mercredi 28 janvier 2009

DISNEY Studios
◊ La fée clochette (Roman) Jeunesse / Féerie
Presse Aventure-Disney J’apprends à lire, 3/2008 — 6,95 $ canadiens
→ Une nouvelle fée est née à Pixie Hollow. Dés lors la fête bat son plein pour saluer l’arrivée de la Fée Clochette qui, comme toutes les fées du royaume de féerie, possède un talent unique et extraordinaire dont elle devra se montrer fière. Un livre pour les jeunes enfants qui surfe sur le succès du nouveau DVD consacré à ce personnage phare du monde de Peter Pan
PEYMANI Christine
◊ Le royaume des fées
(Roman) Jeunesse / Féerie
Presse Aventure-Bratz, 3/2008 — 7,95 $ canadiens

→ Alors que tout semble tranquille à Stilesville, des événements étranges commencent à se produire. C’est d’abord l’apparition d’un mystérieux corbeau, qui se faufile dans le cours de chimie. Puis survient une fille encore plus énigmatique qui arrive à l’école. Et s’il existait un lien entre ces deux nouveaux venus ? C’est ce que nous dira la suite de ce roman jeunesse publié par un éditeur québécois.

mardi 27 janvier 2009

ZOLA Gordon (Fr)
Pseudonyme de Eric Mogis
Né en août 1964 à Aunay-sur-Odon dans le Calvados Eric Mogis est l’auteur, sous le nom de plume de Gordon Zola, des enquêtes calembourdesques du commissaire Guillaume Suitaume, des romans policiers à l’humour décapant et aux pirouettes de langage échevelées parmi lesquelles on retrouve « C’est pas sorcier Harry ! » publié aux éditions du Léopard Masqué
◊ C’est pas sorcier Harry ! (Roman) Magie / Light Fantasy
Pocket-Jeunesse, 3/2008 — 352 p., 6.40 € — Couv. : Tristan Badoual
Précédente publication : Edition du Léopard Masqué, 11/2006 — 347 p., 20 € — Couv. : Tristan Badoual
Critiques :
www.lefantastique.net (Nicolas André)
→ Une nouvelle enquête d e Guillaume Suitaume (voir précédemment le fameux Le Dada de Vinci, un trhiller autour du Da Vinci Cod)., un commissaire de renom qui va se trouver sur la route d’un groupe de résistants sorciers bien décidés à se venger du discrédit qui entache désormais leur caste à cause d’ouvrages galvaudés qui les tournent en dérision. Pour cela, sous l’instigation du grand Kolthar, le gourou de la M.E.S.T.U.P.U.M.P.O. (Mages Et Sorciers Tous Unis Pour Un Monde Plus Occulte), ils vont essayer de voler le septième et dernier livre de JFK Bowling. Un projet qui ne manque pas de déclencher une véritable panique dans ce monde où la magie existe réellement, contrairement au notre, celui des fidèles lecteurs des aventures d’un petit sorcier nommé Harry. La réédition d’un livre pétris de calembours où l’auteur fait preuve d’un art consommé en matière de maniement de la langue de Molière.
HUNTER Erin (Gb)
Pseudo de Kate Cary& Cherith Baldry
Née dans le centre de l’Angleterre Kate Carry a longtemps observé le monde animal avant de se lancer dans l’écriture du cycle de « La guerre des clans » déjà traduit en de nombreuses langues et riches de plusieurs volumes. Mettant en scène des tribus de chats sauvages s’affrontant dans un féroce conflit, ces romans sont rédigés en alternance avec sa comparse Cherith Baldry, qui a vu le jour à Lancaster en 1947, et qui a longtemps exercé la profession d’enseignante. Passionnées de rituels antiques, d’astrologie et de cercles de pierres, ces deux femmes ont réussi à créer une mythologie singulière spécialement destinée aux chats qui a grandement favorisée le succès de leur série animalière
◊ Les mystères de la forêt (Roman) Jeunesse / Fantasy animalière
Pocket-Jeunesse, 3/2008 — 318 p., 6,80 € — Ser. : La guerre des clans 3 — Warriors 3.Forest o secrets, HarperCollins Publishers, 2003 — Tr. : Cécile Pournin — Couv. : Wayne McLoughlin

Précédente publication : Pocket Jeunesse-Hors Collection, 5/2006 — 336 p., 15 € — Couv. : Wayne McLoughlin
→ Depuis qu’il a rejoint les chats sauvages du Clan du Tonnerre Cœur de Feu n’a jamais traversé une période de tension aussi forte. En effet, tandis que la nature se déchaîne et qu’une terrible inondation sème la panique à travers les bois, les clans désemparés ne savent plus vers qui se retourner et les alliances deviennent aussi éphémères que les courtes périodes de paix entre des adversaires à griffes tirées. Essayant de garder un semblant de calme dans ce tumulte général, Cœur de Feu s’efforce de poursuivre son enquête sur la mort de Plume Rousse, l’ancien lieutenant du clan. Il ne sait pas encore qu’en menant ces investigations il va mettre à jour une sombre machination destinée à provoquer des grands chambardements au sein du groupe du Clan du Tonnerre. La réédition en poche du troisième tome d’une série de Fantasy animalière que nous devons à deux auteurs britanniques fortement imprégnées de tout ce qui concerne le domaine animal et ayant par conséquence parfaitement réussi à façonner une civilisation félinoïde fort crédible qui s’inscrit sans problème dans la trame d’un récit épique riche en affrontements et manœuvres sournoises.
Les autres titres de la série :
1.Retour à l’état sauvage
2.A feu et à sang
3.Les mystères de la forêt
4.Avant la tempête
5.Sur le sentier de la guerre
6.Une sombre prophétie
La guerre des clans. La dernière prophétie
1.Minuit

lundi 26 janvier 2009

HUNTER Erin (Gb)
Pseudo de Kate Cary& Cherith Baldry
Née dans le centre de l’Angleterre Kate Carry a longtemps observé le monde animal avant de se lancer dans l’écriture du cycle de « La guerre des clans » déjà traduit en de nombreuses langues et riches de plusieurs volumes. Mettant en scène des tribus de chats sauvages s’affrontant dans un féroce conflit, ces romans sont rédigés en alternance avec sa comparse Cherith Baldry, qui a vu le jour à Lancaster en 1947, et qui a longtemps exercé la profession d’enseignante. Passionnées de rituels antiques, d’astrologie et de cercles de pierres, ces deux femmes ont réussi à créer une mythologie singulière spécialement destinée aux chats qui a grandement favorisée le succès de leur série animalière
◊ Une sombre prophétie (Roman) Jeunesse / Fantasy animalière
Pocket Jeunesse-Hors Collection, 3/2008 — 372 p., 15 € — Ser. : La guerre des clans 6 — Warriors 6. The darkest hour, HarperCollins Publishers, 2004 — Tr. : Cécile Pournin — Couv. : Wayne McLoughlin
→ Etoile Bleue, la meneuse du Clan du Tonnerre, n’a pas supporté la trahison de son fidèle lieutenant, Etoile du Tigre devenu le chef du Clan de l’Ombre désormais les rivaux les plus redoutés de ceux du Tonnerre. Dépressive, méfiante, elle a bien failli mener les siens à leur perte en déclenchant de vaines querelles (cf. le T.5 de la série Sur le sentier de la guerre) Mais elle est morte à présent et ses guerriers ne savent plus quoi faire. Notamment Cœur de Feu, le chat domestique qui a rejoint les clans félinoïdes de la forêt, et qui se trouve catapulté à sa place. D’autant plus qu’il a reçu dans son sommeil un sombre prophétie annonçant la venue des temps obscurs pour les membres du Clan du Tonnerre. Une prophétie qui pourrait ne pas tarder à se concrétiser par l’intermédiaire d’Etoile du Tigre, leur ennemi juré, bien décidé à forcer le destin et occupé à fomenter un nouveau complot. Cette fois, pour conquérir le pouvoir absolu sur tout les autres clans le chef du Clan de l’Ombre a pris le risque de s’allier à une horde de chats impitoyables, même si en agissant ainsi il risque de compromettre l’équilibre fragile permettant aux félinoïdes de cohabiter dans la forêt. La suite d’une série de fantasy animalière qui ne permet de découvrir le peuple des chat sous un angle beaucoup plus dynamique que celui de simples petits compagnons d’appartements.
Les autres titres de la série :
1.Retour à l’état sauvage
2.A feu et à sang
3.Les mystères de la forêt
4.Avant la tempête
5.Sur le sentier de la guerre
6.Une sombre prophétie
La guerre des clans. La dernière prophétie
1.Minuit
BRENNAN Herbie (Irlande)
Pseudo de James Herbert Brennan
Né en Irlande en 1940, Herbie Brennan débuta sa carrière de journaliste à 18 ans, avant de devenir le plus jeune rédacteur en chef irlandais à seulement 24 ans. C’est à 3O ans qu’il commença à écrire, ayant à son actif de multiples productions dans la littérature jeunesse, mais aussi des pièces radiophoniques, des livres interactifs et des jeux vidéo. Passionné de sciences ésotériques, il vit avec sa femme dans un vieux presbytère
◊ Le Destin des fées (Roman) Jeunesse / Féerie / Univers parallèles
Pocket-Hors collection, 2/2008 — 417 p., 14 € — Ser. : La guerre des fées 4 — Faerie wars 4.Fairie Lord, Blommsbury, 2007 — Tr.: Frédérique Fraisse — Couv. : Julien Delval
→ Depuis qu’il a intégré le royaume des fées à la suite du prince Pyrgus Malvae dépossédé de son trône le jeune Henry Atherton a vécu des aventures plutôt mouvementées et trouvé l’amour en la personne de la princesse Holly Bleu. Mais ce n’est rien encore par comparaison à ce qu’il va vivre dans le quatrième tome de cette série de fantasy pour adolescents. En effet, le royaume des fées est plongé en plein chaos. Frappé par un mal mystérieux qui n’épargne personne. Le pauvre Monsieur Fogarty est aux portes de la mort et le prince Pyrgus, comme l’ensemble de ses sujets, vieilli de plusieurs années à chaque poussée de fièvre. De son côté, Henry n’est guère mieux loti puisque il doit accomplir un rite de passage fort difficile et dangereux. La voilà donc projeté dans un désert où il vaut mieux ne mas s’aventurer et où, heureusement, le mystérieux Lorquin viendra à son secours. Quant à la princesse Holly Bleue, celle pour qui sont cœur bas très très vite, nous la découvrirons dans ce quatrième opus sous un jour bien différent, qui ne manquera pas de nous surprendre. De quoi se plonger avec plaisir dans la suite de ce cycle féerique dont chaque volet nous propose de nouvelles et fascinantes découvertes.
Les autres titres de la série :
1.La guerre des fées
2.L’Empereur pourpre
3.Le seigneur du royaume
4.Le destin des fées

