mardi 29 juillet 2008

WILKINSON Carole (Gb)
Née en Angleterre en 1953, Carole Wilkinson vit en Australie depuis l’âge des ses 12 ans où elle a publié de nombreux livres pour la jeunesse, mais aussi des romans pour adultes, tout en écrivant pour la télévision et en rédigeant des ouvrages documentaires
Liu et le dragon pourpre (Roman) Jeunesse / Dragons
Bayard Jeunesse-Estampille, 1/2008 — 520 p., 13,90 € — Ser. : Liu 2 — Garden of the purple dragon, Black Dog Books Australia, 2005 — Tr. : Maïca Sanconie — Couv. : Claude Cachin — Crit. : www.actusf.com (Jean Rebillat)
→ Romancière anglaise vivant en Australie Carole Wilkinson nous propose dans ce roman de suivre la suite des aventures de la petite Liu déjà relatée dans Liu et le vieux dragon (même collection). Dans ce second récit Liu continue de protéger Kai, le dernier dragon impérial, que Danzi, le vieux dragon, lui a confié avant de s’enfuir. Mais l’animal, du fait de ses pouvoirs de longévité, est très convoité, notamment par Diao, le maléfique sorcier et par l’empereur Ming Yang en personne qui rêve de jeunesse éternelle. Ce dernier finit par faire arrêter Liu et son protégé. Emmenés au palais, le magicien Dong Fang Suo est chargé de découvrir les secrets des pouvoirs du dragonneau. Mais l’empereur perd vite patience et renvoie le vieil homme. Pressé d’arriver à ses fins il fait dés lors alliance avec le diabolique Diao. De quoi mettre la vie de Liu et de Kai en grand danger et de forcer la petite fille à jouer de toute sa ruse et son habilitée pour se tirer des pièges mortels où elle risque de tomber. A moins qu’une aide inattendue lui permette de se sortir de cette situation critique… La suite d’une histoire passionnante aux personnages complexes et attachants décalqués sur le background reconstitué d’une Chine antique décrite dans ses moindres détails, lieux, meurs, coutumes, divinités, et à travers une écriture aussi fluide que le souffle du vent dans les roseaux du Pays du Matin Calme.

mercredi 16 juillet 2008

De MARI Silvana (Italie)
Silvana de Mari est une psychotherapeute née en Ialie en 1953dans la province de Caserte, dont le premier livre publié, « Le dernier elfe » a rencontré un très grand succès dans le domaine de la Fantasy pour adolescents, lui valant très vite une renommée internationale et la traduction de ses ouvrages en plusieurs langues.
Le dernier orc (Roman) Heroic Fantasy
Albin Michel Jeunesse- Wiz, 3/2008 — 768 p., 19 € — Ser. : Le dernier elfe 2 — L’ultimo orco, Salani, 2005 — Tr. : Jacques Barberi — Couv. : Gianni De Conno — Crit. :
www.actusf.com (Nathalie Ruas)
→ Silvana de Mari, psychothérapeute vivant à Turin, avant déjà enchanté les lecteurs français avec son premier roman, Le dernier elfe, récompensé par le Prix Andersen en Italie et le Prix Merlin en France. Elle revient ici dans l’univers si particulier qu’elle a crée, rappelant les provinces batailleuses de l’Italie du Moyen Age. Tandis que Yorsch, le héros du Dernier elfe, sa compagne Robi, et ceux qui les ont accompagné s’efforcent de survivre sur un rivage jamais à l’abri du danger, l’auteur focalise notre attention sur un nouveau protagoniste, Rankstrail, un jeune braconnier de la cité de Varil. Poussé par la nécessité à s’engager comme mercenaire, il devient bientôt une brillant capitaine de la cavalerie de Daligar sous le surnom de l’Ours, un être quia voué sa vie à la traque des Orcs, ces créatures qui ravagent les frontières, prenant un grand plaisir à semer mort et désolation sur leur passage. Batailles après batailles il apprendra, non seulement l’art de la guerre, mais celui des mots qui permettent de galvaniser les soldats et de se donner le moyen de vaincre aussi sûrement qu’avec la meilleure des épées. Mais alors que la trajectoire de Rankstrail s’enfonce dans une sombre tragédie faite de fureur et de sang, il croise un jour la route de Yorsh le lumineux et découvre qu’il est en vérité issu de la race qu’il a juré d’exterminer. Dés lors le roman prend une toute autre tournure, passant du simple stade de récit d’aventure à une sorte de conte philosophique jamais ennuyeux où l’action alterne harmonieusement avec des dialogues d’une profonde authenticité. Assurément une grande réussite qui tranche avec les standards manichéens de nombreux romans de Fantasy en nous proposant au fil d’une intrigue jamais à bout de souffle des instants de profondes réflexions exprimés dans un style remarquable qui permet de ne jamais retarder la nécessaire progression de l’histoire.

