dimanche 31 août 2008

VIAU Emmanuel (Fr)
Ecrivain français né en 1966. Passionné de fantastique et de science-fiction, ses auteurs préférés sont Jules Vernes et Tolkien. Rédacteur pour le magazine Je Bouquine, chez Bayard Presse, il anime également la collection Zazimut chez Fleurus, l’éditeur qui publie son cycle d’héroic fantasy pour adolescents « Tessa et Lomfor ». Mais il est également concepteur de jeux de rôles et de jeux vidéo.
L’océan du Golem (Roman) Jeunesse / Aventures Fantasy
Fleurus Jeunesse Aventures, 2/2008 — 149 p., 5,50 € — Ser. : Tessa et Lomfor 9 — Couv. : Stéphane Collignon
→ Dans cet ultime volume de la série Tessa et Lomfor Emmanuel Viau s’efforce de fournir aux lecteurs les réponses aux questions qu’ils s’étaient posés tout au long des huit autres titres du cycle, à savoir : Le gurt est-il encore vivant ? Lomfor réussira-t-il à vaincre Erzech’Ul ? Les voyageurs vont-ils trouver enfin une terre d’accueil où poser leurs pénates ? Au début de ce nouveau roman nous retrouvons la princesse Tessa, privée de ses parents après la chute du royaume d’Emeryn. Ayant abordé sur un continent inconnu avec un groupe de compagnons, dont Larania la magicienne, Ôk le sage dragon, Elmin le druide et Lomfor le puissant guerrier, elle est partie à la recherches d’un territoire où les exilés pourraient prendre racine. Une errance ponctués de multiples rencontres, dont celle des Baladins, ces enfants dotés de pouvoirs surnaturels, et de périlleuses aventures. A présent, alors qu’ils arpentent le désert, ils sont invités par la magicienne Larania à rejoindre la citadelle de Ghinzu, seul point de passage dans la formidable muraille magique sui s’étendait entre le désert et l’océan. Pour Tessa et les voyageurs pénétrer dans cette forteresse leur donnerait accès au grand océan sur lequel ils pourraient s’enfuir après avoir volé un bateau, quittant ainsi le continent maudit où ils avaient abordé. Seul le chevalier Brunhof hésite, alerté par un mauvais pressentiment. Et il n’a pas tors, car le sorcier Erzech’Ul, l’ennemi juré de Lomfor, a fait de cette citadelle l’un de ses bases de combats d’où partent ses armées Zûn qui achèvent de pacifier les régions du nord et de l’ouest et les nombreux navires qui portant la guerre vers d’autres contrées. Mais le pire dans cette affaire c’est que le démoniaque ensorceleur semble pour tendre son piège s’être servi d’une alliée fidèle en la personne de Larania. Quand on sait il contrôle le terrible Golem, ce monstre endormi sous les sables, on comprend dés lors que la situation de Tessa et de ses compagnons devient de plus en plus compromise. La fin d’une série d’héroic fantasy pour adolescents pleine d’invention aux personnages attachants qui neuf tomes durant nous ont entraînés dans une intrigue riche en multiples péripéties que nous devons à un passionné de jeu de stratégie, également directeur de la collection Z’azimut chez Fleurus qui adore visiter à travers sa plume des paysages situés dans les recoins de son imaginaire.
Les autres titres de la série
1.Le rivage des gobelins
2.Le lac des Sans-Ame
3.La forêt des ombres
4.Les falaises des géants
5.La cité des traîtres
6.Les marais du sorcier
7.La rivière des damnés
8.Le désert des trolls

vendredi 29 août 2008

FETJAINE Jean-Louis (Fr)
Né en 1956 et diplômé de philosophie et d’histoire médiévale, c ejournaliste a fait une entrée fracassante de le domaine de la fantasy avec sa « Trilogie des elfes » publiée à partir de 1998 aux éditions Belfond. Depuis, il n’a pas quitté le domaine du merveilleux où il a même créé un collection portant son nom éditant de remarquables ouvrages centrées sur les paysages et les peuples de la féerie.
Lliane (Roman) High Fantasy
Fleuve Noir-Hors collection, 5/2008 — 265 p., 19 € — Ser. : Les chroniques des elfes 1 — Couv. : Sandrine et Jean-Baptiste Rabouan
Critiques :
www.elbakin.net (Gillossen-Interview) ; Khimaira 15 (Christophe Sambre) : Lanfeust 110 (Dometoff, Gaspérini & Cie)
→ A une époque où les hommes avaient oublié les anciens dieux et vénéraient un être supplicié sur une croix frère Edern et ses ouailles s’aventurèrent dans la Forêt, le domaine séculaire du peuple de Dana. Les archers elfes les massacrèrent. Mais Maheolas, un jeune moine, échappa à la tuerie. Après une pénible errance dans ces bois Eliande, il est capturé par les elfes de Cill Dara et placé sous la garde du druide Gwydion. Dirigée par Arianwen, la reine des elfes, le conseil du peuple de Dana aurait décidé sa mort, si Gwydion ne s’y était pas opposé. En effet, en jetant les runes, il a découvert que le destin de Maheolas est étroitement lié à celui de Llane, la propre fille de la reine, et que de leur sort dépendra l’avenir du monde. Un monde où résonnent désormais les rumeurs de guerre. Et pour les elfes la principale menace ne représente plus désormais l’avancée des hommes guidés par leur nouvelle religion, mais plutôt d’énormes loups noirs qui attaquent leurs clans de chasse. Car ceux-ci sont guidés par les kobolds, les hommes-chiens, maîtres des grands loups de guerre. Ames noires des loups, ces derniers sont la voix de Celui-qui-ne-peut-être-nommé, et leur réapparition en grand nombre annonce le retour de cette créature de l’En-Dessous désireuse de plonger le monde dans d’insondables ténèbres. Bientôt des hordes de monstres, loups, kobolds, orcs et autres créatures démoniaques se répandent à travers les bois en une intarissable armée contre laquelle les humains sont impuissants. Le prince Pellehun les combat sans merci dans le bourg de Bassecombe envahi et ravagé. Tandis qu’il attend avec appréhension les renforts venus de Loth avec à sa tête son père le roi Kern, qui se dirige tout droit dans le piège tendu par les monstres, il envoie les derniers survivants de sa troupe dans les montagnes, afin de rejoindre Seuil-des-Roches, le village des barbares des Marches. Pendant ce temps les elfes d’Ellande, conduits par le roi Morvryn et la reine Arianwen, livrent une féroce bataille contre l’armée des Terres Noires. Mais Lliane disparaît au cours de l’affrontement, ainsi que le moine Maheolas, qui s’est échappé et qui, capturé par les orcs, a fini par s’agenouiller devant Celui-qui-ne-peut-être nommé. Le premier opus des Chroniques des elfes une nouvelle série de Jean-Louis Fetjaine qui revient sur les origines de la célèbres Trilogie des elfes naguère publié chez Belfond en trois volumes, puis reprise chez Pocket où elle vient de faire l’objet d’une réédition en un seul volume. Pour en savoir plus sur le livre il sera judicieux de consulter l’interview que l’auteur a donné à Gillossen sur le site www.elbakin.net.

jeudi 21 août 2008

WOODING Chris (Gb)
Chris Wooding est un auteur britannique né à Coalville, Leicester, en 1977. Après des études en littérature anglaise à l’université de Sheffield, il s’est très vite consacré à l’écriture, devenant l’une des valeurs sures de la jeune génération de la fantasy britannique. D’abord tourné vers la littérature pour adolescents avec la publication d’une dizaine de romans dont les très remarqués « Qui a tué Alizair Cray ? » et « Les disparus du royaume de Faërie », ce dernier en cours d’adaptation cinématographique aux Usa, il a également abordé le genre adulte avec la publication de la trilogie de « La croisée des chemins » paru en France au Fleuve Noir.
Les sœurs de l’Ordre Rouge (Roman) Aventures Fantasy
Fleuve Noir-Rendez-vous Ailleurs, 3/2008 — 467 p., 20 € — Ser. : La croisée des chemins 2 — The braided path 2.The skein of lament, Orion-Gollancz, 5/2004 — Tr. : Marianne Thirioux — Couv. : Guillaume Sorel
● Critiques : Le Monde des Livres du 24/04/2008 (Jacques Baudou-Deux bijoux de fantasy)
→ Avec ce livre Chris Wooding nous propose la suite des Tisserands de Saramyr, premier volet d’une trilogie de fantasy aux couleurs orientale racontant la quête d’une jeune femme aux pouvoirs étranges dans un monde où la magie est devenue un signe de marginalité et de terreur. Une crainte entretenue par les Tisserands, secte cruelle et mystérieuse qui règne désormais sur l’Empire. Dans le premier opus du cycle nous avons appris que le royaume de Saramyr s’était soulevé contre les Tisserands après que l’impératrice ait exigé l’accession au trône de sa fille, Lucia, une Abberant, c'est-à-dire un être détenteur de pouvoirs surnaturels innés. Lorsque début ce second tome, cinq ans se sont écoulés depuis le début du soulèvement et la résistance s’organise autour de Lucia et de ses compagnons, Kaiku, une redoutable guerrière qui a cependant du mal à accepter ses pouvoirs, et Mishani, qui excelle en matière de complots politiques. Regroupés dans l’enclave du Berccail ils se dressent contre les redoutables Tisserands mais, pour en venir à bout, ils auront besoin d’une aide extérieure qui se concrétise par la présence des Sœurs de l’Ordre Rouge, puissante et énigmatique congrégation qui semblent détenir de précieuses informations sur le Tissage, l’art magique des Tisserands. Ces dernières ayant décidé de sortir de l’ombre, la bataille va s’engager pour le royaume de Saramyr. Avec leur appui Lucia s’efforce de découvrir quels secrets se cachent derrière les masques maléfiques des Tisserands et quelle est la mission qu’ils poursuivent. Mais le conflit permettra également de se pencher sur le mystère entourant les étranges pierres qui confèrent leur pouvoir aux Aberrants. Le deuxième volet d’une série de fantasy originale écrite par une révélation de la nouvelle génération de la fantasy britannique que l’on a déjà eu l’occasion de découvrir en France avec ses romans pour adolescents (Qui a tué Alaizabel Cray ? et Les disparus du royaume de Faërie) publiés dans la collection Folio Junior de Gallimard.
Les autres titres de la série :
1.Les Tisserands de Saramyr
2.Les soeurs de l'Ordre Rouge
3.L'armée des masques

mercredi 20 août 2008

FOLLENN (Fr)
Pseudo de Vincent Boulanger

Ayant déjà œuvré pour des illustrations animalières chez Larousse, sur la conception de personnages et de décors pour des jeux vidéo, Vincent Boulanger s’est résolument tourné vers l’heroic fantasy, exprimant son talent de dissinateurs dans divers ouvrages publiéss chez les éditions Fleurus
Heroic Fantasy (Art graphique) Heroic Fantasy
Fleurus-Graff & Griff, 3/2008 — 200 p., 7,50 € — Couv. & ill. : Follenn

