mercredi 18 mars 2009

HODGSON William Hope (Gb)
Né en 1877 à Blackmore dans le Comté d’Essex en Angleterre, William Hope Hodgson s’enrôle en 1891 dans la marine marchande à l’âge de 14 ans. Il en retira toute son expérience de la vie sur les océans que l’on retrouve dans ses célèbres récits d’horreur maritime consacré par l’accueil favorable de la critique des « Canots du Glen Carrig » en 1907. Il est également le créateur du personnage de Carnacki, le chasseur de fantôme, précurseur des célèbres détectives de l’étrange tels que Jules Grandin ou Harry Dickson. Engagé dans l’artilleri en 1915, il meurt, frappé par un obus, sur le Mont Kemmel, prés d’Ypres, en Belgique
◊ Carnacki le chasseur de fantômes (Recueil) Fantasy Detective
Terre de Brume-Terres Fantastiques, 1/2008 — 288 p., 19 € — Carnacki the ghost finder, Eveleigh Nash, 1913 (6 nouvelles avec en plus The thing invisible et en moins The haunted jarvee et The hog/Mycroft and Moran, Sauk City, 1947, 9 nouvelles avec en plus The thing invisible et The find — Tr. : Emile Chardonne & Gérard Dôle — Sommaire :
● Préface : François Ducos
La porteThe gateway of the monster, in The Idler, 1910
La maison parmi les lauriersThe house among the laurel, in The Idler, 1910
La chambre qui sifflaitThe whistling room, in The Idler, 1910
Le mystère de la maison hantéeThe searcher of the end house, in The Idler, 1910
Le cheval de l’invisibleThe horse of the invisible, in The Idler, 1910
Le jarveeThe haunted jarvee, in The Idler, 1910
Le verratThe hog, in The Idler, 1910
Précédentes publications :
● Sous le titre Carnacki et les fantômes, Librairie des Champs Elysées-Le Masque Fantastique 1er série n°14, 1/1977 — 283 p., 6 € — Couv. : Anonyme — Sommaire : Préface de François Truchaud (W. H. Hodgson ou la quête du surnaturel)
● Sous le titre Carnacki et les fantômes Néo-Fantastique/Science-Fiction/Aventures 44, 5/1982 — 283 p., 3.80 € — Couv. : Nicollet — Sommaire : Préface de François Truchaud (W. H. Hodgson ou la quête du surnaturel)
● Sous le titre Carnacki et les fantômes, 10/18-Grands Détectives 2625, 6/1995 — Tr. : François Truchaud
→ Spécialiste incontesté de l’horreur maritime mort trop jeune dans les tranchées françaises de la guerre de 14, William Hope Hodgson est également le précurseur des détectives du surnaturel tels que Jules Grandin ou le célèbre Harry Dickson avec son personnage de Carnacki le chasseur de fantômes. Il avait conçu ce personnage de détective de l’étrange afin de répondre à une commande de Jerome K. Jerome et Robert Barr, alors responsables d’un mensuel littéraire, The Idler, qu’ils avaient fondé. Cinq aventures de Carnacki paraîtront entre janvier et juin 1910, quatre furent réfusées pour des raisons de calibrage, et la revue cessa de paraître en mars 1911. En France la plupart de ces textes furent repris dans le n°14 de la première mouture du Masque Fantastique en 1977, puis chez Néo/SF en 1982. Deux nouvelles manquaient par rapport au recueil original US, La chose invisible et Bibliophilie. Deux textes que Néo ont pris le soin d’inclure dans leur recueil La chose dans les algues (Néo/Fantastique 3, 1979). Aujourd’hui cette reprise dans la collection Terres Fantastiques des éditions Terre de Brume présente de fort intéressantes particularités. En effet, Pour la première fois, les nouvelles sont présentées dans l'ordre chronologique de parution initiale, avec les annonces et illustrations originales réalisées en 1910 pour la revue londonienne The Idler. Une des aventures, " La Porte du monstre ", figure ici dans sa rarissime traduction française de 1924, plus conforme au ton de l'édition anglaise, ne serait-ce qu'en raison de sa proximité dans le temps. L'attrait de ce recueil réside aussi dans la richesse de ses compléments : " Carnacki, le chasseur de fantômes " également titre d'un récit promotionnel réalisé par Hodgson lui-même pour se faire connaître du marché américain ; " La Déesse de la mort ", texte traduit spécialement par Gérard Dôle, une nouvelle de Hodgson totalement inédite en français et, en quelque sorte, une aventure de Carnacki sans Carnacki. A noter que dans Les spectres de Cheyne Walk (Terre de Brume), Gérard Dôle nous fait revivre les débuts de ce personnage dans neuf mésaventures situées entre 1883 et 1893. A préciser également que la nouvelle La chambre qui sifflait a connu une première édition française sous le titre La chambre qui siffle dans le recueil d’Alfred Hitchcock Histoires à ne pas lire la nuit (Robert Laffont 1963, puis Livre de poche 1976) dans une traduction différente d’Odette Ferry, ainsi que Le verrat dans l’anthologie des éditions Opta Fiction Spécial 10, Histoires d’horreur, dans une traduction de Michel Deutsch.
Les divers titres du cycle
Bibliophilie (Nouvelle)
Carnacki et les fantômes (Recueil)
*Carnacki le chasseur de fantômes (Recueil)
La chambre qui sifflait (Nouvelle)
*La chambre qui siffle (Nouvelle)
Le cheval de l’invisible (Nouvelle)
Le jarvee (Nouvelle)
La maison parmi les lauriers (Nouvelle)
Le mystère de la maison hantée (Nouvelle)
La porte (Nouvelle)
Le verrat (Nouvelle)