lundi 14 juillet 2008

STILTON Téa (Italie)
Mystère à Paris (Roman) Jeunesse /Fantasy animalière
Albin Michel-Jeunesse 4, 3/2008 — 181 p., 11,90 € — Ser. : Téa Sisters 4
→ La veille d’un important défile de mode la collection d’une jeune styliste amie de Colette Stilton disparaît. Aussitôt les Téa Sisters en vacances à Paris se mettent sur la trace du voleur surdoué qui apparaît et disparaît aussi aisément qu’un fantôme. Mais comment attraper un être insaisissable ? Nos hardies investigatrices devront redoubler de ruse et d’efficacité pour résoudre cette nouvelle énigme.
STILTON Téa (Italie)
La cité secrète (Roman) Jeunesse / Fantasy animalière
Albin Michel-Jeunesse, 1/2008 — 187 p., 11,90 € — Ser. : Téa Sisters 3
→ Téa Silton est à la fois la sœur de Géronimo Stilton, le rédacteur en chef de l’Echo des Rongeurs, mais aussi l’envoyée spécial du journal. Avec ses cinq amies, les Téa Sisters, elle mène des investigations, parfois dangereuses, aux quatre coins de la planète. C’est l’une d’entre elle qu’elle nous raconte dans ce livre dans une aventure qui conduira les intrépides enquêtrices au cœur des montagnes du Pérou. Un voyage périlleux entre ponts suspendus, condors géants et pièges antiques, le tout pour retrouver piste conduisant à la cité secrète des Incas.
STILTON Geronimo (Italie)
Enigme aux jeux olympiques (Roman) Jeunesse / Fantasy animalière
Albin Michel-Jeunesse, 3/2008 — 211 p., 14,50 € — Ser. : Geronimo Stilton 40 — Tr. : Titi Plumederat
→ Dans ce nouvel épisode des romans retraçant ses aventures le rédacteur en chef de l’Echo des Rongeurs est envoyé par son grand-père aux jeux olympiques afin de commenter les compétitions. Arrivé sur place quelle n’est pas sa surprise lorsque, au fil des épreuves, il s’aperçoit qu’une seul équipe finit toujours vainqueurs et que les membres qui la composent se ressemblent étrangement. De quoi l’entraîner dans un enquête assourissante dont il a le secret. Un livre accompagné de 200 pages de documentation historique, des débuts à nos jours, pour tout savoir sur ce rendez-vous irremplaçable du sport mondial.
STILTON Geronimo (Italie)
Opération sauvetage (Roman) Jeunesse / Fantasy animalière
Albin Michel-Jeunesse, 3/2008 — 103 p., 6,50 € — Ser. : Geronimo Stilton 39 — Tr. : Titi Plumederat
→ Alors qu’il s’apprêtait à vivre une journée enfin tranquille à l’Echo des Rongeurs, le journal qu’il dirige, Geronimo Stilton voit débarquer son amie Pattie Spring qui le supplie de l’accompagner dans un voyage en mer. Bien entendu, il se laisse convaincre et le voyage annoncé, loin d’être une promenade romantique, se transforme en véritable opération de sauvetage pour une baleine blanche
STILTON Geronimo (Italie)
La vallée des squelettes géants (Roman) Jeunesse / Fantasy animalière
Albin Michel-Jeunesse, 1/2008 — 116 p., 6,50 € — Ser. : Geronimo Stilton 38 — Tr. : Titi Plumederat — Couv. : Claude Cernuschi
→ Quand ce n’est pas la fougueuse Pattie Spring qui vient perturber le quotidien de Geronimo Stilton, le rédacteur en chef de l’Echo des Rongeurs, c’est son cousin Traquenard qui s’en charge à sa place. Cette fois il tient dans sa patte une carte léguée par un arrière-arrière grand-oncle, Colorado Stilton. Et celle-ci indique l’emplacement d’un fabuleux trésor. De quoi envoyer Geronimo et l’instigateur du voyage dans un coin reculé de la Mongolie où ils ne seront pas au bout de leurs surprises.
STILTON Geronimo (Italie)
Au secours ! Pattie Spring débarque ! (Roman) Jeunesse / Fantasy animalière
Albin Michel-Jeunesse, 1/2008 — 111 p., 6,50 € — Ser. : Geronimo Stilton 37 — Tr. : Titi Plumederat — Couv. : Larry Keys
→ Quand on est en train de vaquer tranquillement à ses occupations et que la jeune et intrépide Pattie Spring fait brutalement irruption dans son bureau, on a légitimement de quoi s’inquiéter, même si on s’appelle Geronimo Stilton et que l’on dirige un journal renommé, l’Echo des Rongeurs. Une inquiétude fondée car, en moins de temps qu’il ne faut pour le dire notre célèbre rédacteur en chef se retrouve perdu dans le bush australien aux prises avec des dangers dont il ne soupçonnait même pas l’existence quelques heures auparavant.
GODWIN Valérie (Fr)
Agaric dans le monde de Tya (Roman) Jeunesse / Féerie
AK Editions- Roman de l’imaginaire, 2/2008 — Ser. : Les tribulations du petit peuple des mousses — Couv. : Godo
→ De monstrueux Alfs Noirs ont pu s’échapper du monde de la Féerie après avoir s’être libérés d’Iggdrasil. A présent ils déferlent sur l’univers des hommes. Une fillette, abandonnée par ses parents, doit subir les sévices d’une tante acariâtre et de ses terribles fils. Un Sylphe, descendant du Créateur du monde de Féerie, se voit condamné par le conseil des Elfes à franchir la Porte des Mondes afin de réparer la faute qu’il a commise. Des intrigues qui se télescopent, ainsi que la rencontre de la belle Tya avec un vilain Troll, dans ce roman pour la jeunesse qui emprunte toutes les thématiques de la Fantasy.
VAN MEERBEECK Guillaume (Belge)
Le grimoire du mage (Roman) High Fantasy
AK Editions-Roman de l’imaginaire, 3/2008 — 208 p., 9,50 € — Ser. : Dormäe 1 — Couv. : Godo
→ Depuis de nombreux siècles l’Age d’or permet aux diverses races qui peuplent le monde de Dormäe, Hommes, Gobelins, Trolls, Nains, Elfes, Firfurs et Garmïns, de vivrent en paix. Mais ces temps bénis sont désormais révolus. Deux gigantesques armées se sont levées prêtes à s’affronter dans une débauche de fureur et de trahisons. Loin des champs de batailles l’auteur nous invite à suivre le destin d’un jeune chasseur de la puissante race des Garmïns. Venu accompagner son oncle Garon au Pic des Nouveaux-nés pour assister à la naissance de l’enfant de ce dernier annoncée dans un mystérieux grimoire, il est subjugué par l’harmonie que dégage le lieu occupé pas cinq anges qui ont assisté à la naissance de l’enfant. Mais une mystérieuse créature s’empare du bébé auquel le jeune héros est lié par le sang. Accompagné de son oncle, il part à sa recherche, s’enfonçant dés lors dans un longue liste de périlleuses aventures qui le conduiront aux quatre coins de Dormäe. Pendant ce temps la cité des nains est confrontée à la pire menace de son histoire, tandis que le sort sera étroitement lié à l’histoire de deux elfes d’or, Jawïn et Filah venus au secours d’un mage aux mains coupés dont le grimoire porté par le premier à la ville des nains sera à l’origine d’autres tumultueuses péripéties. Un roman écrit par un auteur belge plein de promesse (auteur de 2 tomes de La prophétie des anges aux éditions Sekhmet en 2004 et 2005) s’intégrant de plein pied dans le domaine du merveilleux tout en explorant une intrigue digne des grands récits de fantasy épique, l’ensemble publié chez un éditeur spécialisé dans la mise en image des récits et légendes des peuples de féerie.