→ Un livre qui se présente comme un véritable court de dessin à domicile. On y trouve des modèles à colorier et à habiller au gré des envies en suivant des conseils de coloriages et de dessins qui permettent de ne pas créer de personnages uniques. L’ensemble se présente sous la forme d’un cahier à spirales dont chaque page propose des modèles à façonner en trois étapes. Premièrement : sélectionner le modèle que l’on souhaite colorier. Deuxièmement : le vêtir selon son désir et sa fantaisie, ou en s’aidant d’un modèle proposé en pas à pas. Troisièmement : rajouter des accessoires et les premiers détails, puis le colorier. Un papier spécial dessin autorise toutes les audaces à partir de différents modèles reproduits plusieurs fois et laisse le choix à l’apprentissage de diverses techniques : le feutre, le crayon de couleur, la gouache. En résumé un remarquable outil de travail pour tous les illustrateurs en herbe fasciné par les créatures de l’univers de la Fantasy.
HONAKER Michel (Fr)
Né en 1958 à Mont-de-Marsan, Michel Honaker est l’auteur de nombreux récits pour adultes et adolescents touchant la littérature de l’imaginaire. Ayant publié son premier roman (Planeta non grata) aux éditions Fleuve Noir en 1982, il fait ensuite partie de la jeune génération des années 80 chez ce même éditeur aux côtés d’écrivains tels que Michel Pagel, Pierre Pelot ou Serge Brussolo. Dans le domaine du Fantastique on lui doit notamment la série du « Commandeur » aux éditions Rageot. Plus récemment il s’est tournée vers la Fantasy mythologico historique avec les séries « Ulysse » et « Les survivants de Troie » chez Flammarion
Le prince sans couronne (Roman) Jeunesse / Mythologie greco-romaine
FlammarionJeunesse-Hors Collection, 1/2008 — 385 p., 13 € — Ser. : Les survivants de Troie 1
Critiques : www.sitartmag.com (Anne-Marie Mercier-Faivre)
→ Quand les dieux décidèrent d’abandonner Troie à son sort après neuf années de sièges ses habitants, trop confiants, tombèrent dans le piège imaginé par le rusé Ulysse. Ils détruisirent leurs remparts, jusque là imprenables, afin de faire entrer au cœur de leur cité un cheval de bois géant qui allait précipiter leur perte. La ville fut détruite et sa population massacrée. Cependant, certains troyens survécurent. Ce fut le cas du prince Enée qui engagé dans un long périple devant aboutir à la création de Rome sur les rivages du Latium, doit déjouer les traîtrise gangrenant ses troupes, affronter les harpies et bien d’autres dangers redoutables, tout en continuant d’encourager ses compagnons afin qu’ils ne perdent pas espoir. Délaissé par les dieux, uniquement préoccupés par leurs dissensions internes, il lui faudra utiliser toutes les ressources de sa riche personnalité pour triompher des nombreuses épreuves semées sur son chemin. Après nous avoir raconté l’Odyssée et l’histoire d’Ulysse en quatre volumes chez le même éditeur, Michel Honaker nous propose ici une réécriture plus moderne de l’Enéide de Virgile à travers le premier tome d’une série qui ne manque pas de combat, de violences, de ruse, mais aussi de séduction.
De MONTELLA Christian (Fr)
Né à Chamalières en 1957, Christian de Montella est agrégé de lettres. Après avoir exercé divers métiers, tels que moniteur de culture physique à comédien, il s’est lancé dans l’écriture, publiant aussi bien dans les catégories enfants et adultes. Il s’est fait connaître dans le domaine de la Fantasy avec son cycle du « Graal », nouvelle exploitation du légendaire arthurien.
La nef du lion (Roman) Jeunesse/Légendaire arthurien
Flammarion Jeunesse-Castor Poche, 3/2008 — 251 p., 6.20 € — Ser. : Graal 3— Couv. : Olivier Nadel
Précédentes publications :
● Flammarion-Hors Collection, 10/2004 (Couv. : Olivier Nadel)
● A vue d’œil-Escales, 3/2005 (Couv. : différente)
→ Dix années de guerre se sont écoulées depuis la mort du roi Arthur tombé avec la plupart des chevaliers de la Table Ronde sur le rivage de Carduel dans leur affrontement contre les troupes saxonnes et les chevaliers félons conduits par Mordret, l’enfant de Morgane et le neveu d’Arthur. Puis Lancelot et le jeune Galehot sont retournés à Camaalot pour s’occuper de la reine Guenièvre que la mort d’Arthur lui rend à tout jamais inaccessible. C’est alors que lui est confié le jeune Galahad, l’Elu, le Pur, le Prédestiné, celui qui doit accomplir la prophétie selon laquelle : « Celui qui trouvera le Graal fera régner Notre Seigneur mille ans sur le monde ». A cette fin Galahad part pour Cobernic, le château de Pellès, le roi Pêcheur, poursuivit par une malédiction le rendant éternel depuis qu’il avait osé toucher le Graal. Il y parviendra après avoir surmonté de nombreuses épreuves, parmi lesquelles une rencontre avec le Diable en personne, et la douleur d’assister à la mort de Perceval avant de s’embarquer sur la nef magique qui l’entraîne vers Cobernic. Là il retrouve sa mère Ellan, la fille du roi Pêcheur, qui lui apprend que Lancelot est son père. Un Lancelot qui a tenté de suivre sa trace et qui, rattrapé par l’âge et la douleur, sait désormais que les légendes commencent quand meurent les héros. Ainsi en est-il de cette fabuleuse quête du Graal qui se termine à Avalon, l’île où se retrouvent tous les champions morts de Logres, tandis que la coupe sacrée a repris sa place dans les cieux et qu’il s’avère que Merlin a interprété la prophétie à sa manière, laissant une Humanité pas si bien préparé au bonheur qui lui a été promis. La suite du cycle du Graal revu par la plume de Christian de Montella apportant à la légende un parfum de réalisme qui la rend encore plus attachante.
Les autres titres du cycle :
1.Le chevalier sans nom
2.La neige et le sang
3.La nef du lion
4.La revanche des ombres
FETJAINE Jean-Louis (Fr)
Né en 1956 et diplômé de philosophie et d’histoire médiévale, c ejournaliste a fait une entrée fracassante de le domaine de la fantasy avec sa « Trilogie des elfes » publiée à partir de 1998 aux éditions Belfond. Depuis, il n’a pas quitté le domaine du merveilleux où il a même créé un collection portant son nom éditant de remarquables ouvrages centrées sur les paysages et les peuples de la féerie.
Livres
La fée de Pâques et le lutin aux chocolats (Livre illustré) Jeunesse / Féerie
Jean-Louis Fetjaine éditions- Jeunesse, 3/2008 — 32 p., 10 € — Couv. & ill. : Sandrine Rabouan — Photographie : Jean-Baptiste Rabouan
→ Pendant le Carême, les œufs sont délaissés dans le poulailler. Dés lors, ils s’entassent sans que personne ne prête attention à eux. Jusqu’au jour où Pascoulette, l’une des petites fées du printemps, fasse la connaissance d’un étrange lutin capable de transformer tout ce qu’il touche en chocolat. Aussitôt Pascoulette lui propose d’utiliser son pouvoir sur les œufs abandonnés, et c’est ainsi que débute la tradition de Pâques et des œufs en chocolat destinés aux gourmands de toutes les générations. Un nouveau livre de Jean-Louis Fetjaine remarquablement mis en image par son duo de complices, Jean-Baptiste et Sandrine Rabouan.
PUARD Bertrand (Fr)
Né en novembre 1977 à Paris, Bertrand Puard est un passionnée de littérature policière classique lancé très jeune dans l’écriture de polars, mais également animateur de radio et directeur de collection. Après des publications remarquées dans le domaine du policier, il s’est récemment tourné vers le domaine de l’imaginaire et la littérature pour adolescents avec son cycle des « Compagnons du sablier »
Les momies de Cléopâtre (Roman) Jeunesse / Voyages dans le temps
Flammarion Jeunesse-Hors Collection, 1/2008 — 249 p., 13 € — Ser. : Les Compagnons du Sablier 1— Couv. : Stan & Vince
Critiques
: www.fantasy.fr (Anonyme-Interview) ; www.yozone.fr (Michael Espinosa)
→ Surfant sur le modèle de La patrouille du temps de Poul Anderson, mais pour adolescents, Bertrand Buard nous décrit dans le premier tome de cette série une Humanité transplanté d’une Terre surpeuplée et agonisante sur une nouvelle planète située à des années lumière de la Voie Lactée. Un monde où ils découvrent les Poussières du temps, de fines particules qui deviennent très vite la monnaie courante de cette nouvelle civilisation ayant appris désormais à domestiquer le temps. Gr^ce aux Mines du Temps le gouvernement tient la population sous sa poigne de fer, distribuant la précieuse matière avec parcimonie car, sans elle, il est dorénavant impossible de dépasser de 16 ans. C’est justement cet âge fatidique qu’a atteint la jeune Chloé. Mais, alors qu’elle est sur le point de mourir, elle est sauvée par le gouvernement qui lui demande en échange d’intégrer la Compagnie du Sablier. Il s’agit là d’un groupe de jeunes gens chargés de veiller sur le Métro du Temps, un métro asses semblable à son homologue parisien qui parcourt les entrailles de la capitale de la planète, mais qui, au lieu de desservir un point géographique donné, débouche sur des époques historiques, Bastille pour la révolution française, Pyramide pour l’époque des Pharaons, etc…Hors, toutes sortes d’individus tentent de s’infiltrer par ces brèches temporelles. La tache des Compagnons du Sablier est donc de contrecarrer leurs projets et de veiller sur l’Horloge Magique, qui semble fournir toute son énergie au système. La première mission de Chloé l’entraîne à la fois à l’époque romaine et dans l’antiquité égyptienne, car la reine Cléopâtre, qui a découvert la sortie du Métro du Temps à son époque, compte sur son armée de momies pour l’exploiter et empêcher la mort de César. Une première aventure qui permet à l’auteur de nous présenter de manière pédagogique deux époques charnières de notre histoire, tout en laissant planer un point d’interrogation sur les origines mystérieuses de Chloé et les liens étranges qu’elle entretient avec Jonas le Terrible, l’ennemi public n°1 du gouvernement, sorte de Robin des Bois du Métro du Temps. Un premier tome prometteur en attendant la sortie, verse septembre 20O8, du deuxième volet de la série intitulé Le treizième travail d’Hercule

