dimanche 23 août 2015

Accrétion
(Roman) Science-Fiction
AUTEUR : Stephen BAXTER (Usa)
EDITEUR : Pocket SF 7172 — 629 p., 8.80 €
SERIE : Xeelee 4
TRADUCTION : Laurent Philibert-Caillat
COUVERTURE : Victor Habbick (phtotographie)
Précédente publication : Le Bélial, 2/2013 — 528 p., 24 € — Couverture de Manchu
Dans le précédent opus de la série, Singularité, nous avions appris comment la Terre avait été conquise par les Xeelees, des extraterrestres venus du futur. Dés lors l’humanité a construit le Nord, un gigantesque vaisseau spatial destiné à voyager vers l’avenir afin de découvrir le futur de notre planète. A bord, les scientifiques de toutes obédiences semblent avoir tout prévu pour ce voyage qui durera mile ans. Mais ils se trompaient… Dans la partie du roman que l’on peut rapprocher de Croisière sans escales de Brian Aldiss ou du Navire étoile de E.C. Tubb, nous assistons aux divers changements affectant l’équipage, dont une partie a régressé jusqu’à l’état primitif, tandis que d’autres répètent des taches répétitives et que certains son devenus immortels. Cependant, parvenu à destination, le Nord découvrira que le Soleil est devenu une géante rouge avant la date fatidique annoncée par les astronomes et ce, à cause d’une mystérieuse manipulation orchestrée par une non moins énigmatique forme de vie. Or c’est justement ce qu’à découvert Lieserl, un enfant créé par les hommes avec une existence de vie de 90 jours, en fait une Intelligence artificielle révolutionnaire qui, après avoir été débarrassé de son enveloppe physique, plongera dans le soleil par l’intermédiaire d’un trou de ver. Une Lieserl néanmoins émerveillée par ce qu’elle découvre et dont le nom fut aussi le prénom d’une fille naturelle d’Einstein, enfant handicapée qui mourut prématurément. Pour éviter cette fin programmée l’équipage du Nord n’a plus qu’une solution : retrouver les Xeelees, cet ennemi sans visage responsable de la disparition de l’humanité. Tisse-les-Cordes, l’un des personnages phares du roman est parvenu à contrôler l’un de leur vaisseau et, grâce à lui, à atteindre l’un des mondes des Xeelees. Là, paradoxalement, il sera peut-être en mesure de trouver les solutions qui permettront de sauver ses semblables et ce, grâce à ceux qui pourtant les ont conduit à leur perte. Un roman qui mélange avec bonheur la thématique de la hard-science chère aux auteurs anglo-saxons avec, par exemple cette fameuse accrétion, qui désigne la capture de matière par un astre sous l’effet de la gravitation, à des problématiques bien plus humaines que véhiculent des personnages ciselés tout en émotivité et dont on partage sans longueur les divers états d’âmes, le tout sur un background de mystère savamment entretenu par ces extraterrestres insaisissables entourés d’une aura de mystère que le lecteur rêvera de percer chaque fois qu’il tournera l’une des pages de ce roman. Un livre qui peut se lire indépendamment des autres volumes du cycle et qui apparaît incontestablement comme une vrai réussite littéraire saluée unanimement par les critiques outre-Atlantique.
Autre couverture :

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