dimanche 25 janvier 2009

LINDHOLM Megan (Usa)
Pseudo de Margareth Astrid Lindholm Ogden
Pseudo = Robin Hobb
Née en Californie en 1952, Megan Lindholm partit jeune vive avec sa famille en Alaska. C’est d’abord sous son véritable nom qu’elle commença à écrire ses premières séries de Fantasy telles que « Le peuple des rennes » ou « Les Venchanteuses » avant d’adopter le pseudonyme de Robin Hobb pour inscrire son nom en lettre d’or dans le paysage de la Fantasy mondiale avec les séries épiques de « L’assassin royal » et des « Aventuriers de la mer ».
◊ Le frère du loup (Roman) Aventures Fantasy
Pocket-Fantasy 5905, 3/2008 — 352 p., 6.80 € — Ser. : Le peuple des rennes 2 — The wolf’s brother , Ace 10/1988 — Tr. : Maryvonne Ssossé — Couv. : Mel Grant
Critiques :
www.actusf.com (Laure Ricote) ; Faeries 19 (Lucie Chenu)
Précédente publication : Le Pré aux Clercs, 4/2005 — 276 p., 19,90 € — Couv. : Mel Grant
→ Après le succès international du cycle de L’Assassin Royal, on a redécouvert avec plaisir les ouvrages antérieurs de Megan Lindholm, avant qu’elle signe sous le pseudo de Robin Hobb. Le cycle du Peuple des rennes en fait partie. Il s’agit avant tout d’un roman préhistorique, mais où la magie est toujours présente. Il aconte l’aventure d’une mère et de son fils plus ou moins anormal dans un univers primitif hostile dominé pa les hommes. Dans ce second et dernier volume nous retrouvons Tillu la guérisseuse, qui a réussi à se faire accepter avec son fils Kerleu par le peuple des Rennes. Mais Carp, le chaman de son ancien clan, les a rejoint. Bien vite il a réussi à devenir le sorcier de la tribu et a pris Kerleu sous son aile dans l’intention d’en faire son apprenti. Tillu, muselé par Joboam, homme dominateur et malfaisant que lui a imposé Capiam, le maître des hardes, ne peut pas intervenir. Toujours préoccupée par la protection de son fils, elle panique lorsque, un soir, ce dernier ne rentre pas. Aussitôt, elle demande à Heckram de partir à sa recherche. C’est à c emoment qu’une mystérieuse maladie s’abat sur la tribu, suivie de meurtres et d’empoisonnements. Tillu tente bien d’incréminer Joboam, qu’elle soupçonne de vouloir nuire à Kerleu, mais ce dernier parvient à retourner le reste du clan contre elle. Et de nouveau elle doit fuir avec son enfant. Un roman ancré dans le passé, mais traitant de préoccupations bien actuelles telles que le viol, les mères célibataires, l’acception des enfants « différents » au sein d’une société fortement hiérarchisée, le tout narré à travers un fond historique fruit d’une remarquable documentation.
Les autres titres de la série :
1.Le peuple du renne
2.Le frère du loup
LINDHOLM Megan (Usa)
Pseudo de Margareth Astrid Lindholm Ogden
Pseudo = Robin Hobb
Née en Californie en 1952, Megan Lindholm partit jeune vive avec sa famille en Alaska. C’est d’abord sous son véritable nom qu’elle commença à écrire ses premières séries de Fantasy telles que « Le peuple des rennes » ou « Les Venchanteuses » avant d’adopter le pseudonyme de Robin Hobb pour inscrire son nom en lettre d’or dans le paysage de la Fantasy mondiale avec les séries épiques de « L’assassin royal » et des « Aventuriers de la mer ».
◊ Le peuple des rennes (Roman) Aventures Fantasy
Pocket-Fantasy 5904, 3/2008 — 421 p., 7,70 € — Ser.: Le peuple des rennes 1 — The Reindeer people, Ace Books, 1988 — Tr. : Maryvonne Ssossé — Couv. : Mel Grant
Critiques :
www.actusf.com (Pierre Demetz) ; www.noosfere.com (Lucie Chenu)
Précédente publication : Le Pré aux Clercs, 10/2004 — 327 p., 19,90 € — Couv. : Mel Gran
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→ Pour le soustraire à l’influence de Carp, le chaman de la tribu de Bénu, Tillu la guérisseuse fuit avec son fils Kerleu dans la toundra gelée. Plantant sa tente dans une lointaine forêt elle espère pouvoir élever seule cet enfant étrange qui, au cours d’une vision, a été approché par un loup étrange et monstrueux. Mais Tillu provoque un accident de chasse qui blesse un chasseur d’une autre tribu. Cependant Heckram, l’aîné des chasseurs accepte son aide pour soigner le blessé. Bientôt la mère et l’enfant intègre ce nouveau clan où la guérisseuse ne tarde pas à être attirée par le charme d’Heckram. Or celui-ci doit épouser Ella. Mais, alors qu’elle est allée chercher de l’eau, la jeune femme est attaqué par une bête mystérieuse qui la défigure. Peu à peu Tillu et Kerleu prennent leur place parmi le peuple des rennes qui a appris à chasser et domestiquer ces puissants ruminants. Cependant Carp a rejoint à son tour le clan d’Heckram, dont il devient le chaman, ruinant les plans de la guérisseuse qui voulait l’éloigner de son fils. Kerleu cependant a grandi, il est maintenant un petit chaman qui va suivre la migration de la harde des rennes. Mais il est également celui qui, par le pouvoir de sa pensée, est capable d’emmener son esprit à la rencontre d’un loup fabuleux avec qui il celle un pacte sacré dans l’espoir de devenir un jour le Frère du loup. Le premier tome d’une série de fantasy préhistorique raconte le combat d’une mère hors du commun tentant d’empêcher son fils de succomber à l’étrange magie qui sommeille en lui. Un livre se déroulant dans un univers désolé où le froid et la nuit règnent en maître, dont le décor peut faire penser aux romans de Jean M. Auel, et où l’on découvre les liens étroits tissés entre des êtres d’exception et les loups. Une complicité que Megan Lindholm devenue Robin Hoob prolongera à merveille dans la trilogie de L’Assassin Royal (Pygmalion) à travers le couple mythique Fitz Chevalerie et Œil de Nuit. L’occasion de découvrir un roman du début de carrière d’un auteur qui allait s’engager sur la voie royale de la fantasy avec le succès que l’on connaît.
Les autres titres de la série :
1.Le peuple des rennes
2.Le frère du loup
WOODING Chris (Gb)
Chris Wooding est un auteur britannique né à Coalville, Leicester, en 1977. Après des études en littérature anglaise à l’université de Sheffield, il s’est très vite consacré à l’écriture, devenant l’une des valeurs sures de la jeune génération de la fantasy britannique. D’abord tourné vers la littérature pour adolescents avec la publication d’une dizaine de romans dont les très remarqués « Qui a tué Alizair Cray ? » et « Les disparus du royaume de Faërie », ce dernier en cours d’adaptation cinématographique aux Usa, il a également abordé le genre adulte avec la publication de la trilogie de « La croisée des chemins » paru en France au Fleuve Noir.
◊ Le royaume de Saramyr (Roman) Aventures Fantasy
Pocket-Fantasy 5879, 3/2008 — 538 p., 8.10 € — Ser. : La croisée des chemins 1 — The braided path 1. The weavers of Saramyr, Gollancz 2003 — Tr. : Marianne Thirioux — Couv. : Guillaume Sorel
Critiques :
www.actusf.com (Laure Ricote pour le Pré aux Clercs-Jean Rebillat pour le Pocket) ; Bifrost 40 (Sylvie Burigana) ; Encre Noire 39 (Brigitte Vandermeer) ; Faëries 18 (Charlotte Bousquet) ; Présences d’Esprits 45 (Evelyne Beuzit) ; Ravage 28 (Anonyme)
Précédente publication : Fleuve Noir-Rendez-vous Ailleurs, 2/2005 sous le titre Les Tisserands de Saramyr — 332 p., 19 € — Couv. : Guillaume Sorel
→ Les Tisserands, de redoutables sorciers, veillent sur la pureté de l’Empire de Saramyr. Leur mission : éliminer les Aberrant, ces êtres aux pouvoirs corrompus et surnaturels. Pour la conduire à bien les Tisserands revêtissent leurs Masques et envoient des messages silencieux par l’intermédiaire du Tissage, liant et dominant toutes les grandes familles de ce monde. Or Vyrrch, le Tisserand de l’imératrice Anaïs, vient de découvrir que Lucia, l’impératrice héritière âgée de huit ans, est une aberrante. Pour lui, un tel monstre ne doit jamais monter sur le trône. Mais sa mère l’enend autrement. Elle est prête à tout pour protéger sa fille, et cet affrontement plonge peu à peu le pays dans la guerre civile tandis que les grandes familles se battent pour conquérir le pouvoir. Pendant ce temps, à des centaine de kilomètres de la cité impériale d’Axekami, les proches de la jeune Kaiku snt sauvagement assassiné par les shin-shin, des déons d’ombres et de ténèbres qui servent un maître mystérieux. Sauvée par Asara, l’une de ses servantes, la jeune fille ne pense qu’à retrouver les auteurs de ce crime afin de se venger. Pour cela elle ne dispose que d’un seul indice : un masque laissé par son père juste avant qu’il ne soit tué. Là voila donc engagée dans une quête vengeresse qui se révèle à la fois un parcurs initiatique dont la première révélation sera celle de son statut d’Aberrante. Le premier volet d’une trilogie qui mêle la sword and sorcery (banche de la fantasy où cohabitent complot politique et sorcellerie immortalisé par la série de Fafhrd et du Souricier Gris de Fritz Leiber) aux légendes orientales inspirées par la culture jamonaise, le tout porté par le concept original de l’utilisation de la magie à travers le pouvoir des masques. Une entrée en matière plutôt réussi dans la fantasy pour adulte pour un auteur britannique dont le public français avait déjà pu apprécier les remarquables Qui a tué Alaizabel Gray et Les disparus du royaume de Faërie paru chez Gallimard dans leur collection pour adolescents Folio Junior. Juste une question, pourquoi avoir changé le titre lors de cette réédition en pohe, puisque la tradition est la même, cela risque de tromper les acheteurs.
Les autres titres de la série :
1.Les Tisserands de Saramyr
2.Les Sœurs de l’Ordre Rouge

