jeudi 30 avril 2009

MOKA (Fr)
Pseudonyme d’Elvire Murail
Née en 1958 au Havre, Moka est diplômée de l’Université de Cambridge. Ayant connu le succès dés son premier roman, « Escalier C », à partir de 1989 elle se consacre entièrement à la littérature pour la jeunesse publiant des romans qui ont pour cadre privilégié le fantastique et l’angoisse. Travaillant comme scénariste et dialoguiste pour la télévision, elle a publié bon nombre de ses livres chez l’éditeur L’Ecole des Loisirs
◊ Secrets et confiture (Roman) Jeunesse / Aventures Fantasy
L’Ecole des Loisirs-Neuf, 1/2009 — 201 p., 9.50 € — Ser. : Sorcier 7 — Couv. : Anaïs Vaugelade
→ Le Frélampier inspirait à Finn la haine et la colère. Le Lampadéphore se manifestait par la sérénité et un sentiment de puissance absolue. Avec son troisième avatar, le Luminier, c'est différent... Il le guide. Et aussi absurde que cela lui paraisse parfois, Finn sent qu'il doit lui faire confiance. Car il devrait être mort de ses blessures au fond du ravin, mais grâce à Brunie et Prunelle, Finn est vivant. Il ne voit plus les choses connues avant, dans leurs moindres détails, mais le voilà traversé de visions, autrement troublantes. Il est toujours célibataire.. niais son statut pourrait bien changer en arrivant au Grand Territoire, ce pays inconnu où il tait la connaissance de la charmante Marouette et de son nettement moins charmant Papounet... La vie de Finn était compliquée, elle se complique encore, si possible, au seuil de ce septième tome de ses aventures de Sorcier. Comment va-t-il réagir? Pendant qu'il avance, d'autres cheminent aussi, pour se retrouver à la source, à la forteresse de Lur, et échanger un morceau de secret contre un fragment de prophétie... Mais quelqu'un n'a-t-il pas dit que tout était lié ?
Les autres titres de la série :
1.Menteurs, charlatans et soudard
2.Le Frélampier
3.Le premier temps du chaos
4.L’Honorable et le Monarque
5.L’Etoile 6.Les quatre dragons
7.Secrets et confitures
8.La fin du monde
De PENNART Geoffroy (Fr)
Né à Paris en 1951, Geoffroy de Pennart est diplômé de l’Ecole Supérieure des Arts Graphiques. Gagnant sa vie en faisant des illustrations et du graphisme pour les entreprises, il passe la plupart de son temps libre à écrire et à illustrer des livres pour les enfants
◊ La princesse, le dragon et le chevalier intrépide (Roman) Jeunesse / Dragon
L’Ecole des Loisirs-Lutin poche, 2/2009 — 37 p., 5.50 € — Couv. & ill. : L’auteur
Précédente publication : L’Ecole des Loisirs-Kaléidoscope, 2/2008 — 32 p., 12,50 €
→ Prenez une gentille princesse, maîtresse d'école, mettez à ses cotes un vieux dragons protecteur et acariâtre ... et posez vous la question capitale : comment diable l'intrépide chevalier pourra-t-il conquérir le cœur de le douce ? Ah, mais sachez qu'un chevalier vient toujours à bout de ses défis et qu’il est même prêt à soigner un dragon jaloux, prêt à tout pour se faire plaindre.
BOURRE Martine (Fr)
Martine Bourre est née à Paris en 1949. Auteur et illustratrice d’une centaine d’albums pour la jeunesse, elle passe la plupart de son temps en Normandie où elle trouve l’inspiration pour ses livres
◊ La licorne (Roman) Jeunesse / Merveilleux
L’Ecole des Loisirs-Lutin poche, 2/2009 — 37 p., 5.50€ — Couv. & ill. : L’auteur
Précédente publication : L’Ecole des Loisirs-Pastel, 3/2006 — 32 p., 12,50 €
→ Un matin qu'elle s'ennuyait, la petite reine alla se promener dans la grande forêt. Au bord d'un lac gelé, elle vit un animal merveilleux. Elle s'approcha très doucement pour ne pas l'effrayer et lui demanda : " Es-tu l'animal blanc comme la neige et rapide comme le vent ? ". " Je suis la licorne ", répondit l'animal. Dés lors elle l’amène dans son château où elle promet de veiller sur elle.
JOSSEN Pénélope (Fr)
Elevée en Corse, en pleine nature, Pénélope Jossen est allée ensuite étudier à l’école de Beaux-Arts de Bologne. Il fallut cependant que l’auteur britannique Tony Ross lui mette le pied à l’étrier pour qu’elle commence à écrire et à dessiner ses premiers albums, et c’est tout naturellement que son premier livre sera publié en Angleterre avant qu’elle n’intègre le catalogue de l’Ecole de Loisirs
◊ Le dragon et la princesse Tagada (Roman) Jeunesse / Dragon
L’Ecole des Loisirs-Lutin poche, 2/2009 — 31 p., 5.50€ — Couv. & ill : l’auteur
Précédente publication : L’Ecole des Loisirs-Album, 10/2004
→ La princesse Tagada est contrariée. Ses parents refusent catégoriquement de lui offrir un dragon, un vrai, qui crache du feu. Et le Père Noël aussi, apparemment. Chaque année, elle lui en demande un, très poliment, mais il ne lui apporte que des dragons en peluche. Et puis, tout à coup, un 24 décembre, il se produit un miracle: Tagada se trouve nez à nez avec un petit dragon au milieu du jardin. Elle le baptise aussitôt Arnold et l’emmène dans sa chambre. Arnold n’est pas un ami discret. Sa présence est rapidement découverte, et bien sûr, le roi et la reine sont très pressés de s’en débarrasser. La femme de ménage encore plus. C’est d’ailleurs elle qui jette Arnold dehors, en pleine nuit. Une princesse qui a attendu un dragon si longtemps ne peut évidemment se résoudre à s’en séparer. Tagada part toute seule à la recherche d’Arnold. Une aventure pleine de périls qui ne fait pas peur à la courageuse petite princesse.
ZELAZNY Roger Joseph (Usa)
Pseudo = Harrison Denmark

Né en 1937 à Euclid, dans l’Ohio, Roger Zealazny est mort en 1995à Sante Fe, au Nouveau Mexique. Ecrivain majeur de la SF américaine il a obtenu durant sa carrière 6 prix Hugo et 3 Nebula. Fortement influencé par les mythologies d’origine, celtique, nordique ou orientale, son œuvre à abordé diverses thématiques d’où rejaillissent celles centrées sur l’Immortalité, le Pouvoir, le Manichéisme, et la description d’êtres humains hors normes dotés de pouvoirs particuliers ou immortels
◊ Seigneurs de lumière (Recueil) Fantasy Mythologique
Denoël-Lunes d’Encre, 2/2009 — 815 p., 29 € — Tr. : Luc Carissimo, Mélusine Claudel & Claude Saunier — Couv. : Manchu — Sommaire :
● Notes de l’éditeur, de Gilles Dumay
Seigneurs de lumière — Lord of light, Doubleday, 1967 — Tr. : Claude Saunier, révisée par Thomas Day
Précédentes publications : sous le titre Seigneur de lumière, Denoël-Présence du Futur 181, 1975 (couverture non illustrée) ; Denoël-Présence du Futur 181, 10/1984 (couverture de François Vannereau) ; Denoël-Présence du Futur 181, 1/1993 (couverture de Serge Bihannic) ; Denoël-Présence du Futur 181, 6/1999 (couverture de Serge Bihanic) — 354 p., 6,40 € — Tr. : Claude Saunier
Royaumes d’ombre et de lumière — Creature of light and darkness, Doubleday, 1969 — Tr. : Mélusine Claudel, révisée par Thomas Day
Précédentes publications : Denoël-Présence du Futur 142, 1972 (couverture non illustrée) ; Denoël-Présence du Futur 142, 2/1983 (couverture de Simon Ifergan) ; Denoël-Présence du Futur 142, 4/1990 (couverture de Serge Bihannic) ; Denoël-Présence du Futur 142, 7/1993 (couverture de Serge Bihanic) — 224 p., 5,95 € — Tr. : Mélusine Claudel
L’oeil du chat — Eye of the cat, Timescape Books, 1982 — Tr.: Luc Carissimo
Précédentes publications : Denoël-Présence du Futur 358, 4/1983 (couverture de Daniel Furon) ; Denoël-Présence du Futur 358, 9/1990 (couverture de Daniel Furon différente de la précédente) — 256 p., 5,4O € — Tr. : Luc Carissimo
● Bibliographie des oeuvres de fiction de Roger Zelazny (1937-1995), par Alain Sprauel
Critiques : www.actusf.com (Stéphane Gourjault);
www.cafardcosmique.com (Soleil Vert Cafard) : www.yozone.fr (Hervé Thiellement)
→ Mondialement connu pour sa saga d'Ambre, Roger Zelazny ne s'est pas contenté de réinventer la mythologie celtique, comme le prouvent brillamment les trois romans au sommaire de ce volume, tous proposés dans des traductions révisées. Dans Seigneurs de lumière (prix Hugo 1968), sans doute son roman le plus ambitieux, Zelazny revisite le panthéon hindou et replace la quête mystique de Siddharta sur une planète extraterrestre colonisée par une partie de l’humanité. Arrivés sur ce monde à bord du vaisseau spatial L’Etoile de l’Inde ces colons disposent d’un pouvoir de réincarnation grâce à une découverte scientifique qui permet de transférer les consciences dans de nouveaux corps. Appelés les Premiers, car ils ont connus la Terre ou ils sont nés à nord du vaisseau, ils ne tardent pas à détruire la quasi-totalité de la vie indigène, tandis que certains d’entre eux s’assimilent à des dieux de la mythologie hindoue. Ces derniers, installés au Paradis, la Cité Céleste ultra protégée, se font adorer par le reste de la population qu’ils maintiennent dans un Moyen Age abusif, tout en imposant une religion unique dirigée par des prêtres à leur entière dévotion. Mais la réincarnation de Mahasamatman, l’un d’entre eux qui se fait appeler Sam, va profondément changer ce statu quo injuste. En effet, d’abord manipulé par les siens, ce nouveau Bouddha mènera un titanesque combat contre la tyrannie de la Trumurti (la trinité Brahmâ, Vishnou et Shiva) et leurs alliés. Dés lors Roger Zélazny peut laisser s’exprimer toute la ferveur de son écriture à la fois incantatoire et poétique qui rend à merveille l’ampleur carrément védique des chapitres et péripéties s’enchaînant comme des fresques épiques d’où émergent les personnages tour à tour ennemis et alliés de Siddartha, le dieu de la lumière, et de Yama, le dieu de la mort. Royaumes d’ombre et de lumière, le second récit de ce recueil, nous ramène cette fois vers l’antiquité égyptienne et son panthéon de divinités. Des dieux d’où émergent les figures d’Anubis, régnant sur la Maison des Morts, et d’Osiris, seigneur de la Maison de la Vie, qui se partageant la domination de l‘univers connu. Entre les deux s’étendent les Mondes du Milieu peuples par six races intelligentes dont les humains. Or Anubis, qui cherche à atteindre le Prince aux Mille Formes réfugiés dans ces mondes intermédiaires, ressuscite un guerrier invincible appelé Wakim pour le lancer sur ses traces et le détruire. Mais Wakim finira par apprendre sa véritable origine divine. La suite n’est qu’une avalanche de combats ou les dieux se battent à coups de comètes utilisées pour faire exploser des soleil et pulvériser des planètes, tout en pratiquant la fugue temporelle qui permet de se déplacer à volonté dans le temps. Horus, Thot, Seth et Isis la Sorcière Rouge, Cerbère et le Minotaure, ou encore Madrak le magicien vert et le Général d’Acier et son cheval Ombre, interviennent dans un enchevêtrement de saynètes qui se succèdent au mépris de toutes règle. romanesque. Un véritable carrousel cosmique dédié à Samuel Delany et proche de la littérature new wave que prônait ce dernier à travers de ouvrages comme Triton ou Babel 17. Enfin Gilles Dumay, à l’origine du choix des textes reconnus dans ce recueil, après ces deux romans qui se suivaient chronologiquement, a choisi de ne pas proposer la reprise de Toi l’immortel, qui venait en suite logique, mais plutôt L’œil du chat, un texte dans la veine du recyclage mythologique qui sert de fil conducteur à l’ensemble du livre. Le récit, plus linéaire que les précédents, se focalise sur le personnage de Willy Blackhorse Singer, dit Billy, le dernier indien Navajo devenu un grand chasseur d’animaux extra-terrestres. Et voilà que le gouvernement terrien fait appel à lui pour intercepter un dangereux Stragien qui menace de saboter les négociations en cours entre sa propre civilisation et les humains. Pour le dénicher Bill libère un ET qu’il a capturé, le chat, un métamorphe télépathe, qui se lance aussitôt dans une traque haletante où la téléportation est devenue monnaie courante. Chassé et chasseur à la fois, Bill devra revenir aux sources de sa culture et parcourir une sorte de chemin médiumnique à travers ce livre dont l’intrigue principale et parcourue par le récit de ses rêves et de ses souvenirs. L’occasion à travers cet épais volume de redécouvrir un auteur majeur de la SF mondiale disparu en 1995 en laissant derrière lui une œuvre considérable qui mérite amplement de revenir au goût du jour et cet omnibus qui se conclut par une remarquable bibliographie de Roger Zelazny établie par Alain Sprauel.

mercredi 29 avril 2009

McDONALD Ian (Neil) (Gb)
Né en Angleterre, mais ayant vécu la majeure partie de sa vie en Irlande, Ian McDonald voue à ce pays un affection viscérale qui transparaît dans certains de ses écrits, comme le plébiscité « Roi du matin, reine du jour »
◊ Roi du matin, reine du jour (Roman) Féerie
Denoël-Lunes d’Encre, 1/2009 — 504 p., 25 € — King of morning, Queen of day, Bantam-Spectra, 5/1991 — Tr. : Jean-Pierre Pugi — Couv. : Michel Koch — Sommaire
Craigdarragh
Précédente publication : sous le titre Roi du matin, reine du jour (version plus courte) in Etat de rêve (Empire of dreams, Bantam Spectra, 2/1988) Robert Laffont-Ailleurs et Demain, 11/1990 & Livre de Poche Science-Fiction 7123, 11/1997 — Tr. : Bernard Sigaud
Le front des mythes
Shekinan
Critiques :
www.actusf.com (Arkady Knight) : www.actusf.com (Tony Sanchez) ; www.cafardcosmique.com (Ubik & Soleil Vert) ; L’Ecran Fantastique 295 (Claude Ecken) ; www.noosfere.com (Bruno Para) ; www.yozone.fr (Hervé Thiellement)
→ Emily Desmond, Jessica Caldwell, Enye MacCall, trois générations de femmes irlandaises, folles pour certains, sorcières pour d'autres. La première fréquente les lutins du bois de Bridestone quand son père, astronome, essaie de communiquer avec des extraterrestres qu'i imagine embarqués sur une comète. La seconde, jeune Dublinoise mythomane, se réfugie dans ses mensonges parce que la vérité est sans doute trop dure à supporter. Quant à Enye MacColl, katana à la main, elle mène un combat secret contre des monstres venus d'on ne sait où. Premier récit mettant en scène l’un des trois protagonistes du livre, Craigdarragh est en fait la version longue d’une nouvelle, Roi du matin, reine du jour, publié dans le recueil Etat de rêve (Robert Laffont-Ailleurs et Demain 11/1990, puis Livre de Poche SF 7203, 11/1997). Utilisant le schéma fragmentaire du roman épistolaire, avec enchâssement d’extraits de journal intime, d’entretiens, de correspondances… ce récit narre les trajectoires divergentes et convergentes à la fois dans leur aspect hors normes de la jeune adolescente irlandaise Emily Desmond et de son père, le Dr Edward Garrett Desmond. La première passe la plupart de son temps à errer dans les bois où elle rencontre des créatures féeriques qui l’invitent à quitter le monde réel pour pénétrer dans celui des mythes. Le second s’est mis au banc de la communauté scientifique et s’est coupé de son proche entourage pour construire un gigantesque dispositif lumineux qui lui permettra d’entrer en contact avec les Altaïriens, qu’il est persuadé d’avoir identifié à bord d’un astronef en approche de la Terre que ses confrères prennent pour une simple comète. S’inspirant tout autant des thématiques de la SF, que de celle du roman Fantastique, avec l’allusion aux extraterrestres, le cadre victorien de l’histoire et les explications rationnelles (frustration sexuelle et religiosité exacerbée) portée sur les rencontres d’Emily, Ian McDonal s’amuse ainsi à construire et à déconstruire ces genres majeurs de la littérature de l’imaginaire. Dans le second récit du recueil, Le front des mythes, il s’attaque à un second destin de femme, celui de Jessica Caldwell, la fille d’Emily Desmond. Nous la découvrons au seuil de la seconde guerre mondiale alors que, pour échapper à la monotonie du quotidien, elle tombe amoureuse d’un combattant de l’IRA, avant d’en apprendre plus sur ses véritables origines et d’amorcer une véritable analyse conflictuelle à l’égard du substrat mythique qui baigne la nature irlandaise. Si la première histoire faisait penser aux célèbres photographies de fées de Cotingley chères à Conan Doyle, avec certaines parentés avec Le parlement des fées de John Crowley, ce second texte appréhendée à travers plusieurs narrateurs, est une véritable plongée dans le Dublin des années trente décrit avec une minutie d’entomologiste et dont le destin contrasté est le parfait reflet de l’âme irlandaise prise entre l’âpreté d’une réalité morose et parfois sanguinaire et la présence invisible des mythes, faisant ainsi dériver le récit vers un réalisme merveilleux proche de la littérature sud-américaine. Enfin Shekinan, le troisième texte de ce livre, introduit le personnage d’Enye McColl, une publicitaire de la fin du XXème siècle, dont la paisible existence est brutalement bouleversé par la résurgence des pouvoirs hérités de sa lointaine ancêtre, Emily Desmond. Ceux-ci se concrétisent sous la forme de démons venus hanter ses nuits et contre lesquels elle devra apprendre à se battre, katana en main. Découpée par de nombreux flashback cette histoire à l’ambiance manga tient à la fois du Ghosbusters et du Fight Club, et accentue la confrontation entre le réel et l’imaginaire, tout en privilégiant dans la trajectoire initiatique de l’héroïne la primauté donnée au présent et au pouvoir de créativité qui doit l’aider à s’extraire du carcan des mythes. Un triptyque qui enveloppe les croyances irlandaises dans toute leur évolution et qui nous permet d’entrer plus en profondeur dans l’œuvre d’un écrivain, né en Angleterre mais ayant presque toujours vécu en Irlande, trop peu traduit en France (Desolation road et Necroville), qui sait remarquablement transcender les genres, au même titre qu’un Robert Holdstock de La forêt des Mythagos, mais avec un ancrage plus accentué dans un réalité datable et omniprésente. A noter, en refermant ce livre, de consulter la passionnante critique publiée par Arkady Night sur le site www.actusf.com .
KOENIG Viviane (Fr)
Né à Paris en 1950, après des études d’histoire, Viviane Koenig partit en Egypte où elle participa à plusieurs campagnes de fouilles, tout en se familiarisant avec la technique des dessins pharaoniques. Revenue en France, elle entreprit de faire partager sa passion au plus grand nombre, et en particulier aux jeunes lecteurs, en publiant des ouvrages documentaires et historiques où à travers l’écriture et le dessin elle s’efforce de rendre compte de toute la grandeur des légendes, avec une préférence pour la civilisation égyptienne
◊ La légende de Merlin l’enchanteur (Recueil) Jeunesse / Légendaire Arthurien
De la Martinière Jeunesse-Contes et Légendes, 3/2009 — 173 p., 14.95€ — Couv. & ill. : Jean-Louis Thouard
→ Des Chevaliers de la Table Ronde à la fabuleuse quête du Graal, entrez dans la légende à la fois maléfique et merveilleuse de Merlin l'Enchanteur, du roi Arthur et de la fée Viviane. Un grand classique de la littérature médiévale, revisité sous la plume d'un auteur respectueux des textes d'origine : Viviane Koenig nous emmène dans une épopée chevaleresque, au cœur de la Bretagne, et met en scène l'amour, l'aventure, l'héroïsme et l'honneur au combat. Elle scinde ainsi son livre en 15 chapitres qui mettent en scène des personnages célèbres tels que : Guenièvre, Merlin, Arthur, Uther, Ygerne, Perceval ou Viviane.
FIENBERG Anna & Barbara (Gb)
Anna Fienberg est déjà l’auteur d’une trentaine de livres pour enfants qu’elle a écris en collaboration avec sa mère Barbara, et notamment ceux de la série « Tashi » mis en images par l’illustrateur Kim Gamble
◊ Tashi et Baba Yaga (Livre illustré) Jeunesse /Merveilleux
Casterman Jeunesse-Lecture, 3/2009 — 63 p., 6 € — Ser. : Tashi 5 — Tashi and the Baba Yaga, Allen & Unwin, 6/2008 — Tr. : Rémi Stéfani — Couv. & ill. : Kim Gamble
→ Tashi est un étrange petit personnage coiffé d’un bonnet de lutin dont la vie est remplie d’aventures. Des histoires qu’il raconte à Jack, un jeune garçon, qui se fera un plaisir de les conter à son tour à ses parents. Cette fois il va s’agir de sa rencontre avec Baba Yaga, la méchante sorcière du légendaire russe. Cette dernière apparaît au matin d’une violente tempête qui a soufflé sur le village de Tashi durant toute la nuit. Installée dans une inquiétante maison surgie de nulle part avec des pattes griffues et des poteaux ornés de crânes blanchâtres, elle invite Tashi à venir chez elle. Et le pire c’est qu’elle n e cache pas son jeu, puisqu’elle lui déclarer adorer les petits garçons rôtis ! Mais Tashi saura se sortir de ce mauvais pas, ce qui lui permettra d’enchaîner sur une autre histoire. Devant un Jack aux oreilles plus qu’attentives il raconte alors comment il s’est mis à enquêter sur la disparition mystérieuse des poules du village et la pénurie d’œuf qui l’a suivie. Le Baron Diabolique rôdant à nouveau dans les parages, le coupable semble tout trouvé. Mais ses recherches risquent de s’avérer périlleuses, surtout lorsqu’un tigre plutôt gourmand a décidé de le mettre à son menu. La suite d’une série où la fantasy se conjugue avec le merveilleux grâce à l’écriture à quatre mains de Anna Fienberg et de sa mère Barbara, remarquablement illustrée par les images en noir et blanc de Kim Gamble.
Les autres titres de la série :
1.Tashi et le dragon
2.Tashi et les géants
3.Tashi et les fantômes
4.Tashi et le génie
5.Tashi et Baba Yaga
6.Tashi et les démons
FIENBERG Anna & Barbara (Gb)
Anna Fienberg est déjà l’auteur d’une trentaine de livres pour enfants qu’elle a écris en collaboration avec sa mère Barbara, et notamment ceux de la série « Tashi » mis en images par l’illustrateur Kim Gamble
◊ Tashi et le génie (Livre illustré) Jeunesse / Merveilleux
Casterman Jeunesse-Lecture, 1/2009 — 63 p., 6 € — Ser. : Tashi 4 — Tashi and the genie, Allen & Unwin, 2006 — Tr. : Rémi Stéfani — Couv. & ill. : Kim Gamble
→ Merveilleux et réalité mêlés sont à nouveau au programme de ce quatrième tome des aventures de Tashi. Comme pour les précédents ouvrages de la série le petit bonhomme coiffé d’un bonnet de lutin raconte en réalité deux de ses aventures à un Jack émerveillé qui boit littéralement ses paroles. Dans la première il narre comment, en ramassant des œufs pour sa grand-mère, il trouve un vieux plat recouvert d’un tapis et, en le soulevant découvre un génie plutôt fatigué qui consent cependant à e exaucer ses souhaits. Mais peu de monde sait que celui qui réveille pour la 7ème fois un génie risque de devenir son esclave, et l’oncle de Tashi en fait l’amère expérience. Dans le second récit Tashi dévoile les principales péripéties de sa quête des enfants volés par le redoutable Seigneur de la Guerre. De quoi enflammer l’imagination de Jack dont la vie a radicalement changée depuis que ce petit personnage monté sur un cygne est arrivé dans son pays. Un livre illustré en noir et blanc par les images pleines de vie de Kim Gamble.
Les autres titres de la série :
1.Tashi et le dragon
2.Tashi et les géants
3.Tashi et les fantômes
4.Tashi et le génie
5.Tashi et Baba Yaga
6.Tashi et les démons

mardi 28 avril 2009

MIZUNO Ryô (Japon)
Né à Osaka en 1963 et passionné de jeu de rôle, Ryô Mizuno a commencé alors qu’il était encore étudiant à traduite des jeux anglo-saxons pour le marché japonais. Fortement influencé par ses lectures il a ensuite créé avec Hitsushi Yasuda l’univers des « Chroniques de la Guerre de Lodoss » qui a bouleversé l’heroic fantasy nippone et qui est aujourd’hui à la base de plusieurs romans, mais aussi de séries animées, telles que « La légende du chevalier héroïque » et « La légende de Crystania » et de mangas.
◊ La montagne du dragon de feu (Roman) Heroic Fantasy / Dragons
Calmann-Lévy Fantasy, 1/2009 — 206 p., 16 € — Ser. : Chroniques de la guerre de Lodoss 4 — Tr. : Laurence Poyer & Yukio Reuter — Couv. : Yutaka Izubuchi
Critiques :
www.actusf.com (Jean Rebillat)
→ Dans ce quatrième tome du cycle des Chroniques de la guerre de Lodoss la course au Sceptre Royal de la Domination est toujours ouverte. Pour s’en emparer le chevalier Ashram de Marmo est prêt à tout tenter, car sa possession lui permettrait de lancer ses armées sur l’île Lodoss afin d’en achever la conquête. Mais cette relique antique fait désormais partie du trésor des deux derniers dragons existant dans ce monde. Est-ce de celui d’Eibra, le dragon de l’eau, ou de Shootingstar, le dragon du feu ? Les valeureux guerriers qui voudront le découvrir le feront au péril de leurs vies, car des armées entières sont déjà été anéanties en tentant de s'approcher de ces monstrueuses créatures. Cependant les adversaires de Marmo savent que le temps leur est compté pour empêcher le chevalier de réaliser ses diaboliques projets. A Radien, Slayne et ses amis s’efforcent de retrouver le Sceptre avant lui. Mais ils tombent entre les mains des troupes de Marmo. Dorénavant le seul espoir de salut du monde de Lodoss réside dans les mains du roi mercenaire Kashue, de Parn et de l’elfe Deedlit. Ensemble ils vont se lancer dans un fantastique périple les conduisant sur terre et sur mer, de l’île du Dragon bleu aux sombres souterrains de la Montagne de Feu, le repaire du redoutable Shootingstar, avec pour mission un double objectif : sauver l’humanité de la voracité du dragon et des armées sanguinaires de Marmo. La suite de l’une des séries phares de l’héroic fantasy japonaise, déjà disponible en France dans la déclinaison animée (chez Kaze) puis manga (aux éditions Kami) et que les éditions Calmann Lévy nous proposent de découvrir depuis quelques temps dans la version romans. Un cycle où l’auteur Ryô Mizuno a su parfaitement mélanger les influences des légendes d’Extrême –Orient à l’univers de Tolkien et aux thématiques de Donjons et Dragons. A noter que le diptyque Le sceptre de domination/La montagne du dragon de feu retrace une aventure inédite de Parn et de ses compagnons jamais adaptée en bande dessinée ou en manga.
Les autres titres de la série :
1.La sorcière grise
2.Le démon des flammes
3.Le sceptre de domination
4.La montagne du dragon de feu

dimanche 26 avril 2009

MASTERTON Graham (Gb)
Né à Edimbourg en 1946, Graham Masterton est devenu l’un des meilleurs représentants mondial de la littérature d’horreur au même titre que Stephen King ou Dean Koontz. Auteur de nombreux romans fantastiques, il a également écrit des romans policiers, des récits pour la jeunesse et un manuel d’érotisme qui a recueilli un remarquable succès
◊ La guerre de la nuit (Roman) Dark Fantasy / Univers parallèles
Bragelonne-L’Ombre, 1/2009 — 852 p., 30 € — Ser. : Les guerriers de la nuit 4 — Night wars, Leisure, 9/2006 — Tr. : François Truchaud — Couv. : Vincent Chong
→ Ce sont cinq mortels comme vous et moi, mais leur combat se déroule sur le plus terrifiant des champs de bataille: les cauchemars. Ils sont les Guerriers de la Nuit, les seuls à pouvoir vaincre le mal qui a envahi notre monde grâce à nos rêves. Comme certains super héros de l’imaginaire des comics, ce sont des individus ordinaires, journaliste râtée, adolescent imaginatif, pauvre gars boulimique…, qui vont endosser la tenu des chevaliers d’Ashappola, entité bénéfique, ennemie ancestrale de Yaomanitl, le Seigneur des Cauchemars. Déjà mis à l'épreuve à plusieurs reprises, ils font cette fois face aux plus cruels assauts : car c'est en pénétrant les rêves de futures mères que ces apparitions ont entrepris de détruire notre réalité. Ces esprits s'accompagnent de hordes monstrueuses, des êtres effrayants issus de nos pires craintes. Les cinq héros vont devoir lutter contre ces démons dans un monde irréel et terrifiant, celui des rêves de glaces, où ils devront affronter des êtres froids et violents dont le but est de s’emparer des secrets du monde en pénétrant dans les rêves des enfants. C’est ainsi que commence la Guerre de la Nuit fertile en combats titanesques et en vertiges sanglants. Une entrée en matière plutôt alléchante pour la publication chez Bragelonne du quatrième tome inédit du cycle des Guerriers de la nuit dont les trois premiers volumes sont également repris en omnibus chez le même éditeur. L’occasion de retrouver Graham Masterton dans l’une des thématiques récurrentes des territoires de l’imaginaire, l’existence, aux côtés de la réalité, d’un univers du rêve domaine de tous les possibles peuplés de créatures qui ne demandent qu’à envahir nos âmes et notre monde.
Les autres titres de la série :
1.Les guerriers de la nuit
2.Le rivage de la nuit
3.Le fléau de la nuit
4.La guerre de la nuit
*Les guerriers de la nuit intégrale
MASTERTON Graham (Gb)
Né à Edimbourg en 1946, Graham Masterton est devenu l’un des meilleurs représentants mondial de la littérature d’horreur au même titre que Stephen King ou Dean Koontz. Auteur de nombreux romans fantastiques, il a également écrit des romans policiers, des récits pour la jeunesse et un manuel d’érotisme qui a recueilli un remarquable succès
Série
◊ Les guerriers de la nuit intégrale (Recueil) Dark Fantasy / Univers parallèles
Bragelonne-L’Ombre, 1/2009 — 852 p., 30 € — Ser. : Les guerriers de la nuit — Tr. : François Truchaud — Couv. : Vincent Chong — Sommaire :
● Les guerriers de la nuit — Night warriors, Sphere 1986 — Ser. : Les guerriers de la nuit 1
Précédente publication :
Pocket-Terreur 9146, 6/1995 — 420 p., 7 € — Couv. : P.O. Templier
Pocket-Terreur 9146, 1/2000 — 420 p., 7 € — Couv. : P.O. Templier (différente de celle de l’édition de 1996)
● Les rivages de la nuit — Death dream, Tor, 1988 — Ser. : Les guerriers de la nuit 2
Précédente publication : Pocket-Terreur 9147, 2/1996 — 381 p., 6,50 € — Couv. : P.O. Templier
● Le fléau de la nuit —Night plague, Tor, 1991 — Ser. : Les guerriers de la nuit 3
Précédentes publications :
Pocket-Terreur 9148, 9/1996 — 358 p., 6,50 € — Couv. : P.O. Templier
Pocket-Terreur 9148, 11/1999 — 358 p., 6,50 € — Couv. : P.O. Templier (différente de celle de l’édition de 1996)
→ Le jour, il dévore votre chair. La nuit, il dévore vos rêves... Henry Watkins, Gil Muller et Susan Szabreka découvrent sur une plage le corps d'une jeune fille apparemment dévoré par des anguilles, qui disparaissent dans le sable après avoir agressé un policier. Quelques heures plus tard, ils sont contactés par Springer, un mystérieux personnage androgyne. Celui-ci leur révèle que Yaomanitl, l’empereur des cauchemars de la nuit emprisonné durant des siècles s'est échappé et parcourt de nouveau le monde, s'insinuant dans les rêves et les cauchemars des gens, pour croître et se multiplier. Springer leur propose de rejoindre l'ordre des " Guerriers de la Nuit ". Devenus des chevaliers d’Ashappola, entité bénéfique, ennemie ancestrale de Yaomanitl, ils sont Investis de pouvoirs surnaturels et auront pour mission de pénétrer dans le monde des rêves, pour y traquer le Démon et le détruire. Devenus les guerriers Kasyx, Tebulot et Samena, les trois adolescents affrontent dés lors les anguilles, les futurs fils du démon qui insémine ainsi les corps des mortels. Mais Samena est capturée dans le monde des rêves, et son corps plonge dans le coma. Pendant ce temps Kasyx et Tebulot retrouvent au Mexique la tombe dont est sorti el démon et récupèrent auprès d’un prêtre les sept sceaux qui permettraient de l’emprisonner à nouveau. Plongeant dans les rêves d’Andrea, l’ex-femme de Springer, ils s’enfoncent dés lors dans le monde des rêves afin de livrer un féroce combat contre un Yaomanitl régnant sur, un univers de cauchemar où tout devient possible. Tel est le thème des Guerriers de la Nuit, premier volet d’un omnibus qui réunit les trois premiers volumes des la série publié par les éditions Bragelonne à l’occasion de la sortie du quatrième tome inédit, La guerre de la nuit. Dans le second volet, Les Rivages de la Nuit, les fabuleux guerriers poursuivent de génération en génération leur lutte contre le mal. Cette fois-ci ce dernier a décidé de ressurgir par l’intermédiaire de Lenny, un petit garçon de neuf ans qui ne cesse de voir en rêve sa vraie mère défunte. Après une série de massacres qui ensanglantent l’entourage de l’enfant les Clay, deux jumeaux policiers, l’un noir et l’autre blanc, mènent l’enquête. Des investigations qui les amènent à penser qu’une créature d’ombre utilise Leny comme canal pour commettre ses exactions. Et celles-ci continuent de se produire, déclenchant l’intervention de Henry, le leader des Guerriers de la Nuit, qui devra plonger dans les rêves de Lenny avec tous les risques que cela comporte. Un deuxième tome plus tourné vers l’horreur où se mélanges les thèmes mastertoniens habituels, l’influence des Marvels Comics, des connivences avec l’univers du terrible Freddy Krueger, et même l’intervention du fameux Cthulhu cher à Lovecraft & Others. Enfin Le fléau de la nuit, troisième volet du cycle, nous conduit à Londres où le violoniste Stanley Eisner a contracté à la suite d’une agression sexuelle une maladie médiévale sexuellement transmissible créé par Satan en personne qui pousse les personnes atteintes à œuvrer pour le Mal. Aidé par les rêves d’Angie, une jeune londonienne, Stanley retrouve la maison de son agresseur. Mais là ils doivent affronter d’horribles chiens à tête d’enfants et sont par l’intervention de Springer, l’androgyne déjà rencontré dans le premier tome de la série. Sur ses conseils, ils partent sur les traces d’Isabelle Godwie, sorcière et maîtresse de Satan, qui est à l’origine de l’épidémie. Stanley doit s’unir à elle pour que le virus retourne vers Satan. Guidé par les Guerriers de la Nuit, Stanley parvient à la retrouver et à lui faire l’amour, mais elle réussit à s’échapper avec son enfant dans son ventre. Dés lors le violoniste devra la retrouver coûte que coûte afin de juguler le fléau qui menace le monde. Un nouveau volet dans une série qui fait partie des premières œuvres écrites par ce grand nom de la littérature d’horreur, au même titre que Stephen King et Dean Koontz, qui outre des romans d’horreur, à également écrit des romans policiers, des romans pour la jeunesse et un manuel d’érotisme vendu à trois millions d’exemplaires grâce à son expérience de rédacteur en chef de la revue Penthouse. Un auteur qui a commencé sa carrière par la publication de Manitou, un livre adapté au cinéma avec Tony Curtis dans le rôle principal.
Les autres titres de la série :
1.Les guerriers de la nuit
2.Le rivage de la nuit
3.Le fléau de la nuit
4.La guerre de la nuit
*Les guerriers de la nuit intégrale
LUMLEY Brian (Gb)
Auteur britannique né en 1937 dans le nord de l’Angleterre. Fortement influencé par l’œuvre de H. P. Lovecraft, il a tiré la série « Titus Crow » qui puise ses racines dans le célèbre mythe de Cthulhu initié par l’ermite de Providence. On lui doit également la trilogie des « Terres du Rêve », inspirée par les récits oniriques du même Lovecraft, ainsi que le cycle du « Necroscope », adaptation moderne de la thématique vampirique révisée à l’aune de la guerre froide
◊ Necroscope (Roman) Dark Fantasy
Bragelonne-L’Ombre, 3/2009 — 406 p., 20 € — Ser. : Necroscope 1 — Necroscope, 1986— Tr. : François Truchaud — Couv. : Stéphane Collignon — Sommaire : Préface. Brian Lumley, le voyageur de l’inconcevable, de Denis Labbé
Précédentes publications :
● Claude Lefrancq-Attitudes Best Sellers, 7/1996 — 472 p., 19,67 € — Couv. : Bob Eggleton
● Pocket-Terreur 9215, 2/1999 — 481 p, 6,50 € — Couv. : Pierre-Olivier Templier
● Fleuve Noir-Thriller Fantastique 9215, 2004 — Couv. : Eric Scala
Critiques : Bifrost 35 (Cid Vicious) ;
www.nossfere.com (Pascal Patoz) ; Ténèbres 6 (Claude Ecken)
→ L’histoire se situe dans les années 70, lors de la guerre froide. Harry Keogh, un nécroscope, entendez par là un individu doté du pouvoir exceptionnel de prêter une oreille attentive aux confidences des morts, aidant parfois ces derniers à finaliser des projets non aboutis de leur vivant, et s’abreuvant en retour de leurs connaissances. Une talent qui attire l’attention du Réseau-E, une organisation britannique para-gouvernementale qui, comme ceux de l’autre bord, les Russes en l’occurrence, s’efforce dé débusquer des êtres douées de pouvoirs psychiques particuliers, comme la télékinésie ou la télépathie, par exemple. Or le KGB semble avoir touché le gros lot en ralliant à sa cause Dragosani, un redoutable nécromancien capable d’arracher leurs secrets aux morts en humant simplement leurs organes. Choisi par le célèbre Vlad Dracula pour briser les chaînes d’argent qui retiennent prisonnier sous terre le prince des vampires, ce dernier espère profiter du pacte qui lie à l’ancien seigneur de la Valachie pour acquérir de fabuleuses connaissances sur l’engeance des buveurs de sang. Heureusement Harry sera là pour contrecarrer ses démoniaques tout le long d’un roman qui nous invite à partager les florilège d’émotions des deux personnages principaux à travers l’évocation de leur enfance, puis de leur adolescence, ainsi que de la découverte de leurs dons respectifs qui les entraîne dans une mutuelle quête des origines. Le premier tome d’une série dont jusque là seuls trois volumes ont été traduits en français, qui peut se rattacher à la Fantasy par le biais de la nécromancie, mais qui ressort plutôt du triptyque thriller-espionnage-fantastique, en nous comptant les aventures d’une sorte de anti James Bond au pays des morts-vivants.
Les autres titres de la série :
1.Nécroscope
2.Vamphyri
3.La source

jeudi 23 avril 2009

GENTLE Mary R(osalyn) (Gb)
Née en 1956 dans le Sussex, en Angleterre, Mary Gentle a effectué les métiers les plus divers avant de reprendre ses études à l’université de Bournemouth où elle a acquis de précieuses connaissances littéraires, historiques et géographiques. En 1995, elle obtenait une maîtrise d’étude des tactiques de guerre, des bases qui, avec l’aide de son compagnon spécialiste en histoire médiévale, lui permettront d’écrire ses plus grands succès comme la série des « Livres de Cendres » ou « L’énigme du cadran solaire »
Séries
◊ La dispersion des ténèbres (Roman) Fantasy Médiévale / Uchronie
Gallimard-Folio SF 326, 1/2009 — 336 p., 9,60 € — Ser. : Le Livre de Cendres 4 — The book of Ash 4. Lost Burgundy, HarperCollins Eos, 12/2000 — Tr. : Patrick Marcel— Couv. : Alain Brion
Précédente publication : Denoël-Lunes d’Encre, 3/2005 — 743 p., 25 € — Couv. : Guillaume Sorel
Critiques : www.actusf.com (Tony Sanchez) ; Bifrost 36 (Patrick Imbert) ; Faeries 20 (François Manson) ; Présences d’Esprits 46 (Yohan Vasse)
→ Le dernier volume de la saga du Livre de Cendres, retraçant l’histoire d’une femme mercenaire dans une « autre » Bourgogne du 15ème siècle et de ses mémoires soudain découvertes au XXI° siècle dont l’étude ouvre à certains chercheurs d’incroyables perspectives sur l’existence de mondes parallèles. Lorsque commence ce dernier volet l’Europe a été envahie par les Wisigoths venus de Carthage et leurs golems maléfiques conduits par la Faris, une générale sœur jumelle de Cendres, qui transmet les ordres de la machina rei militari, un puissant ordinateur stratégique conçus par les Machines Sauvages qui veulent éradiquer l’humanité de la face du monde. Seule la Bourgogne, menée par son Duc, est épargnée par la chape de ténèbres répandues par les envahisseurs. Après un pénible passage au sein des geôles de Carthage, Cendres a été délivrée par ses compagnons. Désormais elle a repris la tête de sa compagnie retranchée dans les murs de Dijon assiégée par les Carthaginois. Le Duc de Bourgogne mort, c’est Florian, la chirurgienne travestie de la compagnie, qui devient duchesse à sa place, car elle fait partie de la lignée d’individus sélectionnés depuis des générations par les bourguignons en présence desquels aucun miracle n’est possible. Dés lors, tant qu’elle vivra, elle est le seul obstacle pouvant empêcher la destruction du monde par les Machines Sauvages. Forcée de sacrifier l’âme du père Geoffrey, de pactiser avec sa sœur la Faris, qui s’est livrée aux assiégées de Dijon, d’accepter que Fernando, son ancien mari, tombe amoureux de sa jumelle, la redoutable mercenaire n’est pas prête cependant à se résoudre à la fin de l’Humanité. Car les leçons de l’histoire hurlent encore devant les murs de la ville assiégée : « Cendres ne perd jamais ». Dès lors, elle n’a plus qu’un but : détruire les Machines Sauvage. Pour cela il lui faut tout d’abord se débarrasser du calife Gelimer, celui qui a remplacé la Faris à la tête des troupes wisigothes. Elle s’y emploie dans un ultime combat, véritable boucherie qui se termine par une paix signée avec Leofric, son propre père, devenu le nouveau calife après la disparition de Gelimer. Mais la trahison de Frédéric de Hasbourg, qui brigue lui aussi le trône carthaginois, entraîne la grave blessure de Florian. Alors, pour sauver la Bourgogne et échapper au plan d’extermination des Machines Sauvages qui veulent sauver l’espèce humaines de ses errements de l’avenir, Cendres, devenue leur plus remarquable instrument déplacera la Bourgogne dans une dimension parallèle, permettant ainsi à Mary Gentle, non seulement de s’appuyer sur un point noeudal qui aurait pu permettre à l’Histoire de tourner autrement, mais aussi de faire réfléchir sur la nature de l’Histoire elle-même, comme elle l’explique dans sa postface, 1477 et le reste. Des lignes qui viennent s’ajouter à La logistique de l’Empire, une longue nouvelle portée par deux personnages secondaires qui nous entraînent sur les côtes de l’Afrique du Nord où une troupe de mercenaire européens participe dans les rangs des ottomans à la guerre que ceux-ci mènent désormais contre Carthage, la capitale gothique des rois califes wisigoths. La fin d’une fresque magnifique qui invite à la découverte d’une Europe médiévale transformée en gigantesque champ de bataille où se décide le sort de l’humanité confrontée à un farouche agresseur déterminé à la détruire.
Les autres titres de la série :
1.La guerrière oubliée
2.La puissance de Carthage
3.Les machines sauvages
4.La dispersion des ténèbres
GENTLE Mary R(osalyn) (Gb)
Née en 1956 dans le Sussex, en Angleterre, Mary Gentle a effectué les métiers les plus divers avant de reprendre ses études à l’université de Bournemouth où elle a acquis de précieuses connaissances littéraires, historiques et géographiques. En 1995, elle obtenait une maîtrise d’étude des tactiques de guerre, des bases qui, avec l’aide de son compagnon spécialiste en histoire médiévale, lui permettront d’écrire ses plus grands succès comme la série des « Livres de Cendres » ou « L’énigme du cadran solaire »
◊ Les machines sauvages (Roman) Fantasy Médiévale / Uchronie
Gallimard-Folio SF 325, 1/2009 — 544 p., 8,60 € — Ser. : Le Livre de Cendres 3 — The book of Ash 3. The wild machine, HarperCollins Eos, 8/2000 — Tr. : Patrick Marcel— Couv. : Alain Brion
Précédente publication : Denoël-Lunes d’Encre, 10/2004 — 448 p., 21 € — Couv. : Guillaume Sorel
Critiques :
www.actusf.com (Tony Sanchez) ; Bifrost 36 (Patrick Imbert) ; L’Express du 22/11/04 (Jean-Claude Dunyach-Cendres fiction)
→ Ne comprenant toujours pas pourquoi la disparition de la Bourgogne revêt une importance primordiale auprès des Machines Sauvages, Cendres est parvenue à rejoindre le reste de sa compagnie de mercenaires réfugiée dans la ville de Dijon assiégée par les troupes de la Faris, tandis que seul le territoire de la Bourgogne échappe à la nuit éternelle qui recouvre l’Europe. Cendres a appris de la bouche des Machines Sauvages qu’elles sont à l’origine de ces pénombres en aspirant de formidables masses d’énergie puisées dans le soleil. Ayant repris en main sa Compagnie quelque peu déboussolée, prenant une part active dans la défense des remparts de Dijon, lors d’une entrevue avec La Faris, elle s’efforce de convaincre la générale wisigothe, qu’elle n’est qu’un instrument des démoniaques Machines. Malgré elle, son impitoyable sœur jumelle semble ébranlée par ses révélations. Désormais elle refuse de faire appel à laide de la machina rei militaris. Mais le duc de Bourgone est mourrant. Or son trépas pourrait sonner le glas de la mystérieuse protection dont bénéficie le territoire placé sous sa juridiction. Selon la tradition une chasse au cerf est organisée afin de désigner son successeur avant qu’il ne rende le dernier soupir. Contre toute attente c’est Fiona del Guiz qui hérite de la couronne. En même temps Cendres découvre enfin pourquoi la Bourgogne est si importante pour les Machines Sauvages à la recherche d’un miracle pour éradiquer toute créature vivante de la Terre se heurtant au roc formé par ce royaume qui représente le réel en ce monde. Le troisième volume d’une histoire fascinante qui recouvre le reste de la traduction du manuscrit Fraxinus, ainsi que des copies des correspondances des auteurs d’origines tendant à apporter à cet ouvrage une crédibilité supplémentaire qui confère à cette fresque brutale et sensuelle la rigueur des récits historiques. Assurément une œuvre amenée à devenir l’un des classiques du genre.
Les autres titres de la série :
1.La guerrière oubliée
2.La puissance de Carthage
3.Les machines sauvages
4.La dispersion des ténèbres

lundi 20 avril 2009

ANDREWS Ilona et Gordon (Russie/Usa)
Née en Russie, Ilona Andrews a fait ses études aux Etats-Unis où elle a appris l’anglais et trouvé un mari, Gordon, avec qui elle écrit ses romans, notamment la série de « Kate Daniels »la mercenaire de la magie
◊ Morsure magique (Roman) Fantasy urbaine
Bragelonne Milady-Bit-Lit, 1/2009 — 351 p., 7 € — Ser. : Kate Daniels 1 — Magic bites, Ace Book, 2007 — Tr. : Sara Doke — Couv. : Sam-Oeun Yin
→ À Atlanta deux réalités s'opposent : celle de la technologie et celle de la magie. Pendant une vague magique, les mages sauvages lancent leurs sorts et des monstres apparaissent, les armes à feu refusent de fonctionner et les voitures ne démarrent plus. Puis la vague se retire aussi vite qu'elle est venue en laissant derrière elle toutes sortes de problèmes paranormaux. Nous vivons une époque dangereuse. Du pain béni pour Kate Daniels, une mercenaire de la magie appartenant à une Guilde dont on engage les membres quand on veut se débarrasser de créatures surnaturelles quelque peu envahissantes ou que l’on désire enquêter en profondeur sur le Peule (les Faes et les nécromants) ou sur la Meute constituée de Changeformes. Magicienne possédant de grands pouvoirs issus de son propre sang ; Kate est capable de lancer de puissants contre-sorts et de prononcer des formules magiques qui la tirent de situations parfois très compliquées. Cette fois cependant, elle a tendance à s’impliquer plus personnellement dans l’affaire qui lui est soumise, puisque le nécromancien qu’elle traque a éliminé son tuteur, la seule famille qui lui restait. Attendez-vous donc à ne pas vous ennuyer dans ce monde où magie et technologie s’entrechoquent comme dans la fameuse époque de la série Shadocwrun publiée par la Fleuve Noir. Le premier tome d’une série mettant en scène une héroïne tout à fait charismatique, nouvelle égérie du genre blit-lit inspiré par la Anita Blake de Laurel K. Hamilton.
SEGURA Magalie (Fr)
Ecrivain français né en 1972 dans le sud de la France. Après des études en biologie, elle s’est lancé dans l’écriture et a connu le succès avec la parution chez Bragelonne de la trilogie du cycle de « Leïlan »
◊ Une nuit sans lunes (Roman) Romantic Fantasy
Bragelonne-Milady, 2/2009 — 352 p., 6 € — Ser. : Leïlan 3 — Couv. : Miguel Coimbra
Précédentes publications :
● Bragelonne-Fantasy, 4/2003 — 302 p., 17 € — Couv. : Philippe Munch
● In Leïlan l’intégrale, Bragelonne-Fantasy, 3/2007 — 696 p., 27 € — Tr. : Isabelle Troin — Couv. : Miguel Coimbra
Critiques : Asphodale 4 (François Manson ; Khimaira 19 (Christophe Van de ponseele) ; Lanfeust 56 (A.L. Dometoff)
→ Ce troisième titre de la série de Leïlan expose le cadre de l’ultime affrontement entre le féroce duc Korta, qui a pris sous son emprise un monarque régnant désormais sur un pays à feu à sang. Contre lui cependant Korta a vu se dresser un ennemi insaisissable, le Masque, une sorte de bandit d’honneur fédérant tout un groupe de compagnons et insufflant au peuple sous le joug l’indispensable vent de révolte pour renverser le tyran. En dépit de l’aide de trois guerriers scylès, des êtres venus des Pays Insolites et dotés de puissants pouvoirs télépathiques, le Masque sous le couvert duquel se cache la belle Eléa, l’une des trois princesses du royaume. C’est justement une prophétie qui liait le destin des trois fils du roi de Pandème, le royaume voisin, aux trois princesses de Leïlan, prédisant que ces derniers ne trouveraient l’amour qu’en épousant ces trois jeunes filles qui avait poussé Axel, l’un des fils du roi, à endosser le rôle de messager itinérant. La princesse qu’il devait épouser ayant été déclarée morte, il du se résoudre à parcourir le monde, et notamment fut envoyée en ambassade dans le royaume de Leïlan avec qui Pandeme désirait faire alliance. Ayant franchi la barrière magique qui le ceinturait, Axel rejoignit les troupes du Masque, tombât immédiatement amoureux de la belle jeune fille et provoquant ainsi l’hostilité de Jerry, le monstre qui la protégeait. Mais Eléa s’est laissé entraîner dans le château de Korta qui détient les deux autres princesses, Eloïse et Eline sous sa coupe. Capturée, elle est soumise à la torture et laissée à moitié morte. Pendant ce temps les soldats de Korta poussent les compagnons du Masque à se réfugier dans la Forêt Interdite et à se sacrifier, apportant ainsi une magistrale vision à l’infâme Korta, le sbire de l’Esprit Sorcier Ibbak, qui rêve de prendre sa revanche sur les fées l’ayant jadis vaincu. Et justement, ces dernières n’ont pas dit leur dernier mot dans la partie. Alors qu’il est désormais avéré qu’Eléa n’est pas le Champion des Fées annoncé, Axel, rappelé pour un temps en Pandème par son père qui veut le protéger, retourne à Leïlan pour brandir à son tour l’étendard de la révolte. Est-ce lui le champion attendu ? La situation des révoltés semble fort compromise car, en plus d’un Eléa prisonnière et mal en point, Muth le chef des scylès verrait d’un très mauvais œil l’échec de ses émissaire, et risquerait alors de lancer ses troupes sur le royaume. La reprise d’une trilogie qui entre aisément dans le cadre de la romantic fantasy, tant les personnages sont téléguidés par les sentiments qui les animent. On y rencontre l’influence des romans d’aventure, avec des héros qui font penser à des bandits d’honneur tels Cartouche ou Zorro, propulsés dans un décor médiéval fantastique qui aborde la thématique des contes de fées sous un angle original et traite, à sa manière, de certains aspects du féminisme.
Les autres titres de la série :
1.Les yeux de Leïlan
2.Pour Eloïse
3.Une nuit sans lunes
*Leïlan l'intégrale
SEGURA Magalie (Fr)
Ecrivain français né en 1972 dans le sud de la France. Après des études en biologie, elle s’est lancé dans l’écriture et a connu le succès avec la parution chez Bragelonne de la trilogie du cycle de « Leïlan »
◊ Pour Eloïse (Roman) Romantic Fantasy
Bragelonne-Milady, 1/2009 — 352 p., 6 € — Ser. : Leîlan 2 — Couv. : Miguel Coimbra
Précédentes publications :
● Bragelonne-Fantasy, 7/2002 — 288 p., 17 € — Couv. : Philippe Munch
● in Leïlan l’intégrale, Bragelonne-Fantasy, 3/2007 — 696 p., 27 € — Tr. : Isabelle Troin — Couv. : Miguel Coimbra
Critiques : Lanfeust 48 (A.L.Dometoff)
→ Amour, quand tu nous tiens ! Dans le second tome de la trilogie de Leïlan nous retrouvons le prince Axel qui aurait du regagner son royaume, sa mission accomplie. Cependant, il ne pouvait pas s’empêcher de penser au Masque et aux doux yeux d’Eléa, la justicière qui s’opposait à l’infâme duc Korta et à Muth, le chef de guerre devenue son allié. Pour elle il affrontera le Monstre de la Forêt Interdite dans l’autre monde, et n’hésitera pas à braver le courroux de Jerry, la créature aux mille formes et au trouble passé, qui considère Eléa comme sa fille. Bravant la malédiction des Trois Fées qui ont prédit qu’il ne connaîtrait pas l’amour, il participe activement à la lutte menée contre les hommes de Korta. Un combat dirigé par les Compagnons de la Forêt, qui ont armé les villageois en vue de résister à l’oppresseur, tandis qu’Erwan l’alchimiste prépare des potions aux pouvoirs redoutables avec pour assistant des enfants efficaces, dont la jeune Chloé, une petite fille doté d’un étrange talent. Mais Korta retient toujours prisonnière les sœurs d’Eléa. Eline lui est promise, et cette dernière ne peut refuser, car il tient le sort d’Eloise, son autre sœur, entre ses mains. Toutefois Eléa fournira à Eloïse le moyen d’échapper à son sinistre destin : une fiole de poison. Mais se serait la dernière action d’éclat du Masque, puisque, en dépit des efforts de Jerry, qui ne pouvait intervenir dans le château royal protégé par la magie, Eléa meurt, tuée par le féroce duc. Fou de rage, Jerry, qui n’était pas parvenu à s’en prendre au meurtrier protégé par des ondes maléfiques, s’attaqua à Jerry, qui ne doit son salut qu’à Ceban le frère d’Eléa, et à une fuite précipitée. Désormais une ombre sinistre s’appesantit sur le royaume de Leïlan, tandis qu’une prophétie annonce la venue de l’héritier d’Enkil, l’ancêtre à l’épée gravée des signes des fées, qui seul peut déjouer les funestes projets du Grand Sorcier Ibbak. Et ce champion des fées sera de sang royal, tandis que loin de là le roi de Pandème commence à regretter d’avoir envoyé son fils Axel dans cette périlleuse ambassade.
Les autres titres de la série :
1.Les yeux de Leïlan
2.Pour Eloïse
3.Une nuit sans lunes
*Leïlan l'intégrale
SEGURA Magalie (Fr)
Ecrivain français né en 1972 dans le sud de la France. Après des études en biologie, elle s’est lancé dans l’écriture et a connu le succès avec la parution chez Bragelonne de la trilogie du cycle de « Leïlan »
◊ Les Yeux de Leïlan (Roman) Romantic Fantasy
Bragelonne-Milady, 11/2008 — 346 p., 6 € — Ser. : Leïlan 1 — Couv. : Miguel Coimbra
Précédentes publications :
● Bragelonne-Fantasy, 1/2002 — 297 p., 17 € — Couv. : Philippe Munch
● In Leïlan l’intégrale, Bragelonne-Fantasy, 3/2007 — 696 p., 27 € — Tr. : Isabelle Troin — Couv. : Miguel Coimbra
Critiques :
www.elbakin.net (Luigi Brosse-Magali Ségura et les yeux de Leïlan, interview) ; Khimaira 14 (Christophe Van de Ponseele) ; Lanfeust 42 (A.L. Dometoff)
→ Premier tome du cycle de Leïlan, ce roman retrace les aventures du prince Alex, l’un des fils du roi de Pandème, destiné par le Pouvoir des Fées à lier son destin avec celui de ses deux frères à ceux des filles du roi de Leïlan. Mais un terrible drame a assombri ce dernier royaume. Pris d’un accès de folie provoqué par les Puissances Maléfiques le roi a voulu tuer sa troisième fille Eléa à sa naissance. Sauvée, cette dernière sera élevée par le Monstre de la Forêt Interdite, une créature capable d’adopter n’importe quelle forme que les Fées forceront à oublier la haine qui le ronge pour s’occuper de la jeune princesse. Pendant ce temps la reine est morte de chagrin et le Duc Korda d’Alekant a raffermi son emprise sur un souverain dont il entretient savamment la déraison. Etroitement lié au Grand Ibbak, l’Esprit-Sorcier hantant le château royal, le Duc s’est adjoint les services de Muht Dabashir et de ses Scylès, des guerriers capables de lire dans les esprits venus des Pays Insolites et auxquels il a promis son aide pour l’invasion des riches terres d’Akal. Alors que Leïlan est soumis aux massacres et à la désolation Eléa, initiée aux arts martiaux, a pris l’apparence du Masque, un justicier insaisissable, afin de contrer les aspirations aux pouvoirs de l’infâme Korta. Aidée de Jerry, le Monstre de la Forêt Interdite, d’Erwan l’alchimiste aklaien et d’une bande de fidèles compagnons, elle luttera pour libérer les enfants du village d’Eade enlevés par le perfide Duc. Au cours de ses combats elle croisera la route du jeune prince Axel envoyé par son père dans le royaume de Leïlan afin de sceller entre les deux peuples un traité d’alliance concrétisé par le mariage des trois princes de Pandème et des trois princesses de Leïlan, Eléa, Eloïse et Eline. Cette dernière est sous l’emprise du duc Korda auquel le roi a promis sa main s’il parvenait à capturer le Masque. Une dépendance dont elle ne peut se libérer, car le serviteur de l’Esprit-Sorcier menace de laisser périr sa sœur Eloïse, qu’il a rendu gravement malade. Tels sont les premiers éléments du grand combat entre le Bien et le Mal esquissé dans ce premier volume d’un cycle de Fantasy puisant son inspiration dans les lectures préférées de Magali Ségura, Robin des Bois, Zorro, Fanfan la Tulipe et les Trois Mousquetaires, un auteur déjà remarqué pour la qualité de ses nouvelles, notamment pour Contre la fatalité, parue dans le recueil Légendaire des éd. Mnémos en 1999 (Prix Bob Morane Imaginaire 2000).
Les autres titres de la série :
1.Les yeux de Leïlan
2.Pour Eloïse
3.Une nuit sans lunes
*Leïlan l'intégrale

dimanche 19 avril 2009

PECK Dale (Usa)
Ecrivain américain né à Long Island en 1967. Critique littéraire, il est l’auteur de plusieurs romans, dont le célèbre « Martin and John » ainsi que de la série pour adolescents du « La Dérivante » publiée en France chez Albin Michel
◊ La Dérivante (Roman) Voyages dans le Temps
Albin Michel Jeunesse-Wiz, 3/2009 — 349 p., 15 € — Ser. : La Dérivante 2 — Drift house chronicles 2. The lost cities : A drift house voyage, Bloomsbury Publishing, 2007 — Tr. : Madeleine Nasalik — Couv. : Martin Hargreaves
→ Dans le premier volume de cette série, Le premier voyage : Les sirènes, nous avions fait la connaissance de trois enfants, Susan et ses frères Charles et Murray, lors d’une visite plutôt mouvementée sur La Dérivante, l’étrange bateau-maison de leur oncle Farley. Pour cette seconde visite, ils sont pris avec le navire dans un raz-de-marée issu de l’océan du Temps. Et les voilà séparés. Alors que Charles le perroquet Président Wilson se retrouvent perchés sur un arbre au Canada du XVI° siècle face à des indiens Wendant, Susan et l’oncle Farley vont avoir maille à partir avec les Vikings du Groenland en 1483. Pour revenir à leur époque ils doivent utiliser des livres-miroirs et trouver la précieuse amulette de Babel. Tout un travail en perspective…car, en cas d’échec, ils ne seront plus jamais réunis.
Les autres titres de la série :
1.Le premier voyage : Les sirènes
2.La Dérivante
OGILVY Ian (Gb)
Acteur et scénariste britannique né en 1943 à Woking, au Royaume Uni. Il atteint le point culminant de sa carrière en 1978, lorsqu’il succède à Roger Moore pour incarner Simon Templar, alias le Saint, dans la série télévisée qui lui est consacrée. Du point de vue littéraire il nous intéresse par sa création du cycle des aventures de « Mignus Wisard » publiées aux éditions Bayard
◊ Mignus Wisard et la créature de Fou-Rire-Land (Roman) Magie
Bayard Jeunesse-Estampillette, 3/2009 — 262 p., 11,90 € — Ser. : Mignus Wisard 2 — Measle and the Dragodon, Oxford Universtity Press, 2004 — Tr. : Marie-Hélène Delval — Couv. : Eric Héliot
Précédente publication : Bayard Jeunesse, Estampille sous le titre Méléas et le Warlack, 5/2004 — 196 p., 12 €
→ Dans le premier roman de la série, Mignus Wisard et le secret de la maison Tramblebone (également Méléas et le Warlack Bayard Estampille 2004) nous avions fait la connaissance du jeune Magus Wisard vivant tranquillement auprès de sa famille dans le manoir Merlin. Tranquillement, si l'on peut dire… car il lui a déjà fallu vaincre son tuteur, le perfide Basil Trambledone. A présent que le calme semble revenu à la maison, il est emmené par ses parents à Fou-Rire-Land, n fantastique parc d’attractions. Là se trouvent des grands huit à faire frissonner les plus casse-cou, des trains fantômes à donner la chair de poule aux plus courageux... Mignus est bien décider à profiter de tous ces manèges de folie. Mais c’est sans compter avec les Warlacks, de dangereux sorciers qui ne rêvent que de lui faire payer la mort de Tramblebone, leur ami. A leur tête, le dragodon, un ancien cavalier de dragon transformé en créature effroyable aux pouvoirs supérieurs à tous les sorciers. Surgissant des entrailles de Fou-Rire-Land, ce dernier, accompagné de son dragon Arcturion, enlève la mère de Mignus, qui devra dés lors l’affronter s’il veut la délivrer.
Les autres titres de la série :
1.Mignus Wisard et le secret de la maison Tramblebone
Méléas et le Warlack
2.Mignus Wisard et la créature de Fou-Rire-Land
HOMERE (Grèce)
Réputé aveugle, Homère est, selon la tradition, un aède qui vécu en Grèce à la fin du VIII° siècle av. J.-C. On ne peut aujourd’hui établir avec certitude si Homère fut un individu bien défini ou si ce nom désignait une entité collective. On lui doit en tous cas « L’Iliade » & « L’Odyssée », deux récits majeurs de la traditions épiques, que certains considèrent, avec « L’épopée de Gilgamesh », comme les textes fondateurs de l’heroic fantasy
◊ L’Odyssée (Roman) