mardi 27 mai 2008

CLUZEAU Nicolas (Fr)
Né en 1968 à Paris, cet auteur français s’est vite découvert une passion pour l'univers du jeu de rôle qui l’a entraîné vers celui de la Fantasy, domaine où il a pu exercer son talent d’abord au Fleuve Noir avec « Les chroniques de la Terre Déchirée », puis aux éditions Nestiveqnen où il a publié de nombreux romans et des anthologies. Grand voyageur, il a fini par s’installer aux côtés de sa femme en Turquie où il partage son temps entre l’étude de l’histoire turque et byzantine, le développement de son gigantesque multivers, les jeux sur Internet, le maquettisme naval et sa vie familiale.
Le jour du lion (Roman) Jeunesse / Heroic Fantasy
Mango Jeunesse-Royaumes Perdus 7, 5/2008 — 213 p., 9 € — Couv. : Miguel Coimbra
→ Dans une Turquie du Moyen Age plus vraie que nature Nicolas Cluzeau nous invite à suivre le destin tourmenté de personnages charismatiques qui se trouvent englués dans la toile d’une conflit mêlant les hommes aux divinités qu’ils vénèrent ou qu’ils craignent. L’Empereur de Byzance, Romain IV Diogène, appuyé par des clans de mercenaires qui comptent dans leur rang des survivants de la religion perse, s’est avancé sans coup férir jusqu’en Arménie et lorgne à présent vers l’Anatolie. Au sein de ce pays le sultan Alp Arslan, qui règne sur Bagdad sait très bien que le seul appuie de ses troupes régulières ne lui suffira pas pour arrêter la progression des byzantins et ainsi empêcher le déclin de la domination musulmane au Moyen Orient. Impérativement, il doit réunir les clans dispersés des seldjoukides. C’est de ce canevas dramatique qu’émerge le personnage du jeune archer Yildirim, fils de Burak, le khan du clan des Uluhans. Capturé avec son ami Bigle, le futur époux de sa sœur Bashak, lors de l’attaque d’un camp des envahisseurs, Yildirim devient l’esclave de la magicienne Chiraz oeuvrant pour le compte des byzantins. Ancienne adoratrice d’Ahriman, le dieu perse des ténèbres et de la corruption, celle-ci fut pourchassée par les Lions du Kharezm, une confrérie secrète créée par les seldjoukides. Ayant trouvé asile auprès de l’empereur de Byzance à qui elle offrit ses démoniaques services, elle avait juré de se venger des Lions qui avaient tué son père, Sepher, un autre serviteur d’Ahriman. Pour arriver à ses fins, elle conclut un pacte avec Istemi, le Grand Dragon, qui lui donna un enfant hybride, le pervers Angram à la langue bifide à qui elle avait prédit un glorieux avenir. Sous l’effet du djinn noir qui les possède Yildirim et Bilge tentent de tuer le sultan. Mais l’intervention opportune de Djeren la chamane fait échouer leur mission suicide. Bilge est tué et Yildirim, gravement blessé, retrouve la santé auprès de sa sœur, la guerrière Bashak, qui s’est jointe à la chamane. Ensemble ils partent à la recherche de Tonyukuk Khan, le seigneur des Lions, maître des steppes du nord, qui seul peut les aider à repousser la menace de l’armée byzantine et de leur démoniaque magicienne. Rites chamaniques, animaux dotés de pouvoirs extraordinaires, sont quelques uns des ingrédients qui accompagnent les héros de ce livre emportés dans une aventure qui les dépasse et transformés en simples pions manipulés par des forces divines agissant dans l’ombre. Ils évoluent ainsi au cœur d’une intrigue qui s’inscrit parfaitement dans le cadre de la nouvelle collection des éditions Mango, Royaumes Perdus, qui mêle habilement des éléments empruntés à l’univers de la Fantasy à un contexte historique donné où apparaissent des résurgences des mythes et des légendes nourrissant l’imaginaire mondial. Un domaine où excelle Nicolas Cluzeau, l’un des meilleures plumes de la Fantasy francophone, mais également un spécialiste de l’histoire byzantine et turque, un pays où il réside désormais.
Sur Nicolas cluzeau
► « Entretien » réalisé par Marc Bailly dans Phenix Mag 14, 5/2007.
► « Interview » anonyme sur le site http://www.atemporel.com/, 10/2007
► « Interview » réalisée par Yakumo sur le site http://climaginaire.joueb.com/, 4/2004.
► « Interview » réalisée par Christophe sur le site http://www.fantastinet.com/, 1/2006

lundi 26 mai 2008

CARMAN Patrick (Usa)
Auteur américain né en 1966 à Salem, dans l’Orégon. Diplomé en économie. Outre le cycle d’Elyon qui l’a consacré en tant que romancier pour adolescents il a également rencontré le succés avec des séries comme « Atherton » et « Elliot’s Park » traduites dans une douzaine de langues.
Par-delà la vallée des épines (Roman) Jeunesse / Aventures Fantasy
Bayard-Jeunesse-Hors collection, 9/2007 — 279 p., 11,90 € — Ser. : Elyon 2 — The Land of Elyon 2.Beyond the valley of thorns, Amped Media, 2003 — Tr. : Danièle Laruelle — Couv. : David Wyatt
Précédente publication : Scholastic-Canada sous le titre Au-delà de la vallée des épines, 2005 — 344 p. — Ser. : La contrée d’Elyon 2 — Tr. : Louise Binette — Couv. : Brad Weinman
→ Dans le premier tome de cette série (Le mystère des Monts Obscurs) la jeune Alexa, douze ans, avait réussi à traverser les fortifications érigées autour du royaume de Warvold pour pénétrer sur les terres d’Elyon où elle reçoit l’aide des animaux de la forêt avec qui elle communique à l’aide d’une pierre magique pour affronter les forces démoniaques qui menacent Warvold. Lorsque début ce second opus, Alexa est de retour dans la cité de Bridewell. Le mur a été détruit, mais une lettre de Warvold lui confie une nouvelle et dangereuse mission. A présent, il lui faut renverser le tyran Grindall retranché dans sa tour Ténébreuse. Pour cela il lui faudra s’enfoncer de nouveau dans les Monts Obscurs, mais aussi traverser la redoutable Vallée des Epines et s’aventurer dans la Cité des Chiens. Heureusement, elle peut compter sur l’aide de ses amis Yipes le petit homme, Odessa la louve, Murphy l’écureuil et John l’ancien forçat. Ils ne seront pas de trop pour l’aider à triompher des multiples épreuves répandues sur son chemin comme le terrible Essaim Noir, de féroces chauves-souris qui se précipitent sur tout ce qui bouge. Mais le plus dur sera de venir à bout des séides de Grindall et de son maître Abaddon, l’incarnation du Mal. Le second tome d’une série qui a connu un grand succès aux USA grâce à la façon dont l’auteur a su rendre son univers captivant à travers la peinture de personnages attachants et à la construction d’une intrigue jamais à bout de souffle.

jeudi 22 mai 2008

LOEVENBRUCK Henri (Fr)
◊ Le louvetier (Roman) Fantasy Mythologique / Uchronie
J’Ai Lu-Fantasy, 8542, 1/2008 — 320 p., 7 € — Ser. : Gallica 1 — Couv. : Laurent Beauvallet
Précédentes publications :
Bragelonne, 1/2004 — 351 p., 20 € — Ser. : Gallica 1 — Couv. : Michael Welply
● France Loisirs-Fantasy, 7/2005 — 518 p., 8,95 € — Couv. : Michael Welply
● In Gallica.L’intégrale, Bragelonne-Fantasy, 1/2008.
→ Dans Le louvetier, premier volume de la série Gallica, voulant se démarquer du socle mythologique celtique et scandinave utilisé habituellement par les auteurs de fantasy, et qu’il a lui-même emprunté pour son cycle précédent de La Moïra, Henri Loevenbruck choisi de revisiter le folklore français. Jouant dès lors avec l’Histoire, il a changé les noms des villes et des personnages historiques, tout en conservant l’étymologie. Largement influencé dans ses lectures par l’écrivain Chrétien de Troyes, il le projette dans ce livre à travers un personnage qu’il fait évoluer dans le décor de ce royaume de Gallica, véritable France de légende, en l’an 1150. L’action se focalise tout d’abord dans le comté de Tolsanne où le lecteur fait la connaissance de Bohem, le fils du louvetier, qui déclenche l’hostilité de tout son village un soir de la Saint-Jean en sauvant un loup du bûcher. Mais cet acte provoque d’autres fatales conséquences qui lui valent d’être poursuivi par les hommes du roi de Gallica, par la Milice du Christ, et par le Sauvage, un être mystérieux qui semble tout connaître de lui. Dans sa fuite sur les routes du royaume il rencontre les Compagnons du Devoir, et apprend la fraternité auprès de personnages hauts en couleur comme Trinité, Gauthier et La Rochelle. Il fait également la connaissance de la Belle Vivienne, qui rêve de devenir troubadour dans un univers où les hommes occupent toujours le devant de la scène. Mais il découvre surtout ses affinités avec les Brumes, ces êtres tous droit sortis des légendes regroupant Chimères, Licornes, loups…, que les hommes exterminent en brandissant l’étendard d’une religion despotique. Et tandis qu’il tente de se frayer un chemin parmi les multiples dangers planant sur ses épaules, les Aïshans, de mystérieux Berserkers, s’efforcent eux aussi de le retrouver, ajoutant leur emprise dans la trame d’un destin ballotté entre les enjeux politiques et la magie d’un imaginaire médiéval servi par une écriture où transparaît tout le talent de conteur de cette voix forte dans le nouveau concert de la fantasy d’expression française.Plantagenets, de Louis VII et d’Alienor d’Aquitaine, que nous convie Henri Loevenbruck. Dans Le louvetier, premier volume de la série, voulant se démarquer du socle mythologique celtique et scandinave utilisé habituellement par les auteurs de fantasy, et qu’il a lui-même emprunté pour son cycle précédent de La Moïra, il a choisi de revisiter le folklore français. Jouant dès lors avec l’Histoire, il a changé les noms des villes et des personnages historiques, tout en conservant l’étymologie. Largement influencé dans ses lectures par l’écrivain Chrétien de Troyes, il le projette dans ce livre à travers un personnage qu’il fait évoluer dans le décor de ce royaume de Gallica, véritable France de légende, en l’an 1150. L’action se focalise tout d’abord dans le comté de Tolsanne où le lecteur fait la connaissance de Bohem, le fils du louvetier, qui déclenche l’hostilité de tout son village un soir de la Saint-Jean en sauvant un loup du bûcher. Mais cet acte provoque d’autres fatales conséquences qui lui valent d’être poursuivi par les hommes du roi de Gallica, par la Milice du Christ, et par le Sauvage, un être mystérieux qui semble tout connaître de lui. Dans sa fuite sur les routes du royaume il rencontre les Compagnons du Devoir, et apprend la fraternité auprès de personnages hauts en couleur comme Trinité, Gauthier et La Rochelle. Il fait également la connaissance de la Belle Vivienne, qui rêve de devenir troubadour dans un univers où les hommes occupent toujours le devant de la scène. Mais il découvre surtout ses affinités avec les Brumes, ces êtres tous droit sortis des légendes regroupant Chimères, Licornes, loups…, que les hommes exterminent en brandissant l’étendard d’une religion despotique. Et tandis qu’il tente de se frayer un chemin parmi les multiples dangers planant sur ses épaules, les Aïshans, de mystérieux Berserkers, s’efforcent eux aussi de le retrouver, ajoutant leur emprise dans la trame d’un destin ballotté entre les enjeux politiques et la magie d’un imaginaire médiéval servi par une écriture où transparaît tout le talent de conteur de cette voix forte dans le nouveau concert de la fantasy d’expression française.