samedi 24 janvier 2009

BANKER Ashok Kumar (Inde)
Ecrivain indien de langue anglaise né en 1964, qui a été journaliste ainsi que scénariste pour la télévision et la publicité avant de se lancer dans l’écriture où il a rencontré un incontestable succès, notamment avec son cycle du « Râmâyana » arrangé à la suce sword and sorcery
◊ Le siège de Mithilâ (Roman) Mythologie Orientale
Fantasy 5930, 3/2008 — 621 p., 7,70 € — Ser. : Le Râmâyana 2 — The Ramaya Book 2.Siege of Mithila, Time Warner UK-Orbit, 9/2003 — Tr. : Michelle Charrier — Couv. : Michel Koch
Précédente publication : Le Pré aux Clercs-Fantasy, 6/2005 — 450 p., 19.90 € — Couv. : Blacksheep
Critiques :
www.noosfere.com (Sylvie Burinaga) ; Science-Fiction Magazine 59 (Grégory Covin)
→ Lorsque débute le seconde tome du cycle de Râmâyana les hordes démoniaques, qui ont entamé l’invasion du sous-continent indien, marchent sur Ayodiâ. Et si la capitale tombe ce sera la fin de l’humanité. Le prince Râma et son frère, après une sanglante bataille contre les démons hantant la forêt de la Peur, veulent regagner au plus vite la cité pour participer à a défense. Mais le mage-prophète qui les accompagne les en dissuade. Avant, ils doivent se rendre dans le royaume voisin de Mithila dont la capitale risque de tomber entre les mains des troupes infernales de Râvana, le maître des démons. Bien que décidés à se battre jusqu’au bout, les soldats qui la protègent sont bien peu nombreux face à la déferlante des ennemis monstrueux. Toutefois, avant de rejoindre Mithila, Râma libère l’épouse du Mage Gautama du sort que ce dernier lui, avant d’aller réveiller le brahame en question plongé dans une transe qui dure depuis deux mille trois cents ans. Pendant ce temps à Ayodiâ les choses se compliquent. En effet le roi échappe de très peu à une tentative de meurtre ourdie par une sorcière aux ordres de Ravanâ. Dés lors le chaos se répand à travers la ville, qui semble à la merci des démons, à moins que Râma ne parvienne à la sauver au prix des plus grands sacrifices. Le second tome d’un cycle qui en comptera sept. Un roman qui nous plonge dans une fantasy inhabituelle, puisqu’elle prend ses sources dans la mythologie hindoue, jusqu’ici peu représentée dans ce genre littéraire dont les auteurs préfèrent puiser aux sources du légendaire grec, celtique, voir égyptien ou mésopotamien. Une manière d’aborder, de façon romanesque, un corpus mythique extrêmement riche en batailles et démons en tous genres.
Les autres titres de la série :
1.Le prince d’Ayodiâ
2.Le siègle de Mithilâ
3.Les démons de Citrakûta
DONALDSON Stephen R(eeder) (Usa)
Né le 13 mai 1947 à Cleveland, dans l’Ohio, Stephen Donaldson fut élevé en Inde jusqu’à l’âge de 16 ans, dans une mission où son père, chirurgien orthopédiste, soignait des lépreux. C’est sûrement de cette enfance qu’il s’inspira pour le personnage phare du cycle de Thomas Covenant, un lépreux, dans son premier roman publié aux Usa en 1977, après, selon la légende, avoir essuyé 46 refus pour le manuscrit original. Comme quoi la persévérance vient à bout de tout puisque la série des « Chroniques de Thomas Covenant » qui en a découlé est devenu un best seller international.
◊ La Malédiction du Rogue (Roman) High Fantasy / Univers parallèles
Pocket-Fantasy 5962, 2/2008 — 668 p., 8,10 € — Ser. : Les chroniques de Thomas Covenant 1 — The chronicles of Thomas Covenant the Unebliever I. Lord foul’s bane, SFBC (Science Fiction Book Club) 1977 — Isabelle Troin — Couv. : Sandrine Rabouan (photo)
Précédente publication :
● Flamme, 2/1985 sous le titre Les chroniques de Thomas l’incrédule — Ser. : Les chroniques de Thomas l’incrédule 1 — Tr. : Iawa Tate — 2 couvertures : Donald Grant & Boris Vallejo
● J’Ai Lu-Science-Fiction 2232, 7/1987 sous le titre Les chroniques de Thomas l’incrédule — Ser. : Les chroniques de Thomas l’incrédule 1 — Tr. : Iawa Tate — Couv. : Boris Vallejo
● Le Pré aux Clercs-Fantasy, 1/2006 — 508 p., 19,90 € — Ser. : Les chroniques de Thomas Covenant 1 — Tr. : Isabelle Troin — Couv. : Sandrine Rabouan (photo)
Critiques :
www.actusf.com (Magda Dorner) ; Bifrost 42 (Sylvie Burigana) ; www.cafardcosmique.com (Ubik) ; Elegy 40 (Alyz Tale) ; www.fantasy.fr (Emmanuel Beiramar-Le retour de Thomas l’incrédule) ; www.lefantastique.net & Khimaira 6 (Denis Labbé) www.noosfere.org (Bruno Para) ; Solaris 159
→ Rejeté par son entourage à cause d’une lèpre envahissante et incurable, l’écrivain Thomas Covenant en est réduit à vivre une existence de pestiféré qui le rend aigri et replié sur lui-même, jusqu’au jour où il es renversé par une voiture de police. Dés lors il se retrouve dans le monde du Fief, une sorte d’univers parallèle où règne surnaturel et magie blanche étroitement liée à la nature vivant dans le souvenir d’un antique affrontement entre les puissances de la vie et celles du Mal dont ils appréhendent le prochain retour. C’est justement l’incarnation de ce dernier, en la personne de Turpide le Rogue, la quintessence du Mépris, que Thomas rencontre sur l’Observatoire de Kevin, du nom du héros légendaire qui jadis défia les forces des Ténèbres. Turpide le charge alors de porter l’annonce de sa malédiction à Pierjoie, la citadelle des Seigneurs qui gouvernent le Fief. A eux il doit dire que le Bâton de Loi de Kevin a été retrouvé par Sialon Larvae, le lémure du Mont Tonnerre, que les lémures se sont mis en marche sur son ordre, et que les loups et les ur-vils répondent à l’appel du Bâton. Mais que surtout, Sialon s’est enfoncé dans les entrailles du Mont Tonnerre afin de mettre la main sur la Pierre de Maleterre, un fléau dont la détention signifierait la fin de tout espoir sur cette terre. Pensant vivre au sein d’une sorte d’hallucination, et bien que sa maladie se résorbe dans cet étrange environnement, Thomas, qui s’est lui-même baptisé l’Incrédule, n’arrive pas à accepter ce statut de messager qui lui a été imposé, et en viens à traiter son entourage avec un profond mépris et une certaine cruauté, sorte de miroir de l’ostracisme dont il a été l’objet dans son monde d’origine. Identifié en tant que réincarnation de Berek Demi-Main, un héros légendaire, par les habitants du Fief, il en vient même à violer Lena, la jeune fille qui la accueilli dans cet univers. Pourtant Atiaran la sage-femme, la mère de cette dernière, accepte de lui servir d’escorte pendant une partie du chemin qui le conduit à Pierjoie, reliée après qu’ils aient affronté de redoutables périls par le géant Salian Suilécume, le servant de l’Ondemère. Ayant pu grâce à lui atteindre la forteresse des seigneurs du Fief, il leur transmet son message. Conscient du danger qui leur a été révélé, ces derniers forment une compagnie qui doit se rendre au cœur des Mont Tonnerre afin de reprendre le Bâton de Loi à Salion le lémure. Les plus éminents d’entre eux accompagnés par quelques membres de la sangarde, un corps d’élite de guerriers quasiment immortels chargés de leur protection, le géant Suilécume et Thomas, désormais paré du titre de Haut Seigneur, maître de la magie sauvage et porteur de l’anneau en or blanc qui en détermine l’usage, composent ce groupe trié sur le volet. Le trajet jusqu’au Mont Tonnerre sera semé d’embûches et leur coûtera des amis chers tombés durant les féroces batailles qui les opposeront aux ur-vils, aux loups, aux griffons et à maints autres monstres lancés contre eux par Sialon. Cependant, après avoir reçu l’allégeance de la harde des ranyhyn, les destriers sauvages du Fief, Thomas parvient avec ses compagnons jusqu’à la Nécropole, la demeure des lémures sous le Mont Tonnerre, là où Sialon détient le Bâton de Loi et le coffret renfermant le deuxième Tabernacle si crucial pur la survie du Fief. La réédition, dans une traduction enfin digne de ce nom, d’une captivante trilogie qui a fait le succès de Stephen Donaldson dans le domaine de la fantasy avec son autre cycle de L’appel de Mordant. Bien entendu on y retrouve une nette inspiration tolkenienne à travers la formation d’une Compagnie, un anneau de pouvoir, une sylve magique avec des arbres semblables aux Ants, des plaines aux destriers incomparables semblables à celles du Rohan, etc…. Mais on peut également en extraire la thématique des aller-retour entre les univers familières à d’autres cycles moins ambitieux, comme les John Carter de Burroughs ou le Tarl Cabot de la série de Gor de John Norman. Cependant, c’est dans le cœur même de son personnage principal, anti-héros encore plus sombre que l’Elric moorcockien, que Stephen Donaldson exprime sa plus flagrante originalité. Etre antipathique à de nombreux égards, Thomas Covenant exprime à merveille les malaises d’un être rongé par la douleur et profondément rancunier, isolé dans un monde qu’il ne veut pas accepter et qui pourtant, peu à peu, s’impose à lui comme incontournable. La description de ses angoisses, la manière dont il est perçu par son entourage, nous le rendent intensément crédible, et même si l’identification est parfois difficile, tous ces éléments viennent renforcer la très forte impression de réalisme que dégage ce récit dans lequel on a aucune peine à totalement s’immerger.
Les autres titres de la série :
1.La malédiction du Rogue
2.La retraite maudite
3.La Terre dévastée
4.Le rituel de sang
5.L’arbre primordial