Sur Guillaume Van Meerbeeck
► « Guillaume Van Meerbeeck, une approche du rêveur aux étoiles. Interview » par Emmanuel Collot pour la parution de La prophétie des anges, sur le site http://www.sfmag.net/, 6/2OO4.
COLEMAN Loren L. (Usa)
La vengeance des cimmériens (Roman) Heroic Fantasy
Fleuve Noir-Age of Conan Hyborian adventures 2, 3/2008 — 349 p., 7,70 € — Ser. : La Légende de Kern 2 — Legends of Kern 2.Cimmerian rage, Ace, 7/2005 — Tr. : Geneviève Blatman — Couv. : Justin Sweet
→ La fin du premier volume s’était terminée par un terrible affrontement entre Kern Oeil-de-Loup, le défenseur autoproclamé de la Cimmérie et Grimnir l’Invincible, le guerrier venu du nord avec ses hordes de Vanirs. Au prix d’une féroce lutte Kern avait réussi à le mettre en fuite. Mais ce dernier, blessé dans son orgueil, s’était promis de revenir avec des troupes encore plus importantes pour terminer sa besogne, la mise à sac de la Cimmérie. Il savait cependant que, pour parvenir à ses fins, il devait se débarrasser de la menace que représentait dorénavant Kern, le guerrier à la chevelure de givre. Dés lors il envoie contre lui Logur, l’un des ses plus fidèles Ymirish, un géant nordique qui aura pour tache de le traquer sans cesse et sans répit. Kern, cependant, qui se remet peu à peu de ses blessures, a du mal, malgré l’aide de Ros-Crana, la valeureuse guerrière chef du village de Callaugh, à convaincre les clans cimmériens, plus habitués à lutter entre eux, de s’unir contre les hordes de Vanirs qui ne manqueraient pas de revenir. Déçus il mène seul sa guérilla d’embuscades et de coups de mains avec sa meute de fidèles comprenant Brig Grand-Brois, l’envoyé de Kral le nouveau chef du clan de Gaud, Wallach Barbe-Grise, le vétéran manchot, la fougueuse Desagrena, Ossian le chamailleur, Slaine Long-Nez, Garrett le Borgne, Hydalla, le père de Daol, compagnon des premiers jours de Kern avec Reave et Aodh, en tout une quinzaine d’hommes et de femmes déterminés à le suivre jusqu’à la mort. Mais lorsque on veut défier les redoutables Vanirs, il faut s’attendre à en payer le prix, comme Kern l’apprend en constatant le massacre des habitants de Gaud, son ancien village. Alors, comment espérer triompher quand les chefs de la Cimmérie restent toujours sourds à son appel ? C’est mal connaître Kern, prêt à tout pour chasser les Ymrish de son territoire et découvrir par là même le mystère entourant ses propres origines. La suite d’une série haute en couleur nous plongeant dans un âge hyboréen sur lequel plane toujours l’ombre glorieuse de Conan le barbare.
COLEMAN Loren L. (Usa)
Né en 1947à Norfolk, en Virginie Loren L. Coleman appartint d’abord à la Navy avant de travailler pour les celèbres maisons de jeux de rôles que sont FASA, TSR et Wizards of the Coast. Auteur prolifique, il excelle dans les séries, que ce soit de SF, comme Star Trek ou Battletech/Mechwarrior, ou de la Fantasy, Age of Conan, Magic the Gathering.
La fureur des loups (Roman) Heroic Fantasy
Fleuve Noir-Age of Conan Hyborian adventures 1, 3/2008 — 383 p., 7,70 € — Ser. : La Légende de Kern 1 — Legends of Kern 1.Blood of wolves, Ace, 6/2005 — Tr. : Gabrielle Brodhy — Couv. : Justin Sweet
→ A travers ce nouveau roman le public français fait la connaissance d’un nouveau héros qui s’inscrit directement dans le sillage du Conan de Robert E. Howard à qui l’auteur a d’ailleurs dédié ce livre. Vivant dans la sauvage Cimmérie à une époque où Conan lui-même est devenu roi d’Aquilonie Kern se démarque du farouche cimmérien par sa crinière blanche et ses yeux couleur d’ambre qui font planer sur lui l’ombre d’une origine nordique. Une différence qu’il a du mal à faire accepter même au sein de son propre clan du village de Gaud. Aussi, lorsque le chef Burok Tueur d’Ours meurt, Krall le chasseur qui le remplace profite du voyage consistant à ramener le corps du défunt dans les Champ des Chefs pour bannir Kern et l’abandonner en pleine forêt au cœur de l’hiver. Mais les Vanirs attaquent la colonne, tuant plusieurs hommes et emmenant avec eux Daol l’archer et Maev, la fille de Burok. Bien décidé à venger les morts et à libérer les prisonniers, Kern se lance sur leurs traces. Aodh et Garrett, au nom d’une vieille loyauté envers les Gaudes, Reave le colosse par amitié, s’étaient dés lors joins à lui. Ainsi débuta la légende de Kern-Œil-de-Loup, le paria aux cheveux de givre accompagné par l’ombre de Patte-de-Givre, le loup solitaire qui l’avait attaqué et qu’il avait vaincu. Kern le téméraire qui fera tout pour rallier à sa cause des guerriers décidés à se dresser contre le redoutable Gimnir et ses farouches Ymirish qui conduit ses hordes sans pitié à travers la Cimmérie, semant mort et désolation sur son passage. Mais, les hommes sont difficiles à convaincre, surtout quand celui qui veut les fédérer ressemble étrangement aux nordiques qui viennent les envahir. Pourtant, il faudra des épées et du courage pour affronter les terribles serpents de glace, les tigres à dents de sabre et un Grimnir rendu quasi immortel par les sortilèges de ses sorciers. Le premier volume d’une série qui fera le bonheur des fans de Thongor (Lin Carter), Kothar (Gardner F. Fox), Kane (Karld Edward Wagner), Druss (David Gemmell) et autres héros intemporels destinés à nous entraîner sur les chemins de l’aventure épique sans nous laisser le temps de souffler avalant les pages des fiévreuses péripéties où se mêlent étroitement combats, fureur et magie.