lundi 9 mars 2009

ESCOUBE Lucienne (Fr)
Passionnée par la littérature irlandaise, Lucienne Escoube est également traductrice des romans de James Hadley Chase et spécialiste reconnue de l’œuvre des sœurs Brontë
◊ Contes irlandais (Recueil) Mythologie celtique
Terre de Brume-Bibliothèque Celte, 1/2008 — 173 p., 15 €
→ Précédé d’une préface de Jean Kermadec sur l’influence des traditions populaires irlandaises modernes, ce livre présente une trentaine de contes qui fournissent un remarquable aperçu de toute la palette de l’imaginaire de la verte Erin. Le Petit Peuple, les héros des cycles magiques, mais aussi les Saints Patrons qui arpentèrent cette région riche en légende durant tout le Moyen Age, y sont bien sûr abondamment représentés. Un livre qui se conclut par une étude sir les personnages typiques du folklore irlandais. L’œuvre d’une spécialiste en littérature anglo-saxonne, qui a déjà publié un remarquable essai sur Emilie Brontë, et qui est également traductrice des romans de James Hadley Chase.

dimanche 8 mars 2009

MAUMEJEAN Xavier (Fr)
Ecrivain français né en 1963. Diplômé en philosophie et science des religions t professeur de philosophie au lycée Antoine-Watteau de Valenciennes, c’est un grand passionné de Sherlock Holmes apparu dans le domaine de l’écriture par l’intermédiaire des éditions Mnémos chez qui il obtint le prix Géradmer 2000 du roman fantastique pour « Les mémoires de l’homme éléphant ». Auteur éclectique, il s’est attaqué aussi bien à la relecture des mythes (La Vénus anatomique) au thriller antique (Car je suis Légion) ou a l’uchronique ‘Le cycle de Kraven) en louvoyant dans les méandres de la Fantasy.
◊ La ligue des héros (Roman) Uchronie
Seuil-Points Fantasy 1896, 3/2008 — 267 p., 6,50 € — Ser : Le cycle de Kraven 1 — Couv. : Manchu
Précédente publication : sous le titre La ligue des héros. Ou comment Lord Kraven sauva l’Empire, Mnémos-Icares Fantasy, 3/2002 — 217 p., 17 € — Couv. Michel Durand & Nicolas Archieri
Critiques : Bifrost 26 (Cid Vicious) ; L’Ecran Fantastique 287 (Claude Ecken) ; Elegy 24 (Ch. Dessagne) ;
www.khimaira-magazine (Hanako) ; Lanfeust Mag 45 (A.L. Dometoff) ; Le Monde des Livres 18831 du 10/05/2002 (Jacques Baudou) ; Science-Fiction Magazine 58 (Virginie Liégeon)
→ Certains pensaient jadis que la terre était le centre de l’univers. D’autres pourraient toujours croire aujourd’hui que notre continuum représente un cas unique. Mais voilà que sont arrivés les créateurs du multivers cher à Michael Moorcock. Un concept des dimensions parallèles qui permet toutes les pirouettes et qui favorise les maîtres de l’uchronie, tels que Xavier Mauméjean, maniant ce genre littéraire avec l’aisance d’un vieux briscard de l’écriture, qui nous a déjà surpris avec Les mémoires de l’homme-éléphant et