de Perlandro, serviteur du Treizième, l’Innommé, le Protecteur des voleurs, mais également faux aveugle et faux martyr. Initié par ses soins il devinent bientôt l’éminence grise des Salauds Gentilshommes, un petit groupe d’adolescents devenus experts dans l’art de la supercherie. Lorsque débute l’intrigue de ce 1er volume, Locke et ses amis, Jean Tannen le Costaud, les jumeaux Calo et Galdo, et le jeune Moucheron ont harponné une prise de choix en la personne de Don Salvara, le riche négociant et de sa compagne Safia. Ces derniers ne devraient pas tarder à s’ajouter à la liste des aristocrates victimes des méfaits de la Ronce de Camorr, le brillant arnaqueur que la moitié de la ville prend pour le héros des miséreux, alors qu’il ne fait qu’entasser un confortable trésor personnel. Mais tout commence à se détraquer avec l’apparition d’un mystérieux Roi Gris, qui s’en prend aux hommes de Capa Barsavi, le potentat de la pègre locale. L’homme, aidé par les sortilèges d’un mage esclave de Khartain et de Vestris, son faucon-scorpion, est animé par une terrible soif de vengeance dans le sillage de laquelle l’infortuné Locke se trouve bien vite entraîné. Englué dans une inextricable toile d’intrigues et de complots où émergent des êtres sans pitié tels que Donna Vorchenza, l’Araignée du duc, dirigeante occulte des services secrets du duc Nicovante, le véritable seigneur de Camorr, et de Giancana Merragio, dernier descendant d’un famille aux richesses inégalées, Locke souffrira dans sa chair comme dans son âme et devra payer de sa personne pour sauver Camorr du péril mortel qui la guette. Premier volume d’une saga qui devrait compter 7 titres, et premier roman d’un jeune auteur britannique né en 1978, ce roman nous immerge dans les méandres de Camorr, une cité lacustre quelque peu semblable à la Venise de la Renaissance, devenant au fil des pages un personnage à part entière de l’histoire, un peu comme les grandes cités de l’imaginaire telles que la Lankhmar de Fritz Leiber (Le cycle de Fafhrd et du Souricier Gris) ou l’Ankh Morpok de Terry Pratchett (Les annales du Disque-Monde). Parcourue par les frissons cruels et sanguinaires d’une Rome barbare, cette ville entretien dans ses bas-fonds une pègre digne de la Cour des Miracles ou d’Oliver Twist où se déplace comme un poisson dans l’eau le personnage trouble et attachant de Locke Lamora, un prince des voleurs à sa manière dont les mensonges parviennent à transformer l’art de la duperie en une véritable science criminelle, mais qui apprendra vite que l’existence d’un Robin des Bois d’un monde de dark fantasy dont la mafia ambiante tire bien des ficelles n’a rien d’une sinécure. Une entrée remarquée pour ce jeune romancier, né aux Etats-Unis en 1978, au sein du cercle fermé des grands créateurs d’univers qui dit tirer son inspiration de maîtres du romans populaires tels que Dickens et Dumas, mais aussi d’écrivains comme Fritz Leiber, Raymond Feist, Janny Wurts, et surtout Matthew Woodring Stover. Un roman déjà traduit en 14 langues et encors d'adaptation cinématographique par la Warner Bross.
Autre couverture :

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