mardi 19 août 2008

ALPAC Dan (Fr)Pseudonyme utilisé par trois auteurs jeunesse, Danielle Martinigol, Alain Grousset et Paco Porter
L’exil de la lumière (Recueil de romans) Jeunesse / Heroic Fantasy
Flammarion Jeunesse-Hors collection, 1/2008 — 427 p. 13 € — Ser. : Lumina, princesse guerrière 1 — Couv. : Vincent Madras — Sommaire :Le royaume maudit (Précédente publication : Castor Poche 753, 5/2000//Ser. : Lumina 1/Couv. & ill. : Isabelle Dethan)
L’épée de feu (Précédente publication : Castor Poche-Lumina 754, 5/2000/Ser. : Lumina 2/Couv. & ill. : Isabelle Dethan)
Le chevalier masqué (Précédente publication : Castor Poche 755, 5/2000/Ser : Lumina 3/Couv. & ill. : Isabelle Dethan)
Le désert ensorcelé (Précédente publication : Castor Poche 756, 9/2000/Ser. : Lumina 4/Couv. : Alexis Chabert/ill. : Isabelle Dethan)
Critiques : www.actusf.com (Jean Rebillat)
→ Les éditions Flammarion nous propose avec ce recueil la reprise des premiers romans de la série Lumina publiés préalablement dans leur collection Castor Poche sous la signature de Dan Alpac, le pseudonyme prit à l’époque par les trois co-auteurs qui signe aujourd’hui cet ouvrage. Le première tome du cycle, Le royaume maudit, nous présente la princesse Lumina qui, à l’âge de 15 ans apprend que son père, le roi Krilen, n’est pas mort dans un banal accident de chasse, mais qu’il a été assassiné. La reine des Nécromantes et Rankor, le demi-frère du roi sont responsables de ce forfait. Menacée, Lumina doit fuir le Royaume des Milles Collines. Son exil la conduit dans les Hautes Montagnes, le territoire de minuscules humains, les Mirmidons. Montée sur U’Rias, son fidèle trigrailé, elle trouve deux compagnons de route, Ninyo le métamorphe, qui veut trouver l’identité de son père et de sa mère, et Fodor, le Mirmidon, qui est à la recherche de sa fille Nour-Anne. Mais pour vaincre Rankor et les forces ténébreuses qui le soutiennent, Lumina doit à présent se munir d’une épée qui lui permettra de ramener la lumière sur le royaume des Milles Collines. Dans L’épée de feu, second volet du cycle, nous retrouvons la princesse en quête de l’épée royale, dont les pouvoirs magiques peuvent seuls lui permettre de reconquérir son royaume. Cette épée a disparu avec le roi Krilen, mais le forgeron Lozen connaît le secret de sa fabrication. Accompagnée de son nouvel ami Fodor ainsi que du Métamorphe Luimina quitte le pays des Mirmidons afin de gagner Forlange, la capitale des Météores où elle espère trouver le forgeron. Rankor le traître avide de pouvoir a cependant deviné son intention. Il retient Lozen prisonnier dans le château des Météores et l’attend de pied ferme afin de l’éliminer définitivement. Il faudra à Lumina beaucoup de ruse et un réel courage pour échapper aux machinations du sombre régent. Le chevalier masqué, troisième volet de la série, nous restitue une jeune princesse désormais armée de Guersande, l’épée de feu forgée par Lozen. Maintenant, elle peut aider le Métamorphe Niyo/Ninya a découvrir le secret de ses origines. Aussi elle choisit de partir avec lui à la recherche de Visman, un vieil ermite qui détient les réponses à ses interrogations. Ils se rendent ainsi à Forestone, pour la Fête des Masques, qui voit la réunion de tous les baladins. Là Lumina fera la connaissance d’un étrange chevalier masqué qui la défie lors du concours des Mascarades. Est-ce un ami déguisé ou un nouvel ennemi ? Toujours poursuivie par les soldats de Rankor, elle doit également affronter Maléfine, la Nécromante nantie des pouvoirs immenses d’Arcanie, la Mère-Sorcière, qui de sa sombre forteresse de Castelombre a juré sa perte. Enfin, Le désert ensorcelé, quatrième opus de ce recueil, continue de nous proposer un Lumina portée par son brûlant désir de venger la mort de son père le roi Krilen, assassiné par son demi-frère Rankor, qui a usurpé son trône du royaume des Mille Collines. Traquée par la mère-sorcière Arcanie et ses sinistres Nécromantes, Lumina dispose dorénavant autour d’elle d’un cercle privilégié d’amis, tels la licorne Ty Yu, le tigrailé U’Rias, Fodor le Maître d’armes des Mirmidons ou Ninyo/Ninya le Métamorphe. C’est pour aider ce dernier à découvrir le mystère entourant ses origines qu’elle l’accompagnera aux confins du Califat des Sables, à Darqa la Grande Oasis où se trouve Vismal, un vieil ermite qui en sait long sur la question. Une traversée du désert qui l’amènera à affronter de multiples dangers venus s’ajouter à la sombre présence des Nécromantes. Le premier volet d’une intégrale que nous devons à un trio d’auteurs, dont les deux premiers, Danielle Martinigol et Alain Grousset, ont l’habitude de signer ensemble des romans pour la jeunesse souvent axés sur la science-Fiction. Quant au troisième, Paco Porter, après avoir vendu sa libraire spécialisée en BD, polar et SF, il a été contaminé par le virus de l’écriture, et c’est bien entendu tourné vers les territoires de l’imaginaire.
Les autres titres de la série :
1.Le royaume maudit
2.L'épée de feu
3.Le chevalier masqué
4.Le désert ensorcelé
5.Le seigneur des gladiateurs
6.Les araignées d'Arcanie
7.L'alliance noire
8.Le jumeau des ombres
9.La forteresse des ténèbres
19.Le vol du tigre
11.Les guerriers de la foudre
12.La vengeance des deux soleils
BIDCHIREN Olivier (Fr)
Né le 29 avril 1964 à Tours, Olivier Bidchiren, poétosophe, nouvelliste, dramaturge, scénariste et critique littéraire, a &té longtemps rédacteur en chef de la revue Micronos au sein de laquelle il a pu exprimer ses goûts éclectiques pour la science-fiction, le fantastique et le surréalisme. Animateur d’atelier d’écriture, il a ensuite publié divers ouvrages chez plusieurs éditeurs (Nuit d’Avril, Agly, Sycomore, New Legend, Ed. des Ecrivains, continuant d’explorer dans son style délicatement ciselé toutes les facette du merveilleux en s’inspirant de grands auteurs tels que Gogol, Poe, Kafka, Buzzati et Borges.
Les miracles du temps (Recueil) Voyages dans le temps
Editions d’Eurydales, 2/2008 — 165 p., — Couv. : Martine Fassier
Sommaire : Le neuvième livre de Sappho – Le jardin des Hespérides – Les mois de la sécheresse – Le secret de l’égérie – L’authentique histoire des Incorruptibles – Le mystère de la Grande Muraille – La voie venue du ciel
Précédente publication : Editions New Legend, 2001 (sous le titre Les aventures du Chevalier Caravan et sans la nouvelle La voie venue du ciel)
→ Edward Drax Crafton, Lord et Chevalier de Caravan, est prisonnier du temps. Malgré lui, il est transporté dans différentes époques. Pour l’accompagner dans ce périple digne de l’épopée du Juif errant, son chevala ailé Anaximandre, sorte de Pégase des temps modernes, et l’épée magique Artémisia, digne descendante des Excalibur et autres Stormbringer. Un périple qui se déroule hors de toutes logiques et que l’auteur nous décrit en six nouvelles mêlant science-fiction, fantastique, histoire mythologie, amour et humour. Des pérégrinations qui l’amène à croiser la route de personnages célèbres tels que les dieux de l’Olympe (en vérité des extraterrestres), les dieux Aztèques, Nostradamus Lao Tseu, Eliot Ness, Cortès, Napoléon, Hitler, Einstein, Guillaume Tell, Jeanne d’Arc… et j’en passe, ainsi que pas mal d’êtres imaginaires. Présent à chaque grand tournant de l’Histoire, le chevalier Caravan devient le détonateur et le dénominateur commun de toutes les grandes découvertes de l’Humanité. Passionné d’une SF et d’un Fantastique proche du surréalisme qui entremêlent les influences de la peinture, de la musique, du cinéma, de la bande dessinée, de l’Histoire et des sciences traditionnelles, Olivier Bidchiren déjà auteur de plusieurs ouvrages (Méandre de la folie & Dans l’antre des esprits chez Nuit d’Avril, Erosphères au Sycomore uniquement disponible en édition numérique, Les sept vallée de la gloire aux Editions des Ecrivains, Images d’outre-monde chez l’Agly) nous propose ici un recueil plein de poésie et d’humour où s’entrechoquent merveilleux et baroque, ainsi que l’ombre de personnages tels que d’Artagnan et Don Quichotte. Un livre préalablement publié partiellement aux éditions New Legend en 2001 (La nouvelle La voie venu du ciel était absente et les textes repris ici ont tous été repris dans une version inédite) que nous présente Jacques Blondiau dans sa courte préface : « Olivier Bidchiren : le surréaliste fantastique » ou Olivier Bidchiren le « poétospohe » comme le précise avec justesse son nouvel éditeur.