vendredi 23 janvier 2009

EDDINGS Leigh & Davids (Usa)
Un couple phare de la fantasy américaine qui se partageait à merveille l’élaboration des récits qu’ils écrivaient, Leigh s’occupant tout particulièrement, jusqu’à son décès en février 2007 à 69 ans, de l’élaboration des personnages féminins et des fins des romans. On leur doit notamment des séries mémorables telles que « La Belgariade » et « La Mallorée »
◊ Les trois grimoires (Roman) Aventures Fantasy
Pocket-Fantasy 5968, 1/2008 — 507 p., 7,70 € — Ser. : La rédemption d’Althalus 2 — The redemtion of Althalus, Voyager 2000 — Tr. : Isabelle Troin — Couv. : Marc Simonetti
Précédente publication : Fleuve Noir-Rendez-vous Ailleurs, 5/2001 — 453 p., 22,70 € — Couv. : Siudmak
Critiques :
http://www.noosfere.com/ (Gianni Zablot)
→ Dans ce second volume du diptyque de La rédemption d’Althalus, a enfin pu quitter la Maison du Bout du Monde après avoir appris à lire. Désormais accompagné de la petite chatte Emeraude, il s’aperçoit vite que 2500 ans ont passé à l’extérieur pendant qu’il s’efforçait de déchiffrer le grimoire de Deiwos. Mais Daeva, le frère maléfique de ce dernier, est toujours bien décidé à ramener le chaos originel. Or seul Althalus peut l’empêcher, car il a déchiffré le troisième grimoire, justement celui d’Emeraude, en fait une déesse, soeur des deux dieux ennemis que sont Deiwos et Daeva. Dorénavant engagé jusqu’au cou dans une partie qui le dépasse, Althalus est contraint de former une compagnie pour se lancer dans la bataille contre Daeva. Un combat qui ne sera pas de tout repos, d’autant plus qu’il devra apprendre à Emeraude quelques règles élémentaires pour mener une quête, à savoir tricher, mentir et voler. En contrepartie cette dernière l’initiera aux bienfaits de la justice, de la franchise et de la compassion. La fin d’un joyeuse odyssée mêlant aventure, magie et humour, et même un zeste d’amour, où l’on reconnaît la patte de Leigh Eddings dans la caractérisation toujours aussi réussi des multiples personnages traversant une intrigue où l’on assiste à une nouvelle et féroce empoignade entre les forces du Bien et celle du Mal. De quoi souffler un peu pour ce tandem d’écrivain après les séries fleuves de La Belgariade et de La Mallorée, également publiées chez Pocket.
Les autres titres de la série :
1.Les yeux d’émeraude
2.Les trois grimoires
EDDINGS Leigh & Davids (Usa)
Un couple phare de la fantasy américaine qui se partageait à merveille l’élaboration des récits qu’ils écrivaient, Leigh s’occupant tout particulièrement, jusqu’à son décès en février 2007 à 69 ans, de l’élaboration des personnages féminins et des fins des romans. On leur doit notamment des séries mémorables telles que « La Belgariade » et « La Mallorée »
◊ Les yeux d’émeraude (Roman) Aventures Fantasy
Pocket-Fantasy 5967, 1/2008 — 476 p., 7,20 € — Ser. : La rédemption d’Althalus 1 — The redemtion of Althalus, Voyager 2000 — Tr. : Isabelle Troin — Couv. : Marc Simonetti
Précédente publication : Fleuve Noir-Rendez-vous Ailleurs, 5/2001 — 427 p., 22,70 € — Couv. : Siudmak
Critiques :
www.noosfere.com (Gianni Zablot)
→ Afin de sauver sa peau le jeune voleur Althalus a été obligé d’accepter une mission plutôt bizarre proposée par Ghend, un curieux homme au manteau noir: il doit pénétrer dans la Maison au Bout du Monde, et s’emparer du mythique grimoire de Deiwos, le Dieu de la Création. Désormais vêtu du manteau dérobé à son commanditaire, Althalus parvient sans coup férir au but de son prochain larcin. Mais, sitôt à l’intérieur, il doit discourir avec Emeraude, une chatte qui parle, et qui lui apprend pas mal de choses. Nottament qu’avant de quitter la Maison, il doit lire le grimoire et s’imprégner de son enseignement. Alors seulement il comprendra qu’il faut à tout prix trouver un plan pour empêcher Daeva, le frère maléfique de Deiwos, de défaire le monde. Mais voilà, au cours de son existence tumultueuse, Althalus n’a jamais pris le temps d’apprendre à lire. Une ignorance qui, cette fois, pourrait bine lui être fatale. Le 1er tome de La rédemption d’Althalus, un livre scindé en deux parties dans la traduction française, où cette fois David Eddings a pris soin de faire apparaître le nom de sa femme sur la couverture, ce qui n’avait pas été le cas dans son célèbre cycle de la Belgariade.
Les autres titres de la série :
1.Les yeux d’émeraude
2.Les trois grimoires
BRUSSOLO Serge (Fr)
Né à Paris en 1958, Serge Brussolo écrit très tôt ses premiers textes. Toutefois, après des études en lettres et en psychologie, il a bien du mal à faire accepter par des éditeurs ses récits entre fantastique et science-fiction qui n’entrent guère dans la game stylistique de l’époque. Il finit toutefois par débuter dans un fanzine avec « L’évadé » paru en 1972 dans l’Aube Enclavée. Puis sa nouvelle « Funyway » est couronnée par un prix en 1978, tandis qu’il enchaîne les romans au Fleuve Noir et chez Denoël. Se tournant également vers le thriller et le roman historique, il ne tarde pas à investir le champ de la littérature pour la jeunesse où il invente toute un lot d’héroïne auxquelles s’attachent bien vite les lecteurs telles que Sigrid, Peggy Sue, Elodie ou Nouchka, certaines n’hésitant à planter leurs aventures dans les territoires de la Fantasy
◊ Le loup et la fée (Roman) Jeunesse
3/2008 — 319 p., 1A € — Ser. : Peggy Sue et les fantômes 10 — Couv. : Nicolas Poupon

→ Après avoir retrouvé sa mère, Peggy Sue, toujours accompagnée du chien bleu, un animal devenu télépathe après avoir été exposé au soleil créé par les Invisibles, les ennemis héréditaires de Peggy Sue (cf. le tome 1, Le jour du chien bleu) retourne sur Ankhartha, son monde d’origine. Là-bas elle apprend qu’elle est en fait une princesse de sang qui doit désormais honorer son rang. Pour l’adolescente rebelle en jeans et en basket débute alors une horrible période où, sous la houlette d’une marquise obsédée par l’étiquette, elle doit apprendre les bonnes manières indispensables pour hériter d’une couronne. Mais cette petite sphère de tranquillité provisoire se brise vite lorsqu’elle recueille l’oracle d’un astrologue quelque peu gâteux, qui prédit cependant la fin du royaume lorsque les ogres, endormis depuis bien longtemps, se réveilleront. Or leur sommeil magique est sur le point de prendre fin et ni les ministres ni les savant de la cour ne semblent prendre la chose au sérieux. Seul le jeune palefrenier Colin s’efforce d’aider Peggy Sue à convaincre l’entourage royal de l’imminence du péril, mais en vain. Dés lors les deux jeunes gens vont devoir combattre la menace à eux seuls. Pour cela, il leur faut cependant se procurer les armes nécessaires afin de soutenir un tel affrontement. Pour Peggy, ce sera l’initiation des fées. Pour Colin l’affaire s’avère plus compliquée. Il a bien réussi à se vêtir d’une armure magique, mais celle-ci appartient à Bregannog, le seigneur de la guerre. Or ce dernier, afin de devenir un combattant invincible, avait passé un pacte avec un puissant sorcier impliquant que chaque fois qu’il utiliserait cette armure il se changerait en loup-garou. Et Colin, bien sûr, hérite de la malédiction. De quoi désormais refroidir toutes les tentatives de séduction qui pourraient venir à l’esprit des deux adolescents.
Les autres titres de la série :
1.Le jour du chien bleu
2.Le sommeil du démon
3.Le papillon des abîmes
4.Le zoo ensorcelé
5.Le château noir
6.La bête des souterrains
7.La révolte des dragons
8.La jungle rouge
9.La lumière mystérieuse
10.Le loup et la fée
11.Le cirque maudit