mardi 20 mai 2008

GREEN Simon R(ichard) (Usa)
Auteur anglais né en 1955 à Bradford-on-Avon. Ecrivain prolifique, il excelle dans des genres aussi divers que la Fantasy, le Space-Opera ou le Fantastique, sachant toujours mêler un teinte d’humour à ses histoires où l’épique se conjugue avec l’aventure.
◊ La complainte du Rossignol (Roman) Dark Fantasy / Fantasy détective
Bragelonne-L’Ombre, 10/2007 — 251 p., 9,99 € — Ser. : Nightside 3 — Nightingale’s lament, Ace, 5/2004 — Tr. : Grégory Bouet — Couv. : Jonathan Barkat
→ Dans les deux précédents opus de la série, Vieux démons et L’envers vaut l’endroit, publiés dans la même collection, nous avions fait la connaissance de John Taylor, un détective plutôt à part qui a choisi comme terrain de prédilection pour mener ses enquêtes le Nightside, entendez la jumelle maléfique de Londres où des créatures surnaturelles passent des pactes innommables avec de funestes divinités. C’est là qu’il exerce son talent particulier de fin limier lui permettant de retrouver n’importe qui, n’importe où. Une réputation qui lui vaut d’être contacté par la famille du Rossignol, une chanteuse plutôt paumée qui s’emble s’être volatilisé. Derrière elle les suicides s’enchaînent, comme si des fans n’avaient pas pu résister à l’appel de sa voix mortelle. C’est au timbre peu ordinaire de cette diva que John Taylor va être confronté, et pour l’aider dans cette délicate mission il aura besoin de l’appuie d’êtres tout aussi singuliers comme le fameux Dead Boy le ressuscité et Julien le Magnifique, le rédacteur en chef du Night Times. La suite d’un cycle pouvant s’apparenter à la dark fantasy où l’auteur, décidément à l’aise dans tous les genres d’écritures (SF avec la série Traquemort, fantasy avec celle de Hawk & Fisher et La nuit de la lune bleue) nous montre qu’il manie aussi à merveille le frisson et l’humour.

dimanche 18 mai 2008

BOWLING Drew C.
Drew C. Bowling est un jeune auteur américain né en 1985 que certains comparent à Christopher Paolil (Eragon) à cause de sa précocité au niveau de l’écriture
◊ Les ombres d’Ellynrie (Roman) High Fantasy
City editions, 8/2007 — 379 p., 19 € — The towers of shadows, Ballantine-Del Rey, 12/2006 — Tr.: François Fauchet — Couv. : John Harris
→ Les esprits malfaisants avaient combattu les dieux, et ils avaient été vaincus. Finalement bannis, ils n’avaient pourtant pas perdu espoir de dominer le monde. En particulier l’un d’entre eux, qui avait réussi à se libérer pour répandre la terreur sur les créatures innocentes d’un village du royaume d’Ellynrie. Parmi les victimes deux frères d’une même famille exterminée avait connu un destin bien différent. Corin Starcross avait été sauvé par l’intervention du valeureux Wren et du mage Daan. Par ignorance, Cade, son frère avait été abandonné dans les flammes. De ce sort malheureux il en conçut une terrible haine qui consumait son âme. Lui que l’on croyait mort ne désirait plus qu’une chose : se venger de son frère. Pour cela il se plongea dans l’étude de la magie noire et afin d’accroître ses terribles pouvoirs, il partit à la recherche d’un poignard forgé par les dieux eux-mêmes. Dés lors, une terrible lutte s’engagea entre le Bien et le Mal avec Cade Stracross du côté des méchants et, pour s’opposer à lui, Daan le mage bien entendu, mais aussi Wren et sa fille Kayla. Un premier roman écrit par un jeune auteur qui débuta son manuscrit alors qu’il était encore à l’université avant de le terminer pas mal d’années plus tard. Un récit de fantasy qui reproduit pas mal de clichés du genre tout en ne facilitant pas la quête de son héros contrairement à pal mal d’ouvrages taillés sur le même canevas.
FUREY Maggie (Gb)
Maggie Furey est née en 1955 dans le nord-est de l'Angleterre. Après avoir été enseignante et critique littéraire, elle demeure à présent en Irlande et vit de sa plume grâce au succès mondial de ses romans.
◊ L’épée de feu (Roman) High Fantasy
Bragelonne-Fantasy, 10/2007 — 447 p., 25 € — Ser. : Les artefacts du pouvoir 3 — Artefacts of power 3.The sword of flame, Bantam-Spectra, 5/1996 — Tr. : Isabelle Pernot — Couv. : Stéphane Collignon