dimanche 17 août 2008

MERJAGNAN Norbert (Fr)
Jeune auteur français qui a travaillé dix ans dans l’internet avant de publier son premier roman, « Les tours de Samarante », unanimement salué par la critique. Depuis, il a intégré l’équipe de l’éditeur La Volte
Les tours de Samarante (Roman)
Denoël Lunes d’Encre, 3/2008 — 304 p., 20 € — Couv. : Manchu
Critiques :
www.actusf.com (Eric Holstein-Abattre les murs + interview de l’auteur) ; www.cafardcosmique.com (Pat + interview de l’auteur) : www.noosfere.com (Bruno Para) ; www.parutions.com (Thierry Sarmant-Finalement, captivant) ; www.scifi-universe.com (Oman-Interview) ; www.yozone.fr (Hervé Thiellement)
→ De temps en temps un chroniqueur doit savoir se faire plaisir, je le fais ici avec ce roman que je fais entrer de force dans l’orbite de la Fantasy, alors que la thématique générale est plutôt SF, voire cyberpunk. Bon, mais il y a le prétexte des tatouages magiques de l’un des protagonistes, le titre profondément évocateur, et le décor postapocalyptique qui pourrait faire penser à des univers à la Moorcock ou à la Zelazny. Ce monde, parlons-en… Il s’agit d’une terre ravagée par d’anciennes guerres climatiques où la technologie est désormais capable de toutes les prouesses, ou toutes les perversions, au choix, comme greffer des cerveaux humains sur des machines ou doter planter et animaux de la parole. Nous y suivons les trajectoires convergentes de trois personnages servant de support à l’histoire. Les deux premiers vivent à Samarante, une ville tentaculaire subdivisés en quartiers fondamentalement différents, protégée par six immenses Tours qui abritent les Ordres régissant la vie de la cité, et entourée par l’aliéne, une étendue sauvage et inhospitalière peuplée de tribus nomades. Il y a d’abord la jolie Cinabre, une préfigurée, c'est-à-dire une femme créée adulte dans des cuves de laboratoires, qui part à la recherche de ses origines traquée par les tueurs de l’Endocène. Puis vient Triple, un orphelin des bas quartiers qui rêve d’escalader les Tours, et que les autorités ont transformé en centaine de caméras de surveillance. Le troisième protagoniste vient du dehors. Il s’agit d’Oshagan, un puissant guerrier en quête de vengeance qui se dirige vers la cité avec, dans ses sacoches, une arme climatique terrible héritage de l’ancien temps. Et tous trois convergent avec le reste de la population de ce monde à la peine vers le seuil, point de convergence prophétique des possibles, et annonce d’un nouvelle ère pou une humanité transformable et transformé. Un premier roman très dense, remodelé sous les conseils judicieux de Gilles Dumay, le directeur littéraire de la collection Lunes d’Encre chez Denoël, où se croisent de multiples influences, comme celle des Cités obscures de Schuitten, de la Samarkand orientale, de l’imaginaire de Philippe Druillet, let de a noirceur d’un Brom, mais qui fera également penser à des livres univers tels que le Dune de Herbert. Un livre qui, en tous cas, ne laisse pas indifférent, au regard des nombreuses critiques recueillies dans la presse et sur le net.

samedi 16 août 2008

SANSCHAGRIN Joceline (Québec)
Née le 2 septembre 1950 à Montréal, Joceline Sanschagrin est estune romancière et dramaturge québécoise. Après des études en littérature française et en communication, elle a été journaliste, recherchiste et chroniqueuse pour divers organes de presse québécois avant de se tourner vers la jeunesse à travers la fiction et la vulgarisation. Plusieurs de ces livres ont été traduits à travers le monde et nous lui devons, dans la catégorie du merveilleux, la série de « Wondeur »
La forêt des parfums (Roman) Féerie
La Courte Echelle-Jeunesse, 1/2008 — 96 p.8.95 $ canadiens — Ser. : Wondeur 2
→ Afin de se préparer pour la difficile épreuve du Long Val, Wondeur, la fille aux cheveux rouges, se rend dans la forêt des parfums où elle a rendez-vous avec la Gardienne des Ombres. Mais dés quelle pénètre dans les bois, elle s’aperçoit que quelque chose ne va pas. La forêt a été dévastée, de nombreux arbres ont été rasés. Pire, les plantes nécessaires à la fabrication des philtres, remèdes et posions ont été sauvagement arrachées. Comment les magiciens de la Terre pourront désormais préparer leurs potions ? Désormais c’est la magie toute entière qui est en péril, et Wondeur va s’efforcer d’intervenir à travers une histoire peuplée de créatures fascinantes comme les dragons, et où elle devra faire preuve d’un grand courage.
Autres titres de la série:
1. Le cercle des magiciens
VADE Yves (Fr)
Yves Vadé, né en juin 1933, est le fondateur du Centre de Recherche sur les modernités littéraires de l’UFR de lettres de l’université Michel de Montaigne, Bordeaux III, où il a longtemps enseigné avant de prendre sa retraite, et de la collection Modernités aux Presses Universitaires de Bordeaux. C’est un spécialiste reconnu de la littérature mythique, et du personnage de Merlin en particulier.
Pour un tombeau de Merlin, du barde celte à la poésie moderne (Essai) Légendaire arthurien
José Corti-Les Essais, 1/2008 — 304 p., 22 €
→ Que ce soit à travers la fantasy, qui met bien souvent à contribution le bestiaire légendaire, aussi bien dans le cinéma que dans la littérature, que par le biais des nombreuses études centrées sur les mythes et leurs corollaires, notre siècle semble vouloir regarder bien loin en arrière, du côté d’Orphée, de Mélusine, d’Oedipe, du Sphinx, de la Chimère, des Dragons, et de Merlin, bien sûr. Car ce fascinant enchanteur se prête à merveille, grâce à ses visages protéiformes, au décloisonnement et à la circulation des cultures, saine réaction contre l’hyperspécialisation ambiante. Pour illustrer ce propos Yves Vadé propose six études qui réalisent une synthèse de ce personnage hors du commun. Le chapitre I, Naissance d’un personnage, revient sur les traces du barde Myrddin celtique, plus tard mis en scène en prophète divin par les sources latines, puis redevenant un personnage ensauvagé dans le Vita Merlini de la tradition galloise, et se transformant en prophète du graal dans le cycle de la Table Ronde et l’imaginaire arthurien pour les textes français. Le chapitre II, Des hommes sauvages et des oiseaux, renvoie aux figures du Merlin sylvestre ou sauvage (Myrdin Gwyllt) des poèmes gallois, du Lailoken écossais ou du Suibhne irlandais, montrant un Merlin appartenant aux trois fonctions duméziliennes à travers sa nature de magicien, de guerrier et d’hommes des bois. Le Chapitre III, Merlin versus Orphée, démontre comment ces deux héros incarnent les deux voies prises par la poésie depuis la fin du romantisme au-delà de la transformation du rapport aux vers. Le chapitre IV, Du fantastique médiéval au merveilleux surréaliste, expose comment, face au Merlin d’essence fantastique, les frontières du monde merveilleux et du monde réel disparaissent. Le chapitre V, André Breton et l’ombre de Merlin, analyse l’intérêt tardif porté par l’écrivain à la culture celtique et explique pourquoi la poésie de Breton appartient à la lignée merlinesque. Enfin le Chapitre VI, Henri Michaux dans l’esplumeoir, démontre que, même si ce poète avait plutôt était tenté par le monde oriental plutôt que par la tradition celtique, il appartenait néanmoins à la lignée merlinesque par les affinités d’un moi instable avec les états non humains, l’ensauvagement, les métamorphoses et l’exploitation d’états seconds. Un ouvrage qui offre ainsi un intéressant recul par rapport à la figure de Merlin, et qui vient s’ajouter avec bonheur à la longue liste des livres consacrés à
BOTTET Béatrice (Fr)
Ancienne professeur de lettres qui désormais se consacre entièrement à l’écriture, Béatrice Bottet est une érudite passionnée d’esotérisme qui mélange avec bonheur dans ses romans pour adolescent l’humour et le fantastique. On lui doit notamment, dans le domaine qui nous intéresse, le cycle médiéviste du « Grimoire au rubis ».
La sarabande des spectres (Roman) Jeunesse /Esotérisme
Casterman-Hors Collection, 2/2008 — 374 p., 13 € — Ser. : Le grimoire au rubis cycle 2 III —Couv. : Muriel Lefebvre
→ Désormais le grimoire au rubis est bien a l’abri dans l’antre de maître Hamelin. Ce faisant, il laissa la place à un autre grimoire à la pierre noire, un grimoire diabolique qui déchaîne son influence maléfique sur la pauvre ville de Montgrèze. C’est à que Madeleine, depuis l’assassinat d’Aurélien, est venue passer l’été, cherchant à s’occuper auprès de sa sœur jumelle à l’herboristerie. Un lieu bien paisible soudain envahi par la vogue de la sarabande, une nouvelle danse qui déclenche l’hystérie parmi la population, tandis que des spectres se mettent à surgir le soir au coin des rues. Bien entendu, le grimoire pervers est sûrement derrière ces dangereux événements. Un grimoire va être pour Madeleine une nouvelle source de menaces et la promesse de nombreuses épreuves en perspective. Pour preuve, la mère d’Aurélien, qui cherche à tous prix à entrer en contact avec son spectre, même si, pour y parvenir, il faut sacrifier un nouveau né.
Autres titres de la série :
1.Val d’enfer
2.Les compagnons de la nuit
ERICKSON Steven (Canada)
Pseudo de Steve Rune Lundin
Né en octobre 1959 à Toronto, au Canada, Steven Erickson grandit à Winnipeg où il suivit des études d’archéologie et d’anthropologie. Profondément inspiré par la lecture de « L’Iliade », il se lança dans l’écriture en démarrant un cycle de fantasy « Le livre Malazéens des glorieux défunts » qui devrait comprendre dix tomes en tout et qu’il rédige en collaboration avec l’écrivain Ian Cameron Esslemont.
Les portes de la Maison des Morts (Roman) High Fantasy
Calmann-Lévy-Fantasy, 3/2008 — 394 p., 22 € — A tale of Malazan book of the fallen 2.Deadhouse gate, 2000 — Tr. : Minos Hubert — Couv. : Alain Brion
Critiques : Science-Fiction Magazine 58 (Emmanuel Collot)
→ Le continent des Sept Cités est tombé sous la domination de l’Empire malazéen (cf. le premier tome de la série, Les jardins de la lune, même éditeur). Mais, dans le désert de Raraku, la révolte gronde. Impulsée par la prêtresse Sha’ik et de ses fidèles, elle rencontre l’appui inattendu d’anciens Brûleurs de Ponts, les mercenaires délites faisant partie des principaux protagonistes du premier opus de la série. Avec eux, la prêtresse est bien décidée à combattre l’hégémonisme de l’impératrice Laseen. Et pour cela, elle compte déclencher le Tourbillon, la fameuse Guerre Sainte annoncée dans le Livre de Dryjhna. Une guerre qui répandra sur le monde malazéen un véritable maelström de sorcellerie et de folie guerrière entraînant un déchaînement de fureur et de sang qui pourrait bien changer les destinées du monde et accoucher de réelles légendes. Décentrant le zoom de sa caméra de conteur, Steven Erickson, comme il se plait à le préciser dans diverses interviews, continue de briser les stéréotypes des personnages qu’il a finement créé, offrant par là même aux lecteurs d’innombrables point de vue afin de démonter qu’il n’y a pas une seule façon d’envisager le monde, une seule philosophie ou une seule attitude qui va dominer l’histoire, la rendant de la sorte partiellement étriquée. Libérant ainsi ses personnages, il en fait de même avec les créatures mythologiques qu’il façonne directement dans la matière des légendes, leur accordant une dimension supérieure à travers un corpus de récits qui viennent habilement s’intégrer à la progression de l’intrigue générale. Une second volet donc, toujours aussi passionnant dont ont pourra encore mieux apprécier la lecture en lisant l’interview de son auteur (Steven Erickson et la fin des Malazéens) et de son complice dans cette création d’univers Ian Cameron Esslemont (Ian Cameron Esslemont et le monde malazéen) toutes deux traduites sur le site http://www.elbakin.net/.
Autres titres de la série :
1. Les jardins de la lune

