mercredi 31 décembre 2008

GRENIER Christian & CAMPRUBI Crystal (Fr)
Christian GRENIER
Né à Paris en 1945, de parents acteurs, Christian Grenier se lance très jeune dans l’écriture après des études de lettres qui l’ont conduit à devenir enseignant. Spécialisé dans les romans pour la jeunesse, il obtient sa première récompense (le prix O.R.T.F.) en 1972 avec son roman « La machination ». En 1990 il devient écrivain à part entière, avec une prédilection par la science-fiction et le policier, tout en publiant ses livres chez la plupart des éditeurs du marché, tels que Bayard, Magnard, Milan, Rageot, etc…
Krystal CAMPRUBI
Née en novembre 1976, Krystal Camprubi se découvre très tôt une vocation artistique en publiant ses premiers poèmes à 7 ans. Très vite cependant elle oriente ses centres d’intérêts vers la musiques et la peinture, s’enrichissant de multiples expériences au cours de ses études diverses et variées. Passionnées de mythologie celtique et de textes médiévaux, elle puise l’inspiration de ses dessins aussi bien dans les préraphaélistes aussi bien que chez les illustrateurs contemporains tels que Alan Lee ou Ted Namish. Mais c’est sa rencontre en 2001 avec Wojtek Suidmak, dont elle admire la puissance évocatrice de ses œuvres toutes imprégnées de symboles, qui la pousse résolument vers les arts graphiques pour le plus grand bonheur de ceux qui ont depuis visité ses expositions, découverts ses multiples illustrations que l’on peut retrouver sur son site www.krystal-camprubi.com.
◊ Toi Lumière de ma nuit (Livre illustré) Merveilleux
Porte Lune Production-Albireo, 11/2008 — 112 p., 33 € — Couv. & ill. : Krystal Camprubi
Critique :
http://www.yozone.fr/ (Myriam Bouchet)
→ Ouvrage à quatre mains composés par l’écrivain Christian Grenier, bien connu des amateurs de romans de SF pour la jeunesse, et de l’illustratrice Krystal Camprubi, l’une des révélations francophones de ces dernières années dans le domaine de la fantasy graphique, cet album grand format (240 x 320 mm) se présente sous la forme d’un conte retraçant l »histoire d’Onir, un personnage mystérieux qui, chaque ,matin au réveil endosse une nouvelle personnalité et évolue dans une autre réalité, tout souvenir de celle de la veille ayant déserté son esprit. Ainsi plongé dans les méandres du temps et de l’inconscient, il finit par rencontrer la farfadette Jasbeth du Domaine des Frontières, qui lui parle d’un fabuleux Empire des Songes, dont il aurait jadis été le maître, avant d’en être banni. Dés lors Onir, tel le Prince d’Ambre du cycle d’Obéron de Roger Zélazny, suit un parcours initiatique faisant alterner ses réveils dans le réel (dans les tranchées de la Seconde Guerre Mondiale, à bord d’un Zeppelin, voguant sur les eaux de la Camargue après la Grande Inondation) avec ses périodes de rêve où il apprend peu à peu à reconquérir son royaume. Sur sa route tracée dans un Eden perdu, il croise d’autres guides, comme la Belle Gardienne ou Mater Aquae, la mère de toutes les eaux, qui l’invitent à écarter les voiles de son passé derrière lesquels est enfouie l’image de son ancienne épouse : la fascinante Selna, un repaire dans le labyrinthe de ses jours, une lumière dans sa nuit. Il apprendra ainsi les causes de son exil, quand, trop présomptueux, il voulut naguère tromper son ennui en explorant les possibles, commettant l’ultime imprudence en franchissant l’une des Frontières les plus tentantes, celle des Créateurs des réels. Son chemin initiatique au cœur des Quatre Territoires afin de retrouver Selna, son amour de toujours, est le fil conducteur de ce somptueux album ouvrant la collection Albireo née sur le principe de la coécriture et mettant en partenariat deux univers d’auteurs plus ou moins distincts. Un livre où les images et le texte se répondent l’un l’autre, créant une passerelle entre les imaginaires respectifs. Un ouvrage fruit d’une collaboration qui a débuté en 2006, et dont on pourra découvrir le processus évolutif dans le DVD du livre prévu pour le printemps 2009 et réservable dés à présent sur le site de Porte Lune. Un DVD qui permettra de suivre les différentes phases de l’élaboration du livre, de sa genèse à sa finalisation, en pénétrant dans les ateliers respectifs des auteurs. Une aventure originale qui a marqué de façon indélébile les deux artistes qui y ont participé porteur de ce message commun : « Nos rêves sont la réalité des hommes. Une réalité à laquelle ils croient échapper au moyen de leurs propres rêves ». Et c’est au cœur de ces derniers qu’ils nous invitent à plonger pour notre plus grand ravissement. A noter que d’autres informations, avec images, dates de dédicaces, etc… sont disponibles sur le site dédié à ce livre : http://www.toi-lumière-de-ma-nuit.com/.
VAGLIO Mélusine (Fr)
Née à Arras, Mélusine Vaglio a passé sa jeunesse à Cambrai avant d’émigrer vers Paris pour accomplir son cursus universitaire, obtenant une agrégation de Lettres Modernes, qui lui permet désormais d’exercer en tant que professeur dans un collège de la banlieue parisienne. C’est à travers ce bouillonnement de culture qu’elle a trouvé le temps de se consacrer à l’écriture pour adolescents, débutant brillamment avec un thriller ésotérique en 4 volumes, la série de « Kitty Lord », une jeune fille aux pouvoirs supra normaux en lutte contre des créatures issues des mythes bibliques.
◊ Kitty Lord et l’arcane cosmique (Roman) Esotérisme
Hachette-Hors Collection, 5/2008 — 310 p., 12 € — Ser. : Kitty Lors 3 — Couv. : Franck Achard
Critiques :
http://www.actusf.com/ (Jean Rebillat) ; http://www.phenixweb.net/ (Véronique De Laet + Interview)
→ Dans les trois premiers volumes de cette série nous avons fait la connaissance de Kitty Lord, jeune orpheline de 11 ans, qui découvre ses supers pouvoirs dans l’orphelinat américain où elle a été élevée. Des pouvoirs qui lui seront d’une aide primordiale pour affronter les tribus de Néphilims, les descendants des anges déchus assoiffés de vengeance qui tentent de délivrer des démons emprisonnés depuis des millénaires. Au début du quatrième et dernier épisode de cette tétralogie, nous retrouvons notre héroïne dans la ville de Peabody, au Kansas, où elle a retrouvé sa mère et où elle vit désormais entourée de ses proches amis. Mais des phénomènes étranges se produisent, apparition de soucoupes volantes, troupeau de vaches décimé, grossesses anormales. Des manifestations qui annoncent le retour des Néphilims bien décidés cette fois à ouvrir les Portes Noires synonymes des pires abominations pour les êtres humains. Afin de les combattre Kitty, l’ultime bouclier de l’humanité, doit cependant être prête à faire des sacrifices, comme révéler au monde sa véritable identité ou accepter de perdre des amis, tout en se démenant contre les forces gouvernementales qui ne lui laissent pas un seul instant de répit. Seule avec sept Gardiens elle doit retenir la meute des enfers composée de quelques 200 veilleurs maudits qui viennent prendre possession du monde. La suite et la fin d’une série inspirée à Mélusine Vaglio par sa lecture d’Harry Potter et qui puise ses sources dans les Ecrits Intertestamentaires, notamment Le Livre d’Enoch ou des apocryphes tels que le Livre de Lamech, qui mettent en scène les Néphilims, les descendants d’accouplement entre des anges déchus descendus sur Terre et des terriennes. La fin d’un envoûtant thriller ésotérique déjà surnommé par certains le « Da Vinci code de la littérature jeunesse » et dont le troisième tome, Kitty Lord et les Gardiens de l’Alliance, a reçu en 2007 le Prix Bel Air jeunesse, qui récompense un récit mettant en scène un destin de jeune fille exceptionnel.
Les autres titres de la série :
1.Kitty Lord et le secret des Néphilims
2.Kitty Lord et l’Anneau Ourovore
3.Kitty Lord et les Gardiens de l’Alliance
4.Kitty Lord et l’Arcane cosmique

lundi 29 décembre 2008

LAMBERT Christophe (Fr)
Né en 1969, Christophe Lambert a obtenu un diplôme de réalisateur audiovisuel qui lui a permis de travailleur pour la télévision avant de se tourner vers l’écriture et, en particulier les récits pour la jeunesse où il aborde tous les genres (policier, fantastique roman historique) avec une prédilection pour la science-fiction et la fantasy
◊ Le commando des immortels (Roman) Univers parallèles
Fleuve Noir-Rendez-vous Ailleurs, 9/2008 — 262 p., 17 € — Couv. : Getty Images
Critiques :
http://www.actusf.com/ (Jérôme Vincent + interview) ; http://www.cafardcosmique.com/ (Ubik); http://www.elbakin.net/ Gillossen-interview) ; http://www.khimaira-mag.com/ (Christophe Van de Ponseele) ; http://www.noosfere.com/ (Serge Perraud) ; http://www.yozone.fr/ (Marion Leray-Lebeau)
→ Nous sommes au lendemain de Pearl Harbor. Les tentacules de la pieuvre japonaise se répandent un peu partout en Asie, et notamment en Birmanie. Pour contrer leur avance le haut commandement américain de cet univers quelque peu décalé du notre a une idée originale : faire appel à une poignée d’elfes vivant dans le Sylvaniel, la dernière réserve du territoire de Etats-Unis afin d’encadrer les soldats alliés. Contactés par le capitaine Calendar, le demi-elfe, ceux-ci acceptent d’envoyer cinq des leurs en mission, à condition que le groupe soit accompagné par un vieil anglais spécialiste de la chose elfique, le professeur Tolkien. L’érudit d’Oxford ayant accepté, dés lors l’entraînement commence pour une unité délite dénommée Chinois, en rappel des lions ailés qui gardent les entrées de temples birmans. Outre les efles, celle-ci est composée de chasseurs à pieds birmans très expérimentés, de Gurkhas, et de soldats anglais du King’s Liverpool Régiment, l’ensemble placé sous le commandement d’Orde Wingate, un général plutôt atypique. La mission de ce commando : pénétrer au cœur de la jungle birmane, loin derrière les lignes ennemies, afin de faire sauter un important nœud ferroviaire. A travers le récit de l’expédition, entrecoupé d’extraits de lettres de Tolkien envoyée à son épouse, nous suivons la progression de ce petit groupe lancé dans un raid digne des films cultes tels qu’Aventures en Birmanie ou Le pont de la rivière Kwaï. Mais, en plus de l’omniprésence des troupes japonaises se déplaçant dans la jungle avec une aisance naturelle, ils vont bientôt se trouver confrontés à une menace encore plus redoutable mélange hétéroclite de peuplades hominiennes rescapées de la préhistoire et de bêtes légendaires qui n’auraient pas dépareillé dans le décor du Seigneur des Anneaux. Maîtrisant parfaitement le déroulement de l’intrigue, Christophe Lambert, qui a déjà manié avec brio l’uchronie à travers des romans comme La brèche ou Zoulou Kingdom (également au Fleuve Noir), nous propose un récit à l’action soutenue, qui ne néglige pas l’introspection des personnages, en particulier celle du créateur de Bilbo le hobbit, mais aussi d’autres individus contrastés tels qu’un elfe alcoolique rongé par les attaques de la Bête-qui-a-soif, ou Foster, le capitaine américain prêt à tout pour se couvrir de gloire (comme un certain Custer avant lui), et l(‘imprévisible prisonnier japonais Tatsuya. Partie d’une idée initiale germée dans l’esprit de l’auteur après le visionnage du film de John Woo, Windtalkers, où des indiens sont utilisés par les américains durant la guerre du Pacifique afin d’empêcher les japonais de décrypter leurs messages, cette histoire se veut une bonne série B appuyée par une réflexion en profondeur sur les ingrédients récurrents qui ont forgé toutes les quêtes épiques. A noter que Christophe Lambert n’oublie pas de préciser qu’il livre ici une adaptation du personnage de Tolkien tout à fait imaginaire et qui est totalement inhérente à ses propres critères, chacun pouvant ou non y souscrire.