→ Dans un monde gouverné par la magie, l’honneur et la guerre, nous continuons de suivre l’histoire d’Aurian et de son compagnon, le mage Anvar. Depuis qu’elle s’est enfuie de l’académie de magie de Nexis, Aurian, la fille de mages renégats, a entrepris de retrouver les quatre artefacts perdus. Chacun réuni à une domaine de la magie et créés en des temps immémoriaux, ils représentaient une puissance formidable entre les mains des mages. Perdus pendant les guerres du cataclysme ils étaient devenus l’objet de bien des convoitises et, en particulier de celle de l’archimage Miathan qui entendait étendre grâce à leur entremise son règne maléfique. Or, seule l’Epée de Feu, le plus puissant des quatre artefacts peut aider Anvar et Aurian à lever la malédiction qui pèse sur l’enfant de cette dernière et à contrer les visées démoniaques de Miathan. Mais personne ne sait où elle se trouve. Pendant que la Mort attend sa troisième rencontre avec le couple le monde entier s’apprête à entrer en guerre. Des races dont on avait perdu le souvenir refont leur apparition car, à présent les Léviathan et les Phées doivent choisir leur camp. Or celui de Miathan est plus fort que jamais. Retranché dans la cité fortifiée de Nexis, l’archimage ne rêve que d’en découdre avec ses ennemis. Dans le sud, les féroces Khazalims se préparent à prendre part aux hostilités. Les Ailés, quant à eux, renoncent à leur isolement et les Xandims envisagent de se livrer à leur dernière grande chevauchée. L’univers entier est en ébullition et l’avenir ne tient qu’à un fil tendu entre espoir et destruction. Seule l’arrivée de l’Epée de Feu pourra dénouer les mailles de cette intrigue, et seule Aurian peut la trouver à travers sa quête initiatique. A moins que Miathan ne la devance. La suite d’une série de fantasy épique qui trouvera sa conclusion dans un quatrième volume toujours empreint de fureur, de sang et de larmes.
LOEVENBRUCK, Henri (Fr)
Né à Paris en 1972, Henri Loevenbruck fut journaliste, dédacteur de revue, anthologiste avant de se consacrer à l’écriture après le succés de la trilogie de « La Moira ». Avouant son penchant pour le thriller investigatif, il continue d’explorer avec brio les rivages de la Fantasy, tout en rédigeant des cénarios pour la télévision et le cinéma.
Gallica. L’intégrale (Recueil de romans) Fantasy légendaire : Uchronie
Bragelonne-Fantasy, 1/2008 — 947 p., 25 € — Ser. : Gallica — Couv. : Stéphane Collignon — Sommaire :
Le louvetier (Précédente publication : Bragelonne-Fantasy, 1/2004 ; France Loisirs-Fantasy, 7/2005 ; J’Ai Lu-Fantasy 8542, 1/2008
La voix des brumes (Précédente publication : Bragelonne-Fantasy, 5/2004 ; France Loisirs-Fantasy, 7/2005 ; J’Ai Lu-Fantasy, 5/2008
Les enfants de la veuve (Précédente publication : Bragelonne-Fantasy, 4/2005 ; France Loisirs-Fantasy, 7/2005
→ Après le cycle de La Moira les éditions Bragelonne nous propose la reprise en omnibus des 3 volumes de la série Gallica. Nous y retrouvons avec plaisir l’univers de la Moira en suivant la piste de certains personnages qui ont fait le voyage de Gaelia jusqu’en Gallica. De même nous apprenons quelles conséquences ont provoqué les destructions du Saïman et de l’Arihman, tandis que les communautés de druides et des bohémiens qui soutenaient le fil de l’histoire sont désormais rejointes par celles des Cathares, des compagnons du Devoir et des Templiers. C’est donc à une véritable exploration du la France du XII° siècle placée sous le signe des Plantagenets, de Louis VII et d’Alienor d’Aquitaine, que nous convie Henri Loevenbruck. Dans Le louvetier, premier volume de la série, voulant se démarquer du socle mythologique celtique et scandinave utilisé habituellement par les auteurs de fantasy, et qu’il a lui-même emprunté pour son cycle précédent de La Moïra, il a choisi de revisiter le folklore français. Jouant dès lors avec l’Histoire, il a changé les noms des villes et des personnages historiques, tout en conservant l’étymologie. Largement influencé dans ses lectures par l’écrivain Chrétien de Troyes, il le projette dans ce livre à travers un personnage qu’il fait évoluer dans le décor de ce royaume de Gallica, véritable France de légende, en l’an 1150. L’action se focalise tout d’abord dans le comté de Tolsanne où le lecteur fait la connaissance de Bohem, le fils du louvetier, qui déclenche l’hostilité de tout son village un soir de la Saint-Jean en sauvant un loup du bûcher. Mais cet acte provoque d’autres fatales conséquences qui lui valent d’être poursuivi par les hommes du roi de Gallica, par la Milice du Christ, et par le Sauvage, un être mystérieux qui semble tout connaître de lui. Dans sa fuite sur les routes du royaume il rencontre les Compagnons du Devoir, et apprend la fraternité auprès de personnages hauts en couleur comme Trinité, Gauthier et La Rochelle. Il fait également la connaissance de la Belle Vivienne, qui rêve de devenir troubadour dans un univers où les hommes occupent toujours le devant de la scène. Mais il découvre surtout ses affinités avec les Brumes, ces êtres tous droit sortis des légendes regroupant Chimères, Licornes, loups…, que les hommes exterminent en brandissant l’étendard d’une religion despotique. Et tandis qu’il tente de se frayer un chemin parmi les multiples dangers planant sur ses épaules, les Aïshans, de mystérieux Berserkers, s’efforcent eux aussi de le retrouver, ajoutant leur emprise dans la trame d’un destin ballotté entre les enjeux politiques et la magie d’un imaginaire médiéval servi par une écriture où transparaît tout le talent de conteur de cette voix forte dans le nouveau concert de la fantasy d’expression française. Dans le second titre du cycle, La voix des brumes, Henri Loevenbruck continue de nous conter l’histoire du jeune Bohern qui, en sauvant un loup du bûcher à l’âge de onze ans, a gravement manqué à son devoir de Louvetier, c'est-à-dire un tueur de Brumes, ces animaux légendaires et démoniaques tels que les loups, les fées, les dragons, etc.., derniers héritiers d’un monde où la magie était encore omniprésente. Désormais, sa vocation est toute tracée : il devra sauver les Brûmes mourantes et pourchassées en les conduisant aux Portes du Sid, le passage vers un autre monde, comme il l’a promis lors de sa rencontre avec la Licorne. Mais des ennemis acharnés ont juré sa perte. D’abord l’Eglise, qui le recherche en tant qu’hérétique, mais surtout Lailoken, le Sauvage, Merlin de la légende, qui veut récupérer la bague de Bohem qui ferait de lui le nouveau Samildanach, empêchant ainsi la fin du Saîman, la magie de l’ancien temps. Autour de lui il a regroupé les terribles guerriers Aishans, alliés aux Magistes et aux druides conduits par le Grand-Duide Henon. Mais ils ont perdu la bataille de Roazhon et Bohem et ses amis ont réussi à se réfugier à la cour des Ducs de Quienne. Là, aidé par Chrétien de Troyes, le jeune louvetier s’efforce de trouver le chemin des portes mystérieuses qui devront s’ouvrir la nuit de la Toussaint. Dans ce but il quitte la cour d’Hélène de Quienne accompagné par ses plus fidèles amis, Vivienne la jeune trouvère dont il est profondément épris, Mjolln le nain venu de Gaelia, Trinité La Rochelle, Compagnon du Devoir, et Bastian le Louvetier. Mais le royaume de Gallica est à feu et à sang. Le roi Livain VII s’est engagé dans une terrible guerre contre la Brittia et son roi, Emmer Capigesne l’époux d’Hélène de Quienne, depuis que ce dernier a accueilli Bohem. De plus les moines guerriers de la Milice du Christ traquent et exterminent sur son ordre les Bons Hommes, une congrégation dont la foi est en contradiction absolue avec la violence, le fondement de la seigneurie gallicienne. Bernard Laroche, l’un des leurs, miraculeusement épargné dans le massacre qui a vu périr son fils et sa femme, a décidé de demander de l’aide à Bohem, qu’il pense être le seul à comprendre l’aspiration de paix prônée par les Bons Hommes. Mais le jeune louvetier a bien d’autres sollicitations, notamment celle d’une bataille finale où il devra affronter Lailoken dans le monde du Djar, cet univers de l’esprit ouvert par la magie, afin de délivrer Vivienne, prisonnière de l’Armensul, le hêtre primordial. Pour cela il sait qu’il peut disposer de l’aide des Louvetiers, réunis autour de Bastian, ainsi que de celle des Compagnons du Devoir auprès desquels il a été initié dans la ville de Chartres. Cependant le roi de France et ses ennemis disposent aussi d’une arme secrète : Catriona, sa sœur, laissée pour morte, qui a juré de se venger de lui. Lorsque début Les enfants de la veuves, le troisième et dernier volume de la trilogie de Gallica, l’hiver terrible de l’an 1154 s’est abattu sur les hommes. Après les Brumes, ce sont eux qui meurent par milliers, emportés par une épidémie dont nul ne connaît le nom. Pour conjurer ce mal un nom émerge du chaos ambiant : Bohem, celui que les Compagnons du Devoir nomment Liberté Outremer. Enfant de la veuve et passeur de mondes, il est l’héritier de la parole perdue, celui qui pourra mettre fin à l’hiver pour guider les hommes et les loups vers un nouveau printemps. Mais, tout autour de lui, le monde continue de s’entredéchirer, tandis que les rois et les soldats du Christ s’affrontent dans un ultime combat. Parti à la recherche de celle qu’il aime sur les routes de Gallica, Bohem doit à la fois réconcilier les peuples qui se déchirent et ramener Lailoken le Sauvage à la raison. Après seulement, il lui incombera de trouver la fameuse troisième voie, celle d’une nouvelle chance pour l’humanité. Cependant, suivi par le regard des derniers loups du monde, il ignore encore le visage de son véritable ennemi dont il devra pourtant triompher s’il ne veut pas que Gallica s’efface de la mémoire du monde. La fin magistrale d’une trilogie qui a su réconcilier la magie des légendes traditionnelles avec l’érudition de références historiques qui, après le cycle de La Moïra, confirme la place prépondérante que Henri Loevenbruck occupe désormais au sein de la fantasy francophone.

samedi 17 mai 2008

CANAVAN Trudi (Australie)
Née à Melbourne le 23 ooctobre 1969 Trudi Canavane st essentiellement connue pour sa Trilogie du Magicien Noir qui a fait également l’objet d’une préquelle. Ayant remporté le prix Aurealis de la meilleur nouvelle de Fantasy dés sa première publication elle conjugue à la passion de l’écriture celle d’illustratrice et de designer free-lance
◊ La novice (Roman) High Fantasy
Bragelonne-Fantasy, 10/2007 — 490 p., 28 € — Ser. : La trilogie du magicien noir 2 — The black magician trilogy 2.The novice, HarperCollins-Voyager Australia, 6/2002 — Tr. : Claire Jouanneau — Couv. : Stéphane Collignon
→ Le plus important, pour un magicien, c’est la connaissance et la maîtrise de ses pouvoirs. S’il ne sait pas les contrôler : il mourra. Voilà pourquoi tous ceux en qui certains talents s’éveillent sont envoyés à la Guilde des magiciens pour apprendre à discipliner leur art naissant. Mais si tous sont issus de familles puissantes, Sonea n’est que la nièce de traîne-ruisseau chassé de la ville d’Imardin dans le royaume de Kyralie où l’aristocratie et les magiciens occupent le haut du pavé. Dés lors, en dépit de ses pouvoirs innés, elle a du mal à se faire accepter auprès des autres novices. Heureusement ses maîtres, Dannyl et Rothen, l’aident à se prémunir de ses multiples ennemis et à dépasser les infâmes rumeurs qui courent sur elle. Ayant attiré l’attention d’Akkarin, le haut seigneur en personne, elle voit Dannyl, l’un de ses protecteurs, nommé ambassadeur de la Guilde et envoyé en mission à la cour d’Elyne. Là il doit reprendre discrètement la quête d’anciens savoirs magiques conduite il y a très longtemps, puis abandonnée par le haut seigneur lui-même. Un voyage qui confronte bientôt Danny à des dangers imprévisibles. Sonea, quant à elle, poursuit son difficile apprentissage à la Guilde. Mais, être la protégée d’Akkarin ne l’empêche pas de subir les brimades des autres novices. En particulier celle de Regin qu’elle est bientôt obligée de provoquer en duel. Mais, maîtrise-t-elle assez son pouvoir pour se mesurer à une telle épreuve. La suite d’une trilogie qui a valu une reconnaissance internationale à cet auteur australien qui désormais fait parti du cercle privilégié des grands noms de la fantasy. Un livre qui, comme pour le premier tome, bénéficie tout d’abord d’une édition spéciale cartonnée avec jaquette et qui sera repris plus tard en format broché.
CLEMENS James (Usa)
Pseudo de Jim Czakjowski
Cet auteur américain né à Chicago en 1961 a grandi dans le Midwest et les grandes étendues canadiennes. Désormais il vit en Californie où il partage sa vie entre l’écriture et son activité de vétérinaire.
◊ La guerre de la sor’cière (Roman) Aventures Fantasy
Bragelonne-Fantasy, 1/2008 — 618 p., 25 € — Ser. : Les bannis et les proscrits 3 — Banned and the banished 3.Wit’ch war, Ballantine-Del Rey, 7/2000 — Tr. : Isabelle Troin — Couv. : Anne-Claire Payet
→ Au cours des deux premiers tomes de la série la jeune Elena a pu s’apercevoir que la magie sanglante pouvait être à la source d’un pouvoir ravageur. Elle a également découvert aux prix de rudes péripéties et de difficiles combats que son sort dépendait entièrement du Journal Sanglant, un puissant talisman forgé cinq siècles plus tôt qui renferme dans ses pages des secrets dont la révélation pourrait permettre de vaincre le maléfique Seigneur Noir. Mais ce Journal Sanglant est caché sur l’île de Val’loa, la cité légendaire où se terre le Praetor Shorkan, le principal auxiliaire du Gul’gotha, le Seigneur des Ténèbres. Elena doit tout faire pour s’en emparer. Cependant, seule, elle n’y parviendra pas. Il lui faut donc compter sur l’aide des fidèles compagnons qui l’ont épaulé depuis le début de son périlleux périple à travers le continent d’Alaséa. En particulier sur celle d’Er’ril, le guerrier manchot, le frère de Shorkan qui a participé avec lui à la création du grimoire maudit, le seul homme capable de déverrouiller les protections magiques entourant le Journal, et de Mycelle la guerrière aux origines liées aux métamorphes des contrées du Couchant, qui a abandonné sa capacité de transformation pour se figer dans un corps humain, et qui lui enseigne l’art du maniement de l’épée. Cependant, les rumeurs les plus affreuses arrivent de Val’hoa, désormais enveloppée d’un perpétuel nuage noir parcouru par des vols de skal’tum, d’immondes Carnassires inclus dans l’armée démoniaque levées par Shorkan, et entourée de squales visqueux qui tiennent toutes les embarcations à l’écart, tandis que les malheureux pêcheurs qui tombent dans leurs griffes sont transformés en créatures damnés qu’on ne peut arrêter qu’en leur coupant la tête. Face à cette menace grandissante Flint, le vieux brigand de l’Archipel presse Elena de partir rejoindre Sy-Wen, leur jeune compagne qui a accompagné le reste des vaisseaux mer’ai pour trouver le flotte de’rendi, les cruels pirates surnommés Sanguinaires, afin que ceux-ci honorent le pacte antique les liant aux me’rai et qu’ils se joignent à eux durant la guerre à venir. A ses côtés elle peut compter sur l’aide de Kast, le Sanguinaire, qui partage son esprit avec le dragon Ragnar’k. Après avoir rejoint à Port Rawl l’autre moitié de leur groupe formé de Kral, Tol’chuk, Mogweed et Méric, ils espèrent-ils lever une force considérable capable d’aller affronter le Cœur Noir dans son antre. Toutefois, Joshua, le frère d’Elena, qui a été délivré du joug des ténèbres et qui possède le pouvoir du tissage montrant en songe des bribes d’événements futurs, est hanté par un rêve prémonitoire. Malgré les épreuves qui a déjà subi et sa capture par les sbires du Seigneur Noir, il insiste pour l’accompagner car il estime qu’il est le seul à pouvoir éliminer le danger que présente pour Elena la présence d’Er’ril à ses côtés. En plus des maléfices de Gul’gotha le jeune sorcière devrait-t-elle redouter les attaques venues de son propre camp ? La suite d’une série de dark fantasy éblouissante que nous devons à un auteur américain qui partage son temps entre l’écriture et son activité de vétérinaire exerçant en Californie.