vendredi 15 août 2008

WILLIAMS Tad (Usa)
Pseudo de : Robert Paul Williams
Né en 1957 aux USA, Tad Williams a exercé divers métiers avant de se consacrer à l’écriture. Chanteur dans un groupe, vendeur de Chaussure, manager dans une institution financière, dessinateur de manuels militaires, il a également travaillé pour le théâtre, la télévision et une important entreprise d’informatique. Vivant avec sa famille entre Londres et la Baie de San Francisco, il écrit régulièrement des scripts pour la télévision, tout en poursuivant ses séries de Fantasy telles que « Autremonde » et « L’arcane de l’épée ».
Théâtre d’ombre 1 (Roman) Aventures Fantasy
Calmann-Lévy-Fantasy, 2/2008 — 413 p., 20.90 € — Ser. : Les royaumes des Marches 3 — Shadowplay, Daw Books, 2007 — Tr. : Jean-Pierre Pugi — Couv. : Mathias Verhasselt
→ Le cycle es Royaumes des Marches est une série que Tad Williams avait débuté sur internet, puis qu’il a transformé en roman papier devant le succès rencontré sur la toile. Nous avons ici la première partie du second volume, scindé en deux dans l’édition française. Prés de dix après la fin de son cycle de High Fantasy de L’Arcane des épées, Tad Williams nous entraîne à nouveau dans un riche univers de son invention, les Royaumes des Marches. Un territoire qui, après une longue période de paix, est de nouveau en butte à l’agression des Qars, le peuple du crépuscule, conduit par la prêtresse guerrière Yasammez. Dans le précédent volume de la série, le chaos s’est déversé sur Château d’Ombre, la première forteresse érigée prés de la Ligne d’ombre. La famille Eddon, qui régnait sur les lieux, est désormais endeuillée. Le roi Olin est prisonnier dans une contrée lointaine, son héritier, Kendrick, est mort victime d’une noire magie. Le jeune prince Barrick, désormais héritier du trône, est hanté par d’étranges rêves, tandis que sa jumelle, la princesse Briony, lutte de toutes ses forces contre l’emprise des forces des ténèbres qu’elle voit croître de jour en jour. Forcée de s’enfuir seule elle va se lancer dans un hasardeux périple au sein de contrées ravagées par le peuple du crépuscule. Un trajet parsemé de surprenantes rencontres avec des alliés inattendus, mais aussi de mortels ennemis acharnés à sa perte. Le second volet d’un cycle ambitieux, tout autant centré sur la magie des ténébreux envahisseurs que sur les intrigues et complots minant les familles et les nations de ce monde.
Autres titres de la série :
1. Château d'ombre T.1
2. Château d'ombre T.2
TANAKA Yoshiki (Japon)
Né en octobre 1952, le japonais Yoshiki Tanaka est titulaire d’un doctorat de littérature japonaise à la prestigieuse université de Gakushuin. Il est l’auteur de trois grandes séries qui ont fait l’objet d’adaptation animées (Ginga Eiyuu Densetsu, Sohryuden et Les chroniques d’Aslân) qui lui on valu d’être considéré comme l’un des écrivains les plus populaires du Japon.
Les chroniques d’Arslan 1 (Roman) Heroic Fantasy
Calmann-Lévy-Fantasy, 3/2008 — 355 p., 17 € — Oto Enjô, Oji Futari Kadokawa Group Publishing CO. 1986 — Tr. : Jacques Lalloz & Rodolphe Massé — Couv. & ill. : Shinobu Tanno
Critiques : www.actusf.com (Marc Alotton)
→ Débuté en 1986 et pas encore achevé à ce jour, le cycle des Chroniques d’Arslan s’inscrit parmi les grandes fresques de l’héroic-fantasy japonaise, au même titre que Les chroniques de la guerre de Lodoss qui suivirent un peu plus tard. Son adaptation animée (1986-1990) lui valut un énorme succès et il est à noter que l’éditeur Black Bones vient d’offrir au public français une version sous-titrée de l’intégrale de la série en un coffret de 2 Dvd paru en juillet 2008. Les éditions Calmann-Lévy nous propose aujourd’hui le 1er tome de la version roman. L’histoire s’inspire d’une légende racontée par Naquib ul-Mamâlik, conteur à la cour du roi d’Iran au XIX° siècle. Elle décrit l’invasion d’un royaume d’origine Perse, la Parse, par des barbares occidentaux, les Lusitaniens poussés par la virulent de leurs prêtres fanatiques désirant répandre le culte de leur dieu unique, Yahldabôth. Aveuglé par son orgueil le roi Andragoras III a poussé sa cavalerie dans le piège magique tendu par les Lusitaniens dans la plaine d’Atropathènes. La trahison du général Kahllahn fait le reste. Bientôt la capitale Parse Ecbatâna, tombe aux mains de l’ennemi et Hilmes, l’homme au masque d’argent autrefois défiguré par Andragoras, peut désormais aspirer au trône d’un roi soumis à la torture. Cependant le fils de ce dernier, le prince Arslân, un garçon de quatorze ans, a réussi à s’enfuir, protégé par le jeune général Darîun et le stratège Narsus, deux hommes imprudemment déchus par Andragoras. Rejoints par poète Ghîb et d’autres compagnons, ils s’efforcent de rejoindre les armées de la frontière orientale restées fidèles à Andragoras. Mais derrière eux le général Kahllah et le tenace Hilmes mène la chasse, bien décidés à les éliminer, tandis qu’Innocentis, le roi lisutaniens manœuvre pour épouser l’ancienne reine Parse, Tahaminé, confiant le sorte de la guerre à son frère Ghisqâr, tandis que dans l’ombre une secte de magicien s’efforce de restituer le culte d’un dieu Parse sanguinaire. Le premier volet d’une série qui devrait plaire aux adolescents et dont l’écriture prend modèle sur les mangas à travers l’invincibilité parfois à la mesure des super héros de ses principaux protagonistes, et la débauche de sang qui accompagne les affrontements, le tout animé par une intrigue menée à tambours battants plus centrées sur les descriptions de batailles que sur les relations amoureuses ou la contemplation des paysages.