dimanche 28 décembre 2008

SAUMANDE Juliette & DEPREZ Antoine (Fr)
La première est un écrivain français vivant en Irlande et spécialisée dans les livres pour la jeunesse. On retrouve notamment son nom au catalogue des éditeurs tels que Mango ou L’Ecole de Loisirs.
Le second est une jeune illustrateur diplômé de l’école Emile Cohl, à Lyon.
Ensemble ils ont créé le royaume de Tirligok inspiré des univers de l’heroic fantasy, avec sa géographie, son histoire, ses habitants, leurs mœurs étranges et les Affreux qui les menacent durant chaque album dédié à un héros qui sauvera le royaume des méchants.
◊ Caracol le korrigan est le roi du guet-apens (Livre illustré) Jeunesse / Féerie
Mango-Album Jeunesse, 2/2008 —29 p., 8,50 € — Ser. : Le royaume de Tirligok 4 — Couv. & ill. : Antoine Déprez
→ Dans la cité de Tirligok Caracol le korrigan est le meilleur élève de l’Ecole des Sans-Peur destinée à former les futurs chevaliers. Mais il a un secret : il redoute les chevaux plus que tout au monde. Dés lors comment réussir l’examen de fin d’année qui comportera obligatoirement une épreuve équestre ? Mais cette question devient secondaire quand la terrible nouvelle s’abat sur le royaume : les Affreux, menés par Durakuir, sont parvenus à dérober la clé magique qui ouvre la prison de leur chef, le dragon Dégoubirk, et ils sont en route pour le délivrer. L’examen est annulé. Caracol cependant, brave parmi les braves, voit dans cet événement la possibilité de devenir chevalier sans en avoir à affronter l’épreuve des chevaux. Pour cela, il file à travers bois et, grâce à sa vitesse prodigieuse, il rattrape vite les voleurs. Cependant les Affreux ont caché la clé dans un sac pendu sur la selle d’un de leur cheval, un horrible canasson à dents de requin-lion, qu’il ne parvient pas à approcher. Heureusement, Caracol a plus d’un tour dans son sac et surtout, il va bénéficier de l’aide inattendue de Dare-Dare l’hippocampe qui l’aide à berner les Affreux ayant pris une barque qui les conduit sur l’île d’Ukradok où est enfermé le maléfique dragon. Un nouveau petit album plein d’humour, de fantaisie et d’aventure, qui séduira petits et grands.
Les autres titres de la série :
1.Tum-Tum le gobelin n’a peur de rien
2.L’elfe Gariguette mène l’enquête
3.Louna la fée n’est pas douée
4.Caracol le korrigan est le roi du guet-apens
5.Le jour de poisse de la licorne Ki-Lin
6.Panique dans le magasin de Ludek le lutin
7.La géante Belle Lurette n’a plus toute sa tête
SAUMANDE Juliette & DEPREZ Antoine (Fr)
La première est un écrivain français vivant en Irlande et spécialisée dans les livres pour la jeunesse. On retrouve notamment son nom au catalogue des éditeurs tels que Mango ou L’Ecole de Loisirs.
Le second est une jeune illustrateur diplômé de l’école Emile Cohl, à Lyon.
Ensemble ils ont créé le royaume de Tirligok inspiré des univers de l’heroic fantasy, avec sa géographie, son histoire, ses habitants, leurs mœurs étranges et les Affreux qui les menacent durant chaque album dédié à un héros qui sauvera le royaume des méchants.
◊ Louna la fée n’est pas douée (Livre illustré) Jeunesse / Féerie
Mango-Album Jeunesse, 2/2008 —29 p., 8,50 € — Ser. : Le royaume de Tirligok 3 — Couv. & ill. : Antoine Déprez
→ Au royaume de Tirligok Louna la fée avait une mission capitale : elle faisait le jour et la nuit. Chaque matin, d’un coup de baguette magique, elle faisait monter le soleil dans le ciel. Chaque soir, elle l’envoyait se couchait et ordonnait à la lune de se lever. Mais elle était étourdie, et souvent la lune brillait en plein midi et le soleil paradait à minuit. Rapidement, elle ratrappait ses bévues, jusqu’à ce qu’un beau matin, elle casse sa baguette magique. Et voilà Tirligok plongé dans des pénombres perpétuelles et à la merci des Affreux de la Nuit qui auront le temps d’atteindre les remparts de la ville avant que le soleil ne les transforme en pierre. Pour sauver la cité Louna doit voler jusqu’à l’Arbre-à-Paillettes afin de cueillir une nouvelle baguette. Mais celui-ci est gardé par l’Affreuse Moora, et il lui faudra jouer serré pour ne pas tomber entre ses pattes velues. Un nouveau moment de bonheur avec cet album aux tendres couleurs pastels qui nous entraînent une fois de plus au royaume du merveilleux qu’on a tant de mal à quitter sitôt le livre refermé.
Les autres titres de la série :
1.Tum-Tum le gobelin n’a peur de rien
2.L’elfe Gariguette mène l’enquête
3.Louna la fée n’est pas douée
4.Caracol le korrigan est le roi du guet-apens
5.Le jour de poisse de la licorne Ki-Lin
6.Panique dans le magasin de Ludek le lutin
7.La géante Belle Lurette n’a plus toute sa tête
SAUMANDE Juliette & DEPREZ Antoine (Fr)
La première est un écrivain français vivant en Irlande et spécialisée dans les livres pour la jeunesse. On retrouve notamment son nom au catalogue des éditeurs tels que Mango ou L’Ecole de Loisirs.
Le second est une jeune illustrateur diplômé de l’école Emile Cohl, à Lyon.
Ensemble ils ont créé le royaume de Tirligok inspiré des univers de l’heroic fantasy, avec sa géographie, son histoire, ses habitants, leurs mœurs étranges et les Affreux qui les menacent durant chaque album dédié à un héros qui sauvera le royaume des méchants.
◊ L’elfe Gariguette mène l’enquête (Livre illustré) Jeunesse / Féerie
Mango-Album Jeunesse, 2/2008 —29 p., 8,50 € — Ser. : Le royaume de Tirligok 2 — Couv. & ill. : Antoine Déprez
→ Nous voilà de retour dans la cité royaume de Tirligok menacée jour et nuit par les hordes des Affreux désireux de libérer leur chef le dragon Dégoubrik enfermé dans un solide donjon dont on ne peut s’échapper qu’en ouvrant une toute petite serrure à l’aide d’une clé diablement bien cachée. Après Tum-Tum le gobelin Juliette Saumande et Antoine Désprez nous invitent à faire la connaissance de Gariguette, l’elfe marmiton chargée de garder les cuisines de Pooka le cuistot parti à la Cité des Fleurs chercher de précieux ingrédients qui lui font défaut pour préparer ses repas. Or le troll Gobe-Mouche en profite pour le remplacer. Ayant réussi à endormir la vigilance du roi et de ses gardes, qu’il a plongé dans un profond sommeil, il met le château sans dessus dessous afin de retrouver la fameuse clé. Et, pour parvenir à ses fins, il n’hésite pas à prendre Gariguette en otage, sans savoir que celle-ci développe une forte allergie à certaines plantes, ce qui peut déclencher de drôles d’événements. La suite d’une séduisant série de fantays pour la jeunesse.
Les autres titres de la série :
1.Tum-Tum le gobelin n’a peur de rien
2.L’elfe Gariguette mène l’enquête
3.Louna la fée n’est pas douée
4.Caracol le korrigan est le roi du guet-apens
5.Le jour de poisse de la licorne Ki-Lin
6.Panique dans le magasin de Ludek le lutin
7.La géante Belle Lurette n’a plus toute sa tête
SAUMANDE Juliette & DEPREZ Antoine(Fr)
La première est un écrivain français vivant en Irlande et spécialisée dans les livres pour la jeunesse. On retrouve notamment son nom au catalogue des éditeurs tels que Mango ou L’Ecole de Loisirs.
Le second est une jeune illustrateur diplômé de l’école Emile Cohl, à Lyon.
Ensemble ils ont créé le royaume de Tirligok inspiré des univers de l’heroic fantasy, avec sa géographie, son histoire, ses habitants, leurs mœurs étranges et les Affreux qui les menacent durant chaque album dédié à un héros qui sauvera le royaume des méchants
◊ Tum-Tum le gobelin n’a peur de rien (Livre illustré) Jeunesse Féerie
Mango-Album Jeunesse, 2/2008 —29 p., 8,50 € — Ser. : Le royaume de Tirligok 1 — Couv. & ill. : Antoine Déprez
→ Dans la cité royaume de Tirligok on trouve un peu de tout, de la licorne au gobelin casse-cou, du farfadet au gnome dodu, en passant par les elfes et les gros nains barbus. Et même Dégourbik le Dragon, le chef des Affreux de la région, qu’un noble chevalier a enfermé dans le donjon de l’île d’Ukradok. Depuis, l’armée des Affreux est à la recherche de l’unique clé qui permettrait de délivrer leur chef et, heureusement, il y a des valeureux combattants qui sont prêt à les empêcher de la retrouver. Dans le premier volume de cette série le tandem Juliette Saumande et Antoine Déprez nous contes les aventures de Tum-Tum, le hardi gobelin, une créature pour une fois pas reléguée au rôle de méchant de service. Celui-ci va avoir du travail car le Marchand de Sables a cassé le flacon contenant les Larmes de Cauchemars transformant la rivière entourant Tirligok en eau de mer, et empêchant ainsi les Affreux de la traverser car ils s’endorment dés qu’ils y mettent un pied. Voilà donc Tum-Tum parti au cœur des Grands Bois afin de dénicher des squonks, de petits êtres capricieux réputés pour leurs larmes salées. Mais, le plus difficile ne sera pas de les ramener, mais de leur tirer suffisamment de sanglots pour arrêter le terrible Goutte-moi-ça et sa horde de monstres. Format 24 x 21, cartonné, cet album propose le texte de Juliette Saumande baignant le plus souvent dans les illustrations pleine page couleur d’Antoine Déprez. Le premier tome d’une prometteuse série de fantasy pour les jeunes lecteurs.
Les autres titres de la série :
1.Tum-Tum le gobelin n’a peur de rien
2.L’elfe Gariguette mène l’enquête
3.Louna la fée n’est pas douée
4.Caracol le korrigan est le roi du guet-apens
5. Le jour de poisse de la licorne Ki-Lin
6.Panique dans le magasin de Ludek le lutin
7.La géante Belle Lurette n’a plus toute sa tête