mercredi 14 mai 2008

PEVEL Pierre (Fr)
Pseudo = Pierre Jacq
Né en 1968, Pierre Pevel c’est d’abord fait connaître comme auteur de scénarios de jeux de rôle (Cyro) avant de faire ses premières armes dans le roman sous le pseudonyme de Pierre Jacq (Nightpowler). Puis il a définitivement obliqué vers l’écriture à part entière, puisant dans l’Histoire, et en particulier le XVII° siècle, la thématique de ses romans touchant aussi bien la Fantasy que le Steampunk. Il est aujourd’hui l’un des auteurs marquants du genre en France.
◊ Les lames du Cardinal (Roman) Aventures Fantasy
Bragelonne-Fantasy, 9/2007 — 298 p., 20 € — Couv. : Julien Delval
Critiques :
www.scifi-universe.com (Lucie M. avec interview) ; www.sfmag.net (Serge Perraud)
→ Après s’être aventuré dans le steampunk (Les enchantements d’Ambremer) Pierre Pevel revient aux romans de capes et d’épées teintés de fantastique dont il nous avait déjà offert un avant goût avec ce cycle de Wiestaldt et du chevalier Kantz. Hommage aux Trois Mousquetaires d’Alexandre Dumas ce livre nous propulse dans la France du 1633 sur laquelle règne Louis XIII, qui occupe le trône et délaisse le pouvoir en faveur du fameux cardinal Richelieu. Or celui-ci à fort à faire pour protéger la Couronne des multiples ennemis qui la menacent. Surtout depuis qu’il a du dissoudre les Lames, un groupe secret composé des meilleurs bretteurs de l’Europe pris au sein des Mousquetaires, après la trahison de l’un des leurs lors du siège de La Rochelle. Mais voilà qu’à présent une ombre terrifique se répand sur l’Europe qu’elle englobe de ses ailes sans pardon, car les dragons sont de retour parmi les hommes. Surgis de la nuit des temps, ils ont survécu en adoptant une apparence humaine, allant même jusqu’à se reproduire avec des femmes pour créer une race de sangs mêlés aux yeux reptiliens. Installés sur le trône d’Espagne, ils sont aux portes de la France qu’ils pourraient bien conquérir grâce au pouvoir de leur magie draconique héritée d’un lointain passé. Pour les contrer Richelieu n’a plus qu’une alternative : mander auprès de lui le capitaine La Fargue, un bretteur exceptionnel, mais aussi un officier dévoué que la trahison et le déshonneur n(ont pas épargné. Pourtant c’est à lui qu’il demande de reformer l’élite secrète qu’il commandait jadis, des hommes et des femmes qui savent manier l’épée mieux que quiconque, entièrement dévoués au service de la France et prêts à accomplir les plus périlleuses missions clandestines. Seront-ils de taille à lutter contre les Dragons, des ennemis bien plus démoniaques que tous les épéistes qu’ils ont jadis combattus et qui désormais disposent avec la Loge Noire d’un réseau d’agents dévoués répartis dans toute l’Europe ? Pierre Pevel se fait un plaisir de répondre à cette passionnante question dans ce roman pétri d’actions et de rebondissements qui nous introduit dans le quotidien d’une famille de guerriers aussi efficaces que délurés qui devront retrouver un gentilhomme espagnol en évitant de tomber entre les griffes des séides des dragons ancestraux. Un livre qui, outres des droits de traduction vendus en Russie, Allemagne, Espagne et à la République Tchèque, vient d’entrer au catalogue des éditions Gollancz sous le titre de The cardinal’s blade. Une réussite incontestable dont profite toute la Fantasy française quant, on le sait, le chemin de la traduction se fait, généralement, en sens inverse.
SAPKOWSKI Andrzej (Pologne)
Ecrivain polonais né le 21 juin 1948 à Lodz. Après avoir étudié l’économie, il a commencé à écrire des histires fantastiques et de fantasy et a rencontré le sucés grâce aux récits retraçant l’histoire de Geralt de Riv, le Sorceleur.
◊ L’épée de la providence (Roman) Dark Fantasy
Bragelonne-Fantasy, 1/2008 — 348 p., 20 € — Ser. : Geralt de Riv 2 — Miecz przeznaczenia, 1992 Pologne — Tr. : Alexandre Dayet — Couv. : Etienne Leroux
→ Ce roman est pour les lecteurs français l’occasion de retrouver Geralt de Riv, le mutant aux cheveux d’albâtre qui passe sa vie à traquer des monstres légendaires afin de les éliminer de la surface de la Terre comme le réclame son appartenance à la corporation maudite des sorceleurs. Appliquant sa mission en suivant les préceptes de l’enseignement qui lui a été prodigué, il ne laisse dans sa vie aucune trace à la pitié ou à l’espoir, jusqu’au jour où sa route croise celle de la petite Ciri. Sa rencontre avec l’Enfant élue, la fille de la reine Calanthe, donne un nouveau sens à son existence de héros solitaire. Désormais il est capable de stopper sa fuite en avant motivée par son perpétuel désir d’échapper à la mort, et il peut ainsi affronter la providence pour tenter de percer ç jour le secret de son véritable destin. Un destin qui lui promet de tumultueuses péripéties, la connaissance d’êtres magiques telles que les dryades de la forêt, et les orages d’une terrible guerre d’extermination que les redoutables armées de Nilfgaard mènent contre le peuple de Sodden, ne laissant que des ruines sur leur passage. Le second tome d’une série de fantasy dont le personnage principal du Sorceleur tient à la fois du Van Helsing traqueur de démons et du chevalier Kantz de Pierre Pevel dans ses Chroniques de Wielstadt à travers l'aura funeste qui l’accompagne. Un être qui obéit à ses propres lois, qui ne sont pas forcément les mêmes que celles prônées par la morale bien pensante. Apparu pour la première fois dans la nouvelle Le Sorceleur publié dans Fantastyka, le magazine de littérature fantastique polonais de référence, Geralt de Riv fut parfois comparé aux héros ambiguës de Philip Marlowe et Raymond Chandler, tout en évoluant dans un background qui peut rappeler certains côtés de l’œuvre de Tolkien, mais où l’on retrouve également des influences issues de l’Histoire polonaise et de la mythologie slave. Les livres de Sapkowski ont été traduits en anglais, tchèque, russe, lituanien, allemand, espagnol, slovaque et portugais. Dans son pays, le cycle a donné lieue à une adaptation en série télévisée en 2001 sous le titre générique de Wiedzmin (The Hexer, en anglais) qui s’est poursuivie par un film éponyme, ans toutefois rencontrer le succès de son pendant littéraire. Enfin l’éditeur de jeu polonais CD Projekt a commercialisé un jeu de rôle PC basé sur cet univers et intitulé The Witcher, qui est sorti en Europe en octobre 2007.