Gotham (ed. du Masque). Il nous invite dans ce roman à pénétrer dans l’esprit d’un vieil homme amnésique vivant à Londres en 1969, qui va peu à peu recouvrer ses souvenirs en écoutant des disques de Led Zep et en lisant toute une série de vieux pulps. Et quels souvenirs ! Car nous voilà parti dans une Angleterre victorienne imaginaire confrontée à l’arrivée des habitants du Pays de Nulle Part qui, d’une manière où d’une autre, s’intégrèrent au mode de vie londonien, à l’exception de Peter Pan, qui en conçoit un profond ressentiment et intrigue dés lors afin d’affaiblir le Royaume. Un monde où évolue Lord Kraven, membre éminent de la Ligue des Héros créée par l’éminent Sir Baycroft. Plongé dans l’atmosphère douillette du club très fermé du Maître des Détectives, Lord Kraven y côtoie Lord Africa, le seigneur de la jungle et les téchniciens de Cavor toujours en train de fabriquer de nouvelles inventions à la James Bond. L’occasion de se reposer après de périlleuses aventures où il aura sauvé le prince Edouard, héritier de la couronne, des griffes du terrible Spada, le Maître des Douleurs. Puis survient la mort de la reine Victoria, et les événements se précipitent. Buld Colt, le héros américain, viole une fée. La Prusse déclare la guerre au Royaume et Lord Kraven se retrouve à bord du Lusitania coulé par un sous-marin, avant de se battre dans une capitale londonienne en flammes bombardée par les Zeppelin protégés par un charme lancé par une fée mercenaire. Victorieux d’un ultime combat contre le baron von Todd, le valeureux héros allemand, il contribue à la capitulation du Kaiser, avant de disparaître dans les glaces de l’Antarticque. Mais tout cela n’est en vérité que le fruit d’expériences virtuelles que les participants vivaient intensément dans la peau de leurs personnages, comme dans la simulation Kraven. Des tentatives qui représentent les derniers soubresauts d’une Humanité dont les survivants sont maintenus prisonniers par le peuple de la féerie sous une sorte de dôme construit à l’aide de sorts élaborés au sein duquel ils pratiquent parfois des brèches pour s’emparer de quelques proies. Des hommes décimés par la Consomption, une sorte de parasite niché dans la chair des Fées qui, voletant à travers le monde, les ont répandu un peu partout sur la planète, contaminant la totalité de l’espèce humaine désormais réduite à produire des chimères au fil des simulations successives, en espérant un jour trouver une solution pour se débarrasser de Peter Pan et de ses abominables monstres venus du Pays de Nulle Part. Une uchronie parfaitement maîtrisée où Xavier Mauméjean construit un foisonnant univers entrechoquant merveilleux et réalité en un feu d’artifice d’imagination.
Les autres titres de la série :
1.La ligue des héros
2.L'ère du dragon