vendredi 26 décembre 2008

GRIMBERT Pierre (Fr)
Né à Lilles en 1970, Pierre Grimbert y poursuit ses études avant de gagner Bordeaux où il se consacre aux métiers de la publicité et de l’édition. Après des collaborations dans le domaine de la bande dessinée, il se consacre à l’écriture en 1995, débutant le « Cycle de Ji » qui allait lui valoir une reconnaissance unanime dans le cercle de la fantasy francophone, ainsi que de très nombreux lecteurs. Un cycle qui a été récompensée par les prix Ozone et Julia Verlanger et qui a fait l’objet de nombreuses rééditions.
◊ La volonté du démon (Roman) High Fantasy
Editions Octobre-Croix des Fées, 3/2008 — 272 p., 18 € — Ser. : Les gardiens de Ji 1 — Couv. : Julien Delval
Crititiques : Khimaira 15 (Hanako) ;
www.noosfere.com (Serge Perraud) ; Science-Fiction Magazine 59 (Emmanuel Collot)
→ Après que le Sombre, attisé par les instincts pervers du démoniaque sorcier Saat, ait voulu dominer le monde des hommes (cf. le cycle du Secret de Ji) puis celui des Eternels (cf. le cycle des Enfants de Ji) on aurait pu penser que l’humanité, échaudée par ces terribles épreuves, aurait su tirer profit des leçons du passé. Mais il en est rien. Face à une nouvelle menace qui se lève dans l’ombre les hommes déchirés sont prêts à renouveler les mêmes erreurs qu’auparavant. Ayant eu vent du danger, les Vétéran ont néanmoins réagi en s’embarquant vers une destination mystérieuse. Toutefois, avant de partir, ils ont laissé de précises consignes à la dernière génération de leur descendance. Rassemblés loin des troubles des guerres en préparation, ignorant tout du Jal, ce territoire fabuleux où grandissent les Eternels, de l’âge d’Ys, des prophéties de l’Adversaire, et même du Sombre lui-même, ces êtres plongés dans l’insouciance vont désormais prendre une part prépondérante dans la tragédie qui frappe leurs familles à travers le temps. Dés lors Lorilis, la petite fille de Yan d’Eza, Damian et Guederic, les fils d’Amanon, le commandant en chef de la Légion Grise, ainsi que le jeune Josian doivent abandonner en toute hâte leur foyer pour trouver refuge dans une maison abandonnée de Bénélia. Comprenant que les membres de leurs familles, parents, grands-parents, nièces, oncles, ont disparu pour un voyage précipité, ils sont rejoints par un guerrier barbare, Maarat, accompagné de son cadet, Najel. Ensemble ils tentent de gagner un nouveau refuge prés du port où ils tombent dans une embuscade. Dorénavant, deux solutions s’offrent à eux face aux hommes déterminés qui les encerclent : se rendre ou périr. Mais on peut compter sur l’art consommé de l’intrigue dont Pierre Grimbert fait preuve dans cette prestigieuses série, pour ouvrir une troisième voie empruntée par les membres de cette nouvelle communauté. Un groupe enrichie de nouveaux personnages, jusque là protégé des tumultes du passé, qui, à travers les épreuves qu’ils endurent vont peu à peu prendre conscience d’un problème dont ils ignoraient tout. C’est leur aptitude réciproque à emmagasiner ces nouvelles informations qui sert de moteur à une intrigue se développant toujours dans l’univers médiéval du reste du cycle, et se basant sur une conséquence inattendue de la dernière victoire sur le Sombre : la disparition de la Volonté chez les Initiés, c'est-à-dire ce pouvoir permettant d’influencer les élémentaires composant toute chose. Le premier tome d’une nouvelle trilogie qui met habilement en place tout les éléments de ce nouveau cycle qui peut se lire indépendamment des deux précédents grâce à l’habileté d’écriture de Pierre Grimbert qui a su caser l’historique de Ji et des événements du passé tout le long des pérégrinations des nouveaux acteurs de ce drame. Le nouveau volet d’une fantasy francophone rivalisant à travers ces différentes trilogies avec les meilleures productions anglo-saxonnes, tant l’univers décrit s’avère cohérent et les personnages qui y déambulent empreint d’un incontestable charisme qui ne peut qu’emporter l’adhésion des lecteurs, vieux baroudeurs du cycle, ou venant juste de le découvrir.
Les autres titres de la série :
LE SECRET DE JI
1.Six héritiers
2.Le serment orphelin
3.L’ombre des anciens
4.Le doyen éternel
LES ENFANTS DE JI
1.Le testament oublié
2.La veuve barbare
3.La voix des aînés
4.Le patriarche
5.Le sang du Jal
LES GARDIENS DE JI
1.La volonté du démon

jeudi 25 décembre 2008


CHAPMAN Linda (Gb)
Pseudo = Alex Cliff, Daisy Meadows (avec Sue Bentley, Narinder Dhami et Sue Mongredien)
Née à Liverpool en 1969, Linda Chapman est une passionnée d’équitation qui aime associer dans ses récits le quotidien des jeunes lectrices à la magie du merveilleux. Après avoir rencontré le succès avec des séries comme « Bright Lights » retraçant le parcours d’une jeune fille rêvant de devenir actrice, elle s’est également illustrée dans le domaine de l’imaginaire avec des séries sur les sirènes ou les licornes (« Ma licorne magique », « L’école des licornes »)
◊ Rentrée magique (Roman) Jeunesse / Féerie
Milan Jeunesse, 2/2008 — 94 p., 5 € — Ser. : L’école des licornes 1 — Tr. : Elise Poquet
→ Linda Chapman, déjà auteur de la série Ma licorne magique chez Milan jeunesse, entame avec ce roman un nouveau cycle consacré à cet animal mythique. Dans ce premier volume de la série nous faisons la connaissance de Lili, qui a enfin réalisé son rêve en intégrant la prestigieuse école des licornes. Au début, tout semble parfait, les cours, les professeurs, ses camarades. Mais, bien vite les choses se gâtent à cause des élèves de troisième qui sont bien résolus à gâcher sa rentrée.
2 ◊ Le secret (Roman) Jeunesse / Féerie
Milan Jeunesse,2/2008 — 94 p., 5 € — Ser. : L’école des licornes 2 — Tr. : Elise Poquet
→ Ce second volume de la série L’école des licornes nous présente Zéphyr, un jeune élève qui a été choisi pour participer à la grande course des licornes. Autour de lui c’est la liesse. Ses amis se félicitent pour lui. Cependant, Zéphyr ne participe pas à la joie commune, pire, il semble plutôt triste. Et si cette attitude dissimulait un mystère à l’origine de son étrange démotivation ?
Les autres titres de la série :
1.Rentrée magique
2.Le secret
3.Le dragon perdu
4.La pièce de théâtre
GRIMBERT Pierre (Fr)
Né à Lilles en 1970, Pierre Grimbert y poursuit ses études avant de gagner Bordeaux où il se consacre aux métiers de la publicité et de l’édition. Après des collaborations dans le domaine de la bande dessinée, il se consacre à l’écriture en 1995, débutant le « Cycle de Ji » qui allait lui valoir une reconnaissance unanime dans le cercle de la fantasy francophone, ainsi que de très nombreux lecteurs. Un cycle qui a été récompensée par les prix Ozone et Julia Verlanger et qui a fait l’objet de nombreuses rééditions.
◊ La voix des Aînés (Roman) High Fantasy
Editions Octobre-Croix des Fées, 5/2005 — 263 p., 17,50 € — Ser. : Les enfants de Ji 3 — Couv. : Julien Delval
Rééditions :
● France Loisirs-Fantasy, 7/2007 — 311 p., 8,95 € — Couv. : Julien Delval (différente de l’ed. Octobre)
● J’Ai Lu-Fantasy 8688, 6/2008 — 288 p., 6,70 € — Couv. : Vincent Madras
● in Les enfants de Ji T.1 & 2, Octobre-Croix des Fées, 6/2007.
Critiques : www.actusf.com (Pierre Demetz);
www.khimaira-magazine.com (Séverine De Niva)
→ Les Héritiers, toujours à la recherche de leurs parents mystérieusement disparus ont bien failli périr dans l’affrontement qui les a opposé aux fidèles de Phrias, les assassins à la solde de la Jurande. Zejabel la Zue, l’ancienne Kahati, naguère dévouéecorps et âme au service de la déesse Zuïa et le géant Wowbaq on été grièvement blessés lors du combat. Toutefois, ils doivent se remettre vite car le voyage qu’ils ont entrepris n’admet que peu de haltes. Prochaine étape, l’antre d’Usul, le dieu omniscient, chez qui ils espèrent trouver les réponses aux questions qui les taraudent. Cependant, les relations dans le groupe continuent d’être fort tendues. Il y a d’abord les tourments amoureux qui tiraillent le trio formé par Ke’b’ree le barbare Walatte et Amanon le traducteur, qui éprouvent la mêm attirance pour Eryne, celle que Zejabel la Zue considère comme une future déesse du fait de son talent à voir à l’intérieur des esprits. Mais il y a aussi la Voix, cet autre lui-même qui impose sa volonté dans le cerveau de Cael lorsqu’il perd le contrôle de ses émotions. Et s’il s’agissait d’une éménation du Sombre, le démon abandonné par ses anciens fidèles après la bataille du Mont-Fleuri, et qui désormais avait lié son sort à l’Archiduchesse Agénor de Lorelia, éminence grise de la Légion Noire, qui tissait lentement sa toile sur les Hauts-Royaumes en accaparant peu à peu tous les pouvoirs ? Cael justement qui reste sur le devant de la scène, car c’est à lui seul qu’Usul accorde un entretien. De ce mystérieux tête à tête dont l’adolescent garde un souvenir confus, Cael en a retiré des informations primordiales : Tout d’abord la confirmation que l’Adversaire, l’unique personne capable d’affronter le Sombre et de le vaincre, est bien dans leurs rangs, sans en dévoiler l’identité ; Puis que leurs parents sont au Jal, un lieu sans réelle existence où l’on ne peut accéder que par l’intermédiaire des Arches créées par l’ancienne race des Ethèques ; Mais aussi, que l’un de leurs trahirait le groupe. Pour tenter d’obtenir plus d’informations sur ces fameux Ethèques, les Héritiers décident alors, en dépit des dangers que cela représente, de se rendre sur l’île de Zuïa afin de consulter les livres enfermés dans la fameuse bibliothèque de Lus’an. Bien entendu, l’affrontement avec Celle-qui-Juge est inévitable. Cette dernière n’a pas pardonné à Zejabel de l’avoir trahi. Tandis qu’elle lance ses fidèles Züu sur ses présomptueux visiteurs, Zhira, sa nouvelle Kahati se mesure en duel avec l’ancienne servante de la déesse. Grâce à la maîtrise de l’Esthésia que domine Eryne, lui permettant d’anticiper les mouvements de ses ennemis, les Héritiers parviennent à s’enfuir, tandis que Zejabel tue de ses propres mains Zuïa, qui s’empresse de renaître dans le corps de Zhira afin d’aller rapporter à son Maîtres les précieuses informations qu’elle a recueilli, en particulier qu’Eryne est enceinte et que ce n’est pas l’Adversaire. La suite du nouveau cycle de Pierre Grimbert consacré à son univers fétiche de Ji, directement lié aux premiers tomes de la série, mais réalisant un harmonieux mélange danciens et de nouveaux personneges qui rendent cette quête haute en couleur de plus en plus passionnante.
Les autres titres de la série :
1.Le testament oublié
2.La veuve barbare
3.La voix des aînés
4.Le patriarche
5.Le sang du Jal