mardi 13 mai 2008

GERBER Michael (Usa)
Humoriste américain né en 1969, qui a collaboré à diverses publications telles que le New Yorker, Esquire, The Wall Street Journal, Playboy etc… ainsi qu’à la comédie hebdomaire Saturday Nights live, émission qui a servi d’inspiration aux Nuls.
◊ Barry Trotter. L’intégrale (Recueil de romans) Harry Potter / Light Fantasy
Bragelonne-Fantasy, 10/2007 — 598 p., 19,90 € — Couv. Douglas Carrel & David Wyatt — Sommaire :
Barry Trotter et la parodie éhontée (Barry Trotter and the shameless parody, Orion-Gollancz, 2001 — Tr.: Alain Névan — Couv. : Douglas Carrel & David Wyatt — Précédente publication : Bragelonne-Fantasy, 10/2004)
Barry Trotter et suite inutile (Barry Trotter and the unnecessary sequel, Orion-Gollancz, 9/2003 — Tr. : Ange — Couv. : Douglas Carrel & David Wyatt — Précédente publication: Bragelonne-Fantasy, 9/2005)
Barry Trotter et le cheval mort (Barry Trotter and the dead horse, Gollancz, 2004 — Tr. : 10° et Karim Chergui — Couv. : Douglas Carrel & David Wyatt — Précédente publication: Bragelonne-Fantasy, 8/2006)

→ Un livre qui reprend les trois titres déjà paru chez Bragelonne dans le cadre de cette parodie du célèbre héros de J.K. Rowing. Dans le premier tome de la trilogie, Barry Trotter et la parodie éhontée on s’aperçoit que si Don Quichotte avait été plagié dès sa première édition, Harry Potter ne pouvait pas échapper à la règle. Voici donc une parodie que nous devons à un humoriste américain, centrée essentiellement sur l’exploitation outrageusement commerciale de la série, en un mot la Pottermania, et s’inscrivant dans la trajectoire d’ouvrages tels que le Lord of the ringards pour Tolkien (même éditeur). On y découvre un certain Barry Trotter, le plus célèbre élève de l’école de sorcellerie de Coudbar depuis le succès de son roman : Barry trotter à l’alcool dans l’gosier. Résultat, les autorités de l’école, ne voulant pas perdre la poule aux œufs d’or, ont autorisé Barry à y séjourner autant de temps qu’il lui plairait. Et le voilà donc à 22 ans, toujours enfermé dans l’auguste demeure, devenu un élève perpétuel à vie dispensé de cours, mais harcelé par tout un réseau de groupie. Une existence après tout dont il se satisfait bien, jusqu’à ce que tout se détraque avec la mise en chantier du film Barry Trotter et la pompe à fric. Une production qui risque d’entraîner à brève échéance la submersion de Coudbar envahie par un raz-de-marée de fans glandus bardés de gadgets, qui entreprendront de découper le collège en morceaux de pierre moussue, façon mur de Berlin, afin de les revendre sur eBêêêê. Bien entendu les occupants de Coudbar, et le professeur Celdelbore en tête, ne veulent pas de ça, mais ils ne savent pas encore que derrière ce projet se profile le démoniaque Valdemarne qui, après avoir digéré sa défaite, a trouvé ce moyen pour exploiter pour son propre compte le succès de Barry Trotter. Un livre original qui l’on peut placer aux côtés de Larry Bodter met de l’ordre à Phénix Arizona, de Yan Sored, publié par Le Quotidien de Paris/L’Hebdo et critiqué dans L’Index de la Fantasy 2003. Le second titre du recueil, Barry Trotter et la suite inutile, On retrouve un Barry Trotter âgé de 38 ans. Marié à sa copine d’école Ermine avec qui il a eu deux enfants, il s’entend mieux que personne avec son ancien ennemi juré, le fameux Lord Valdemarne. Cependant, il est toujours prêt à venir au secours de la veuve et du déshérité. Aussi, quand le directeur du collège Coudbar meurt (ou du moins qu’il lui arrive quelque chose qui ressemble à ça) il accepte d’assurer l’intérim. Malheureusement, chaque fois qu’il veut venir en aide à quelqu’un, cela vire à la catastrophe pour ce dernier. Il faut dire que Barry traîne un tel degré d’incompétence et une si grande poisse qu’il n’y a pas de quoi fouetter un chat, même celui d’une sorcière. Le reste, vous le lirez dans ce roman tout à fait inutile et, par conséquent, tout à fait indispensable. Enfin Barry Trotter et le cheval mort vient conclure la trilogie avec brio. Michael Gerber insiste et signe avec un troisième opus sous forme de prequel qui raconte l’enfance du garnement Trotter, à l’époque où, avec toute sa bande des ravagées d’acné de l’école de Coudbar. On y supporte les sentences minables du cuistre McGoogle. On y rencontre une Ermine insupportable bien décidée à faire venir les Beatles au bal de Coudbar et on se pose la sempiternelle question : Barry et elle l’ont-ils fait ? (leur exposé, bien sûr…). On y apprend comment Lon s’est fait un trou dans la tête par où souffle le vent. On y croise Rato Malaufoie, toujours aussi minable dans son rôle de tête de turc, et pas mal de glandus qui ne comprennent rien à l’histoire, ce qui est habituel, somme toute. Et puis il y a la mort, avec des zombies pas vraiment commodes, des déesses romaines surdimensionnées, une salle d’attente blindée de morts-vivants, et plein de trucs à péter les plombs auxquels J.K. Rowing n’aurait sûrement pas pensé. En résumé, l’exploitation du filon pognon par un humoriste américain touche à tout, qui a notamment collaboré à Saturday Night Live, l’émission dont se sont inspirés les Nuls.

lundi 12 mai 2008

GOODKIND Terry (Usa) 1948
Cet écrivain américain de fantasy né en 1948 à Obama (Nebraska) a fortement été influencé dans ses oeuvres par la philosophie objectiviste d’Ayn Rand. Son cycle de « L’épée de vérité » a déjà conquit un vaste public à travers le monde, le plaçant dans le peloton de tête des héritiers de Tolkien, le manichéisme en moins
◊ Les piliers de la création (Roman) High Fantasy
Bragelonne-Fantasy, 11/2007 — 637 p., 25 € — Ser. : L’Epée de Vérité 7 — Sword of truth 7.The pilliars of Creation, Tor, 11/2001 — Tr. : Jean-Claude Mallé — Couv. : Keith Parkinson
Critiques : www.cafardcosmique.com (Muad’dib)
Depuis sa plus tendre enfance la jeune Jensenn est harcelée par une voix intérieure, de même que Oba, un garçon de ferme lui aussi hanté par son propre démon. Tandis que La jeune fille fait la connaissance de Sébastian, un guerrier de la horde de Jajang le Juste, venu à son secours alors qu’elle allait être la proie des soldats d’Harans, les deux jeunes gens découvrent qu’ils sont les bâtards sans don de Darken Rahl. Sortes de « trous dans le monde » la magie n’éveille rien en eux, et c’est peut-être cela qui a entraîné leur condamnation. Désormais prêt à tout pour exorciser leur passé ils vont, dans deux directions différente, converger vers un même but : Richard. La première pour le tuer, car elle pense qu’il est à l’origine des agressions dont elle a été la victime. Le second pour reprendre l’héritage que son demi-frère lui a volé. C’est donc autour de ces deux nouveaux héros que se focalise l’intrigue, tandis que Richard et Khalan, à nouveaux réunis, sont confrontés à une terrible menace. Contraints à un perpétuel combat contre les troupes impériales, ils doivent s ‘aventurer dans un pays étrange et désolé, tandis qu’un chasseur sans merci est sur leurs traces. Dés lors, ils n’ont plus qu’un espoir de survire : parvenir à repousser l’engeance surnaturelle issue des profondeurs de l’âme humaine et pour cela, le Sourcier devra lutter contre les démons assoiffés de sang qui rôdent parmi les Piliers de la Création. Le septième tome d’une série dont chaque volume correspond à un récit d’apprentissage dont les principaux enseignements sont que, dans la vie, rien n’est réellement blanc ou noir et que chaque action, même déterminée par le plus grand bien du monde, peut engendrer le mal en définitive. Alors que les tyrans remplacent les tyrans et que les méchants s’avèrent souvent plus utiles vivants que morts, le Sourcier traîne le poids de l’Epée de Vérité qui, comme la Stormbinger de Moorcock, fait payer à son porteur le prix des vies qu’elle élimine. Une saga donc passionnante, terminée aux Usa, mais dont nous n’avons pas encore achevé la lecture de ce côté de l’Atlantique. Afin de mieux en comprendre les liens et les aboutissants, on peut lire la nouvelle Dette posthume paru dans l’anthologie Légendes de Robert Silverberg (éditions 84, puis Pocket) qui revient sur la jeunesse des principaux protagonistes du cycle.
GENEFORT Laurent, GUDULE & HOLT Tom
Deux français et un anglais pour une alliance par-dessus la Manche avec humour garanti.
◊ Almanach fantasy 2008 (Almanach) Light Fantasy
Bragelonne-Fantasy, 10/2007 — 365 p., 14,90 € — Couv. & ill : Boulet
→ Le compagnon indispensable pour tous les fans de fantasy afin de les guider toute le long de l’année avec les dessins humoristiques de Boulet et les reproductions de couvertures des productions Bragelonne. Côté texte Tatie Morgane (alias Gudule) nous régale, de ses astuces, chansons, conseils, critiques, devinettes, fables express, maximes et test, tandis que Les Fées divers (sous la plume de Laurent Genefort) nous fournissent définitions, recettes, tables des Eléments alchimiques, et Saints de Fantasy. Avec en prime, au milieu du livre L’infestation, une nouvelle à savourer durant les vacances que nous devons au fameux Tom Holt bien connu des habitués du catalogue Bragelonne. En résumé donc, une source inépuisable de bonne humeur pour les mordus de Fantasy, mais aussi pour les infortunés qui ne se sont pas encore plongés dans la merveilleuses béatitude que ce genre peut provoquer.