dimanche 13 juillet 2008

HOBB Robin (Usa)
Pseudo de Margareth Astrid Lindholm Ogden
Pseudo = Megan Lindholm
Le seigneur des trois règnes (Roman) High Fantasy
J’Ai Lu-Fantasy 8573, 1/2008 — Ser. : Les aventuriers de la mer 7 — The liveship traders 3. Ship of destiny, HarperCollins-Voyager, 3/2000 — Tr. : Véronique David-Marescot — Couv. : Vincent Madras
Précédentes publications :
Pygmalion-Fantasy, 11/2006 (298 p., 21,50 €/Couv. : Stephen Youll)
● France Loisirs-Fantasy, 8/2007 (388 p., 8,95 €/Couv.: Laverdet)
→ La traduction de la première partie du troisième volume américain. On y suit les aventures de la famille Vestrit où les femmes continuent de tenir un rôle primordial, puisque nous allons tour à tour nous intéresser au destin de Ronica, la matriarche, d’Althea, sa fille, et de Malta, sa petite fille. La première est prise dans la tourmente des événements qui se déchaînent sur Terrilville. Tandis que la navires chaldéens continuent de faire le blocus du port, la guerre civile menace l’équilibre de la cité, ruinant le commerce sur lequel elle bâti sa prospérité, livrant ses rues au pillage et embrasant ses bâtiments à la lueur des incendies. Encouragé par l’inquiétant Roed Caern, qui tient la Compagnie Sérille sous son emprise, les habitants de Terrilville sont prêts à désigner le nom des Vestrit comme instigateur de tout ce chaos, si bien que la Matriarche craignant pour sa vie est obligée de trouver refuge auprès d’une famille de pêcheurs. Pendant ce temps sa fille, Althea, aidée de Paragon, le navire jadis taxé de folie, traque toujours par-delà les mers la Vivacia, la vivenef familiale animée d’une vie propre grâce au bois sorcier dont elle est issue, qui est devenue le navire amiral de la flotte pirate de l’impitoyable Kennitt. Quant à Malta, le tremblement de terre qui a détruit la cité des Anciens sur les rives du fleuve du Désert des Pluies, l’a fait également disparaître. Son fiancé et son frère, partit à sa recherche, n’ont pas grand espoir de la retrouver, à moins qu’une aide inattendue leur apporte l’indispensable coup de pouce du destin. La continuation d’une série qui entretien toujours de multiples connivences avec celle de L’Assassin Royal, avec toujours autant de péripéties et de révélations, comme celle concernant la disparition des dragons et l’apparition des vivenefs. Une réédition salutaire pour ceux qui n’ont pas lu l’intégralité du cycle en grand format chez Pygmalion, l’éditeur qui poursuit la publication de la troisième série phare de Robin Hobb, Le soldat chamane.