jeudi 18 décembre 2008

HOWARD Robert Ervin (Usa)
Robert Ervin Howard est né à Peaster, au Texas, en janvier 1906. La légende veut qu’il fut un enfant chétif et battu avant de devenir, à force de travail, un colosse de deux mètres et un cavalier émérite. Très tôt passionné par la lecture, et en particulier par les Pulps, qu’il découvre en 1921, il publia sa première histoire professionnelle dans la revue Weird Tales à 19 ans. Considéré comme l'un des pères de la Fantasy moderne avec la création du personnage de Conan le barbare, il est également à l’origine d’un panthéon de héros charismatiques parmi lesquels on dénombre : Agnès de Chastillon, une femme française de la fin du Moyen Age, le picte Brank Mak Morn, le pirate gaël Cormac Mac Art, l’américain El-Borak qui écuma le Moyen-Orient de la première moitié du XX° siècle, Kull, le roi Atlante de Valusie, Sonya la Rouge, qui est devenue la célèbre Red Sonja sous la plume du scénariste de BD Roy Thomas, Turlogh Dubh O’Brien, guerrier irlandais du Hait Moyen Age, ou Solomon Kane, le puritain anglais de la fin du XVI siècle. En 1936, alors que s amère était plongée dans un coma irréversible, il succomba à ses envies de suicide auxquelles il songeait depuis de nombreuses années.
◊ Solomon Kane l’intégrale (Recueil) Dark Fantasy
Bragelonne-Fantasy, 8/2008 — 432 p., 22 € — Ser. : Solomon Kane— The savage tales of Solomon Kane, Ballantine Books, 1998 — Tr. : Patrice Louinet — Couv. & ill. : Gari Gianni
Précédente publication :
● in « Solomon Kane » NEO/Fantastique-Science-Fiction-Aventures n°26, 3/1981, couverture de Nicollet, traduction de François Truchaud
● in « Le retour de Kane » NEO/Fantastique-Science-Fiction-Aventures n°38, 3/1982, couverture de Nicollet, traduction de François Truchaud
Critiques : www.actusf.com (Florent);
cafardcosmique.com (Nebal & Muad’dib) ; http://nemedie.free (Simon Sanahujas-Interview de Patrice Louinet) ; www.noosfere.com (Florent M.); www.phenixweb.net (Chris de Savoie)
→ Salomon Kane est un personnage à part dans l’œuvre de Robert Howard. Bien qu’il ait créé ce héros en 1920, Howard n’écrira la première nouvelle le mettant en scène qu’en 1928, et elle paraîtra en août de cette même année dans le prestigieux magazine Weird Tales. Personnage des ténèbres au passé entouré de mystères, évoluant dans une pseudo-histoire riche en toutes sortes d’abominations et d’horreur, il surgit dans le sillage d’un crime atroce à la tombée de la nuit, il repart à l’approche de l’aube après avoir combattu et vaincu les êtres démoniaques à l’origine des tourments des pauvres mortels que nous sommes. Puritain et instrument du courroux divin, il a cependant comme seul ami un sorcier païen, et se rapproche plus du fanatique animée de folie que du dévot comme l’entend l’Eglise. Enveloppé d’un voile obscur sur ses origines, son nom renferme tout ce que nous devons savoir de lui : Solomon, en référence au roi biblique Salomon, pour l’aspect religieux et philosophe, et Kane, par rapport au premier tueur de l’humanité, un Caïn condamné à une perpétuelle errance. Grâce au formidable travail de Patrice Louinet, l’un des plus éminents spécialistes internationaux de Robert Howard et de son oeuvre (également maître d’œuvre dans les intégrale Conan proposées par Bragelonne) ce livre contient l’ensemble des aventures de Kane reconstituées à partir des manuscrits originaux (et non sur les nouvelles parus dans Weird Tales, comme c’est le cas dans l’édition anglo-saxonne), dans des traductions nouvelles non censurées, et sans chronologie artificielle. Pourvu d’une pertinente introduction et d’une longue postface (Genèse de Solomon Kane) de Patrice Louinet, il contient des Sources, ainsi qu’en Appendice des inédits (versions alternatives ou de travail) qui viennent s’ajouter au 12 textes réunies dans ce recueil exceptionnel ornés par la couverture en couleurs et les illustrations intérieures de Garry Gianni (le dessinateur howardien de ces dernières années !) qui permettra aux amoureux de ce aventurier errant et vagabond de patienter en attendant la sortie du film de Michael Bassett. Dés lors, afin de mieux rendre compte de l’ouvrage, nous présenterons les nouvelles qui le composent l’une après l’autre, chacune pourvue d’un court résumé. Bon voyage donc dans les aventures de ce personnage à part de l’univers howardien, né sûrement de son admiration pour certains duellistes, froid, aux nerfs d’acier, comme il en existait au XVI° siècle, qu’il abandonna curieusement au début des années 30, alors qu’il semblait promis à un brillant avenir et que Conan et Kull se profilaient dans son ombre. Mais Howard, qui abrégea lui-même sa courte existence à la fleur de l’âge, ne reste-t-il pas lui-même une énigme ?
Solomon Kane (Solomon Kane) sous le titre Red Shadows in Weird Tales, 8/1928 — Traduction française de François Truchaud sous le titre Ombre rouges in « Solomon Kane » NEO/Fantastique-Science-Fiction-Aventures n°26, 3/1981, couverture de Nicollet.
→ Dans cette première nouvelle du cycle, le Puritain poursuit de sa vengeance implacable Le Loup, chef d’une brande de brigands responsables de pillages et de meurtres, dont celui d’une jeune fille dont Kane a recueilli le dernier souffle. Il le traque à travers l’Europe, puis jusqu’en Afrique, dans le village de cannibales où il a trouvé refuge. Le Puritain y rencontre pour la première fois le sorcier N’Longa, qui apparaîtra dans d’autres aventures.
Des crânes dans les étoiles (Skull in the Stars) in Weird Tales, 1/1929 — Traduction française de François Truchaud in « Solomon Kane » NEO/Fantastique-Science-Fiction-Aventures n°26, 3/1981, couverture de Nicollet.
→ Une courte nouvelle qui entraîne Kane, motivé par sa mission de combattre le mal et son désir de vérité, dans une lande de sinistre réputation hanté par une caricature d’être humain qui ne peut être blessé par aucune arme matérielle et dont il finira par apprendre le terrible secret.
La main droite du destin (The right hand of doom) dans le recueil Red Shadows, Glen Lord, 1968 — Traduction française de François Truchaud in « Solomon Kane » NEO/Fantastique-Science-Fiction-Aventures n°26, 3/1981, couverture de Nicollet.
→ Une histoire de « main diabolique » dans le style de La main du diable de Gérard de Nerval, qui se rapproche d’une autre nouvelle, Bruits d’ossements, par le fait que Solomon Kane y tient surtout le rôle d’un simple spectateur.
Bruits d’ossements (Rattle of Bones) in Weird Tales, 6/1929 — Traduction française de François Truchaud in « Solomon Kane » NEO/Fantastique-Science-Fiction-Aventures n°26, 3/1981, couverture de Nicollet.
→ Une histoire d’Auberge Rouge et de vengeance démoniaque exercée d’outre-tombe avec, pour compagnon de voyage du Puritain, le français Gaston l’Armon, plus malhonnête qu’il le paraît de prime abord. Un récit où Kane ne participe guère à l’action, comme dans le titre précédent, La main droite du destin.
Les collines des morts (The hills of the dead) in Weird Tales, 8/1930 — Traduction française de François Truchaud in « Le retour de Kane » NEO/Fantastique-Science-Fiction-Aventures n°38, 3/1982, couverture de Nicollet.
→ La troisième nouvelle africaine du cycle de Kane. En compagnie du sorcier N’Longa, déjà rencontré dans Solomon Kane, il se rendra dans la Cité Silencieuse afin de combattre des morts-vivants vampires qui déciment une tribu africaine. C’est au cours de cette histoire qu’il recevra en présent de N’Longa, le mystérieux bâton vaudou qui deviendra l’un de ses attributs essentiels, au même titre que sa rapière, ses pistolets ou son chapeau à large bord.
La lune des crânes (The moon of skulls) in Weird Tales en 2 parties, juin-juillet 1930 — Traduction française de François Truchaud in « Solomon Kane » NEO/Fantastique-Science-Fiction-Aventures n°26, 3/1981, couverture de Nicollet.
→ C’est après Ombres rouges et avant Les collines des morts, le second voyage du Puritain sur le continent africain. Dans ce récit, il vient au secours d’une jeune vierge sur le point d’être offerte en sacrifice à Nakura, le Crâne du Mal, l’un des anciens dieux d’Atlantis que vénèrent encore les habitants de Négari, une ancienne colonie atlantidéenne. Une nouvelle inhabituellement longue qui s’apparente à la thématique des mondes perdus et où Howard semble moins à l’aise, car son langage est avant tout celui de l’histoire courte.
The one black stain/La noire souillure (The one black stain) dans le recueil Red Shadows, Glen Lord, 1968
→ Un court poème, présenté en version originale et traduction, qui raconte l’exécution de Sir Thomas Doughty dans la Baie de San Julian, en 1578. L’occasion d’un face à face entre Solomon Kane et le célèbre Francis Drake. Un texte tiré du tapuscrit original fournit par Glen Lord.
La flamme bleue de la vengeance (The blue flame of vengeance) texte tiré du tapuscrit original fournit pas Bill Cavalier.
→ Une nouvelle histoire de vengeance, un peu semblable au premier récit du cycle, Solomon Kane, qui raconte en même temps une opposition de classe, jeune homme sans terre et sans titre opposé à aristocrate plus âgé et plus puissant pour la domination du cœur d’une jeune fille, et qui rappelle en filigrane que le passé de Kane renferme des zones d’ombre guère à son avantage. Un récit sans éléments étranges ou surnaturels qui demeura dans les invendus à Argosy et Adventure, inédit dans le monde entier avant cette publication.
Poème sans titre (Untitled poeme) texte tiré du tapuscrit original fournit par Glen Lord
→ Deux feuilles qui racontent une rencontre entre Sir Richard Grenville et le Puritain.
Des ailes dans la nuit (Wings in the night) in Weird Tales, 7/1932 — Traduction française de François Truchaud in « Le retour de Kane » NEO/Fantastique-Science-Fiction-Aventures n°38, 3/1982, couverture de Nicollet.
→ Encore une nouvelle appartenant à la période africaine de Kane. Il s’agit de l’une des plus réussie du cycle alliant parfaitement l’aventure avec le fantastique et l’apparition des harpies empruntées à la mythologie. On y voit le Puritain prendre le parti de la tribu africaine des Bogondi, qu’ils n’arrivent pas à sauver de la cruauté du clan des Akaanas. Ce qui déclenchera une véritable folie meurtrière de la part du Puritain guère en accord avec les idéaux chrétiens que son personnage est censé véhiculer.
Des bruits de pas à l’intérieur (The footfalls within) in Weird Tales, 9/1931 — Traduction française de François Truchaud in « Le retour de Kane » NEO/Fantastique-Science-Fiction-Aventures n°38, 3/1982, couverture de Nicollet.
→ Une autre nouvelle du cycle africain où Kane, capturé par des trafiquants d’esclaves, découvre avec eux un étrange mausolée qui renferme une redoutable abomination. Au cours de l’affrontement, le Puritain en apprendra plus sur le mystérieux bâton vaudou que lui a offert le sorcier N’Longa au cours d’une précédente aventure. Il s’agit là du dernier récit que Howard consacra à Solomon Kane avant de se tourner vers des héros plus musclés tels que Conan et Kull. Solomon Kane’s homecoming/Le retour de Solomon Kane (Solomon Kane’s homecoming) in Fanciful Tales 1, 1936 Traduction française de François Truchaud sous le titre Solomon Kane, la fin du voyage in « Le retour de Kane » NEO/Fantastique-Science-Fiction-Aventures n°38, 3/1982, couverture de Nicollet.