FOREST André Jo (Fr)
Marseillaise née en 1964 dont le premier ouvrage publié fut le tome 1 de la série des « Gardiens des dragons »
◊ Le trône des Serrelance (Roman) Aventures Fantasy
Bragelonne-Fantasy, 4/2007 — 434 p., 17 € — Ser. : Les gardiens des dragons 1 — Couv. : Miguel Coimbra
Critiques : www.elbakin.net (interview par Luigi) ; www.lefantastique.net (Denis Labbé) : www.khimaira-magazine.com (Christophe Van de Ponseele)
→ Le jeune duc Ericd’Apremont et le prince Charles de Serrelance étaient les meilleurs amis du monde jusqu’à ce que le régentdénonce le duc comme traître à la couronne. Charles doit se résoudre à envoyer son ami au cachot, bien qu’en vérité il se doute que ce dernier est la victime d’une sombre machination. Et il ne se trompe pas car est à la tête d’une terrible conspiration destinée à lui octroyer le trône. Pour cela, outre la forfaiture commise à l’égard d’Eric accusé à tors d’avoir voulu assassiner le prince, il dispose de 2000 mercenaires qui marchent déjà sur Serrelance. Or, un seul homme pourrait arrêter tout cela. Mais lorsque les amis et la famille d’Eric parviennent à la rejoindre dans sa cellule, ce dernier agonise déjà. Tout semble donc perdu, à moins que l’un des proches d’Eric puisse le sauver grâce au don merveilleux dont il dispose. Un don qui s’accompagne d’une prophétie, d’une mission et d’un destin hors du commun qui va entraîner notre groupe de héros au-delà de plusieurs mondes afin de sauver la liberté de leur royaume. Le premier tome d’une trilogie, premier récit publié d’une romancière marseillaise ayant choisi comme pseudo ses trois prénoms réunis qui a peaufiné son histoire en esquissant des bribes de l’histoire sur des cahiers de brouillon le soir avec sa sœur.


























FEIST Raymond (Elias) (Usa) 1949
Cet auteur américain est né en 1949 à Los Angeles où il continue de vivre après avoir suivi de brillante étude à l’université de Californie à San Diégo. Il a connu la célébrité grâce à son cycle de « La guerre de la faille ». Celui-ci est directement inspiré paar l’univers de Midkemia qu’il créa avec une bande de copains étudiants comme alternative à l’univer de « Donjons & Dragons » lorsqu’il faisait ses études à San Diégo. Il lui a donné depuis de nombreuses suites tout autant populaires.
◊ Magicien (Roman) High Fantasy
Bragelonne-Fantasy Edition Collector du 25° anniversaire, 11/2007 — 661 p., 50 € — Ser. : La Guerre de la Faille 1 — Riftwar 1. Magician, Doubleday-Foundation, 11/1992 — Tr. : Antoines Ribes — Couverture couleur et illustrations intérieures n&b : Stéphane Collignon
Précédente publication: Bragelonne-Fantasy, 2/2005 — 662 p., 30 € — Couv. : Stéphane Collignon
Précédente publication 1er partie :
● 3. Florent Massot/Editions de la Reine Noire-Fantasy, 10/1998 — 506 p., 75 F — Ser. : Les Chroniques de Krondor 1— Couv. : Don Maitz (sous le titre Pug, l’apprenti correspondant à la première partie du livre intitulée Pug et Thomas)
● 3. Mister Fantasy/Editions de la Reine Noire-Fantasy, 5/1999 — 506 p., 13,57 € — Ser. : Les Chroniques de Krondor 1 — Couv. : Don Maitz (sous le titre Pug, l’apprenti correspondant à la première partie du livre intitulée Pug et Thomas)
Précédente publication 2ème partie
● 4.Mister Fantasy/Editions de la Reine Noire-Fantasy, 5/1999 — 512 p., 13,57 € — Ser. : Les Chroniques de Krondor 2 — Couv. : Don Maitz (sous le titre Le Mage correspondant à la seconde partie du livre intitulée Milamber et les Valherus)
Réédition 1er partie :
● 5.J’Ai Lu-Fantasy 5823, 2/2001 — 511 p., 8 € — Ser. : Les Chroniques de Krondor 1 — Couv. : Vincent Dutrait (sous le titre Pug, l’apprenti correspondant à la première partie du livre intitulée Pug et Thomas)
● Le Livre de poche Jeunesse-Fantasy :
- 7. 4004, 11/2006 — 352 p., 7,50 € — Couv. : Stéphane Collignon — Ser. : Les Chroniques de Krondor 1 — Sous le titre Pug, l’apprenti magicien correspondant aux chapitres 1 à 9 de l’édition Bragelonne — Crit. : Khimaira 9 par Christophe Sambre.
- 8 4005, 11/2006 — 350 p., 7,50 € — Couv. : Stéphane Collignon — Ser. : Les Chroniques de Krondor 2 — Sous le titre L’Héritage du dragon correspondant aux chapitres 10 à 18 de l’édition Bragelonne.
Réédition 2ème partie :
● 6. J’Ai Lu-Fantasy 6035, 11/2001 — 543 p., 8 € — Ser. : Les Chroniques de Krondor 2 — Couv. : Vincent Dutrait (sous le titre Milamber, le mage correspondant à la seconde partie du livre intitulée MIlamber et les Valherus)
● Le Livre de poche Jeunesse-Fantasy :
- 9. 4008, 2/2007 — 384 p., 7,50 € — Ser. : Les Chroniques de Krondor 3 — Couv. : Stéphane Collignon —Sous le titre Milamber, le tout puissant correspondant aux chapitres 19 à 26 de l’édition Bragelonne
- 10. 4016, 4/2007 — 317 p., 7,50 € — Ser. : Les Chroniques de Krondor 4 — Couv. : Stéphane Collignon — Sous le titre Celui qui se tient entre les mondes correspondant aux chapitres 27 à 34 de l’édition Bragelonne.
→ Les éditions Bragelonne nous permettent enfin de découvrir la traduction de l’édition anniversaire, intégrale, révisée et définitive, selon le vœu de l’auteur lui-même, de la fabuleuse sérié de La guerre de la Faille, dont le 1er opus fut tout d’abord publié en deux volumes, Pug l’apprenti et Millamber le mage, chez Florent Massot/Editions de la Reine Noire en 1998. Aujourd’hui Le Livre de Poche Jeunesse réédite cet ouvrage en 4 tomes pour sa nouvelle collection Fantasy. Dans ce 1er volume on fait la connaissance de Pug, jeune orphelin venu du Royaume des Isles et devenu l’apprenti de Hulgan, le maître magicien de la cour de Crydee, sur les terres de Krondor. Parallèlement, son camarade Thomas passe sous la responsabilité de Fannon, le maître d’armes. Malgré ses pouvoirs encore hésitants, Pug sauve la princesse Carline de l’assaut d’un troll, et devient ainsi l’un des hôtes privilégiés du château. Mais un terrible danger menace le monde de Midkemia. Il a pour nom les Tsurani, des guerriers possédant des armes inconnus et des pouvoirs redoutables qui permettent l’ouverture de portes entre les deux univers. L’invasion commence avec la découverte d’un mystérieux navire échoué sur la Côte Sauvage, et se prolonge par l’apparition de soldats en armures dans les forêts des royaumes des elfes et des nains. Dés lors le duc Borric envoie son fils Arutha vers la cité de Krondor afin de rencontrer Erland, le vice-roi du royaume et seigneur de l’Ouest. Pug et Thomas font partie de l’expédition. Mais en chemin la colonne est attaquée par la Confrérie des Ténèbres qui fuit l’arrivée des Tsurani. Subissant de lourdes pertes la troupe du duc a la chance de rencontrer Dolgan, le chef des nains des Tours Grises qui leur montre un chemin passant sous les montagnes et permettant de gagner Krondor au plus vite. Cependant, une âme en peine la guette dans cet univers souterrain. Tandis que Pug et ses camarades s’efforcent de lui échapper, Thomas est séparé du reste du groupe et erre désormais seul en quête de la sortie, l’horrible créature greffée sur ses talons. Alors que le combat s’est engagé entre les rescapés de la troupe du duc Borric et l’âme en peine Thomas, qui a pu échapper à la sinistre créature, reste avec les nains des Tours Grises, tandis que Pug rejoint les elfes d’Elvandar. Crydee résiste de justesse au siège terrible dont elle a été l’objet, mais Pug est capturé par les Tsurani, qui l’emmènent dans leur monde. Ainsi débute le deuxième volet des aventures du jeune magicien qui, après avoir traversé l’espace-temps, est devenu l’esclave du clan guerrier des Shinzawai. Peu à peu, tandis qu’il s’efforce de canaliser la magie qui couve en lui, il prend le nom de Millamber pour s’affirmer comme le sorcier le plus puissant de Kelevan, l’univers des envahisseurs. En même temps, sur Midkemia, Thomas a été intronisé roi des elfes après avoir rejoint ces derniers accompagnés des nains de Dolgan. Un deuxième opus qui se termine par le siège de la garnison de Crydee où se sont retranchés le prince Arutha et ses valeureux compagnons Roland, Fannon, l’Archer Martin, tandis que les intrigues politiques commencent à interférer avec la politique de conquête des Tsuranis. Le début d’un cycle à l’intrigue foisonnante et à la multiplicité des personnages qui ajoute au souffle de l’épopée le charisme des héros, et tout l’art du suspense de Raymond E. Feist qui a su épaissir son récit de toute une suite de mystères tenant le lecteur en haleine, sans sombrer dans la simplicité de l’ouvrage manichéen Une série qui a permis à son auteur de s’inscrire d’emblée auprès des grands créateurs d’univers qui, tels que David et Leigh Eddings, Robert Jordan, ou Tad Williams, qui ont su s’affranchir de l’univers de Tolkien pour construire de brillantes et volumineuses sagas.
En novembre 2007 les éditions Bragelonne ont repris cet ouvrage dans une prestigieuse édition Collector du 25° anniversaire tirée à 2500 exemplaires signés et numérotés. Présentant une couverture cartonnée au lettrage dorée recouverte par une jaquette signée Stéphane Collignon (différente de la première couverture), ce livre propose aussi toute une série d’illustrations intérieures en noir & blanc que nous devons à ce talentueux illustrateurs.
BUNCH Chris(topher) Renshaw (Usa)
Auteur américain né à Fresno, en Californie, en 1943 et mort en 2005 des suites d’une longue maladie. C’est un vétéran de la guerre du Vietnam où il a servi comme commandant de patrouille et correspondant de Stars and Stripes. Démobilisé, il a écrit pour le presse underground, pour des revues de motos et pour Rolling Stone. Dans le domaine de la Fantasy et de la SF il a publié de nombreuses séries comme Shadow warrior, Seer King, Last legion, Dragonmaster et Sten, puis Anteros (en collaboration avec Allan Cole)
◊ Corsaire (Roman) Aventures Fantasy
Bragelonne-Fantasy, 10/2007 — 362 p., 20 € — Corsair, Little Brown-Orbit, 4/2001 — Tr. : Frédéric Le Berre — Couv. : Tan Ciwei
Critiques : Bifrost 49 (Nicolas Kandisky) ; www.phenixweb.net (Freddy François)
→ Depuis des années l’existence du jeune Gareth Radnor n’a été motivé que par un seul but : venger la mort de sa famille sauvagement massacrée par les esclavagistes Linyatis qui razzient les côtes de Saros en toute impunité. Devenu commandant de la caraque La Loya, il a enfin l’occasion de parvenir à ses fins. A ses côtés, il a réuni un équipage exceptionnel alliant la force et le charme, comme le rusé Knoll N’b’ry, le colosse Thom Tehidy, le géant Labala adepte de la sorcellerie, et la superbe Cosyra. Avec eux, il passe outre à la trêve imposée par le roi, afin de traquer les Linyatis dans leurs ultimes retranchements. De batailles en batailles, d’abordages en abordages, l’aventure conduira ses corsaires hors du commun au-delà de la gloire et de la fortune, jusqu’à l’incroyable secret des Linyatis. Un roman haut en couleur, emporté par le souffle de l’aventure, qui allie la tradition épique de la Fantasy aux odeurs d’embruns salés des récits de pirateries et que nous devons à un ancien vétéran du Vietnam décédé en 2005 après avoir publié de ombreux romans dans le genre qui nous intéresse et travaillé au scénario de séries télévisées bien connues telles que Agences tous risques, L’incroyable Hulk ou Walker Texas Ranger.




