dimanche 5 janvier 2014

Seeker
(Roman) Space opera
AUTEUR : Jack McDEVITT (Usa)
EDITEUR : Gallimard-Folio SF 467, 10/2013 — 467 p., 8.27 €
SERIE : Alex Benedict 1
TO : Seeker, 2005
TRADUCTION : Michèle Zachayus
COUVERTURE : Alain Brion
Précédente publication : Télémaque, 7/2011 — 352 p., 20.50 €
Critiques : www.actusf.com (Cloé) – Bifrost 65 (Jean-Pierre Lion) 

Jadis, dans les poussiéreuses années 2688, du temps où la Terre était sous la botte d’un gouvernement totalitaire, un groupe de terriens en révolte conduits par un certain Harry Williams, décida de quitter la Terre pour fonder quelque part dans les étoiles un société plus humaine Embarqués sur le Seeker, vaisseau spatial élevé dés lors au rang de mythe, comme le fut le Nautilus du capitaine Nemo, ces premiers explorateurs spatiaux auraient fondé une colonie sur la planète Margolia, devenue pour la civilisation terrienne du futur l’équivalent de notre Atlantide. Cependant, bien que rangé dans le catalogue des affaires étranges, la légende des margoliens n’a cessé d’alimenter l’imaginaire des aventuriers de tous poils et, bien entendu, des antiquaires de tous les temps. Alex Bénédict fait partie de cette dernière congrégation, tout en menant une activité d’archéologue qui le conduit souvent sur le terrain, lui valant au passage l’étiquette de pilleurs de tombes pour les ses confrères universitaires garant su statut-quo et de l’immobilisme. Mais l’histoire prend un tournant décisif lorsque Amy Kolmer apporte dans les bureaux de la Rainbow Entreprise, la société que gère Alex Bénédict, une étrange coupe que lui a donné Hap, un cambrioleur dont elle avait jadis partagé l’existence. Voilà que sur les flancs de cet objet vétuste apparaît l’inscription « Seeker » redonnant ainsi vie à toutes les rumeurs folles courant sur cet astronef perdu Alex charge aussitôt Chase Kolpath, sa coéquipière pilote de chasse, de remonter la trace du fabuleux objet. Progressant étapes après étapes ils finissent par remonter une piste qui, à travers des vols successifs, les conduits en 1429 du calendrier de Rimway, jusqu’à Margaret et Adam Wescott, deux explorateurs travaillant pour la Survey, une société tentaculaire chargée d’explorer le cosmos, qui étaient entré en possession de la coupe avant de périr au cours d’une avalanche déclenchée par un tremblement de terre. Bien décidé à en apprendre plus sur l’objet en question Alex et Chase décident de partir à la recherche du Falcon, le vaisseau spatial des Wescott. Une virée spatiale qui, outre maintes rencontres plutôt dérangeantes, les conduits dans le territoire des Muets, les Ashiyyuréens, seuls extraterrestre humanoïdes, bien qu’ils aient l’apparence de vampires télépathes croisés avec des mantes religieuses, que les terriens aient rencontré au cours de leur expansion dans le cosmos. Outre cette visite guidée des recoins exotiques de notre galaxie, le couple d’Indiana Jones du futur sera la cible de toutes sortes d’attentats destinés à saper dans l’œuf leurs tentatives d’investigations. Un roman qui s’inscrit dans un cycle plus vaste mettant en scène les aventures d’Alex et Chase, dont chaque titre peut se lire indépendamment, mais dont c’est ici le premier volume à être traduit en français (Atlant for war, Polaris, The Devil’s Eye, Echo et Firebird n’étant pour lheure accessible que dans la langue de Shakespeare. Les lecteurs de Deepsix et des Machines de dieu retrouveront avec plaisir le style soigné de cet auteur américain né en 1935 et venu tardivement à l’écriture qui puise avec intelligence dans la palette du raconteur d’histoires et de la peinture psychologique finement détaillée. Mêlant à la foi space-opera et enquête policière, il nous entraine dans un récit qui a obtenu le prix Nebula 2006 Outre-Atlantique, et qui procure un agréable moment de lecture dont on aurait tors de se priver en cette période de morosité ambiante.
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