→ Le troisième poème que Howard consacra à Solomon Kane. De retour dans son pays natal du Davonshire, le Puritain narre aux clients d’une taverne ses principales aventures, puis s’en va dans la nuit.
A ces récits s’ajoutent dans les appendices trois textes inachevés : Les cavaliers noirs de la mort,Le château du diable, et Fragment sans titre (John Silence), la première version de Bruits d’ossements, deux autres fragments sans titre Jeremy Hawk et Asshur, la seconde version de Les épées de la Fraternité émanation de La flamme bleue de la vengeance avec un Solomon Kane laissant la place à Malachi Grin, ainsi que la version de travail de Solomon Kane’s homecoming.
A titre d’information, nous mentionnerons les fragments complétés par J. Ramsey Campbell :
Le château du diable (The castle of the devil) dans le recueil Red Shadows, Glen Lord, 1968 — Traduction française de François Truchaud in « Solomon Kane » NEO/Fantastique-Science-Fiction-Aventures n°26, 3/1981, couverture de Nicollet.
L’épervier de Baski (Hawk of Basti) dans le recueil Red Shadows, Glen Lord, 1968 — Traduction française de François Truchaud in « Solomon Kane » NEO/Fantastique-Science-Fiction-Aventures n°26, 3/1981, couverture de Nicollet.
Les enfants d’Asshur (The children of Asshur) dans le recueil Red Shadows, Glen Lord, 1968 — Traduction française de François Truchaud in « Le retour de Kane » NEO/Fantastique-Science-Fiction-Aventures n°38, 3/1982, couverture de Nicollet.
Et pour les puristes on ajoutera encore l’ouvrage de Gianluigi Zuddas La malédiction de Solomon Kane, qui comprend les nouvelles L’île du serpent à plumes et La couronne d’Asa, traduit de l’italien par Jean-Pierre Moumon aux éditions Antares, collection Les Mémoires des Ténèbres, en octobre 1982, dans un tirage à 500 exemplaires.
Enfin, en ce qui concerne la France, on citera dans le domaine de la BD (Solomon Kane ayant fait l’objet d’une adaptation en comics aux USA) deux adaptations :
Des crânes dans les étoiles (Texte de Roy Thomas/Dessins de Ralph Reese/Traduction de François Truchaud) in L’Echo des Savanes Spécial USA n°8, 3ème trimestre 1978
Les collines de la mort (Texte de Roy Thomas/Dessins d’Alan Weiss et Neal Adams) in L’Echo des Savanes Sépcial USA n°9, 4ème trimestre 1978.
Toutes ces informations ainsi que les résumés de l’ensemble des nouvelles du cycle de Solomon Kane proviennent d’un dossier que j’ai publié dans les numéros 57,58 & 60 du fanzine Vopaliec SF, en 1983-1984.
Rappel des différents titres du cycle :
Bruits d’ossements
Les cavaliers noirs de la mort (inachevé)
Le château du diable (achevée par J. Ramsey Campbell)
Les collines des morts
Des ailes dans la nuit
Des bruits de pas à l’intérieur
Des crânes dans les étoiles
Les enfants d’Asshur (achevée par J. Ramsey Campbell)
Les épées de la Fraternité
L’épervier de Baski (achevée par J. Ramsey Campbell)
La flamme bleue de la vengeance
La lune des crânes
La main droite du destin
La noire souillure (poème)
Poème sans titre (poème)
Le retour de Solomon Kane (poème)
Solomon Kane
*La couronne d’Asa, de Gianluigi Zuddas (pastiche)
*L’île du serpent à plumes, de Gianluigi Zudas (pastiche)
SALVATORE R(obert) A(nthony) (Usa)
Robert Anthony Salvatore est né en 1959 à Léominster dans le Massassuchetts, aux Etats-Unis. Il est surtout connu en tant qu’écrivain de Fantasy et, en particulier, par sa contribution à la série des « Royaumes Oubliés », notamment avec le cycle d’Ombre-Terre et de la Légende de Drizzt Do’Urden.
◊ Terre d’exil (Roman) High Fantasy
Bragelonne-Milady, 8/2008 — 329 p., 19,50 € — Ser. : La légende de Drizzt 2 — The legend of Drizzt 2.Exil, TSR 1990 — Tr. : Yann Chican — Couv. : Todd Lockwood
Précédentes publications :
La trilogie de l’elfe noir. Intégrale, Fleuve Noir-Les Royaumes Oublés Hors série, 11/1995 — 530 p., 34,29 € — Tr. : Michele Zachayus — Couv. : Jeff Easley — ill. : Jeff Esaley, Keith Parkinson, Larry Elmore, Fred Fields & Clyde Caldwell (gros volume cartonné avec deux cahiers d’illustrations pleine page couleur)
Fleuve Noir-Les Royaumes Oubliés 5, 6/1994 — 247 p., 6.40 € — Ser. : La trilogie de l’elfe noir 2 — Tr. : Michèle Zachayus — Couv. : Jeff Easley
→ Ecoeuré par la cruauté de ses frères, les elfes noirs ou Drows de la cité souterraine de Menzoberranzan, Drizzt Do’Urden a quitté sa famille et a choisi l’exil dans le monde cavernicole d’Ombre-Terre accompagné de Guenhwyvar, sa fidèle panthère magique. Pendant ce temps, grâce à l’aide de Jarlaxle, chef des mercenaires de la Bregan d’Aer, la Maison Do’Urden a vaincu la famille rivale des Hun’ett. Mais Matrone Malice n’a pas pour autant reconquis la faveur de Loth, la reine Araignée qui règne sur les Drows. Afin d’y parvenir, elle doit exécuter son ordre : retrouver Drizzt le renégat et le tuer. Pour cela, elle n’hésite pas à lancer sur ses traces Dinin et Btriza, son frère et sa sœur. Mais Drizzt, durant sa lutte contre les monstruosités qui hantent les couloirs sombres et silencieux d’Ombre-Terre, a endurci son caractère. Il est devenu un redoutable chasseur, une créature d’instinct capable de refréner la bête tapie au fond de lui. Des atouts non négligeables lorsqu’il faudra leur échapper, tout en respectant son serment de ne plus verser de sang elfe. Un temps réfugié chez les gnomes du roi Schnicktick, où il s’est lié d’amitié avec Belwar Dissengulp, un gnome à qui il a jadis sauvé la vie, il devra cependant affronter une menace encore plus terrible : un Zin-carla lancé contre lui par Matrone Malice, c'est-à-dire un zombie qui, tout en conservant les talents de son ancienne vie, est contrôlé par la mère matrone. Or, il s’agit de Zaknafein, le maître d’armes, le père de Drizzt, ressuscité pour causer sa perte. Nul doute que la poursuite sera impitoyable, ainsi que le combat à venir. En toute logique, la personnalité de Drizzt Do’Urden continue de monopoliser l’essentiel de ce second tome de la Légende de Drizzt. Nous assistons à son parcours initiatique au sein d’Ombre-Terre à travers un roman qui se conforme à la tradition manichéenne chère à la Fantays rôliste, tout en atteignant un paroxysme de l’intensité dramatique dans l’affrontement final du père zombie contre son fils, affrontement qui décidera du destin de Drizzt transcendé par un nouvel accouchement symbolisé par l’émergence vers la lumière de la surface. Un livre proposé par Milady en édition intégrale, contrairement à la première traduction du Fleuve Noir.
Les autres titres de la série :
1.Terre natale
2.Terre d’exil
3.Terre promise
SALVATORE R(obert) A(nthony) (Usa)
Robert Anthony Salvatore est né en 1959 à Léominster dans le Massassuchetts, aux Etats-Unis. Il est surtout connu en tant qu’écrivain de Fantasy et, en particulier, par sa contribution à la série des « Royaumes Oubliés », notamment avec le cycle d’Ombre-Terre et de la Légende de Drizzt Do’Urden.
◊ Terre natale (Roman) High Fantasy
Bragelonne-Milady, 5/2008 — 376 p., 19,50 € — Ser. : La légende de Drizzt 1 — The legend of Drizzt 1.Homeland, TSR 199O — Tr. : Sonia Quémener — Couv. : Todd Lockwood
Précédentes publications : Fleuve Noir-Les Royaumes Oubliés 3, 6/1994 — Ser. : La trilogie de l’elfe noir 1 — 248 p., 6.40 € — Tr. : Michèle Zachayus — Couv. : Jeff Easley
La trilogie de l’elfe noir. Intégrale, Fleuve Noir-Les Royaumes Oublés Hors série, 11/1995 — 530 p., 34,29 € — Tr. : Michele Zachayus — Couv. : Jeff Easley — ill. : Jeff Esaley, Keith Parkinson, Larry Elmore, Fred Fields & Clyde Caldwell (gros volume cartonné avec deux cahiers d’illustrations pleine page couleur)
Critiques: http://www.himaira-mag.com/ (Guillaume Vallet)
→ Tapi dans le ventre des Royaumes Oubliés se trouve Ombre-Terre, pays natal des races maléfiques. Cependant, l’une d’elle les domine en férocité : les Drows ou Elfes Noirs. Doté d’une espérance de vie de huit siècles, ces cousins des elfes blancs de la surface ne vivent que pour trahir et ne connaissent qu’un seul moyen d’atteindre le bonheur : éliminer leurs ennemis en leur infligeant autant de souffrances que possible. Depuis la gigantesque et sombre cité de Menzoberranzan, ils font régner la terreur sur ce monde de grotte et de cavernes afin d’assouvir les appétits sanguinaires de Loth, la sinistre déesse Araignée. Civilisation matriarcale, huit maisons sont à la tête de l’organisation sociale. Dirigées par de cruelles matrones, elles comportent des nobles, des prêtresses, des sorciers, des guerriers et des esclaves. Matrone Malice, de la famille Do’Urden, de la dernière Maison, a lancé ses commandos délites sous les ordres de Zaknafein, le redoutable Maître d’armes, autrefois son partenaire, contre la Maison De Vir afin de lui ravir sa place. Les membres de la Maison De Vir sont tous massacrés, tandis que les autres familles ferment les yeux sur ce forfait. Seul Alton De Vir échappe à la tuerie en empruntant la personnalité de Sans Visage, un sorcier de l’Académie, haut lieu de formation des jeunes elfes noirs. Désormais il ne vivra plus que pour l’extermination du clan assassin. Masoj, de la Maison Hun’ett, sorcier comme lui, entretient cette flamme vengeresse. Bientôt elle se focalise sur Drizzt Do’Urden, fils de Matrone Malice et de Zaknafein. Dés son jeune âge ce dernier montre des talents exceptionnels pour les armes et la magie. Cependant, il a hérité de son père une aversion viscérale pour le cruel mode de vie de ses frères elfes noirs dont il ne parvient pas à partager la soif de carnage. A l’Académie, il se lie d’amitié avec Guenhwyvar, le familier de Masoj, une magnifique panthère enchâssée dans une figurine d’onyx que le sorcier matérialise en la tirant du plan magique où elle a élu domaine. Mais, au cours d’une expédition à la surface, il commet une terrible erreur en épargnant un petit elfe blanc. Ainsi, il a déplu à la déesse Araignée, qui retire sa faveur à la Maison Do’Urden. Matrone SiNafay, de la Maison Hun’ett a désormais la voie libre pour préparer son attaque contre sa rivale Matrone Malice. Dés lors commence pour Drizzt Do’Urden une suite de périlleuses et féroces aventures qui l’entraînent dans les labyrinthes sombres d’Ombre-Terre, le monde cruel de ses frères de race. Incontestablement, R.A. Salvatore a bâti avec la Trilogie de l’elfe noir, dont c’est ici le premier volume, l’une des meilleures séries du cycle des Royaumes Oubliés, cet univers imaginaire crée par l’auteur et concepteur canadien Ed Greenwood pour le jeu Donjons & Dragons. Le mérite en revient principalement au personnage de Drizzt Do’Urden, prince de Maison Royale, chevalier errant du Labyrinthe, puis libre voyageur des Royaumes, qui acquiert au fil des pages une crédibilité psychologique inhabituelle dans ce genre de récits, rendue passionnante par le caractère mélodramatique de son existence. Le décor d’Ombre-Terre, monde souterrain et siège de toutes les perversions, ne contribue dés lors qu’à parfaire une œuvre qui réconcilie les passionnés de jeux de rôle et les amateurs de bons récits d’aventure. Comme ce fut le cas pour la reprise de la trilogie fondatrice de Dragonlance par Maragaret Weis et Tracy Hickman, la collection Milady nous propose ce roman dans une nouvelle traduction intégrale par rapport à la première publication française des éditions Fleuve Noir.
Les autres titres de la série :
1.Terre natale
2.Terre d’exil
3.Terre promise