jeudi 14 août 2008

DAVIDTS Jean-Pierre (Québec)
Jean-Pierre Davidts est un conteur et romancier québécois qui est né à Liège, en Belgique, en 1950, et qui émigra au Québec en 1961. Ayant exercé pendant longtemps le métier de traducteur dans la fonction publique canadienne, il se tourna vers lécriture e tpublia un premier livre en 1995. Depuis, il a souvent récidivé, avec pas mal d’incursions dans le domaine de la jeunesse et celui de l’imaginaire
Nays (Roman) Légendes celtiques / /Univers parallèles
Michel Brûlé, 3/2008 — 448 p., 24,95$ canadiens — Ser. : Les sept larmes d’Obéron 1
→ Jadis Obéron, le plus grand magicien régnant sur le peuple féerique, sentit son royaume menacé de destruction. Pour le sauver il créa un miroir de pierre noire à travers lequel il fit passer ses sujets vers une autre dimension. Puis il brisa le miroir, faisant ainsi disparaître la magie de la Terre. Capturé par les forces du mal, son corps fut dépecé, puis brûlé et ses cendres dispersés au-delà des mers. Mais la légende prétend qu’avant de mourir il aurait versé sept larmes qui se cristallisèrent en autant de métaux différents, des larmes aux vertus magiques qui permettraient de voyager entre les dimensions. De nos jours ce mythe avait été oublié, jusqu’au jour où Judith et Brent, deux adolescents, ne se rendent sans le savoir sur l’îlot où était caché le cœur d’Obéron. Propulsés séparément au pays de Nyar et désormais dotés de pouvoirs magiques, ils tentent de se retrouver. Un dangereux périple qui leur permet de rencontrer d’étranges créatures, mais qui aussi les désignent comme exutoires aux noirs desseins qu’ourdissent le perfide Aloysius et monseigneur Da Hora. Le premier tome d’une série d’héroic fantasy québécoise mêlant la légende d’Obéron et la thématique des univers parallèles.
LOVEGROVE James (Gb)
Né en 1965 cet auteur anglais s’est très vite imposé comme une voix marquante dans la science-fiction prospective britannique. Son regard à la fois satirique, inventif et critique s’inscrit parfaitement dans la tradition des grands écrivains tels que George Orwell et Aldous Huxley. Depuis la parution de « Days », pamphlet acerbe sur les méfaits du consumérisme, il a su toucher le grand public et il s’impose désormais sur la scène internationale, notamment en France par le biais des éditions Bragelonne.
Royaume désuni (Roman) Postcatalysme
Bragelonne-Fantasy, 2/2008 — 473 p., 20 € —Untied Kingdom, Orion-Gollancz, 4/2003 — Tr. : Nenad Savic — Couv. : FBDO
→ Déjà auteur de Days chez le même éditeur, critique acerbe du monde du consumérisme racontant les aventures d’un looser dans un grand magasin transformé en véritable champ de bataille James Lovegrove revient avec une uchronie dépeignant une Angleterre en ruine mise au ban des nations dans laquelle survivent de minuscules communautés se rattachant fiévreusement aux traditions ancestrales et aux mythes qui structurent leur identité. Alors que la Communauté Internationale a bombardé les villes britanniques dont les habitants s’étaient révoltés contre les choix déraisonnables de leur gouvernement désormais en exil aux Caraïbes, nous suivons les trajectoires à la fois entrecroisées et divergentes d’un couple, l’instituteur de la petite communauté de Dowbourne Fen Morris et sa femme Moira. Bien que sans eau et sans électricité, les gens du coin tente d’oublier le traumatisme des bombardements à travers de petites fêtes où ils se défoulent complètement. Mais ils doivent aussi faire face aux raids des gangs venus de Londres désormais découpés en plusieurs quartiers sur lesquels règnent les bandes organisées de Frénétiks, des Razorboys, et des Bulldogs anglais toujours en quête de nouveaux territoires et de femmes pour augmenter leur cheptel de chair fraîche. Justement ces derniers ont enlevé Moira et Fen part pour Londres afin de la récupérer. Un périlleux voyage émaillé de rencontres improbables avec des points de passage obligés, comme les vestiges de l’autoroute M25 où se terrent dans les carcasses des véhicules abandonnées au cours de l’exode qui a suivi les bombardements toute une population de déshérités. A travers le cheminement de Fen et Moira James Lovegrove nous invite à une sorte de quête initiatique dans ce pays en lambeaux à la recherche de sa dignité perdu. Une sorte de roman postcataclysmique pétri d’émotion et brisant le carcan de nos certitudes qui a fait écrire à certains critiques que Lovegrove était au XXI° siècle ce que Ballard fut pour le XX°.


JOYCE Graham (Gb)
Né en 1954 prés de Coventry, en Grande Bretagne, Graham Joyce a étudié et enseigné la littérature anglo-saxonne avant de se lancer dans l’écriture sur une île grecque où il rédigea son premier roman, « L’enfer du rêve » (Pocket Terreur) publié en 1991. Depuis son fantastique subtil tout en atmosphère et en demi-teinte, n’hésitant pas à plonger ses racines dans un merveilleux inquiétant, a conquis le public britannique et international, faisant de lui l’un des meilleurs écrivains du genre de sa génération.
La fée des dents (Roman) Dark Fantasy
Bragelonne-Fantasy, 3/2008 — 354 p., 20 € — The tooth fairy, Signet UK, 9/1996 — Tr. : Michel Pagel — Couv. : FBDO
Critiques : www.lefantastique.net (Denis Labbé-Graham Joyce. Aux limites de l’enchantement. Interview)
Précédente publication : Pocket-Terreur 9194, 12/1998 (sous le titre L’intercepteur de cauchemars)
→ Le jeune Sam Southall aurait pu avoir une enfance de jeune bambin britannique tranquille si, une nuit, dans sa chambre, il n’avait pas surpris la fée des dents. Un simple conte pour enfant me direz-vous… mais la Quenotte avec qui il a discuté n’a rien de la gracieuse représentante du monde de la féerie que l’on pourrait imaginer. Perverse, dangereuse à souhait elle va désormais poursuivre Sam, ses deux copains Terry et Clive, et la jeune Alice dont ils sont tous les trois amoureux, durant toute leur adolescence marquée par des drames affreux auxquels elle ne semble pas étrangère. Véritable récit initiatique distillant à la fois suspense, terreur et humour, ce roman atteint le but qu’il s’est fixé, maintenir le lecteur en haleine, grâce au génie de Joyce qui laisse le choix au lecteur de trancher entre la démence schizophrène de Sam et l’émergence du surnaturel dans la réalité. Car la dite Quenotte existe-t-elle vraiment ? Ou bien est-elle l’invention jaillie de l’esprit fiévreux d’un adolescent aux prises avec cette période charnière envahie de doutes et de complexité qui le conduit lentement vers l’âge adulte ? Difficile de se faire une idée en suivant les trajectoire de ces quatre personnages jusqu’au plus profond de leur intimité rythmée par des pulsions sexuelles omniprésentes. Un livre donc très dérangeant, mais diablement séducteur, prix British Fantasy 1997 et en cours d’adaptation au cinéma, qui s’inscrit dans la lignée des grands auteurs tels que Stephen King et Ray Bradbury, confirmant le rang de Graham Joyce comme l’un des meilleurs écrivains britanniques contemporains.

mercredi 13 août 2008

GREEN Simon R(ichard) (Usa)
Auteur anglais né en 1955 à Bradford-on-Avon. Ecrivain prolifique, il excelle dans des genres aussi divers que la Fantasy, le Space-Opera ou le Fantastique, sachant toujours mêler un teinte d’humour à ses histoires où l’épique se conjugue avec l’aventure.
Les gardes de Haven (Recueil) Fantasy Détective
Bragelonne-Fantasy, 2/2008 — 597 p., 25 € — Ser. : Hawk & Fisher Intégrale 2 — Tr. : Cédric Perdereau — Couv. : Marc Simonetti —
Sommaire :
Le loup dans la bergerie (Wolf in the food, Ace 8/1991/Ser. : Hawk & Fisher 4/Tr. : Cédric Perdereau/Couv. : Michael Welpy/Précédente publication : Bragelonne-Fantasy, 6/2005)
Les neiges du déshonneur (Guard against dishonor, Ace, 12/1991/Ser. : Hawk & Fisher 5/Tr. : Cédric Perdureau/Couv. : Michael Welpy/Précédente publication : Bragelonne-Fantasy, 11/2005)
Les squelettes de Haven (The bone of Heaven, Ace, 3/1992 Ace, 12/1991/Ser. : Hawk & Fisher 6/Tr. : Cédric Perdereau/Couv. : Michael Welpy/Précédente publication : Bragelonne-Fantasy, 4/2006)
→ Le deuxième tome d’une Intégrale qui réunit les trois derniers volumes de la série Haw & Fisher mettant en scène le plus célèbre couple de garde de la sombre et dangereuse cité de Haven. Dans Le loup dans la bergerie, quatrième tome de la série, Simon R. Green nous invite à suivre une nouvelle aventure du couple de capitaines de la garde de la cité de Haven, les redoutables Hawk et Fisher. Après avoir rétabli l’ordre dans la Rue des Dieux, une repaire de mécréants en tous genres, ils sont lancés sur les traces d’un espion de haut vol qui, après avoir tué le sorcier qui lui avait procuré une identité d’emprunt, s’est réfugié dans la tour MacNeil, une demeure ancestrale située hors de la ville propriété d’une honorable famille aristocratique. Or celle-ci est en deuil car la jeune Jamie MacNeil a convié tous ses parents à l’ouverture du testament faisant suite à la mort de son père. Un événement qui entraîne l’isolement de la tour durant vingt-quatre heures grâce à un sort approprié. Se faisant passer pour des lointains cousins avec l’aval de leurs supérieurs, qui se gardent bien de les couvrir en cas d’échec, Hawk et Fisher pénètrent dans la demeure. Très vite ils y sont confrontés à une série de meurtres autant horribles qu’inexplicables. Menant leur enquête ils ne tardent pas à découvrir que ces événements sont liés au terrible secret de la famille MacNeil, le tout dans une ambiance de film à la Hammer, de huis clos sanglant et d’énigme à la Agatha Christie avec, en prime, un clin d’oeil du côté de la malédiction du loup-garou. Bref, un bon moment de détente qui mériterait, comme les autres romans de la série, une judicieuse adaptation cinématographique dont l’auteur, travaillant à l’occasion pour un sitcom diffusée à la télévision britannique, aurait bien pu s charger. Le cinquième titre, Les neiges du déshonneur, nous ramène dans une Haven où la guerre au crime reste éternelle. Dans cet océan de perversion qui grouille de lanceurs de sorts, de voleurs et de monstres en tous genres, seuls deux êtres demeurent insensibles à la vague de corruption qui submerge la population, du plus humbles au plus puissants. Dés lors ils sont les ennemis jurés des malfrats de tous poils qui, ne parvenant pas à les éliminer par la force, n’attendent qu’une occasion pour s’en débarrasser d’une autre manière. Cette opportunité se présente lorsque le couple de garde tente maladroitement d’empêcher la prolifération d’une nouvelle drogue surpuissante qui pourrait mettre la ville à feu et à sang. Tirant les ficelles des marionnettes que sont certains de leurs amis hauts placés, les pires criminels parviennent à décider leurs supérieurs à les séparer. Fisher est affectée à la surveillance de négociations secrètes dont l’emplacement semble être devenu un secret de polichinelle. Hawk, quant à lui, continue d’enquêter sur le trafic de drogue qui lui a joué un si mauvais tour. Et qui va lui en jouer un autre, car ses investigations le conduisent tout droit vers un capitaine de la garde que tout le monde dit corrompu, et qui n’est autre que sa propre femme : Isobel Fisher. L’amour pourra-t-il triompher de cette nouvelle épreuve ? Telle est la question à la quelle répond ce nouvel opus d’une série qui captive très vite l’intérêt des lecteurs. Enfin Les squelettes de Haven, dernier volume du cycle continue d’explorer Haven, cité antique, est couverte de bâtiments parfois érigés sans le avoir sur des tombes béantes. Haven, ville sombre et dangereuse, grouillant de sorciers, de voleurs et monstres en tous genres. Haven, territoire de prédilection de deux flics pas comme les autres : Hawk et Fisher, mari et femme, craints par tous les malfrats du coin qui redoutent tout autant leur intégrité que leur remarquable efficacité. Cette fois les capitaines de la Garde de Haven ont été engagés par une escouade de choc afin de réprimer la mutinerie d’une prison. Leur travail, empêcher coûte que coûte les magiciens enfermés dans le quartier de haute sécurité de s’évader. L’affaire se conclut par l’incendie et le ravage de l’Aile Infernal qui abritait les mutins, mais aussi par la mort de ces derniers, ainsi que par l’évasion de Wulf le Saxon, un escroc de haut vol qui, aussitôt dehors allait s’employer à tirer vengeance de tous ceux qui avaient voulu lui nuire. Cependant pour Hawk et Fisher l’affaire sitôt conclue, ils repartaient en campagne pour une mission encore plus délicate : la protection des souverains de Haven et d’Outremer sur le point de signer un traité de paix. Or la cessation des hostilités ne faisait pas l’affaire des profiteurs de guerre s’engraissant dans les deux camps. Et voilà donc les têtes couronnées transformées en cibles vivantes. Bien entendu, Hawk et Fisher sont en premières lignes, et ils entendent bien se tirer sans problème de ce nouveau défi. Or voilà que dans Champion House deux êtres se sacrifient pour ouvrir la Porte Inconnu. Derrière des âmes attendaient, des esprits de pauvres victimes assassinées sans vergogne au cours des siècles qui, après avoir hurlé sous les couteaux de bourreaux, n’espéraient plus qu’une chose : se venger des hommes et semer mort et désolation dans les rues de Haven. Face au déferlement de ces êtres d’Outre-tombe, la cité et ses habitants semblent irrémédiablement condamnée. A moins que le sorcier Tempête puisse opérer un sacrifice salvateur celui de deux braves qui ont pour nom… Hawk et Fisher. Une nouvelle aventure de ces bretteurs virevoltants, dignes héritiers de Fahrd et du Souricier Gris de ce cher Fritz Leiber, nous entraînant une fois de plus dans une histoire marquée par le souffle de la noire magie.
McMASTER BUJOLD Lois (Usa)
Auteur américain née dans l’Ohio en 1949. Technicienne de pharmacie dans un hôpital durant quelques années, elle rencontra la célébrité avec ses premiers romans de la saga « Miles Vorkosigan » publiés par Baen Books en 1985. Elle enchaîna ensuite avec le cycle de « Chalion » dans le domaine de la Fantasy et peut s’enorgueillir durant sa carrière littéraire d’avoir remporté de nombreux prix, dont quatre fois le Hugo du meilleur roman, exploit seulement réalisé par le vénérable Robert Heinlein.
Ensorcellement (Roman) Aventures Fantasy
Bragelonne-Fantasy, 2/2008 — 351 p., 20 € — Ser. : Le couteau du partage 1 — The sharing knife 1.Beguilement, 2006 — Tr. : Julie Lopez — Couv. : Amandine Labarre
Critiques: www.elbakin.net (Lisbei-Entretien avec Lois McMaster Bujold)
→ Pour ce nouveau cycle en 2 tomes l’auteur du grande série de space opera des Miles Vorkosigan et du cycle de Chalion en Fantasy (tous les deux chez J’Ai Lu) s’est évertuée à faire d’une histoire d’amour l’intrigue centrale d’un roman de Fantasy. Un cocktail compliqué à réaliser, puisque il fallait assembler des fictions sur l’amour aux fictions sur la politique que véhiculent la plupart des romans de Fantasy (avec la guerre comme dénominatif commun), mais plutôt réussi grâce au soin apporté par l’auteur dans la création de ses personnages. Le premier, la jeune Faon, est en rupture familiale, puisqu’elle a quitté la ferme où elle a été élevée pour se lancer sur des chemins dangereux où elle croise une patrouille de Marcheurs du Lac. Ces êtres énigmatiques ne jouissent pas d’une bonne réputation. Considérés comme des sortes de soldats-sorciers venus des forêts du nord, ne possédant que leurs vêtements et d’étranges armes, des coutelas faits en os humains, on les soupçonne de pratiquer la magie noire. Pourtant, ils sont engagés dans une terrible lutte contre des êtres démoniaques qui aspirent la vie de tous ceux qu’ils rencontrent et qui transforment en esclaves animaux et humains. La jeune Faon manquera tomber dans leur griffe et se liera à travers cette mésaventure à l’autre pendant du couple, Dag Hickory, un patrouilleur vétéran avec qui elle partagera désormais un destin, des dangers et des plaisirs qu’elle n’aurait jamais imaginé. Un premier tome qui raconte donc l’histoire d’un drôle de choc des cultures tout en décrivant le jeu de la séduction, qui laisser la place à des contingences plus politiques dans le deuxième volet de ce diptyque.
DUNCAN Dave (Canada)
Pseudo de David John Duncan
Pseudo = Sarah B. Franklin, Ken Hood