HOBB Robin (Usa)
Pseudo de Astrid Lindholm Ogden
Pseudo = Megan Lindholm
Née en Californie en 1952, Megan Lindholm partit jeune vive avec sa famille en Alaska. C’est d’abord sous son véritable nom qu’elle commença à écrire ses premières séries de Fantasy telles que « Le peuple des rennes » ou « Les Venchanteuses » avant d’adopter le pseudonyme de Robin Hobb pour inscrire son nom en lettre d’or dans le paysage de la Fantasy mondiale avec les séries épiques de « L’assassin royal » et des « Aventuriers de la mer ».
La Déchirure (Roman) Aventures Fantasy
J'Ai Lu-Fantasy 8541, 1/2008 — 380 p., 7,60 € — Ser. : Le soldat chamane 1 — The soldier son trilogy 1. Shaman’s crossing, HarperCollins-Voyager, 7/2005 — Tr. : A. Mousnier-Lompré — Couv. : Vincent Madras
Précédentes publications :
Pygmalion-Fantasy, 10/2006 (358 p., 21,50 €/Couv. : Christophe Vacher)
● France Loisirs-Fantasy, 2/2008 (466 p., 8,95 €/Couv. : Laverdet)
→ Dans le nouvel univers imaginé par Robin Hobb (cf. les cycles de L’Assasin Royal et des Aventuriers de la mer chez le même éditeur) la Gernie a fini par perdre la longue guerre qui l’opposait à Canteterre. Résultat, elle s’est vue spoliée de ses territoires côtiers. Les accès à la mer ainsi fermés les soldats du nouveau roi Traven s’étaient retournés vers les Nomades des Plaines afin de récupérer, en faisant reculer leurs frontières terrestres, les provinces maritimes perdues. Longtemps la magie des Nomades avait résisté à toutes les tentatives de la Cavalla Royale, jusqu’à ce qu’ils s’aperçoivent que le fer rendait cette sorcellerie inopérante. Dés lors les mousquets avaient été chargés avec des balles métalliques et les nomades, saignés à blanc après la perte de leurs chamanes, furent obligés de signer un traité de paix largement en leur défaveur. Certains soldats s’étaient distingués dans cette guerre et, pour les récompenser, le roi Traven les avait anobli, formant ainsi une nouvelle aristocratie à qui il avait octroyé de nouvelles terres. C’était le cas du colonel Burvelle, qui avait reçu le domaine de Grandval. Son fils, Jamère, en tant que second né, était destiné à embrasser la carrière militaire et n’était, jusqu’ici, jamais sorti du domaine familial avant de se rendre à Coude-Frannier avec son père. Là, il se trouve mêlé à une altercation opposant l’éclaireur Hallorane à un soldat de la garnison dont le fils avait attaqué sa fille, une sang mêlé. Une première expérience traumatisante qui ne sera qu’un avant-goût de la terrible aventure qu’il va vivre lorsque son père, voulant parfaire son éducation militaire, le confie à l’un de ses anciens ennemis, Dewora le Kidona. Ce dernier, poursuivait une vengeance personnelle contre le peuple des Tachetés ou Ocellions, des non-humains vivant tapis dans de sombres forêts et pratiquant une ténébreuse magie qui avait jadis vaincu le peuple des Nomades des Plaines. Pour arriver à ses fins, il tenta d’utiliser Jamère, l’envoyant affronter l’énigmatique Femme-Arbre sur le Pont des Esprits dans une dangereuse expérience chamanique. Celle-ci cependant prend le dessus et l’oblige à plaquer sur le pragmatisme et la rigidité des valeurs régissant la société gerienne l’aspect magique de sa culture d’origine étroitement lié à la nature. Désormais, Jamère sera en perpétuel conflit avec lui-même, combattant sans cesse le double qui l’incline à prendre fait et cause pour les positions défendues par les Ocellions. Cependant, alors qu’il intègre la prestigieuse école de la Cavalla Royale à Tharès-la-Vieille dans le but de devenir officier, ces préoccupations intimes que seule sa cousine Epinie, dotée de pouvoirs médiumniques, est capable de déceler, passent a second plan face à l’hostilité et les brimades dont son victimes les fils de la nouvelle aristocratie pris en grippe par les enfants des anciens nobles de naissance et par le directeur de l’école en personne. Avec Spic, son meilleur ami sans fortune, mais toujours prêt à secourir un compagnon et Gord, le jeune homme corpulent qui n’a pas du tout l’allure d’un futur cavalier, ils devront faire front et éviter de répondre aux multiples provocations de leurs impitoyables camarades. Un premier volume d’exposition qui est en fait la traduction de la 1er partie du 1er tome d’origine où Robin Hobb s’attache tout autant à décrire le contexte socio-historique (monde cruel et inégalitaire en proie aux soubresauts de guerres perpétuelles, et aux égarements de la colonisation et du racisme) qu’à exposer le rapport des forces cohabitant dans une Gernie en proie aux doutes et à la discrimination, le tout sur fond d’expérience magique entretenue par une race aux mystérieux et perfides desseins. Assurément une nouvelle réussite de l’une des grandes dames de la Fantasy, venue prendre le relais d’illustres aînées telles que Ursula Le Guin, Marion Zimmer Bradley ou Anne MacCffrey.
GALLEGO GARCIA Laura (Espagne)
Né en 1977 en Espagne, Laura Gallego Garica a entamé des études à l’université de Valence afin de dedevenir professeur de littérature. Parallèlement, elle a publié son premier livre « Finis mundi », tout en s’inspirant de l’œuvre de Michael Ende (L’Histoire sans fin) ou des livres de Paulo Coelho. Se tournant vers la littérature jeunesse elle a alors enchaîné les publications, dont le cycle des « Chroniques de la Tour » qui mêle habilement fantastique et fantasy.
La vallée des loups (Roman) Jeunesse / Magie
J’Ai Lu-Baam, 1/2008 — 254 p., 13 € — Ser. : Chroniques de la Tour 1 — El valle de los lobos, Ediciones SM, Madrid 2001 — Tr. : Faustina Fiore — Couv. : Jean-Sébastien Rossbach — Crit. : www.khimaira-magazine.com (Christophe Sambre)
→ Depuis son tout jeune âge Dana sait qu’elle n’est pas un enfant comme les autres. Confrontée à l’hostilité des gamins de son âge est s’est tournée Vers Kai, ce beau garçon aux yeux bleus, cet ami imaginaire qui partage désormais son existence et que personne ne peut voir. Personne sauf cet étranger, l’homme à la tunique grise, qui est venu un jour la chercher. En vérité il s’agit d’un puissant magicien qui la conduit dans une Haute Ecole de Magie, secrète et élitiste, située dans une sinistre tour entourée d’une forêt impénétrable domaine de redoutables loups. Acquérant au fil des années les principes de la magie en tant que Kin-Shannay, un être capable de voir bien plus loin que les simples mortels, Dana se lie peu à peu d’amitié avec l’elfe Fenris, apprenti comme elle, mais depuis plus de temps, et la naine Maritta, sorte de femme à tout faire. Cependant, elle ne tarde pas à être hanté par les apparitions d’une femme fantomatique qui lui demande de la retrouver en suivant les traces d’une légendaire licorne. Piquée par la curiosité, Dana s’enfonce au péril de sa vie dans la sombre forêt où lui est apparue le légendaire animal. Cependant, en agissant ainsi elle ne sait pas encore qu’elle entre dans les plans diaboliques de Suren, le Maître de la Tour, qui convoite le trésor de la licorne pouvant lui conférer un incommensurable pouvoir. Afin de vaincre ce puissant sorcier Dana devra faire appel à Aonia, l’ancienne Maîtresse de la Tour, désormais prisonnière de l’Autre Côté, le lieu d’origine de Kai, son ami imaginaire. Le premier tome d’une série de fantasy pour adolescents qui nous vient d’Espagne, nouvelle contribution d’un auteur que l’on a pu déjà découvrir en France avec des titres comme La légende du roi errant (Joie de Lire, 2005) et Le collectionneur d’horloges extraordinaires (Seuil Jeunesse, 2005) et qui mêle avec bonheur dans ce cycle un certain fantastique teinte d’exotérisme à la Paulo Coelho aux ingrédients d’un récit de fantasy marqué par le sceau de la quête initiatique et l’empreinte des écoles de magie chères à Harry Potter et autres émules.