mardi 16 décembre 2008

WEIS Margaret & HICKMAN Tracy (Usa)
WEIS Margaret Baldwin

Pseudo de Edith Baldwin
Née en 1948 à Independence, dans le Missouri, Margaret Weis obtint un diplôme de littérature dans l’université du Missouri, dans la ville de Columbia. Puis elle devint journaliste et publia son premier livre, « Frank et Jesse James » en 1981. Un peu plus tard, après un déménagement, elle devient rédactrice en chef chez TSR Inc., les créateurs du jeu de rôle « Donjons & Dragons ». C’est un peu plus tard qu’avec Tracy Hickman elle publie les premiers romans du cycle de la série « Chroniques de Lancedragon » qui se vendirent à plus de vingt millions d’exemplaires à travers le monde. Elle enchaîna ensuite avec d’autres séries de Fantasy écrites en collaboration avec Hickman, puis avec son ex-époux Don Perrin, ou sur son seul nom, comme celle de « Dragonvarld ». Des contrats de films sont en discussion pour plusieurs de ses romans, notamment pour les « Chroniques » qui devraient être adaptées en dessin animé
HICKMAN Tracy (Usa)
Pseudo de Tracy Raye Hickman

Né à Salt Lake City, dans l’Utah, aux Etats-Unis, en 1955, Tracy Hickman est un mormon convaincu. Marié avec Laura Curtis depuis 1977, il a réalisé avec elles de nombreux jeux de la série « Donjons & Dragons », ainsi que le roman « Mystic warrior » en 2004. Mais sa collaboration la plus marquante est celle qui l’amena à écrire avec Margaret Weis les premiers romans de la série « Dragonlance » qui furent suivis d’autres trilogies situées dans le même univers, ainsi que d’autres cycles de fantasy tels que celui des « Portes de la mort », de « L’épée noire » et de « La rose du prophète »
◊ Dragons d'une nuit d'hiver(Roman) High Fantasy / Dragons
Bragelonne-Milady, 8/2008 — 472 p., 21,50 € — Ser. : Chroniques de Dragonlance 2 — DragonLance Chronicles 2.Dragons of winter night, TSR 1985 — Tr. : Laurent Queysi — Couv. : Matt Stawicki — ill. : Denis Beauvais — Poèmes : Michael Williams
Précédente publication :
Carrere-Lancedragon 2, 5/1987 sous le tire L'Histoire des dragons 2 — 418 p., 13,57 € — Tr.: François Lebras & Olivier Meyer — Couv.: Larry Elmore
● Fleuve Noir-Legend LanceDragon 2, 3/1996 — 375 p., 6.40 € — Ser.: La trilogie des Chroniques 2 — Tr. : Dominique Mikorey — Couv. : Larry Elmore
→ L’hiver suit l’automne et, dans le catalogue des saisons, cette dernière est la plus rude. Pas étonnant dés lors que les épreuves auxquelles est confrontés la compagnie de héros dont nous avons fait la connaissance dans le premier tome des Chroniques de Dragonlance deviennent de plus en plus dures. D’autant plus que, face à l’avancée irrésistible des Dragons, ils sont obligés de se séparer. Tandis que Tanis, le demi-elfe, poursuit son chemin en compagnie des jumeaux Raistlin et Caramon, Sturm, le chevalier en quête d’idéal, Laurana, la princesse elfe et Tass le Kinder s’en vont de leurs côtés afin de remplir leur mission : retrouver et ramener avec eux les orbes draconiens seules capables de manipuler les démoniaques créatures de l’armée de Takhisis, la Reine des Ténèbres. Parmi ces objets de puissance, nos valeureux combattants finissent par mettre la main sur un anneau qui pourrait leur permettre de faire basculer le sort des armes en leur faveur. Mais, pour cela il faut le contrôler, ce que ne parvient pas à faire Raistlin sans l’aide du vieux mage Fizban, ambitieux et rusé à la fois. Tandis que le cœur du récit s’éloigne de Lunedor, de Rivebise, de Flint Forgefeu, et même de Tanis, le principal protagoniste du cycle, les sentiments continuent de jouer un rôle prépondérant dans ce second volume de la Séquence Fondatrice de la série Dargonlance, nous faisant partager les affres d’une Laurana partie à la recherche de son amour d’adolescente, la curiosité d’un Tass toujours sur la brèche ou les désillusions d’Un Sturm face à la découverte des sombres intrigues minant la Chevalerie à laquelle il aspire. Des trajectoires qui s’intègrent dans un background à la Tolkien, avec le Silvanesti pour les étendues forestières d’Eriador, une compagnie prompte à la séparation, des draconiens en guise de hordes de Mordor, un anneau à la puissance maléfique, un mage rappelant Gandalf, un Kender s’apparentant aux Hobbits et un Sturm affichant quelque part un peu du noble cœur et de la tristesse d’Aragorn. Epuisé par les périls, menacé par les trahisons, le groupe de héros désormais affaibli par son morcellement devra se frayer un chemin à travers des territoires envahis par les dragons au sein desquels les peuples, depuis toujours divisés par leur méfiance et leur haine ancestrale, continuent de batailler seuls au lieu de s’unir face à leurs redoutables assaillants. Présenté en grand format, dans une nouvelle traduction et avec une couverture différente de l’édition de poche du Fleuve Noir, ce roman continue d’explorer un vaste cycle romanesque maintenant formé d’une cinquantaine de titres, tous inspirés par le célèbre jeu de rôles Donjons & Dragons. Si Weis et Hickman sont à l’initiative des premiers romans de la série à partir de 1984 avec des récits racontant l’histoire de la Guerre de la Lance et de la Guerre du Chaos, une vingtaine d’auteurs se sont succédés pour poursuivre le cycle avec plus ou moins de bonheur. Chacun d’eux a pris soin cependant de se couler dans la ligne directrice de ces récits, privilégiant les dialogues par rapport aux descriptions, ébauchant des caractères bien trempés pour des personnages essentiellement manichéens qui évoluent au sein d’une intrigue riche en rebondissements et revirement inattendus, l’ensemble formant un cycle littéraire qui, au fil des années, a fait l’objet d’un véritable culte parmi ses lecteurs, au même titre que l’autre série phare des Royaumes Oubliés reprise également en traduction intégrale chez Milady.
Les autres titres de la série :
1.Dragons d’un crépuscule d’automne
2.Dragons d’une nuit d’hiver
3.Dragons d’une aube de printemps
WEIS Margaret & HICKMAN Tracy (Usa)
WEIS Margaret Baldwin