David Duncan est un écrivain canadien né en Ecosse en 1933. D’abord géologue pour l’industrie pétrolière il a décidé de se tourner vers la carrière d’écrivain afin de visiter des royaumes de l’imaginaire qui lui semblaient bien plus séduisant que les parages de la vie réelle. Auteurs de romans historiques, de livres pour la jeunesse, il a également œuvré dans la Fantasy où il a rencontré une grand succès avec la série des « Lames du Roi ».
Le guerrier de la déesse (Roman) Héroic Fantasy / Univers parallèles
(Bragelonne-Fantasy, 2/2008 — 374 p., 20 € — Ser. : La septième épée 1 — Seven Sword 1.The reluctant swordsman, Ballantine-Del Rey, 4/1988 — Tr. : Olivier Debernard — Couv. : Michel Coimbra
→ Un certain Wallie, habitant tranquille de notre vingtième siècle, frappé par une soudaine encéphalite se retrouve dans un univers parallèle dans la peau d’un héros barbare accompagné d’une magnifique esclave et d’un vieux prêtre qui radote à propos d’une improbable déesse. Bien entendu notre homme a du mal à accepter la réalité de ce qui lui arrive, mais le prêtre insiste en lui assenant qu’il est désormais Shonsu, un épéiste hors pair pourvu d’une musculature à faire pâlir d’envie Arnold Schwarzenegger Dans l’histoire l’âme de Shonshu serait morte, ainsi que le corps de Wallis dans notre monde et un petit demi-dieu nu nommé Courtebotte lui explique alors qu’il doit devenir le champion de la déesse, divinité ultime dans le monde strictement hiérarchisé où il a été envoyé, afin d’affronter un autre combattant du septième niveau. Gloire et fortune l’attende s’il accepte d’endosser ce rôle. Pourtant Wallis/Shonsu, pas encore familiarisé à son identité d’emprunt, hésite. De quoi décider Courtebotte à employer des arguments beaucoup plus persuasifs. Et notre héros en herbe qui ne demandait rien se retrouve affublé d’une redoutable épée avec les partisans de la déesse à ses trousses. Bien entendu tout cela va déboucher sur des aventures mouvementées pleines d’humour et de péripéties. Une thématique du terrien transplanté dans un univers inconnu bien souvent utilisé dans la Fantasy (Jeffrey Lord en a fait son fond de commerce avec la série des Blade) avec de splendides réussites comme le cycle du Royaume magique à vendre de Terry Brooks, La tapisserie de Fionavar du canadien Guy Gavriel Kay, Les Terres des rêves de Brian Lumley, le John Carter de Burroughs catapulté sur Mars, ou le De peur que les ténèbres de Sprague de Camp dans le domaine de l’uchronie, et la liste serait bien longue… Mais ce qui caractérise le Wallis de Duncan c’est la rapidité avec laquelle il balaye ses légitimes questionnements pour se couler dans son nouveau personnage et jouir de certains avantages que la situation lui confère. Un premier tome très appétissant qui nous change quelque peu de la série exotique des Lames du roi (même éditeur, puis Livre de poche) et qui sera suivie de deux autres volumes paru également en 1988 aux USA.
GEMMELL David A(ndrew) (Gb)
Auteur de nombreux best-selers et reconnu comme le maître inconsté de l’heroic fantasy en Grande-Bretagne, cet auteur britalnique né en 1948 a été emporté par une crise cardiaque en 2006, à 57 ans. Ancien journaliste, et videur dans un bar de Soho, ses deux mètres t ces cent vingt kilos sde complétaient par une profonde joie de vivre qui transparaissait dans chacun de ses ouvrages entraînant ses lecteurs dans des aventures épiques pleine de magie et de batailles sur la trace d epersnnages hauts en couleurs profondéent humains et, par là même, rendus intensément crédibles.
Le seigneur de l’arc d’argent (Roman) Mythologie gréco-romaine
Bragelonne-Fantasy, 3/2008 — 448 p., 28 € — Ser. : Troie 1 — Troy 1.The lord of the silver bow, Bantam UK, 9/2005 — Tr. : Rosalie Guillaume — Couv. : Larry Rostant
Critiques : Khimaira 14 (Christophe Van de Ponseele); hwww.lefantastique.net (Denis Labbé)
→ Losque l’archéologue Heinrich Schliemann débuta ses fouilles dans la colline d’Hissarlik, là où il pensait que se trouvait le site de la Troie homérique, il ne savait pas qu’elles allaient durer prés de vingt ans et que sa découverte allait alimenter l’imaginaire mondial bien après sa mort. Depuis, livres, documentaires, films n’ont pas cessé de raconter l’histoire de cette ville au destin tragique qui servit de terrain d’affrontement, par héros interposés, aux rivalités des dieux. Lorsque on se penche en géopoliticien sur la genèse de la guerre de Troie, on ne tarde pas à deviner que le motif de l’enlèvement d’Hélène, la femme du roi de Sparte Ménélas, ne servit que de prétexte aux cités grecques pour une fois réunies afin de se débarrasser d’une ville dont la croissance commençait à dangereusement faire ombrage à leur hégémonie méditerranéenne. La Fantasy, bien entendu s’est déjà emparé du mythe troyen, et l’on notera parmi les récentes adaptations le film de Wolfgang Petersen, Troie, sortie sur les écrans en 2004 et le livre de Dan Simmons, Illum, sorti en France dans la collection Ailleurs et Demain des éditions Robert Laffont également en 2004. Il était logique qu’un passionné d’aventures héroïques tel que le regretté David Gemmel, trop tôt disparu à l’âge de 57 ans, se soit intéressé à ce récit homérique qu’il a découpé en une passionnante trilogie dont les éditions Bragelonne nous offre ici le premier tome dans une magnifique présentation cartonnée avec jaquette mise en valeur par la couverture saisissante de Larry Rostant. S’appuyant sur les racines légendaires du texte, L’iliade d’Homère, Gemmell a toutefois le mérite de le revisiter à sa manière, proposant ainsi une réécriture personnelle de la légende qui s’appuie sur la trajectoire de trois personnages principaux qui ne sont plus les habituels Paris, Hector, Achille, Priam ou Ulysse, le génial inventeur du stratagème du cheval de bois. En effet il nous invite à partager les actions et les états d’âme de trois autres personnages d’exception que sont : Helicon, le jeune prince de Dardanie, hanté par une enfance traumatisante, et affichant de fortes ressemblances avec l’Enée de Virgile ; Andromaque, princesse troyenne épouse d’Hector et mère d’Astyanax, une prêtresse dont le caractère de feu et l’indépendance se dressent contre la volonté des rois ; et Argurios, un guerrier légendaire inventé par Gemmell, qui l’a crédibilisé en l’entourant de personnages bien connus dans l’imaginaire collectif. Avec son art consommé d’emballer une intrigue, l’auteur nous plonge très vite dans ce premier tome au cœur du siège de Troie qu’il dépoussière de son imagerie simpliste en nous montrant combien la cité troyenne était dévorée par des rivalités impitoyables, véritable maelström de jalousies, de tromperies et de traîtrises meurtrières qui allaient consommer sa perte. Mais, en contre partie, il décrit parfaitement la désunion du camp grec prêt à s’entredéchirer à la moindre occasion et expliquant en partie la durée de ce siège interminable. Enfin il replace à merveille l’imbrication des dieux, omniprésents dans ce conflit, et soufflant sur des braises qui ne demandaient qu’à déclencher un formidable incendie. Assurément une séduisante manière de se replonger dans un mythe éternel qui n’a pas finit de faire couler de l’encre.