jeudi 10 juillet 2008


SILVERBERG Robert (Usa)
Pseudo = Ivar Jorgenson, Calvin M Knox, David Osborne, Robert Randall (avec Randall Garrett)
Né en 1935 et époux de l’écrivain Karen Habert, Robert Silverberg s’est d’abord cantonné dans la science-fiction où il a acquis ses lettres de noblesses avec des romans à la forte itensité dramatique tels que Le fils de l’homm, Shadrack dans la fournaise ou Les profondeurs de la Terre. Mais il s’est également illustré dans la Fantasy en créant notamment le cycle de Majipoor débuté par le fameux planet opera Le château de Lord Valentin.
Légendes de la Fantasy I (Recueil)
J'Ai Lu-Fantasy 8571, 1/2008 — 507p., 8.40 € — Legends II. New short novels by the masters of moderne Fantasy, HarperCollins-Voyager 2003 — Couv. : Marc Simonetti — Précédente publication : Pygmalion-Fantasy, 11/2005 — 428 p., 22 € — Couv.: Alexandre Rotsztein — Crit.: www.yozone.fr (Mopi)
→ Genre inépuisable et protéiforme la Fantasy a toujours été le moyen d’expression privilégié des raconteurs d’histoires. A l’aube de l’humanité les artistes des peintures rupestres devaient avoir en tête des images de dieux et de démons qui, tout au long des siècles jusqu’à notre époque, ont toujours titillé l’inspiration d’écrivains épris d’imaginaire tels que Lovecraft, Merritt, Tolkien, et bien d’autres… Beaucoup ont créé des univers personnels où ils ont promené pendant pas mal d’ouvrages des flots de lecteurs passionnés. Robert Silverberg, auteur de SF de renommée mondiale, s’est toujours passionné pour le genre comme il le précise dans sa courte introduction et comme il l’a montré dans des ouvrages tels que Le château de Lord Valentin et ses suites. Dans l’anthologie Légendes, publiée en 1999 aux éditions 84, puis repris en poche chez J’Ai Lu en 2001, il avait eu l’idée géniale d’inviter 11 auteurs a écrire des nouvelles inédites faisant partie des cycles de référence de leurs productions réciproques. L’ouvrage ayant remporté un énorme succès, il a décidé de récidiver, trouvant un écho enthousiaste chez des écrivains emballés à l’idée de retourner une seconde fois dans leur univers de référence. Six auteurs du premier opus participent de nouveau à l’aventure (Orson Scott Card, George R.R. Martin, Raymond E. Feist, Anne MacCaffrey, Tad Williams et Robert Silverberg) et cinq autres sont venus les rejoindre (Robin Hobb, Elizabeth Haydon, Diana Gabaldon, Neil Gaiman et Terry Brooks) dans un ouvrage qui, lors de sa traduction française, a été scindé en 2 tomes, dont voici le premier réédité par les éditions J’Ai Lu. Chaque texte est accompagné d’une courte préface, qui résume le cycle auquel il appartient, et le situe dans l’ordre chronologique des parutions. A son sommaire on trouvera donc :
L’épée lige de George R. R. Martin (The sworn sword/Ser. : Le Trône de Fer/Tr. : Jean Sola) raconte l’histoire du tout jeune chevalier Duncan le Grand (cf. Le chevalier errant in Légendes, anthologie de Robert Silverberg, paru aux Editions 84 en 1999 pour remonter aux origines de son adoubement) accompagné de son désormais écuyer l’œuf, fils d’un noble de haut lignage, chargé par Eustache Osgris, seigneur de Piedferme, d’une dangereuse ambassade auprès de la Veuve Rouge, maîtresse de Pierre-Froide, et dame à l’approche plutôt difficile.
Au-delà de l’interstice d’Anne McCaffrey (Beyond Beetwenn/Ser. : La ballade de Pern/Tr. : Simone Hilling) continue d’explorer le fascinant monde de Pern, troisième planète du système de Rukbat, où les colons terriens, confrontés à la terrible menace des « Fils », ces organismes dépourvus de conscience tombant du ciel épisodiquement en consumant toute matière organique sur leur passage, créèrent le redoutable tandem des Chevaliers-Dragons. Lorsque en 1543, lors du Sixième Passage des Fils, une terrible épidémie ravagea la planète, ces derniers furent chargés de transporter le vaccin conçu par les Guérisseurs dans tous les Forts du continent. Pour effectue ces livraisons, ils utilisèrent la capacité peu comprise des dragons de se téléporter n’importe où et n’importe quand à travers l’Interstice. Un voyage qui recelait bien sûr de nombreux périls.
Le plus heureux de tous les enfants décédés de Tad Williams (The happiest dead boy in the world/Ser. : Autremonde/Tr. : Jean-Pierre Pugi) se situe dans l’univers d’Autremonde, un univers parallèle au notre contenant une multitude de mondes virtuels imbriqués les uns dans les autres créé par La Confrérie du Graal, regroupant des individus amoraux les plus riches et les plus puissants de cette Terre d’un proche avenir. Mais de nombreux enfants se connectant à Autremonde plongent dans un profond coma. Sellars, un personnage mystérieux, réunit alors un groupe de hardis explorateurs chargés de s’enfoncer dans la virtualité pour y découvrir l’origine du mal qui affecte les enfants. Ces explorateurs devront combattre la Confrérie du Graal et son tueur à gages John Terreur, et ne devront leur survie qu’au sacrifice de Orlando Gardiner, un jeune invalide qui n’a vraiment l’expression d’exister que lorsqu’il vit de folles aventures sur le net. Mais, en Autremonde, même la mort peut n’être qu’une commencement…
Sur le Yazoo Queen de Orson Scott Card (The Yazzo Queen/Ser. : Alvin le Faiseur/Tr. : Cédric Perdereau) Les Chroniques d’Alvin le Faiseur sont une histoire alternative des Etats-Unis où la Guerre d’Indépendance n’a jamais eu lieue et où la magie est entrée dans les mœurs. Dans un territoire divisé ne provinces où français et espagnols ont conservé de solides bastions Orson Scott Card nous invite à suivre la trajectoire singulière d’Alvin, le septième fils d’un septième fils, destiné à devenir un Faiseur, c'est-à-dire un adepte privilégié de la magie, qui devra obligatoirement se heurter à un Défaiseur, son ennemi naturel. Confronté à la dureté de l’esclavage, Alvin suit dans cette nouvelle le cours du fleuve Hio à bord du Yazoo Queen, allant de rencontres en rencontres, dont celle d’un redoutable Tueur au couteau, et s’apprêtant à affronter la dangereuse bande des Mexicas.
Le monarque de la vallée de Neil Gaiman (The monarch of the Glen/Ser. : American Gods/Tr. : Michel Pagel) American Gods racontait l’histoire d’Ombre, un innocent qui ^perd sa femme à sa sortie de prison, et qui entre au service d’un certain Voyageur, sorte de réincarnation d’Odin, qui veut déclencher une guerre entre les dieux anciens et ceux qui occupent dorénavant l’esprit des hommes, tels que ceux de la Technologie, de la Télévision ou de l’Argent. Mort et ressuscité, Ombre quitte l’Amérique pour un voyage en Europe qui l’entraîne au Royaume Uni. Là sa présences réveillera de puissants animaux qu’il aurait mieux valu laisser endormi, ce qui entraînera son départ souhaité et l’amorce d’un retour inéluctable vers son pays d’origine.
Le messager de Raymond E. Feist(The messenger/Ser. : Les chroniques de Krondor/Tr. : Isabelle Pernot) Pug et Tomas sont les héros du cycle de La guerre de la Faille qui raconte l’invasion du Royaume des Isles, situé sur Midkémia, par les Tsurani, un peuple guerrier originaire de Kelewan, dans un autre univers. Les cycles suivants (La trilogie de l’Empire, La guerre des Serpents, L’héritage de la Guerre de la Faille, Les légendes de la Guerre de la Faille) continuent de faire évoluer toutes sortes de personnages dans ce cadre épique où la magie tient un rôle prépondérant. La nouvelle publiée dans ce recueil se situe durant les années intermédiaires de la Guerre de la Faille, au moment où le conflit s’enlise et met en scène de nouveaux personnages entraînés dans une intrigue toujours pleine de rebondissements.
Légendes de la Fantasy II (Recueil)
J'Ai Lu-Fantasy 8572, 1/2008 —506 p., 8,40 € — Legends II. New short novels by the masters of moderne Fantasy, HarperCollins-Voyager 2003 — Précédente publication: Pygmalion-Fantasy, 1/2006 — 428 p., 22 € — Couv. : Alexandre Rotsztein — Crit.: http://www.yozone.fr/ (Mopi)
→ Voici donc le second tome du volume original publié aux USA et découpé en deux parties dans la première traduction des éditions Pygmalion. On y retrouve des auteurs phares de la Fantasy contemporaine tout heureux de revisiter leurs univers de prédilection. Un plaisir assurément partagé par un lectorat avide de découvrir de nouvelles aventures se situant dans ces mondes imaginaires qui les sont tant fait rêver. On découvrira tour à tour au fil du sommaire :
Retour au pays de Robin Hobb (Homecoming/Tr. : Véronique David-Marescot) est un récit lié aux cycles entremêlés de l’Assassin Royal et des Aventuriers de la mer. Il raconte l’exil de la noble famille de Jathan de Rochecarre condamnée pour avoir osé conspirer contre le gouverneur Esclépius. Avec d’autres aristocrates en disgrâce, ils sont abandonnés dans une région sauvage et inexplorée où nous suivons leur lutte pour survivre racontée par Carillon Valjuine, la dame de Rochecarre, qui lèvera quelques pans du voile de mystères entourant le Désert de Pluie, la cité qu’il abrite et les étranges transformations liées à l’existence des dragons.
Sur le seuil d’Elizabeth Haydon (Threshold/Tr. : Lionel Davoust) fait référence à la trilogie de Rhapsody (2 volumes déjà paru chez Pygmalion) décrivant l’histoire d’un monde où les ères sont divisées en sept âges distincts, un univers où un arbre gigantesque se dresse à chacun des lieux où sont apparus pour la première fois les éléments primordiaux : air, feu, terre, eau et éther. La nouvelle nous entraîne sur l’île de Serendair, berceau de l’éther, quasiment anéantie par la chute d’une étoile enflammée. Averti à temps la plupart des habitants ont pu fuir vers d’autres contrées, sauf quelques irréductibles placés sous la protection d’un petit détachement de gardes que le roi leur a laissé afin de maintenir l’ordre et d’affronter l’éventualité d’un second cataclysme. C’est leur histoire que nous sommes invités à suivre…
Lord John et le succube de Diana Gabaldon, (Lord John and the succubus/Tr. : Simone Hilling) appartient au cycle du Chardon et du tartan, une série peuplée de centaines de personnages imaginaires et historiques, qui envoie Claire Beauchamp Randall, une jeune femme vivant dans les Highlands de l’immédiate après-guerre, brusquement transportée dans le passé tumultueux des clans écossais. A l’intérieur du cycle proprement dit se développe en parallèle une suite d’histoires mettant en scène Lord John Grey, un homosexuel habitué à garder les secrets, homme profondément habile et charismatique. La nouvelle présentée ici se situe dans le contexte historique de la guerre que la Grande-Bretagne et ses alliés, la Prusse et le Hanovre, mena entre 1756 et 1763 contre les forces combinées de l’Autriche, de la Saxe et de la France. Lord John, diplomate en poste, s’y trouve confronté à d’étranges phénomènes qu’il doit élucider, tout en tentant de contrôler son attirance pour un officier prussien.
Le livre des changements de Robert Silverberg (The Book of changes/Tr. : Jean-Pierre Pugi) nous ramène dans l’univers de Majipoor, la planète géante, présenté aux lecteurs par le mémorable Le château de Lod Valentin où l’on découvre l’originalité d’un système gouvernemental s’apparentant à une double monarchie composée d’un Pontife et d’un Coronal. L’histoire présentée ici relate un épisode antérieur à tout ce qui a été publié à ce jour sur le cycle… des événements ayant eu lieu plus de trois mille ans avant le règne de Prestimion et quatre mille ans avant la naissance de Valentin. Elle met en scène Furvain, un fils de Coronal s’adonnant à une existence insouciante placée sous le signe de la poésie, que la perte de l’inspiration pousse vers des péripéties bien plus mouvementées et vers une surprenante quête de grandeurs.
Invincible de Terry Brooks (Indomitable/Tr. : Rosalie Guillaume/Précédente publication : in Fantasy 2, revue des éd. Bragelonne, 1/2006) nous propulse dans le cycle tolkiennien de Shannara mettant aux prises un conseil des Druides s’opposant aux projets hégémoniques d’un démoniaque Roi-Sorcier. Cette nouvelle, située chronologiquement plusieurs années après la conclusion du troisième volume de la série, L’enchantement de Shannara, nous permet de retrouver Jair Ohmsford, l’un des représentant de la lignée elfique de Shannara qui doit surmonter sa méfiance envers la magie pour se lancer sur les traces du dernier vestige d’un artefact maléfique.