jeudi 22 janvier 2009

SIMON Alan (Fr)
Musicien, écrivain, réalisateur Né à Nantes en 1964, Alan Simon fait preuve d’une vocation artistique largement inspirée par ses origines et dont on retrouve la trace au niveau de l’écriture dans la série « Excalibur » publiée par les éditions Pascal Petiot. A noter que « Excalibur, la légende des celtes » est également le premier volet d’un expérience musicale qui a imposé Alan Simon comme auteur-compositeur-réalisateur de renommée internationale
◊ Le cercle du dragon (Roman) Légendes celtiques
Editions Pascal Petiot, 3/2008 — 319 p., 18 € — Ser. : Excalibur 1 — Couv. : Giorgio Cesare Tagliafico — ill. : Elizaveta Vdyanova
Critiques :
www.actusf.com (Quynh Lan)
→ Avec ce livre l’auteur, également musicien, nous propose de remonter aux sources de la légende arthurienne, plus précisément sur la jeunesse de Merlin et, plus particulièrement dans l’intimité des dieux. L’action de se premier tome se focalise donc sur le palais de Crystal, demeure divine où les enfants de Dagda et de la belle Dana se morfondent dans un immortel ennui. Dés lors Lugh, Nuada, Aëngus, Ogma et Epona, décident d’enfreindre la troisième règle édictée par leur père afin de se rendre dans le Royaume d’Anwynn, chez les mortels. Une décision qu’ils ne regrettent pas car, sitôt parvenus dans le monde d’En-Bas peuvent s’adonner à des menus plaisirs, dont celui de se créer une descendance. Un passe-temps auquel leur propre père descendu pour les chercher s’adonne volontiers, ce qu’i n’est guère du goût de sa divine épouse. Bien entendu cette intrusion céleste ne manque pas de bouleverser l’équilibre d’Anwynn et de précipiter le monde au sein de terribles bouleversements. Une ère tourmentée d’où émerge la silhouette de Merlin, issu de l’Arbre sacré et amant de Viviane, la reine des fées. Des temps troublés dont l’auteur nous raconte l’histoire en profitant pour nous expliquer d’où provient le peuple féerique, pourquoi et quand fut forgée l’épée Excalibur destinée à aider les hommes à lutter contres les êtres démoniaques envahissant la Terre, d’où viennent les treize divinités celtiques et surtout comment se déchaîna le Mal qui déclencha la plus grande des guerres entre les immondes Formeriis et les hommes. Le premier opus d’un volet littéraire qu’Alan Simon a étroitement lié à son trajet musical, des strophes de chansons se glissant même entre les chapitres de ce livre illustré en noir et blanc dont on notera la couverture couleur, astucieux photomontage glissé dans un œil de dragon.
Isis G. (Fr)
Jeune auteur et illustratice qui s’efforce de créer un univers médiéval fantastique retranscrit à la travers « Le mystérieux voyage d’Êchidna » premier volume d’une trilogie de fantays épique
◊ Le mystérieux voyage d’Êchidna (Roman) Heroic Fantasy
Editions Persée-Mediéval-Fantastique, 1/2008 — 350 p., 19 € — Ser. : Êchidna 1— Couv. & ill. : l’auteur
Critiques :
www.yozone.fr (Myriam Bouchet)
→ Echidna, une magicienne étudiante à l’école de magie du royaume d’Instar, rêve de rencontrer des dragons. Une perspective qui pourrait bien devenir réalité grâce à la mission qui l’envoie, du jour au lendemain, vers une destination inconnu avec pour but de découvrir un peuple barbare afin d’en rapporter les us et les coutumes. Un voyage semé de multiples embûches que la jeune fille devra affronter vaillamment aidée par un précieux sortilège ainsi que par l’amour d’un mystérieux inconnu. Véritable quête initiatique cette aventure l’amènera à traverser des paysages fabuleux, que les illustrations de l’auteur nous aident à imaginer, ainsi que des personnages et des créatures fantastiques issus de l’imagination fertile d’Isis G. Le premier tome d’une trilogie qui inscrit la trajectoire de sa jeune héroïne dans le sillage de la lutte éternelle entre le Bien et le Mal. A noter que l’on retrouve ce personnage d’Echidna dans la mythologie grecque, à la fois en tant que femme serpent fille de Tartare et Gaia et génitrice à son tour de l’Hydre de Lerne qu’elle conçut avec Typhon.
AURELL Martin (Fr)
Né à Barcelone en 1958 et naturalisé français en 1992, Martin Aurell est professeur d’histoire du Moyen Age à l’Université de Poitiers et directeur de la revue des Cahiers de civilisation médiévale. Médiéviste réputé, il est notamment l’auteur d’une « Histoire des Plantagenêt », ouvrage traduit en plusieurs langues, et de « La légende du roi Arthur », remarquable étude sur ce personnage central du légendaire celtique.
◊ La légende du roi Arthur (Essai) Légendaire Arthurien
France Loisirs, 9/2008 — 692 p., 22,50 € — Couv. : Claude Lieber (cartonné jacquette)
Critiques : Keltia 8 (Robert Martin) ; Le monde des livres du 14/02/2008 (Nicolas Offenstadt-Pour la gloire d’Arthur)
Précédente publication : Editions Perrin, 3/2008 — 682 p., 25,80 € €
→ Professeur d’histoire du Moyen Age à l’université de Poitiers, Martin Aurell est un décrypteur méticuleux du mythe arthurien ; Déjà auteur de l’Empire des Plantagenêt il s’efforce tout au long de ce livre de porter ses propres éclaircissements sur un personnage qu’il considère comme une création celtique, au même titre que celui de Merlin. S’appuyant sur des études approfondies, notamment les plus anciennes chroniques de Gildas, Bèdes et Nennius, il démontre comment cette figure légendaire s’inspire en fait de personnages ayant réellement existé. Il souligne ainsi les apports mythologiques et suit, tout au long de l’âge d’or de la littérature arthurienne, la lente appropriation christique du mythe qui trouve son aboutissement dans La quête du Saint Graal. Une importante bibliographie vient clore cet ouvrage venant s’ajouter aux nombreuses études inspirées par ce roi de légende.
Sur Martin Aurell
► « Martin Aurell : pour la gloire d’Arthur » critique de La légende du Roi Arthur par Nicolas Offenstadt in Le Monde des Livres du 14/02/2008.
Les autres critiques du blog pour cet auteur :
*La légende du roi Arthur (Perrin) 1/2009
MONOT Philippe (Fr)
Né en 1961 et travaillant dans une librairie d’Aix en Provence, Philippe Monot est passionné par tout ce qui touche à la Fantasy. Il a notamment ouvré au sein de l’équipe des éditions Nestiveqnen auxquelles il a donné plusieurs romans dévolus au genre
◊ Faeries Art Book 1 (Art Book)
Editions Nestiveqnen, 11/2008 — 47 p., 18 € — Couv. : Sandrine Gestin — ill.: Divers
→ Pendant des années les éditions Nestiveqnen ont fait le bonheur des amateurs de Fantasy avec les romans de leur collection Fractale Fantasy et les numéros de leur revue Faeries. A présent, elles sont quelque peu en sommeil, mais elles n’en continuent pas moins d’alimenter nos rêves avec de somptueux ouvrages comme ce premier tome d’une série d’art book destinée à rendre compte de l’illustration dans le domaine de la Fantasy. Préface par Philippe Monot, grand arpenteur de ces territoires où l’image rejoint l’histoire pour la sublimer, l’ouvrage se présente comme un album grand format sur papier glacé déclinant le travail d’artistes venant de France, d’Autriche, de Thaïllande, de Chine et de divers autres horizons. Chaque dessinateur est représenté par une planche pleine page couleur avec, à a gauche, une page explicative comprenant : la biographie de l’auteur, la genèse de l’œuvre, la fiche technique et le l’œuvre pas à pas retraçant son élaboration. Sont présents dans ce fabuleux voyage : Tiziano Baracchi, Jonathon Earl Bowser, Clyde Caldwell, Mélanie Delon, Silvia Fusetti, John Howe, Takkaya Leeladechakul, Tomasz Maronski, Alfonso Pardo Martinez, James Wolfe Strehle, Remko Troost, Kerem Beyit, Jerry Cai, Wei Chen, Vincent Dutrait, Sandrine Gestin, Mathias Kollros, Florence Magnin, Martin McKenna, Jean-Sébastien Rossbach, Maria Trepalina et Benita Winckler. Un sommaire prestigieux pour cette anthologie des chefs-d’œuvre de la Fantasy qui illustre à merveille la dédicace de ce livre : « A tous ceux qui ont cru, croient et continueront à croire en la Gardienne des rêves… »
Sur Philippe Monot
► « Interview de Philippe Monot » par Denis Labbé sur le site http://www.lefantastique.net/, 11/2002.
SANVOISIN Eric (Fr)
Eric Sanvoisin est né à Valence en 1961. Désormais à la tête d’une nombreuse famille, il a toujours adoré l’ambiance des bibliothèques, et s’est lancé très tôt dans l’écriture qui lui permet d’assouvir sa passion dévorante pour les livres. Le policier, le fantastique, la science-fiction, mais aussi la Fantasy, sont autant de facettes d’une œuvre protéiforme composée de nouvelles publiées dans diverses revues et de romans, la plupart orientés vers le domaine de la jeunesse
◊ La dame masquée (Roman) Jeunesse / Aventures Fantasy
Fernand Nathan Poche, 3/2008 — 161 p., 5 € — Ser. : Alchimia 3 — Couv. & ill. : Sylvain Frecon
→ La troisième aventure se déroulant dans l’univers magique d’Alchimia imaginé par Eric Sanvoisin pour le plus grand plaisir des jeunes lecteurs. On y retrouve Tinaël qui, après ces aventures avec le vieux mage Magophon Phone (cf. le tome 3, La pierre de Magophon) nourrit à présent des soupçons sur les véritables intentions de Mirabella, la nouvelle compagne de son père Zosime, le brillant alchimiste. Après tout, si cette dernière n’avait rien à cacher, pourquoi dissimulerait-elle son visage sous un masque ? Serait-ce une intrigante prête à tout pour arriver à ses fins, ou bien, pire encore, une sorcière peu avare en tours diaboliques passée maîtresse dans l’art du faux semblant ? Bien décidé à en avoir le cœur net et aidé par son amie Linae, Tinaël va se lancer dés lors dans des péripéties qui lui réservent bien des surprises générées par la présence du masque, cet attribut énigmatique qui entretien un mystère digne des ambiances vénitiennes ou de la série Marlysa de Gaudin et Danard publié par les éditions Soleil.
Les autres titres de la série :
1.L’inconnu des Hautes Terres
2.La pierre de Magophon
3.La dame masquée
4.A la recherche d’Alamebril