BROOKS Terry (Usa)Pseudo de Terence Dean Brooks
Auteur américain né en 1944. Après avoir rencontré le succès avec la publication de sn premier roman, « L’épée de Shannara » en 1997, Terry Brokks s’est imposé comme l’un des héritiers de Tolkien, tout en revendiquant son intention d’écrire à la manière d’Alexandre Dumas
La licorne noire (Roman) Light Fantasy / Univers parallèlesBragelonne-Fantasy, 1/2008 — 316 p., 20 € — Ser. : Le royaume magique de Landover 2 — Magic Kingdom 2.The black unicorn, Ballantine-Del Rey, 10/1987 — Tr. : Frédérique Le Boucher — Couv. : Steve Stone→ L’ex-avocat Ben Holiday devenu le souverain légitime du royaume magique de Landover pourrait couler des jours paisibles auprès de sa compagne Salica si toute la cour n’était pas assaillie par des rêves étranges où apparaît une licorne noire. Or une ancienne légende raconte qu jadis les licornes ont été emprisonnées par un diabolique sorcier. Dans le pays qui a pour argument de vente « Tous les rêves deviendront réalité » Ben voudrait bien avoir été trompé sur la marchandise quand ceux-ci s’apparentent à des cauchemars. Pourtant il lui faudra bien se résoudre à rechercher se qui se cache derrière ces maudits songes. Et la découverte n’est guère réjouissante car le maléfique Meeks, l’ignoble mage qui s’oppose à lui depuis son arrivée dans ce monde, est derrière tout ça. Pire, il parvient à le faire prisonnier et à le transformer grâce à un sort de son invention. Dés lors Ben, que personne ne reconnaît plus, doit quitter le château. Ne désirant pas demeurer en reste il tente de rejoindre Salica partie de son côté à la recherche de la bride d’or qui seule permet de maîtriser la licorne noire. Bénéficiant de l’appui du mystérieux chat Dick, il tombe néanmoins entre les mains de la sorcière Nocturna, une autre de ses ennemis, qui propose au dragon Strabo revenu également dans la partie, de l’échanger contre la bride d’or viscéralement liée à la licorne noire qui représente une formidable source de magie car elle est un concentrée de toutes les licornes réunies. Finalement Ben devra à nouveau affronter Meeks, tout en apprenant que Dick est l’envoyée des fées, les amies des licornes, s’il veut conserver son royaume et Salica à ses côtés. Le second tome d’une série de light fantasy à ne pas confondre avec La licorne noire de Tanith Lee, ouvrage pour la jeunesse publié dans la Bibliothèque Verte des éditions Hachette.
Précédentes publications :
● 1.J’Ai Lu-Fantasy 4096, 1/1996 — 373 p., 6,40 € — Couv. : Rowena Morrill
● 2.J’Ai Lu-Fantasy 4096, 7/2000 — 373 p., 6,40 € — Couv. : Vincent Madras

dimanche 11 mai 2008

Robert E. HOWARD (Usa) 1906-1936
Cet auteur texan, qui s’est donné la mort prématurément après le décès de sa mère, est à l’origine de l’heroic fantasy proprement dite en ayant eu l’idée géniale de faire évoluer ses héros dans une proto-histoire située avant les récits racontés dans les manuels scolaires. Un âge mythique où la magie avait encore son mot à dire et où la meilleure façon d’y faire face était parfois d’utiliser ses muscles et ses facultés de combattants comme ce fut le cas du célébrissime « Conan ».
◊ Conan le cimmérien (Recueil) Heroic Fantasy
Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007 — 575 p., 35 € — Ser. : Conan l’intégrale 1 — The coming of Conan the cimmerian, Wandering Star Books Ltd, UK 2002 & Random House Pubklishing Group, Usa 2002 — Tr. : Patrice Louinet & François Truchaud — Couv. & ill. : Mark Schultz
Critiques : www.cafardcosmique.com (Muad’dib & K2R2) ; www.elbakin.net (interview de Patrice Louinet par Gillossen); www.lefantastique.net (Denis Labbé)
→ Pour ceux qui, comme moi, on eu l’immense bonheur de découvrir le Conan de Robert E. Howard à travers les trois premiers recueils publiés en France dans la collection Editions Spéciale de Jean-Claude Lattes, retrouver le brun héros cimmérien est toujours un plaisir renouvelé. Le plaisir est démultiplié quand l’ouvrage proposé est non seulement une réussite du côté du contenu, mais aussi de la présentation. Grand format toilé rouge au lettrage doré, avec une jaquette couleur dessinée par Mark Schultz, l’un des meilleurs illustrateurs du personnage de Howard, qui a également signé les nombreuses illustrations intérieures en noir et blanc ce livre est une petite merveille laissant augurer un avenir fastueux, puisqu’il s’agit du premier volume d’une édition collector. Quant au contenu… il est à la mesure de l’écrin proposé. Préfacé par Patrice Louinet, sûrement l’un des meilleurs connaisseurs français de notre héros barbare, il reprend des nouvelles couvrant les années 1932 et 1933 qui voient les premiers textes publiés dans la célèbre revue Weird Tales. Avec application, Patrice Louinet nous montre dans sa préface comment Howard s’inspira de sa nouvelle consacrée à Kull, une autre de ses créations héroïques, Par cette hache je règne, pour donner naissance à Le phénix de l’épée, premier texte mettant en scène le colosse cimmérien. On découvre ensuite qu’il lui fallut encore deux autres récits expérimentaux avant d’avoir une conception clairement établie de son personnage, de son environnement et du potentiel de la série. Cela déboucha sur La Tour de l’éléphant et La citadelle écarlate, des textes à la dimension épique qui s’inséraient désormais dans le vaste canevas de l’Age Hyborien ainsi créé. Outre la reprise de ces nouvelles, Patrice Louinet nous propose dans son chapitre placé sous le signe de la Cimmérie de redécouvrir d’autres remarquables joyaux tels que : Cimmérie, La fille du Géant du Gel, Le dieu dans le sarcophage, La reine de la côte noire, Le colosse noir, Chimère de fer dans la clarté lunaire, Xuthal la crépusculaire, Le bassin de l’homme noir, La maison aux trois bandits, La vallée des femmes perdues et Le diable d’airain. Outre que ces histoires bénéficies de nouvelles traductions ou de traductions mises à jour, la suite du livre se poursuit par de généreux Appendices où l’on découvrira : la version rejetée par Weird Tales du Phénix sur l’épée, un document sans titre listant des noms de pays, des notes dur les divers peuples de l’Age Hyborien, un descriptif de l’Age Hyborien lui-même, deux synopsis sans titre, puis ceux de La citadelle écarlate et du Colosse noir, deux histoires inachevées sans titre et une carte du monde hyborien. Enfin, ce volumineux ouvrage se conclut avec Une genèse de l’Age Hyborien par Patrice Louinet et un référentiel des sources des divers textes inclus dans le livre. En tout 571 pages où l’on constate comment avec une réelle économie de mots Robert Howard parvenait à créer une atmosphère saisissante, tout en campant des personnages charismatiques qu’il intégrait avec une facilité déconcertante dans des décors à la fois terriblement réels et diaboliquement étrangers. Car outre le héros en titre, les seconds rôles sont parfaitement réussis, contribuant sans cesse à mettre le premier en valeur. A titre de comparaison, seul des écrivains comme Clark Ashton Smith et H.P. Lovecraft, mais avec des styles beaucoup plus riches, furent capables de créer des récits aussi évocateurs destinés à marquer l’imagination des lecteurs d’une empreinte indélébile. Assurément c’est donc un véritable cadeau que nous font les éditions Bragelonne. Alors quoi demander d’autres, sinon : vivement la suite !
► Nouvelles
◊ Le bassin de l’homme noir (The pool of the black one, in Weird Tales, 10/1933) in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007 — Tr. : François Truchaud (révisée).
◊ Chimères de fer dans la clarté lunaire (Iron shadows in the moon, in Weird Tales 4/1934 sous le titre Shadows in the moonlight) in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007 — Tr. : François Truchaud (révisée).
◊ La citadelle écarlate (The scarlet citadel) in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007 — Tr. : Patrice Louinet.
◊ Le colosse noir : in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007 — Tr. : François Truchaud (révisée).
◊ Le diable d’airain (The devil in iron, in Weird Tales, 8/1934) in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007. — Tr. : Patrice Louinet
◊ Le dieu dans le sarcophage (The god in the bowl) in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007 — Tr. : Patrice Louinet.
◊ La fille du géant du gel (The frost-giant’s daughter) in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007 — Tr. : François Truchaud (révisée)
◊ La maison aux trois bandits (Rogues in the house, in Weird Tales, 1934) in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007 — Tr. : Patrice Louinet.
◊ Le Phénix sur l’épée (The Phenix on the sword, in Weird Tales, 12/1932) in Planète 24, 9/1965 — Ser. : Conan — Tr. : Jacques Bergier — ill. : Christian Broutin
Réédition : in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007 (2 versions dont la première rejetée par Weird Tales) — Tr. : Patrice Louinet.
◊ La reine de la Côte Noire (Queen of the Black Coast, in Weird Tales, 6/1933) in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007 — Tr. : François Truchaud (révisée)
◊ La tour de l’éléphant (The tower of the elephant, in Weird Tales, 3/1933) in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007 — Tr. : Patrice Louinet.
◊ La vallée des femmes perdues (The vale of lost women) in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007 — Tr. : François Truchaud (révisée).
◊ Xuthal le Crépusculaire (Xuthal ot the dusk, in Weird Tales, 9/1933 sous le titre The slithering shadow) in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007 — Tr. : François Truchaud (révisée)
► Poèmes
◊ Cimmérie (Cimmeria) in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007 — Tr. : Patrice Louinet.
► Articles de Robert E. Howard
« L’Age Hyborien » (The Hyborian Age, in The Hyborian Age, Lany Coop, 1938) in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007.
« Deux histoires inachevées sans titre » (Untitled fragment) in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007.
« Liste de noms de pays », in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007
« Notes sur divers peuples de l’Age Hyborien »(Notes on various people of the Hyborian Age) in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007
« Synopsis de La citadelle écarlate, du Colosse noir et d’un texte anonyme » (Untitled synopsis) in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007.
► Articles sur Robert E. Howard
« Introduction » par Patrice Louinet in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007.
« Une genèse de l’Age Hyborien » par Patrice Louinet in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007.