Pseudo de Edith Baldwin
Née en 1948 à Independence, dans le Missouri, Margaret Weis obtint un diplôme de littérature dans l’université du Missouri, dans la ville de Columbia. Puis elle devint journaliste et publia son premier livre, « Frank et Jesse James » en 1981. Un peu plus tard, après un déménagement, elle devient rédactrice en chef chez TSR Inc., les créateurs du jeu de rôle « Donjons & Dragons ». C’est un peu plus tard qu’avec Tracy Hickman elle publie les premiers romans du cycle de la série « Chroniques de Lancedragon » qui se vendirent à plus de vingt millions d’exemplaires à travers le monde. Elle enchaîna ensuite avec d’autres séries de Fantasy écrites en collaboration avec Hickman, puis avec son ex-époux Don Perrin, ou sur son seul nom, comme celle de « Dragonvarld ». Des contrats de films sont en discussion pour plusieurs de ses romans, notamment pour les « Chroniques » qui devraient être adaptées en dessin animé
HICKMAN Tracy (Usa)
Pseudo de Tracy Raye Hickman

Né à Salt Lake City, dans l’Utah, aux Etats-Unis, en 1955, Tracy Hickman est un mormon convaincu. Marié avec Laura Curtis depuis 1977, il a réalisé avec elles de nombreux jeux de la série « Donjons & Dragons », ainsi que le roman « Mystic warrior » en 2004. Mais sa collaboration la plus marquante est celle qui l’amena à écrire avec Margaret Weis les premiers romans de la série « Dragonlance » qui furent suivis d’autres trilogies situées dans le même univers, ainsi que d’autres cycles de fantasy tels que celui des « Portes de la mort », de « L’épée noire » et de « La rose du prophète »
◊ Dragons d’un crépuscule d’automne (Roman) High Fantasy
Bragelonne-Milady, 5/2008 — 447 p., 21,50 € — Ser. : Chroniques de Dragonlance 1 — DragonLance Chronicles 1.Dragons of autumn twilight, TSR 1984 — Tr. : Laurent Queysi — Couv. : Matt Stawicki — ill. : Valérie Valusek — Poèmes : Michael Williams
Précédente publication :
Carrère-Lancedragon 1, 11/1986 sous le titre L'Histoire des dragons 1 — 471 p., 13.57 € — Tr. : Yannick Surcouf — Couv.: Larry Elmore
● Fleuve Noir-Legend LanceDragon 1, 3/1996 — 379 p., 6.40 € — Ser.: La trilogie des Chroniques 1 — Tr. : Dominique Mikorey — Couv. : Larry Elmore
→ Le monde de Krynn est soumis à la menaçante présence des dragons. Une compagnie de héros se forme alors et se dresse pour lui faire face. Galvanisé par leur rencontre avec Lunedor, la fille d’un chef barbare portant un bâton surmonté d’un mystérieux cristal bleu, un groupe d’amis réunis autour deTanis le demi-elfe va se constituer. Ils comptent dans leurs rangs Sturm de Lumelane, le chevalier de Solamie, les jumeaux Raistlin le magicien et Caramont le guerrier, Rivebise le petit-fils du Vagabond, le Kinder Tasselhoff Racle-Pieds, dit « Tass », et Flint Forgefeu, le nain, le plus vieil ami de Tanis,. Ensemble ils se lancent dans une périlleuse aventure : la quête de Lancedragon, l’arme fabuleuse qui seule peut leur permettre de juguler le péril. Voici le premier roman du cycle des Chroniques de Dragonlance, le premier cycle romanesque inspiré par le jeu Donjons & Dragons que Margaret Weis écrivit en collaboration avec Tracy Hickman alors qu’elle occupait le poste de rédactrice en chef de TSR Inc, les créateurs du jeu de rôle Donjons & Dragons. Cette série connut rapidement un formidable succès à travers le monde. Plus tard, le tandem Weis/Hickman s’illustra à travers d’autres cycles de fantasy tels que La rose et le prophète, L’épée noire et Les portes de la mort. Le cycle de Dragonlance reste cependant leur œuvre majeure sur laquelle plane l’ombre de Tolkien avec le personnage malicieux de Tass qui n’est pas sans rappeler les hobbits, conduisant la lutte dans l’univers de Krynn soumis à la brutale attaque des dragons. Publié pour la première fois en 1996 au Fleuve Noir en format de poche et dans une traduction tronquée, ce premier tome de la trilogie fondatrice de Dragonlance nous est enfin proposé par la collection Milady dans sa version intégrale avec les poèmes de Michael Williams, dans une traduction révisée et augmentée, et avec des illustrations intérieures en noir et blanc de Valérie Valusek répondant à la somptueuse couverture couleur de Matt Stawicki, l’un des plus talentueux illustrateurs de la fantasy anglo-saxonne. C’est la réédition américain de ces ouvrages par Wizard of the Coast en 2000, qui a fourni l’occasion au nouveau label des éditions Bragelonne de nous offrir enfin ces livres dans une présentation grand format qui met mieux en valeur le caractère épique de leur contenu. Retravaillés par une nouvelle équipe de traducteur dirigé par Isabelle Varange ces textes sont prolongés par des inédits appartenant à la dernière trilogie en date du duo Weis/Hickman, à savoir Les chroniques perdues, avec Dragons des profondeurs en octobre et Dragons des cieux en novembre (le troisième opus, Dragons of the hourglas mage n’étant pas encore sorti aux USA). Enfin, en 2009, Milady rééditera Les légendes de Dragonlance, autre cycle de Weis & Hickman consacré au monde de Krynn, ainsi que la coda Dragons d’une flamme d’été. C’est donc avec un incontestable plaisir que les fans de la première heure ou les nouveaux lecteurs se plongerons dans les aventures d’un groupe de huit amis improbables dotés du pouvoir de sauver le monde, mais qui, pour y parvenir, doivent tout d’abord apprendre à se trouver eux-mêmes et à se comprendre mutuellement. Et pour ceux qui veulent en savoir plus sur cet univers flamboyant, un petit tour sur le site http://ariakas.free.fr/index.htm, non exhaustif, mais très bien documenté, sera des plus salutaires. Avec des information sur les parutions en comisc et BD, les suppléments jeux de rôle et les jeux vidéo, en attendant l’adaptation en dessin animé.
Les autres titres de la série :
1.Dragons d’un crépuscule d’automne
2.Dragons d’une nuit d’hiver
3.Dragons d’une aube de printemps

dimanche 14 décembre 2008

MEYER Kai (Allemagne)
Né en 1969 en Allemagne, Kai Meyer est un auteur de Best sellers, tant pour les adultes que pour les enfants, traduits eu peu partout à travers le monde, y compris aux Etats-Unis et au Japon. En France, le public l’a découvert avec ses séries pour la jeunesse de « L’histoire de Merle » et de « Les funambules des mers » parus aux éditions du Rocher
◊ La fille de l’alchimiste (Roman) Esotérisme
Livre de poche-Fantasy 27044, 1/2008 — 626 p., 7,50 € — Die alchimistin, 1998 — Tr. : Françoise Périgault — Couv. : Marc Simonetti
Critiques :
www.actusf.com (Jean Rebillat) ; www.phenixweb.net (Franck Boulègue) ; www.yozone.fr (Myriam Bouchet)
Précédente publication : Rocher, 2005 — 464 p., 20.90 € — Couv. : Marc Simonetti
→ Aura Institoris est la fille du célèbre alchimiste Nestor Nepomuk. En cette fin de XIX° siècle, elle mène une existence paisible dans les couloirs du château de ses ancêtres érigés sur les récifs de la Baltique… jusqu’au jour où son père est assassiné par son principal rival, le redoutable Lysander qui, tapi dans son repaire situé sous le palais impérial de Vienne, entretenait un conflit remontant au Moyen Age. Dés lors la vie d’Aura est totalement bouleversée. Avec l’aide de Christopher, son frère adoptif, , elle décide d’affronter le meurtrier. Mais, pour cela, il lui faut tout d’abord s’initier aux secrets de l’alchimie, avant de braver les complots et les multiples dangers consécutifs à sa brutale succession. Ainsi, elle va s’enfoncer dans une intrigue tortueuse fertile en rebondissements, qui la conduit sur la piste du secret le mieux gardé de l’humanité, celui de l’immortalité. Des péripéties l’entraînant à la rencontre de fascinants personnages, comme Gillian l’hermaphrodite à l’envoûtante beauté, le meurtrier de son père qui est tombé amoureux d’elle et qui n’a pu mener sa funeste mission à son terme. Une quête qui s’identifie à celle du Graal, trimballant les deux adolescents à travers l’Europe profondément sinistre et mêlant leur destin aux piliers de l’ésotérisme tels que les Templiers, les pierres des sages, ou carrés anagrammatiques, tandis que s’entrecroisent les chemins des principaux protagonistes. Ainsi, alors que Gillian se voit traqué par les Sbires de Lysander pour avoir épargné Aura, cette dernière intègre un étrange pensionnat situé au cœur des Alpes, dont le vieux directeur semble apprécier plus que de raison la chair des jeunes filles dont il doit parfaire l’éducation. Des événements sur lesquels plane désormais l’ombre occulte de Morgantus, le mystérieux personnage qui tire les ficelles de cette sombre histoire nous plongeant dans la noirceur de l’âme humaine, capable de tout par amour, mais également attirée par des sentiments bien moins nobles tels que l’inceste, l’adultère ou le désir de meurtre. Un véritable best seller en Allemagne, traduit dans une dizaine de langue, qui nous permet de retrouver un auteur découvert par le public français à travers ses récits pour adolescents paru aux éditions du Rocher comme les séries de L’histoire de Merle ou des Funambules des mers.