mercredi 21 janvier 2009

LEVY Didier (Fr)
Né en 1964 et vit à Paris. Journaliste de profession, il se consacre de plus en plus à l’écriture. Il a publié une centaine de livres pour enfants chez divers éditeurs jeunesse tels qu’Albin Michel, l’Ecole des Loisirs, Fernand Nathan, etc…
◊ Le chevalier Bill Boquet est amoureu-EUX ! (Livre illustré) Merveilleux
Nathanpoche 149, 3/2008 — 34 p., 5.35 € — Ser. : Le chevalier Bilboquet 4 — Couv. & ill. : Vanessa Hié
Précédente publication : Fernand Nathan-Première Lune 107, 5/2004 — 29 p., 5,35 €
→ Dans le précédent volume de la série, Le chevalier Bilboquet et la belle pou nous avons suivi la rencontre du hardi chevalier et de la jolie pou. Monté sur Melba, la grosse mouche qui lui sert de destrier, Bilboquet, le plus petit lutin-chevalier du monde, va montrer son aimée à ses copains lutins qui, bien sûr, la trouvent laide comme un pou et ne le cachent pas. Emus cependant par la détresse de la belle pou et par l’amour qui unit ces deux êtres, ils feront amende honorable et partiront faire un petit tour sur le dos de Melba pour laisser les amoureux jouir de quelques instants mérités de solitude. La reprise en présentation brochée d’un livre édité pour la première fois dans la collection cartonnée Première Lune en 2004.
Les autres titres de la série :
1.Les grands débuts du chevalier Bill Boquet
2.Le chevalier Bill Boquet au château de l’Araignée
3.Le chevalier Bil Boquet et la Belle Pou
4.Le chevalier Bill Boquet est amoureu-Eux !
5.Le chevalier Bill Boquet au secours de la Petite Souris
6.Le chevalier Bill Boquet sauve Melba
7.Le chevalier Bill Boquet et le roi Castagnette
8.Le chevalier Bill Boquet Vert de peur
DELPERDANGE Patrick (Belge)
Ecrivain belge né à Charleroi en avril 1960. Ayant plusieurs cordes à son arc, il publie des romans, mais aussi des pièces de théâtre, tout en écrivant des scénarios pour la télévision et pour la bande dessinée dans des genres aussi divers que le policier, le fantastique et la science-fiction
◊ Le complot des ménéstrels (Roman) Jeunesse / Monde perdu
Fernand Nathan-Poche, 3/2008 — 106 p., 4.80 € — Ser. : L’œil du Milieu 5 — Couv. : Olivier Nadel
Nb : Il s’agit de la première partie du volume inital portant le même titre, la seconde faisant l’objet d’une publication séparée en tant que tome 6 sous le titre : Le souffle des pierres
Précédente publication : Fernand Nathan-Hors Collection, 3/2004 — 192 p., 11,50 € — Ser. : L’Oeil du Milieu 3 — Couv. & ill. : Vincent Dutrait — Carte : Philippe Mignon (il s’agit là de la version intégrale du 3ème épisode de la série)
→ Dans cet avant-dernier volume de la trilogie de L’œil du Milieu, nous retrouvons Samuel Stone, le jeune naufragé abandonné par le Queen-Bee sur les rivages d’un archipel d’îles retirées du monde et placées sous la domination des Rombières, une redoutable tribu d’amazones. Bloqué avec ses compagnons Albert du Postillon et les nymphes Karina et Rana, dans une grotte sous-marine de l’île de La Boétie, ils commencent à manquer d’oxygène quand les Ménestrels, ces étranges sirènes télépathes, viennent à leur secours. En échange ils exigent de Sam que celui-ci réalise pour eux une mission fort dangereuse. Piégé, le jeune garçon doit s’exécuter, et il comprend bien vite que les Ménestrels ont manipulé tous les êtres vivants de l’Archipel, lui en premier. La suite d’une série qui mêle astucieusement robinsonnade à la Jules Verne, réminiscences mythologiques et roman d’aventure à travers une intrigue habilement construite qui ménage astucieusement le suspense. A noter que ce titre fait référence au troisième et dernier tome de cette série en grand format, redécoupée à partir de 2006 en série de 6 volumes, comme cela était prévu dans la parution initiale de la collection Comète, en 2002, interrompue après la publication de deux titres (Prisonnier dans l’île et La clé de nacre) devant le succès rencontré auprès des lecteurs qui incitèrent les éditions Nathan choisir le grand format pour les autres épisodes du cycle.
Les autres titres de la série :
1.Prisonnier dans l’île
*Prisonnier dans l’île
*La clé de nacre
2.La nymphe et son secret
*La nymphe et son secret
*La bouche d’ombre
3.Le complot des ménestrels
*Le complot des ménestrels
*Le souffle des pierres
BERTRON-MARTIN Agnès (Fr)
Née à Saint-Germain en Laye, Agnès Bertron-Martin a voulu être actrice, puis institutrice avant de se consacrer à sa famille. Puis, elle s’est mis à écrire des histoires et après un premier titre placé dans la collection Pomme d’Api des éditions Bayard, on retrouve désormais sa signature sur de nombreux catalogues pour la jeunesse
◊ Le dragon de la source (Roman) Jeunesse / Dragons / Merveilleux
Fernand Nathan Poche, 3/2008 — 41 p., 5.50 € — Couv. & ill. : Peggy Nille
→ Le jeune Kiyoshi vit avec ses parents dans une petite maison de bois et de papier si tranquille que jamais l’empereur n’en a entendu parler. Mais un jour Petit Papa tombe malade et seul le Thé de la Sérénité peut le guérir. Cependant, ce thé ne peut être préparé qu’avec de l’Eau de la Grande Pureté qui se trouve uniquement dans le jardin de l’empereur. Or on dit que ce dernier n'est guère fréquentable. Kiyoshi, n’écoutant pas la rumeur, se lance dans cette périlleuse aventure durant laquelle il ne tarde pas à découvrir que l’empereur est bien fidèle à sa réputation. Heureusement, le dragon de la source lui viendra en aide. Une histoire pleine de poésie et de magie mise en valeur par les délicates illustrations en couleur de Peggy Nille.
SNOW Alan (Gb)
Ayant travaillé pour le design et l’animation, Alan Snow a signé plus d’une centaine d’ouvrages avant d’écrire son premier roman, « Au bonheur des monstres », unanimement salué par la critique, premier volet du cycle des Chroniques de Pont-aux-Rats, fantasy animalière et urbaine qui n’est pas sans rappeler l’ambiance des films de Tim Burton
◊ Au bonheur des monstres (Roman) Jeunesse / Fantasy animalière / Fantasy Urbaine
Fernand Nathan-Hors collection, 3/2008 — 541 p., 19,50 € — Ser. : Les chroniques de Pont-aux-Rats 1 — The ratbridge chronicles 1.Here monsters !, Oxford University Press, 2005 — Tr. : Rose-Marie Vassallo — Couv. & ill. : l’auteur
→ Classé parmi les vingt meilleurs livres de l’année par le magazine Lire ce premier roman de l’auteur britannique Alan Snow a fait l’effet d’un véritable Ovni dans le domaine de la littérature pour la jeunesse. On y découvre les aventures du jeune Arthur qui, pour ramener quelques fruits et légumes dans les sous-sols de Pont-aux-Rats où il vit avec Bon-Papa, n’hésite pas à survoler les grands jardins de la surface avec ses ailes mécaniques. Une nuit cependant, il se mêle de ce qui ne le regarde pas en suivant une chasse aux fromages illicites. Repéré par les braconniers, il est surpris par la bande de Grapnard, un perfide personnage embarqué dans les affaires les plus louches, qui parvient à lui voler ses ailes. Heureusement un bricoliau, entendez un petit personnage entouré de cartons, lui vient en aide et lui permet de trouver asile chez l’avocat à la retraite Willbury Chipott. Là il se lie d’amitié avec trois autres bricoliaux et une choutrogne, un créature souterraine qui idolâtre le chou. Mais lorsque, le lendemain, il se décide à retourner chez lui, il s’aperçoit avec horreur que la bande de Grapnard a bouché tous les accès au monde de l’En-Dessous. Une détresse bientôt partagé par Mélanie l’inventrice qui, pour sa part, vient de se faire voler la redimensionneuse, sa dernière création, alors qu’à la surface les Ratipontaines de la haute se disputent le dernier gadget à la mode : des mini-bricoliaux. Dés lors seule l’union peut faire triompher le bon droit. C’est pourquoi Arthur, Willbury, Mélanie, les choutrognes, et bien sur les bricoliaux s’installent sur un bateau pirate transformé en lingerie afin de mettre au point le plan d’invasion de Castel Fromager, le repaire de l’infâme Grapnard et de ses séides. Cependant, ils ne savent pas encore que ce lieu dissimule une terrible créature et qu’ils ne sont qu’au début de leur périlleuse aventure. Le premier tome d’une série pleine d’humour et d’invention mettant en scène un fantasy urbaine et animalière transcendée par les truculentes illustrations de l’auteur qui remplacent les cailloux du Petit Poucet dans la compréhension le l’intrigue et des multiples et bizarres personnages qui la compose. Un livre qui fait indéniablement penser aux écrits de Roald Dahl plongés dans une ambiance à la Tim Burton. D’ailleurs Henry Selick, le réalisateur de L’étrange noël de Mr Jack et de James et la pêche géante, ne s’y est pas trompé, puisqu’il a déjà acheté les droits de ce roman en vue de le transposer en film d’animation.
GUDULE (Belgique)
Pseudo d’Anne Duguël
Née en 1945 à Bruxelles, Anne Duguël, alias Gudule pour son nom de plume jeunesse, a publié son premier roman (Prince charmant, poil aux dents) en 1987, après avoir exercé divers petits boulots et voyagé à travers le monde. Auteur désormais de très nombreux ouvrages, en particulier dans le domaine de la jeunesse, elle se consacre entièrement à l’écriture qui est devenue son métier
◊ Contes et légendes des ogres et des géants (Recueil de contes) Jeunesse / Merveilleux
Fernand Nathan-Contes et Légendes, 3/2008 — 135 p., 6,80 € — Couv. & ill. : D. Millotte
→ De tous temps l’imaginaire des hommes a été fasciné, voire effrayé, par la représentation d’êtres gigantesques dotés d’une formidable puissance qui relativisait les misérable ambitions humaines. Puisant dans le substrat légendaire et mythologique mondial Gudule, une habituée de cette collection (Contes et légendes des elfes et des lutins, Contes et légendes des fées et des princesses, Contes et légendes des Mille et une nuits) nous propose quatorze contes illustrés par Didier Millotte. Dans chacun d’entre eux on s’aperçoit que si ces créatures, bien souvent d’origine mythique ou divine, ont pour eux la puissance, elles ne brillent pas par leur intelligence. Une compensation qui permet aux êtres qui leur sont opposés, la plupart du temps des enfants ou des adolescents, à force de ruse et de débrouillardise, de transformer leur petitesse et leur bon sens en arme redoutable qui leur permet de triompher de ces monstrueux colosses.

