mercredi 15 avril 2015



La machine à explorer l’espace
(Roman) Science-Fiction / Invasion Martienne
EDITEUR : GALLIMARD-Folio SF 69, 2/2015 — 448 p., 9 €
TO : The space machine, a scientific romance, 1976
TRADUCTION : France-Marie Watkins
COUVERTURE : Bastien Lecouffe Deharme
Précédentes publications :
● J’Ai Lu-Science-Fiction 688, 4/1976 — 387 p., 7.50 € — Couverture de Philippe Caza
● Gallimard-Folio SF 69, 9/2001 — 450 p., 8.50 €
Critiques : actusf.com () – Fiction 276 (Jean-Pierre Andrevon) – Clepsydre 1 (Philippe Heurtel) - Galaxie Nouvelle série 23 (Marie-Laure Vauge)
Deux raisons fondamentales m’ont poussé à me plonger dans La machine à explorer l’espace de Christopher Priest réédité chez Gallimard Folio SF (précédente parution en septembre 2001 sous une couverture différente). D’abord le souvenir ému de l’édition française originale chez J’Ai Lu avec la couverture kitsch de Caza et puis mon amour inconditionnel pour la planète Mars. Dans ma période adolescente qui entendait ne mettre aucune frontière aux limites de l’imaginaire, la planète rouge et ses mystérieux canaux fascinait mes nuits d’insomnie. Plus tard, ma découverte de la SF, m’introduisait au bonheur d’une rencontrer avec les petits hommes verts de Fredric Brown et, bien sût, avec les bolides venus nous envahir sous la plume de ce cher H.G. Wells. Et puis ce fut la Fantasy avec le John Carter de Burroughs, le Norwest Smith de C.L. Moore et La porte vers l’infini de Leigh Brackett. Avec son jeune héros Edward Turnbull, Christopher Priest explore pour sa part la veine SF de H.G. Wells, nous proposant une sorte de mélange de Machine à explorer le temps et de Guerre des mondes. Voici donc notre héros, simple voyageur de commerce réservé et pudibond, qui, après avoir fait la connaissance de la pétillante Amelia Fitzgibbon, une suffragette avant l’heure, se trouve embarqué dans une aventure qui le forcera à faire preuve d’un courage insoupçonné. En effet Amélia travaille comme assistante du génial inventeur Sir Williams Reynolds qui, non content de vouloir créer le premier appareil volant plus lourd que l’air, a construit une ébauche de machine à voyager dans le temps. Or, un soir d’ébriété un peu trop poussée, Amélia propose à Edward d’essayer le prototype qui les conduit… sur la planète Mars. Un astre rouge où les humains sont sous la coupe de créatures monstrueuses ressemblant fort aux occupants des machines de morts de Wells terrorisant la Terre dans la guerre des monde  qui utilisent leurs prisonniers pour drainer leurs vies afin de rassasier leur insatiable appétit. Se découvrant des vertus guerrières le couple Edward-Amélia finit par devenir l’égérie de la révolution martienne contre les oppresseurs et leurs puissantes machines de morts. Toutefois, ils finissent par se retrouver au cœur du projectile de tête chargé de diriger l’invasion martienne en route pour la Terre. De retour sur la planète bleue ils conjugueront leurs efforts avec Mr H.G. Wells en personne pour éradiquer la menace martienne, se découvrant, comme de juste, une alliée inattendue en la personne de notre chère Mère Nature. De l’aventure donc, au second degré, bien sûr, saupoudrée d’un délicieux parfum victorien tant soit à travers la narration que les dialogues, véritable clin d’œil à un âge d’or de la SF où celle-ci régnait en maître de l’autre côté de l’Atlantique, sans savoir que c’était essentiellement en France, avec des précurseurs tels que Verne, Moselli ou Rosny Ainé, qu’elle avait véritablement pris son essor.
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