lundi 7 juillet 2008

EDDINGS David Carrol (Usa)
Cet auteur américain né en 1931 a publié un premier roman tourné vers l’aventure, High hunt, en 1973, avant de se tourner vers la fantasy et d’écrire avec la complicité de sa femme Leigh Eddings, l’un des cycles majeurs de la fantasy contemporaine qui regroupe les séries de « La Belgariade » et de « La Mallorée ».
La rose de saphir (Roman) High Fantasy
Plon-Fantasy, 6/1995 — 459p., 22,11 € — Ser. : Trilogie des diamants 3— Elenium 3.The sapphire rose, HarperCollins UK, 9/1991 — Tr. : E.C.L. Meistermann — Couv. : Keith Parkinson
→ Ce troisième volume du cycle de la Trilogie des diamants commence bien pour le chevalier Emouchet, puisqu’il a retrouvé le Bhelliom, la pierre magique renfermant les dieux trolls que convoite Azash, le dieu des Zémochs. Grâce à son pouvoir il a put redonner vie à la reine mourante Elhana, qui s’est aussitôt blottie dans ses bras. Mais Emouchet n’en a pas pour autant terminé avec sa quête car, pour protéger le Bhelliom il doit empêcher Annias, un prêtre dévoré d’ambition, de devenir le prélat suprême et ainsi d’ouvrir les portes du royaume aux redoutables Zémochs. Pour cela il reprend la route accompagné d’un novice, d’un jeune voleur, et de quatre cavaliers des ordres combattants, et placé sous la protection occulte d’Aphrael, la puissante déesse des Styriques. Cependant, contrecarrer les projets d’Annias ne suffit pas à assurer la paix dans le royaume, car il lui faut également combattre les troupes de Martel, le général allié à l’ecclésiastique, qui assiègent Emsat, la ville où se déroule l’élection d prélat suprême. Ils tiendront suffisamment de temps pour recevoir l’appuie des renforts conduits par Elhena en personne. Mais Emouchet devra encore affronter Azash, le dieu impur, dans son antre pour espérer éliminer d’une manière définitive la terrible menace qui pèse sur l’Elénie. La fin d’une trilogie où l’on retrouve tout le talent de metteur en scène d’intrigues du créateur des cycles de La Belgariade et de La Mallorée.
Réédition 1 : Pocket-Fantasy 5631, 4/1996 — 622 p., 7 € — Couv. : Siudmak (médaillon)
Réédition 2 : Pocket-Fantasy 5631, 3/2004 — 622 p., 7 € — Couv. : Siudmak (pleine page)
Réédition 3 : Pocket-Fantasy 5631, 10/2006 — 622 p., 7 € — Couv. : Marc Simonetti
Réédition 4 : France Loisirs-Fantasy, 10/2007 — 559 p., 8,95 € — Couv. : Didier Graffet
FOLLENN (Fr)
Pseudo de Vincent Boulanger