ABBOTT Tony (Usa)
◊ La Ville dans les nuages (Roman) Jeunesse / Univers parallèles
POCKET-Jeunesse 1296, 5/2007 — 109 p., 4,50 € — Ser. : Le Monde de Droon 4 — The secrets of Droon 4.City in the clouds, 1999 — Tr. : Nathalie Serval — Adapté par : Florence Budon — Couv. & ill.: Tim Jessell
→ Revenu dans le monde normal après sa troisième aventure dans l’univers de Droon, Max se retransforme en cafard (cf. L’île de la sorcière). Aussitôt, Max et Julie le ramènent dans l’univers enchanté afin de trouver le moyen de le ramener à son état normal. Prisonniers d’un dirigeable occupé par les Ninns du diaboliques Sparr, ils parviennent à s’échapper grâce à l’intervention des avions de la princesse Kya, pour aboutir dans la cité dans les nuages dont les sages, d’après Kya, seraient seuls en mesure de trouver une solution au cas du malheureux Max. Pour cela ils vont consulter les Gardiens, en vérité deux respectables dinosaures, qui leur donnent des énigmes à résoudre avant de les aider. Cependant, Sparr et ses Ninns, qui convoitent les diamants magiques des Gardiens est également dans la place. Dans les combats qui suivront les enfants de la Terre se verront transformés momentanément en Ninns, Max héritera d’un double, et Kya apprendra que sa mère occupe le corps d’un faucon, le tout entrecoupé d’affrontements avec un Sparr de plus en plus puissant à qui ils auront beaucoup de mal à échapper. La suite d’une série divertissante, qui laisse habilement toujours planer une petite dose de suspense pour alimenter l’attente jusqu’aux prochains tomes du cycle.
ABBOTT Tony (Usa)
◊ Un été sous la neige (Roman) Jeunesse / Univers parallèles
Pocket-Jeunesse, 7/2007 — 99 p., 4,20 € — Ser. : Le monde de Droon 5 — The great ice battle, Scholastic 1999 — Tr. : Nathalie Serval — Adaptation : Florence Budon — Couv. : Tim Jessel
→ Jamais en peine de tours diaboliques le sorcier Sparr a plongé la capitale du monde de Droon e pleine ère glaciaire. La tempête de neige a été si virulente que même Galen, le vieux magicien, est désormais gelé. Eric, Max et Julie doivent de nouveau franchir le portail interdimensionnel pour venir au secours de leurs amis à qui ils ne restent plus que quelques heures avant de succomber à ce froid sibérien et de se transformer en statues de glace.
ABBOTT Tony (Usa)
◊ Le Tapis magique (Roman) Jeunesse / Univers parallèles
Pocket-Jeunesse 1293, 5/2007 — 106 p., 4,50 € — Ser. : Le Monde de Droon 1 — The secrets of Droon 1. The hidden stairs and the magic carpet, Scholastic, 1999 — Tr. : Nathalie Serval — Adapté par : Florence Budon — Couv. & ill. : Tim Jessell
→ En explorant le cagibi qu’il a découvert dans la cave de sa maison accompagné par ses meilleurs amis, Max et Julie, le jeune Eric Hinkle découvre un escalier aux couleurs de l’arc-en-ciel qui les emmène dans le monde de Droon. Dés leur arrivée dans ce monde enchanté ils sont attaqués par une bande de Ninns de petits gnomes rouges montés sur des gorgols, de redoutables lézards volants, et ne doivent leur salut qu’à l’intervention de la princesse Kya, la fille de la reine Relna et du roi Zello. Ayant atteint sur son conseil la tour de Galen Longuebarbe, premier magicien du royaume de Droon, ils apprennent que le seigneur Sparr, puissant sorcier qui ambitionne de régner sur l’ensemble de Droon, puis sur le monde d’En-Haut, celui d’Eric et ses compagnons, a capturé la princesse qu’il détient dans sa forteresse de Plud afin de l’obliger à révéler l’emplacement de l’œil de l’Aube, l’une des Trois Puissances. Ces objets aux fabuleux pouvoirs magiques permettraient à Sparr de réaliser ses rêves de puissance et, en particulier l’œil, qui offre à celui qui le détient la domination des forces naturelles. N’écoutant que leur courage les trois enfants se lancent à son secours. Mais il leur faudra l’aide de Filerouge, le troll-araignée, et d’un tapis magique pour échapper au démoniaque Seigneur Sparr. Le premier volet d’une série qui entraîne les jeunes lecteurs dans une aventure pleine de magie et de rebondissements.
ABBOTT Tony (Usa)
◊ Le Palais du volcan (Roman) Jeunesse / Univers parallèles
Pocket-Jeunesse 1294, 5/2007 — 101 p., 4,50 € — Ser. : Le Monde de Droon 2 — The secrets of Droon 2. Journey to the Volcano palace, 1999 — Tr. : Nathalie Serval — Adapté par : Florence Budon — Couv. & ill.: Tim Jessell
→ De retour dans le monde de Droon Eric, Max et Julie se retrouvent en plein désert en compagnie de leur amie, la princesse Kya, du vieux magicien Galen Longue-Barbe et de son assistant Filerouge, le troll-araignée. L’enchanteur leur demande d’aller trouver le maléfique sorcier Sparr, qui a trouvé refuge dans son palais secret au cœur du royaume perdu de Kano, afin de lui reprendre l’œil de l’Aube, le bijou magique que ce dernier a volé à Kya et dont il pourrait faire un fort mauvais usage. Guidés par Khan, le roi des Mafflus violets, des créatures qui ressemblent à d’énormes coussins, les trois enfants se lancent aussitôt sur la piste du démoniaque personnage. Bientôt, après avoir résolu diverses énigmes, ils arrivent devant le palais construit dans la cuvette d’un volcan en activité. Là ils devront braver maints dangers afin de récupérer le fameux bijou, avec la rencontre de Demiter la sorcière changée en femme-serpent, mais aussi du maléfique Sparr dont ils découvriront le terrible secret, tandis que Kya apprendra que s amère est toujours vivante, mais ensorcelée. Le second tome d’une série pleine de rebondissements et de créatures fantastiques qui feront le bonheur des jeunes lecteurs.
ABBOTT Tony (Usa)
◊ L’Ile de la sorcière (Roman) Jeunesse / Univers parallèles
Pocket-Jeunesse 1295, 5/2007 — 104 p., 4,50 € — Ser. : Le Monde de Droon 23— The secrets of Droon 3.The mysterious island, 1999 — Tr. : Nathalie Serval — Adapté par : Florence Budon — Couv. & ill.: Tim Jessell
→ Pour ce troisième voyage dans le monde de Droon, Eric, Max et Julie atterrissent d’abord en pleine mer, avant d’être recueilli par le navire de la princesse Kya qu, après avoir récupéré l’œil de l’Aube (cf. La palais du volcan) l’emmène en lieur sur à Jaffaville, la capitale du royaume de son père. Mais avec l’aide de Démiter, la femme-serpent obligée de le servir, qui s’est transformé en monstre marin, le maléfique Sparr attaque la Brise de Jaffa qui fait naufrage. Les trois enfants se retrouvent avec Kya et Filerouge sur l’île de Démiter où Sparr retient désormais prisonnier le magicien Galen qu’il a capturé, sans avoir mis cependant la main sur l’œil de l’Aube, échoué également sur cette île. Tandis que Max est transformé en insecte par un sort malencontreux de Kya, le groupe d’aventuriers doit affronter les Ninns de Sparr, les redoutables Gorgols ailés de vieille connaissance, ais aussi toute une horde de cafards géants en essayant de délivrer Galen et de retrouver l’œil de l’Aube. Un bijou magique qui finira par échapper à ceux qui le convoitent avec l’intervention imprévue d’un Démiter bien décidée à s’affranchir du sort qui l’asservi.