mardi 12 août 2008

TOLKIEN John R(onald) R(euel) (Gb)
Né en 1892 à Bloemfontein, en Afrique du Sud, John Ronald Reuel Tolkien retourna en Angleterre, d’où son père était originaire, en 1895. Après avoir suivi de brillantes études à la King’s Edward School qui révélèrent de fascinants talents de linguiste, il se plongea dans les anciennes langues anglo-saxonnes. Devenu professeur à Oxford après un séjour écourté pour maladie sur le front français pendant la guerre de 14 il continua à écrire des cycles de légendes et de mythes entamés lors de son adolescence et situé dans un univers imaginaire qu’il baptisera plus tard La Terre du Milieu. Marié avec Edith Bratt, il eut quatre enfants pour qui il écrivit d’abord « Bilbo le hobbitt » en 1936. Encouragé par le succés de ce livre il travailla pendant prés de 14 à ce qui devait être son chef-d’œuvre, « Le Seigneur des Anneaux ». Un livre qui fut l’objet d’un véritable culte sur les campus américains des années 70 et que la grand public découvrit vraiment par le biais de la récente adaptation cinématographique de Peter Jackson alors que son auteur était décédé depuis 1973. C’est son fils Christopher, puis son petit-fils Adam, qui mirent de l’ordre dans l’ensemble de ses récits laissés inachevés et qui les publièrent afin de donner aux millions d’amoureux de la Terre du milieu l’occasion de revisiter un monde inscrit dorénavant au plus profond de leurs rêves.
Les enfants d’Hurin (Roman) High Fantasy
Christian Bourgois-Littérature étrangère 2/2008 — 288 p., 25 € — The children of Hurin, Houghton Mifflin Company, 4/2007 — Tr. : Delphine Martin — Couv. & ill.: Allan Lee
→ Dans l’esprit du créateur du Seigneur des Anneaux, comme l’explique son fils, Christopher Tolkien, dans sa passionnante préface, s’il pouvait parvenir à transformer en récits achevés et aboutis de l’ampleur désirée les trois grands contes des Jours Anciens (Beren et Luthien, Les enfants d d’Hurin et La chute du Gondolin) ils constitueraient pour lui des œuvres suffisamment autonomes pour ne pas requérir de connaissances particulières de l’important ensemble de légendes connu sous le titre de Silmarillon. C’est donc dans cet esprit que Christopher Tolkien nous propose la version longue de la légende des Enfants d’Hurin, en réduisant l’intervention éditoriale à son minimum, et surtout en veillant à la continuité du récit, sans distorsion ou invention, en dépit du fait que J.R.R. Tolkien a laissé certaines parties inachevées. Il s’est donc borné à une brève présentation du Beleriand et de ses peuples, vers la fin des Jours Anciens, au moment où naissent Turin et Niënor, ainsi qu’à la reproduction d’une carte représentant le Beleriand et les terres septentrionales, avec, en complément, une liste de noms apparaissant dans le récit avec des indications succinctes pour chacun d’eux accompagnées d’un arbre généalogique simplifié. Le livre, magnifiquement illustré par des planches couleurs d’Alan Lee, se termine par un Appendice scindé en deux parties : une première concernant les tentatives de J.R.R. Tolkien pour parvenir à une version finale des trois contes ; la seconde traitant de la composition proprement dite de ce texte qui diffère profondément de celui des Contes et légendes inachevées. Le tout étant encore présenté avec tout le soin que les éditions Christian Bourgois mettent depuis des années à publier l’œuvre de l’érudit d’Oxford dont elles furent, ne l’oublions pas, les premiers diffuseurs en France. Une publication largement commentée, comme le prouve la liste, non exhaustive, des critiques qui ont salué la sortie de ce livre.
Critiques :
● Alan Lee et le dernier Tolkien, par Joëlle Brack sur le site www.payot.ch , 3/2008.
● Anneaux mythiques, par Frédérique Roussel in Libération du 21/02/2008.
● Les enfants d’Hurin arrivent, par Emmanuel Beiramar sur le site www.fantasy.fr , 1/2008.
● L’incroyable histoire du roman inédit de Tolkien, par Françoise Dargent in Le Figaro du 28/02/2008.
● Le retour du Maître, par Grégoire Mirou in Lire de mars 2008.
● Tolkien livre ses secrets, par Jacques Baudou in Le Monde des Livres 19633 du 7/03/2008 (avec un article : Tolkien, mythologie des Anneaux et une interview d’Adam Tolkien, le petit-fils du maître).
● Tolkien posthume, par Jennifer Lesieur in Métro 1323 du 21/°2/2008.
● Un nouveau Tolkien en libraire, par Gillossen sur le site www.elbakin.net , 2007 (parmi les nombreux autres articles consacrés par ce site à la sortie du livre)
● In Science-Fiction Magazine 58, 6/2008, par Emmanuel Collot
Sans oublier les nombreux sites consacrés à Tolkien en France (Tolkiendil, Tolkienfrance, jrrvf, etc…) et ceux tournés vers la littérature de l’imaginaire (actusf, khimaira-magazine, yozone, etc…)
DUSCHENE Christiane (Québec)
Née à Montréal en 1949, Christiane Duchesne a écrit une cinquantaine de romans et de contes, dont plusieurs pour la jeunesse, destextes souvent adaptés aucinéma, au théâtre, à la raido et à la télévision. Elle est également traductrice
La ville sans nom (Roman) Jeunesse / Univers parallèle
Boréal-Jeunesse, 2/2007 — 352 p., 8 € — Ser. Voyage au pays du Montnoir 1
→ Pierre Moulin se retrouve à quelques pas de chez lui dans une ville qu’il ne connaît pas. Une ville dont les habitants se croient seuls au monde, où ils ne connaissent pas le téléphone et où une bande d’adolescents vie dans les arbres prés de la forêt. Comment est-il arrivé là, et surtout, comment peut-il repartir ? Difficile à répondre quand ceux qu’ils croisent ne savent rien du monde d’où il vient, à part Julius du Montnoir, le Magister de cette étrange cité. Mais lui est bien avare de confidences sur la question. Le premier tome d’une série écrite par une romancière québécoise qui a déjà à son actif de nombreux ouvrages pour la jeunesse adaptés aussi bien à la télévision, à la radio, au théâtre et au cinéma.
SWALLOW James (Gb)
James Swallow est une auteur britannique vivant à Londres qui fait parti du groupe de romancier oeuvrant dans le cadre du monde sombre de Warhammer 40.000. Il a déjà écrit de nombreux romans dans cet univers dont le cycle de « L’Hérésie d’Horus ». Mais il rédige aussi des scripts pour de sjeux vidéo et a travaillé sur divers autres projets, comme notamment la série Star Trek Voyager.
La fuite de l’Eisenstein (Roman) Metal Fantasy
La Bibliothèque Interdite-Warhammer 40.000, 1/2008 — 376 p., 11,50 € — Ser. : L’Hérésie d’Horus 4 —The flight of the Eisenstein, Black Library 2007 — Tr. : Julien Drouet — Couv. : Neil Roberts
→ Les Primarques, ces êtres d’exception à la tête des légions de Spaces Marines qui ont conquis les immensités spatiales au nom de l’Empereur de Terra, sont l’aboutissement ultime de sombres manipulations génétiques. Horus le Glorieux, le plus illustre parmi eux, grand conquérant, guerrier sans égal et diplomate suprême, est le favori de l’Empereur jusqu’à ce qu’il décide de déclencher une formidable hérésie qui se répand à travers l’espace comme la plus virulente des épidémies. Témoin du massacre des forces impériales sur Istvaaan II, le capitaine Garro de la Death Guard est parvenu à s’emparer d’un vaisseau, l’Eisenstein. Avec lui il part vers Terra afin d’avertir l’Empereur de la trahison d’Horus. Mais, pourchassé de toutes parts, il se retrouve à la dérive dans le Warp, la dimension des Puissances de la Ruine. Avec ses compagnons d’infortune il lui faudra survivre au déchaînement des forces du Chaos s’il veut rejoindre l’Empereur avant que les sombres desseins d’Horus ne s’accomplissent. La suite d’une série de métal fantasy qui voit la terrible Hérésie se répandre un peu plus au sein des mondes des hommes.