vendredi 24 juin 2016

Dragonhaven
(Roman) Jeunesse / Uchronie
AUTEUR : Robin McKINLEY (Usa)
EDITEUR : POCKET-Fantasy 7201, 6/2016 — 320 p., 7.40 €
TO : Dragonhaven, 2007
TRADUCTION : Morgane Caussarieu
COUVERTURE : Alexandre Chaudret
Précédente publication : Mnémos, 6/2015 — 288 p., 18 € 
→ Robin McKinley aime bien les dragons. Elle nous en avait déjà parlé dans son roman Casque de feu publié au Livre de Poche Jeunesse en 1987. Mais elle s'était aussi attaquée au merveilleux en nous donnant sa version toute personnelle du mythe de la Belle et la Bête avec Belle, paru chez Pocket en 1993. Ces deux romans nous renvoyaient cependant vers  un passé imaginaire. Or c'est dans le contemporain que nous plonge la réédition de Drangonhaven  préalablement édité chez Mnémos en 2015. Un passé toutefois légèrement décalé, puisque dans le monde décrit par Jake, le narrateur de l'histoire, les dragons existent bel et bien. Ou plutôt, ils sont son en voie d'extinction, comme le fameux draco australiens, le seul véritable dragon, décimé par les chasseurs australiens car l'endoctrine de dragon était devenu le nouvel aphrodisiaque à la mode. Heureusement, quelques parcs étaient parvenus à en préserver une infime quantité. Comme celui de Smokehill créé par une excentrique, le vieux Pete Makepeace qui avait hérité d'une vingtaine de dragons laissait pas son père détenteur de plusieurs hectares où l'on avait trouvé de lors. Un territoire qui, avec l'accord des amérindiens occupant les lieux, était devenu une véritable réserve où les draco australiens vivaient en paix protégé par un champ de force dont la technologie n'avait pas été percé à jour en dépit des efforts des braconniers. C’est là que Jake, le fils du Directeur avait été élevé, Affecté par le décès de sa mère à l'aube de ses 15 ans et la perte de son chien, il avait tendance à se retrancher du reste du monde et accueillit avec joie l'idée d'une randonnée en solitaire au cœur même du parc. Et c'est là que sa vie pris une toute autre tournure lorsque il tomba sur le corps d'une dragonne agonisante auprès du braconnier qu'elle avait réussi à tuer. Or, la femelle en mourant lui confie son unique rejeton encore vivant. Jake décide de d'adopter. Dès lors une étrange symbiose autant physique que mentale naît entre le jeune garçon et le dragonné. Une complicité qui n'ira qu'en grandissant au fur et à mesure que les années passent. Confronté à l'hostilité de la famille du braconnier tuée pour laquelle selon la formule consacrée « tout bon dragon est un dragon mort » Jaki et Loïs, la jeune dragonne qui vit désormais à ses côtés va progressivement découvrir la véritable nature de l'espèce menacé en développant avec elle une étroite empathie basée sur les échanges télépathiques. Et c'est désormais sur lui que reposera la survie la réserve toute entière... Un roman qui aurait pu être publié dans une collection pour adolescent dut fait de la jeunesse du principal héros dont on est amené à partager le panel d'émotions avec une précision chirurgicale, mais qui recèle toutefois un tas d'autres implications liés à l'approche de la différence, à la biologie, au développement du langage et aux rapport mouvementés entre la science et l'humanité. On est donc bien loin de la romantic Fantasy de Cœur de Dragon ou de la Fantasy humoristique des Dragons de l'île de Beurk.
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