mardi 20 janvier 2009

BREQUE Jean-Daniel (Fr)
Auteurs de nouvelles, réunies notamment dans le recueil « Malenfances » édité par André-François Ruaud, Jean-Daniel Brèque est surtout connu en trant que traducteur qui prête son talent à des crivains majeurs du domaine anglo-saxon tels que Stephen King, Dan Simmons, Poppy Z. Brite, Graham Masterton, Poul Anderson, pour ne citer que quelques uns d’entre eux…
◊ Orphée aux étoiles : les voyages de Poul Anderson (Essai)
Les Moutons Electriques, 3/2008 — 240 p., 20 € — Couv. : Patrick Imbert
Critiques : http://www.cafardcosmique.com/ (Ubik) ; Solaris 166 (Richard D. Nolane)
→ Ecrivain longtemps boudé en France, car considéré, au même titre que Robert Heinlein, comme conservateur, voire réactionnaire, Poul Anderson semble être revenu en état de grâce auprès du public français en ce début de XXI° siècle. Assurément Jean-Daniel Brèque, qui travaille depuis de nombreuses années sur l’œuvre considérable de cet auteur, y a grandement contribué en collaborant par exemple à la réédition de Trois cœurs, trois lions et des deux premiers tomes du cycle de La patrouille du temps (dont le second est inédit) aux éditions du Bélial. Il nous propose ici un passionnant guide de lecture pourvu, en fin de volume, d’une remarquable bibliographie d’une trentaine de pages. Ne se lançant pas dans une analyse pointilleuse de la production de cet auteur américain de l’âge d’or de la SF, il propose des clefs pour mieux la cerner, comme celle de la lutte contre l’entropie qui motive la plupart des héros andersoniens qui restent ancrés dans l’univers de pensée de l’américain moyen glorifiant l’effort personnel, l’esprit d’indépendance, et la conquête de nouveaux territoires, le Far West pour le réel, les espaces intersidéraux dans le domaine de l’imaginaire. Ayant abordé tous les genres, le fantastique avec Opération Chaos et la thématique du loup-garou, la science-fiction, avec La patrouille du temps ou Agent de l’Empire terrien, la fantasy avec Trois cœurs, trois lions ou La saga de Hrolf Kraki, il s’est cependant évertué de donner des assises solides à ses romans, n’hésitant pas à puiser dans l’Histoire et la mythologie. Bien que n’ayant jamais produit de romans majeurs comme ses illustres confrères A. E. Van Vogt (Le cycle des A), Isaac Asimov (Le cycle de Fondation), Frank Herbert (Le cycle de Dune), il a néanmoins exercé une profonde influence sur des écrivains tels que Michael Moorcock ou John C. Wright, du côté anglo-saxon, Francis Carsac et Pierre Barbet, du côté français, d’où l’intérêt de cet ouvrage qui permettra à la fois aux néophytes de découvrir ce nom majeur de la SF américaine, et aux lecteurs avertis de s’imprégner un peu mieux de tout ce qui rendait ses livres si attrayants à lire.

lundi 19 janvier 2009

COLIN Fabrice (Fr)
Né en 1972, Fabrice Colin est un auteur très éclectique fervents explorateurs des domaines de l’imaginaires à travers romans (pour la jeunesse ou pour adultes) nouvelles, scénarios de BD, et pièces radiophoniques. Etant tombé très jeune dans le chaudron du jeu de rôle à travers sa collaboration à la revue Casus Belli, il se lança avec bonheur dans l’écriture avec « Le neuvième cercle » publié chez Mnémos en 1997 sous l’instigation du perspicace Stéphane Marsan. Depuis, il enchaîne les livres avec un incontestable succès, suivant en cela la trace de ses comparses de l’écurie Mnémos, David Calvo et Pierre Grimbert
◊ Comme des fantômes, histoires sauvées du feu
(Recueil) Les Moutons Electriques-La Bibliothèque Voltaïque, 3/2008 — 366 p., 26 € — Couv. : Arnaud Crémet
Critiques :
http://www.cafardcosmique.com/ (Nébal) ; Elegy 53 (Alyz Tale) ; http://www.kimaira-magazine.com/ (Sophie Dabat)
→ Et voici un recueil posthume d’un auteur qui n’est pas encore mort, car ne cherchait pas dans les dépêches d’actualité cet incendie énigmatique qui lui aurait coûté la vie, comme l’assurent des témoignages dignes de foi, le Fabrice Colin de l’étrange Or not to be (L’Atalante) et du cycle de Winterheim (Mnémos) n’a heureusement pas quitté ce monde qu’il régale de ce recueil de 16 textes présentés par autant d’introductions, hommages appuyés venus de ses amis, ses proches, ses éditeurs, et même de ceux qui l’ont à peine croisé. Dans cet ouvrage largement illustré, on retrouve des nouvelles publiées ça et là au gré des revues, comme Un autre fois, Damon marqué par l’influence d’un Peter Pan gay, Arnasrstapi, généré par une commande des éditions Mnémos, Arcadia : comme des fantômes, qui donne ce titre au recueil et qui figurait au sommaire de la revue Faeries, Le coup du lapin, mettant de nouveau en scène le personnage du père aux prises avec les rêves de sa fille, Le sang des autres, qui aborde la thématique des vampires, Retour aux affaires, parlant d’un détective pénétrant dans le royaume des morts pour mener son enquête, Un dernier verre, ô dieu de l’oubli, imprégné des vapeurs de l(‘alcoolisme, Naufrage mode d’emploi, en véritable modèle de schizophrénie, Chez les vivants et Passer la rivière sans toi et Intérieur nuit, abordant les thèmes de la vieillesse et de la mort. Des petites perles de merveilleux auxquelles viennent s’ajouter des poèmes, tels que Ladicius, des fragments inclassables, comme Xperiment, Réinventer Venise…, ou des hommages à Jules Verne (Intervention forcée en milieu crépusculaire), Tolkien, Arthur Rackham., le tout agrémenté de divers témoignages signés Johan Héliot, Catherine Dufour, David Calvo, Xavier Mauméjean, Richard Comballot…, qui forment un scintillant bijou destiné à devenir l’une des plus belles parures de toute bibliothèque dédié à l’imaginaire et au merveilleux.
GAUTIER Louise (Québec)
Ecrivain québécois friande, dés son plus jeune âge de littérature vouée à l’imaginaire et au fantastique et qui s’est tourné vers la fantasy avec la publication chez l’éditeur Mortagne de la trilogie du « Pacte des elfes-sphinx »
◊ La déesse de cristal (Roman) High Fantasy
Editions Mortagne, 3/2008 — 703 p., 29.95 € — Ser. : Le pacte des elfes-sphinx 3
→ Nous voilà de retour dans la légendaire cité des Sphinx pour le troisième et dernier tome de la série de fantasy du Pacte des elfes-sphinx . On y assiste au dénouement des aventures de Mélénor de Gohtes évoluant au sein d’un univers qui plonge dans les ténèbres. Des forces du mal symbolisées par les aspirations de Verlon que combattent Mélénor et ses troupes opposés aux terribles machines de guerre de Naq le borgne. Au cœur de la cité assiégée qui attend l’arrivée des porteurs de clés, les maîtres magiciens Hurtô et Mauhne sa préparent à défier le sorcier noir prêt à tout pour se forger un grandiose empire. Ailleurs, les membres de la communauté se risquent à fouler la périlleuse terre des damnés guidés par un destin qui les dépasse, tandis que Thelma doit se défaire de la démoniaque emprise ayant pris la fausse apparence de l’amour qui n’a pour but que de l’éloigner du château des miroirs où un esprit doit lui révéler le sens de son destin étroitement lié au retour de l’héritière des silences sans qui rien ne peut s’accomplir. Et au-dessus de la mêlée des combattants les protecteurs des races pensantes se demandent si le glaive capable de vaincre la déesse de cristal existe réellement et, dans l’affirmative, où peut-il bien être caché. La fin d’une trilogie de fantasy qui s’inscrit dans la trace de séries comme Les princes de Santerre de Luc Saint-Hilaire, publiée chez le même éditeur qui a déjà à son actif la découverte du cycle des Chevaliers d’Emeraude d’Anne Robillard.
Les autres titres de la série :
1.Mélénor de Gohtes
2.L’héritière des silences
3.La déesse de cristal