samedi 13 décembre 2008

BARKER Clive (Gb)
Né à Liverpool, en Angleterre, en 1952, Clive Barker, aujourd’hui installé à Los Angeles, est devenu les plus américain des écrivains anglais. Grand admirateur de Stephen King, il s’est évertué dans ses œuvres à rendre l’horreur plus voyante et plus choquante, n’hésitant pas à chanter les louanges des plaisirs sado-masochistes et des mutations corporelles les plus extraordinaires et devenant ainsi l’un des plus illustres représentants du mouvement « Splatterpunk ». Une tendance remarquablement illustrée dans son cycles des « Livres de sang » ainsi que son goût pour les univers parallèles, comme l’atteste des œuvres telles que « Le royaume des Devins » ou la magistrale série d’ « Abarat », brillant développement de son imagination sans limites qui frôle le visionnaire dans des romans tels que « Everville », Imajica » ou « Gallilée ».
◊ Abarat (Roman) Dark Fantasy / Univers parallèles
Livres de poche-Fantasy 27050, 1/2008 — 480 p., 8 € — Ser. : Abarat 1 — Books of Abarat 1.Abarat, HarperCollins, 9/2002 — Tr. : Hélène Collon — Couv. & ill. : Clive Barker

Critiques : www.actusf.com (Benjamin K. Framery) ;
www.phenixweb.net (Franck Boulègue) ; http://renould.club.fr
Précédente publication : Albin Michel-Wiz, 11/2002 — Couv. & ill. : Clive Barker 450 p, 24,50 € — Couv. & ill. : Clive Barker
→ Candy Quackenbush n’est pas vraiment inspirée lorsque son professeur lui demande de rédiger un devoir sur Chickentown, la ville où elle habite, capitale fédérale de l’élevage industriel de la volaille. Rien de passionnant dans tout ça, si bien que la jeune fille pimente son récit et s’attire les foudres de son école, au point de se faire exclure de son cours. Partie errer dans la campagne, elle croise la route de John Canaille, qui porte ses sept frères en formes de petites têtes posées sur les bois de cerf qui ornent son crâne. Celui-ci est venu dans l’Outre-Monde, c'est-à-dire le notre, pour fuir Mendelson Morphe, une sorte de compromis entre un humanoïde et une araignée, au service de Christopher Gangrène, le Prince de Minuit, l’une des îles du monde d’Abarat. Cet univers imaginaire est en fait composé d’un ensemble de vingt-quatre îles représentant chacune une heure de la journée, plus une vingt cinquième, correspondant à une heure hors du temps, où l’on peut voir le présent aussi bien que le passé et l’avenir. Des îles divisées en deux grandes parties, celles du jour et de la nuit, perpétuellement en train de s’affronter. John Canaille, voleur de son état, a volé une mystérieuse clé au prince de Minuit, un être constamment enveloppé par ses propres cauchemars qui baignent dans le liquide bleu contenu au sein de la minerve lui enserrant le cou. Afin d’échapper à Morphe, Candy appelle par magie la Mer Izabelle, un océan doté de vie et faisant preuve d’une personnalité déroutante, dont les vagues les conduisent à Abarat. Contrarié par l’intervention de la jeune fille, Gangrène s’efforce dés lors de la capturer afin de l’interroger sur l’Outtre-Monde et sur ses intentions. Pour cela il lance sur sa piste Otto Houlihan, un autre de ses tueurs, que l’on surnomme le Scarifié à cause des multiples cicatrices qui balafrent son visage. Pirates, vers aux dimensions de dragons, ainsi que toutes sortes de créatures inimaginables vont bientôt meubler le quotidien de Candy, comme le magicien réprouvé Kaspar Wolfswinkel, dont elle connaîtra les cachots humides et à qui elle échappera grâce à l’aide de Jimothi Tarrie, le chef des Tarrie-chats, un bipède doué de la parole, et de Malingo, un guèche rat pouvant grimper au plafond, esclave et souffre-douleur de Wolfswinkel. Le récit, illustré en couleur par Clive Barker, continue donc de retracer les aventures de Candy et d’une poignée de fidèles compagnons qui l’initient aux arcanes d’Abarat, un univers étrangement familier à la jeune fille aux secrètes origines que seules connaissent les Sœurs du Fantomaya, deux magiciennes qui ont le pouvoir de se rendre sur la vingt-cinquième île, et donc de connaître l’avenir, et qui ont œuvré pour la venue de Candy dans ce monde. Le premier tome d’un cycle qui doit compter quatre volumes, s’apparentant à une sorte de mélange de réalisme magique à la Borges et de fantasy, dans la plénitude du terme anglo-saxon. Il conjugue à al fois les influences du Magicien d’Oz de Baum (avec la Mer Izabella pour remplacer la tornade du Kansas), d’Alice au pays des Merveilles de Lewis Carroll (avec sa variante Candy) et de l’Ulysse d’Homère avec le périple surnaturel opéré par la jeune héroïne. Comme il l'a fait dans d’autres romans, le maître du « splatterpunk » prend un malin plaisir à exhiber le fantastique à travers ses plus dérangeantes manifestations, tout en justifiant la présence du mal en tant qu’élément indispensable dans l’ordonnance de l’univers. Il réussit ainsi à renouveler, à l’aune de son imaginaire débridé, le scénario type des romans pour la jeunesse, à la savoir le parcours d’un enfant solitaire qui utilise les truchements du merveilleux et du fabuleux afin de trouver sa vraie place dans le monde réel, tout en inscrivant ce roman dans la suite logique de ses écrits traversés par la thématique des univers parallèles, tels que Le voleur d’éternité (Pocket Junior) pour la jeunesse, et Le royaume des devins (Albin Michel) chez les adultes. Un roman que l’auteur nous présente en ces termes : « Voilà des années que je rêvais d’inventer un monde aux horizons illimités. Un monde peuplé de créatures fantastiques, de monstres terrifiants, habités par la magie, le mystère et l’aventure… Abarat est l’incarnation de ce rêve ». Ce qui en dit long sur l’importance de ce livre parmi l’ensemble de son œuvre.
Les autres titres de la série :
1.Abarat
2.Jours de lumière, nuits de guerre

jeudi 11 décembre 2008

BRASEY Edouard (Fr)
Reconnu comme l’un des meilleurs spécialistes français de l’univers de la féerie, au même titre que l’elficologue Pierre Dubois, Edouard Brasey est né à Marseille en 1954. Après de brillantes études, il a tout d’abord collaboré à des périodiques tels que Lire et l’Expansion avant de se consacrer entièrement à sa vocation de conteur. Une heureuse initiative puisque, depuis lors, on retrouve sa signature sur de nombreux ouvrages consacrés aux territoires de l’imaginaire comme « La petite encyclopédie du merveilleux » au Pré aux Clercs déclinés désormais sous formes de fascicules avec figurines aux éditions Del Prado, « Démons et merveilles » au Chêne, « Enquête sur l’existence des fées et des esprits de la nature » chez Filipacchi, ou « Le bestiaire fabuleux » aux éditions Pygmalion, pour n’en citer que quelques uns. Outre ces livres, la plupart abondamment illustrés, il est également l’auteur d’une tétralogie romanesque, « La malédiction de l’anneau » publiée chez Belfond, qui revisite avec maestria le flamboyant imaginaire de la mythologie nordique.
◊ Les chants de la Walkyrie (Roman) Mythologie Nordique
Belfond, 10/2008 — 390 p., 20 € — Ser. : La malédiction de l’anneau 1 — Couv. : Arthur Rackham — Crit. :
www.horizon-etudiant.com (Mourad Haddak)
→ Odin, l’être suprême qui règne sur l’Asgard, le royaume des dieux, n’est plus le même depuis que le perfide Loki a réussi à lui faire passer au doigt l’anneau maudit d’’Andvari, le roi des Nibelungen. Il ne l’a gardé qu’un instant, mais cela a suffit a lui faire perdre l’insouciance du dieu créateur qu’il était jusque là. Depuis, il est rongé par une perpétuelle inquiétude, celle semée dans son esprit par l’annonce du Ragnarök, le crépuscule des dieux prophétisé par La Völa, la redoutable voyante. Afin de contourner cette échéance fatale, Odin voudrait bien perpétuer sa descendance parmi les hommes. Mais cela n’est pas du goût de Frigg son épouse, la déesse des Serments et des Liens du mariage, lassée de ses perpétuelles escapades et humiliée par sa dernière union avec… une mortelle du monde de Midgard, le domaine des hommes. Dés lors, dans le but de contrer les desseins de son mari volage Frigg frappe de stérilité la reine du royaume du Frankenland sur lequel régnait Rerir, le descendant d’un enfant adultère d’Odin. Ce dernier, ne voulant pas que sa lignée s’éteigne, sur les conseils de Loki, fait voler par ses corbeaux deux pommes d’éternelle jeunesse poussant dans le verger entretenu par Freya, la déesse Vane chargée de veiller sur le jardin des dieux, et charge Brunehilde, sa fille préférée de la porter à la souveraine. Devenue une simple mortelle sous l’apparence d’une chanteuse de saga, des récits retraçants la aventures des héros et des dieux, la walkyrie s’acquitte de sa mission, entraînant ainsi une suite d’événements tragiques durant lesquels par amour, elle deviendra tour à tour, reine, épouse et mère, abandonnant de la sorte son statut divin. Spécialiste réputé des contes et légendes celtiques et nordiques, ainsi que des univers imaginaires de la féerie et de la fantasy, comme le prouvent ses divers ouvrages parus aux éditions du Pré aux Clercs, mais également chez Pygmalion et Filipacchi, Edouard Brasey nous raconte dans un style digne des grands récits épiques, le premier volet d’une fabuleuse histoire marquée par l’empreinte sournoise de Loki, le dieu de la perfidie et du mensonge, mais aussi par le sort tragique des descendants humains d’Odin, le roi Rerir, son fils Wälsung, et Siegmund, l’un des douze enfants de ce dernier. Mais il nous parle également de la destinée tragique de Brunehilde, la walkyrie reniée par son père, et des méfaits de Huring, l’homme-chien, le fils de la terrifiante Vieille. Le premier volet d’une série où l’on reconnaît à travers les lignes des sources d’inspirations de nos contes et légendes les plus célèbres, comme l’apparition d’une ogresse, la fécondation d’une reine par un dieu usurpant l’identité de son époux que l’on retrouve dans le mythe d’Uther Pendragon, et même la légende de la Belle au Bois Dormant à la fin de ce premier opus. Bien entendu, la thématique de l’Anneau nous ramènera immanquablement à Tolkien et à son Seigneur des Anneaux, mais aussi à la célèbre tétralogie de Wagner avec son cortège d’épée magique, de dragons, de géants et de nains, de héros animés de passions ardentes, de violence, de sang, de bataille, d’amour et d’inceste. Cherchant, par cet entreprise romanesque novatrice en la matière a redonner vie et souffle aux légendes qui ont inspiré la tétralogie wagnérienne, tout en leur apportant une liberté d’imagination ne contredisant pas la trame de base, Edouard Brasey réussit un sans faute en réalisant l’une des œuvres marquantes de la fantasy francophone.
Les autres titres de la série :
1.Les chants de la Walkyrie
2.Le sommeil du dragon
3.Le trésor du Rhin
4.Le brasier des dieux