Ayant déjà œuvré pour des illustrations animalières chez Larousse, sur la conception de personnages et de décors pour des jeux vidéo, Vincent Boulanger s’est résolument tourné vers l’heroic fantasy, exprimant son talent de dissinateurs dans divers ouvrages publiéss chez les éditions Fleurus
Dessine les guerriers (Recueil) Heroic Fantasy
Fleurus-Fantasy Art 3, 4/2008 — 64p., 10 € — Couv. & ill. : Follenn
→ Comme pour les deux précédents volumes de la collection, Dessine les dragons et Dessine les fées, ce livre propose 13 modèles de personnages à dessiner étape par étape. Soldats en armure, orque rugissant, prince des elfes, seigneurs des ténèbres, chasseurs de dragons ou justicier aveugle sont au rendez-vous de ce livre remarquablement illustré en couleur par les dessins de Follenn. Passionné de science-fiction et de Fantasy, Vincent Boulanger, alias Follenn, nous a déjà offert dans cette collection Dessine les dragons ainsi que Heroic Fantasy, toujours chez Fleurus. Créateur des personnages de jeu vidéo et dessinateur de bandes dessinées, il nous propose deux grands chapitres. Tout d’abord « Matériel et conseils », qui présente Les Guerriers, Avant l’affrontement, La guerre, Après la bataille. Puis « Les modèles » explore les caractéristiques de guerriers hors du commun tels que le Chevalier bleu, l’Homme à la hache, le Diable rugissant et autres combattants sans pareils qui font les beaux jours des récits épiques. C’est ainsi qu’en suivant les traces d’un auteur passé maître dans l’art de la représentation des monstres, chaque lecteur peut créer son propre univers fantastique et ouvrir ainsi les portes à tous les fantasmes guerriers de son imaginaire.
LABARRE Amandine (Fr)
Passionée de littérature du merveilleux Amandine Labarre a déjà à son actif de nombreux ouvrages publiés seules ou en collaboration qui lui permettent d’exprimer tout son talent dans les domaines de la féerie et de l’univers médiéval-fantastique
Dessine les fées (Livre illustré) Féerie
Fleurus-Fantasy Art 2, 4/2008 — 64p., 10 € — Couv. & ill. : Amandine Labarre
→ Après le remarquable Dessine les dragons de Follenn publié en octobre 2007 la collection Fantasy Art continue d’explorer les domaines du merveilleux à travers la thématique des fées mise en valeur par les somptueux dessins d’Amandine Labarre. Illustratrice et auteur de plusieurs ouvrages traitant des créatures imaginaires et du monde féerique, cette dernière trouve dans le dessin des fées le moyen de combiner ses deux passions : la beauté de la nature et la magie du merveilleux. Dans un premier chapitre intitulé « Matériel et conseils », elle guide l’apprenti illustrateur dans l’élaboration de ses premières œuvres, parlant tour à tour de l’ABC de la couleur, du crayonné, des détails féeriques, de la garde-robe féerique, des fées des bois et des eaux, et des fées des airs et des fleurs, le tout à l’aide de texte méthodique accompagnés de modèles illustrés. Le second chapitre, « Les fées », comme son nom l’indique, nous présente le monde arc-en-ciel de ces fascinantes dames, partant de La fée du lierre pour conclure sur La fée du soir, en passant par L’elfe archer, La fée des champignons, La fée des papillons, La fée écureuil, etc… Guidé par cette artiste spécialiste de la féerie, le lecteur apprendra donc à dessiner, étape après étape, avec des outils simples (gouache, feutre, aquarelle), treize créatures plus gracieuses les unes que les autres qui sortent tout droit de l’univers des légendes, tout en prenant pour modèle la splendide couverture au vernis pailleté qui orne cet ouvrage. Pour en savoir plus sur l’auteur vous pourrez consulter l’interview de Jérôme Vincent sur le site www.actusf.com.

dimanche 6 juillet 2008

MARTIN George R(aymond) R(ichard) (Usa)
Né en septembre 1948 à Bayonne, dans le New Jersey, George R. R. Martin a publié sa première nouvelle en 1971. S’étant essayé a des genres aussi divers que la Fantasy, l’horreur et la science-fiction, il devint scénariste et producteur à Hollywood où il collabora a de nombreuses séries comme la célèbre « Twilight zone ». En 199O il commença à écrire son cycle épique du « Trône de Fer » destiné à devenir un classique de la Fantasy contemporaine.
Le chevalier errant – L’épée lige (Recueil) Aventures Fantasy
Pygmalion-Fantasy, 5/2008 — 270 p., 19,90 € — Ser. : Le trône de fer. Préludes — Couv. : Jean-Sébastien Rossbach — Sommaire :
Le chevalier errant (The hedge knigt. A tale of the Seven Kingdoms, in Legend, ed. Robert Silverberg, Tor 1998/Tr.: Paul Benita/Précédente publication: in Légendes, anthologie de Robert Silverberg, Editions 84, 4/1999 - Réédité J’Ai Lu-Fantasy 5599, 3/2001)
L’épée lige (The sworn sword, in Legends II, ed. Robert Silverberg, Voyager 2003/Tr. : Jean Sola/Précédente publication : in Légendes de la Fantasy I, anthologie de Robert Silverberg, Pygmalion, 1/2005 – Réédité J’Ai Lu-Fantasy 8571, 1/2008)
→ Les éditions Pygmalion nous proposent dans cet ouvrage deux novellas déjà publiés en France dans les anthologies de Robert Silverberg Légendes (ed. 84, 2001) et Légendes de la Fantasy I (Pygmalion, 2003). On y découvre l’origine de plusieurs lignées de Westeros à travers des récits se situant prés de cent ans avant les événements narrés dans le cycle du Trône de Fer. Le jeune Dunk en est le dénominateur commun. Dans le premier des deux textes, Le chevalier errant, nous faisons sa connaissance alors qu’il vient de perdre son messer, le chevalier errant Ser Arlan de Pennytree, dont il était l’écuyer. Après l’avoir enterré décemment il entre en possession de ses maigres biens, un haubert, une côte de maille, un demi heaume et d’une longue épée. De quoi lui donner l’idée de s’introniser chevalier à son tour sous le nom de Duncan le Grand afin de participer au tournoi de la ville de Sorbier en espérant en devenir le champion. Toutefois, parvenu sur place en compagnie de l’œuf, un jeune orphelin qu’il a recueilli dans les bas-fonds de Port-Réal et dont il a fait son écuyer, il s’aperçoit vite que se transformer en chevalier n’est pas aussi facile qu’il l’aurait cru. D’autant plus que, pour défendre l’honneur de Tenselle, une jeune saltimbanque qui ne le laisse pas indifférent, il provoque ni plus ni moins qu’Aerion, le petit-fils du roi. Le voilà donc obligé de se confronter au Jugement des Sept, c'est-à-dire de combattre les chevaliers de la Garde Royale. Et voilà que, pour couronner le tout, il découvre que l’œuf est en vérité issu d’un haut lignage, ce qui pourrait lui attirer de nouveaux ennuis dont il n’a guère besoin. Dans le second texte du recueil, L’épée lige, nous retrouvons Duncan le Grand accompagné de l’œuf qui est désormais son écuyer attitré. Ensemble ils pénètrent sur les terres de Froides-Douve placées sous l’autorité du vieux chevalier Ser Eustache Osgris, seigneur de Piedferme, et forcé de partager la compagnie de son homme lige, le présomptueux Bennis. Ce dernier, faisant preuve de sa maladresse habituelle, ne manque pas de mettre le feu aux poudres en blessant l’un des manants de Lady Tyssier, la Veuve Rouge, l’occupante du castel de Froide-Douve. Afin de payer le prix du sang et d’étouffer le conflit dans l’œuf, Ser Eustache envoie Duncan à Froide-Douve où ce dernier fait la connaissance d’une Veuve Rouge bien différente de celle dont il avait entendu parler. Deux textes qui servent de préludes au cycle du Trône de Fer et où l’on découvre déjà toute la maestria avec laquelle George R. R. Martin manie son intrigue, démontrant, si besoin était, qu’il possède également tout le savoir faire d’un nouvelliste.