mercredi 14 janvier 2009

TREMBLAY Elisabeth (Québec)
Bachelière en rédaction et communication, Elisabeth Tremblay est une artiste dans l’âme qui trouve à travers l’écriture le moye d’assouvir son besoin d’évasion et ses aspirations à se plonger dans les territoires de l’imaginaire, comme elle le fait avec le cycle des « Filles de Lune »
◊ Naïla de brume (Roman) Romantic Fantasy
Editions de Mortagne, 1/2008 — 431 p., 24.95 $ canadiens — Ser. : Filles de lune 1
→ Dans l’univers de la jeune Naïla une antique légende raconte que la domination de la Terre des Anciens reviendra à celui qui retrouvera les trônes perdus de Darius le Sage et de son plus grand ennemi, le sorcier Ulphydius. Mais, au cours des siècles, en dépit de nombreuses tentatives, personne n’y ait jamais parvenu, entraînant des conflits perpétuels entre les divers prétendants. Or, il est dit que seule une Fille de Lune de la lignée maudite pourrait redresser les tors causés par ses aïeules. Or, elles semblent avoir toutes disparues, quand nous faisons la connaissance de Naïla, jeune fille de vingt-cinq ans qui, après le double deuil qui l’a frappé, accepte d’aider sa tante à tenir la maison familiale de St-Joseph de la rive. Cependant, en fouillant dans le grenier, elle tombe sur de vieux documents perlant de sorcellerie et de mondes parallèles. Et bientôt d’étranges questions l’assaillent. Qui est cette femme étrange qui se prétend son aïeule et dont elle peut seule déchiffrer la correspondance écrite dans une langue mystérieuse qui a jailli comme par magie d’un vieux coffre ? Et pourquoi le simple contact d’une pierre provoque chez elle des visions montrant des gens qu’elle ne connaît pas ? En voulant répondre à ces interrogations, Naïla en suscitera de nouvelles qui finiront par remettre en question, non seulement ses origines, mais aussi ses croyances et ses convictions. Car qui est-elle réellement ? Naïla Langevin, une humaine comme les autres ? Ou Naïla de Brume, l’héritière d’une lignée maudite recherchée et traquée de l’autre côté d’une frontière située par delà l’espace et le temps. Un premier roman où la réalité plonge peu à peu dans le fantastique entraînant le lecteur vers un univers où le magique et le merveilleux brillent de tous leurs feux.
Les autres titres de la série :
1.Naïla de Brume
2.La montagne aux sacrifices

mardi 13 janvier 2009

GRIMBERT Pierre (Fr)
Né à Lilles en 1970, Pierre Grimbert y poursuit ses études avant de gagner Bordeaux où il se consacre aux métiers de la publicité et de l’édition. Après des collaborations dans le domaine de la bande dessinée, il se consacre à l’écriture en 1995, débutant le « Cycle de Ji » qui allait lui valoir une reconnaissance unanime dans le cercle de la fantasy francophone, ainsi que de très nombreux lecteurs. Un cycle qui a été récompensée par les prix Ozone et Julia Verlanger et qui a fait l’objet de nombreuses rééditions.
◊ Le secret de Ji T.1 (Recueil de romans) High Fantasy
Mnémos Icares-Fantasy, 2/2008 — 507 p., 24 € — Ser. : Le secret de Ji — Couv. : Julien Delval
Précédentes publications :
● Mnémos-Légendaires en 2 tomes :
- N°11 Six héritiers, 9/1996 — 456 p., 7,50 € — Ser. : Le secret de Ji 1 — Couv. : Julien Delval
Réédition : France Loisirs, 5/2006 — 400 p., 8,95 € — Couv. : Julien Delval (diférente)
- N°14 Le serment orphelin, 11/1996 — 455 p., 7,50 € — Ser. : Le secret de Ji 2 — Couv. : Julien Delval
Réédition : France Loisirs, 5/2006 — 355 p., 8,95 € — Couv. : Julien Delval (diférente)
● Mnémos-Icares Fantasy, 11/1999 — 504 p., 20 € — Couv. : Julien Delval
● J’Ai Lu-Fantasy 6578, 4/2003 — 606 p., 8,90 € — Couv. : Vincent Madras
● Mnémos-Icares Fantasy, 6/2006 — 504 p., 20 € — Couv. : Julien Delval (format à l’américaine)
→ La reprise en un seul volume et dans une édition collector illustrée par Julien Delval des deux premiers tomes de la série (Six héritiers et Le serment orphelin) publiés en 1996 dans la collection Légendaires des éditions Mnémos, puis en grand format au sein de la collection Icares de ce même éditeur, dans une version révisée et augmentée, qui est reproduite ici. Il raconte l’histoire des princes, des prêtres et des aventuriers qui naguère, sous l’instigation du prophète Nol, se rendirent dans l’île de Ji où ils s’enfoncèrent dans un mystérieux labyrinthe. Ils en ressortirent cinq décades plus tard, traumatisés par ce qu’ils y avaient découvert, après avoir perdu deux des leurs, ainsi que Nol leur guide. Depuis, tous les trois ans, leurs descendants se réunissent afin de se transmettre leur secret jalousement gardé. Mais, depuis quelques temps, les héritiers sont assassinés par les terribles Zü. Traquée, la poignée de survivants, réduits au nombre de six, décide de se rendre sur l’île de Ji dans le but d’élucider le mystère entourant le voyage de leurs ancêtres, mystère à l’origine de la série de meurtres qui décime leurs rangs. Une enquête vivante peuplée de personnages attachants et de multiples péripéties. Un titre qui a obtenu les prix Julia Verlanger 1997, et Ozone 1997 décernés pour le meilleur roman de fantasy francophone. Un ouvrage remarquable dans lequel Pierre Grimbert excella à faire du neuf avec du vieux en utilisant les ressorts d’une lutte manichéenne pour faire progresser une histoire fertile en péripéties dont l’originalité tient toute entière dans la diversité des principaux protagonistes et dans l’étrangeté de la quête qui motive leurs pérégrinations.
Les autres titres de la série :
1.Six héritiers
2.Le serment orphelin
3.L’ombre des anciens
4.Le doyen éternel
*Le secret de Ji T.1
*Le secret de Ji T.2
GRIMBERT Pierre (Fr)
Né à Lilles en 1970, Pierre Grimbert y poursuit ses études avant de gagner Bordeaux où il se consacre aux métiers de la publicité et de l’édition. Après des collaborations dans le domaine de la bande dessinée, il se consacre à l’écriture en 1995, débutant le « Cycle de Ji » qui allait lui valoir une reconnaissance unanime dans le cercle de la fantasy francophone, ainsi que de très nombreux lecteurs. Un cycle qui a été récompensée par les prix Ozone et Julia Verlanger et qui a fait l’objet de nombreuses rééditions.
◊ Le secret de Ji T.2 (Recueil de romans) High Fantasy
Mnémos Icares-Fantasy, 2/2008 — 507 p., 24 € — Ser. : Le secret de Ji — Couv. : Julien Delval
Précédentes publications :
● Mnémos-Légendaires en 2 tomes :
- N°20 L’ombre des anciens, 3/1997 — 447 p., 7,50 € — Ser. : Le secret de Ji 3 — Couv. : Julien Delval
Réédition : France Loisirs, 7/2006 — 352 p., 8,95 € — Couv. : Julien Delval (diférente)
- N°22 Le doyen éternel, 9/1997 — 419 p., 7,50 € — Ser. : Le secret de Ji 4 — Couv. : Julien Delval
Réédition : France Loisirs, 7/2006 — 459 p., 8,95 € — Couv. : Julien Delval (diférente)
● Mnémos-Icares Fantasy, 11/1999 — 566 p., 20 € — Couv. : Julien Delval
● J’Ai Lu-Fantasy 6662, 4/2003 — 670 p., 9.40 € — Couv. : Vincent Madras
● Mnémos-Icares Fantasy, 6/2006 — 504 p., 20 € — Couv. : Julien Delval (format à l’américaine)
→ La reprise en un seul volume et dans une édition collector illustrée par Julien Delval des deux derniers tomes de la série (L’ombre des anciens et Le doyen éternel) publiés en 1997 dans la collection Légendaires des éditions Mnémos, puis en grand format au sein de la collection Icares de ce même éditeur, dans une version révisée et augmentée, qui est reproduite ici. Ayant découvert qu’ils étaient la cible privilégiés des terribles Exécuteurs, les Héritiers de Ji, Corenn, Grigàn, Rey, Bombaq, Lana et les enfants, s’efforcent de survivre à la féroce traque dont ils sont l’objet. Un périple qui débute dans la bibliothèque de la Tour Profonde de Romine où ils entrent en possession d’un précieux document qui, couplé au journal de l’ancêtre de Lana, l’une des héritières rescapées, qu’ils ont obtenu dans la Grande Cité, orientera désormais leur quête. Car désormais ils savent que sur l’île de Ji, les sages de Nol se sont aventurés dans les jardins de Dara. Ils se rendent alors dans le Djal’dara, le jardin des dieux, un lieu crée par l’adoration que les humains portent à leurs dieux, et dont la porte est gardée par le fameux Nol. Ils apprennent ainsi que sous la terre se trouve le Jal’Karu, le monde des démons, où a séjourné Saat l’économe, l’un des disparus de Ji, désormais étroitement lié au dieu enfant Sombre élevé dans la haine des hommes. Seul l’Adversaire, un ennemi à sa taille qui devrait se trouver parmi les Héritiers, pourrait empêcher Saat de conquérir les Hauts Royaumes par l’intermédiaire de Sombre. Engagés dans le Jal’Karu sous la protection des Pierres de Dara, les Héritiers apprennent de la bouche des Ondines que l’Adversaire n’est pas dans leur rang, mais qu’il sera issu de leur lignée. Echappant à Sombre ils sont vaincus par Saat, qui les force à s’entre-déchirer. Yan cependant parvient à s’enfuir et à persuader Sombre de couper le lien l’unissant à Saat. Perdant son soutien démoniaque celui-ci meurt et, deux générations plus tard les Héritiers repartiront en quête du secret de Ji avec, cete fois, l’Adversaire dans leurs rangs. La fin d’une série majeure de la Fantasy française qui consacra son auteur comme l’un des meilleurs représentants du genre et à laquelle il a donné deux suites tout aussi passionnantes : Les enfants de Ji et Les gardiens de Ji, publiées aux éditions Octobre.
Les autres titres de la série :
1.Six héritiers
2.Le serment orphelin
3.L’ombre des anciens
4.Le doyen éternel
*Le secretd e Ji T.1
*Le secret de Ji T.2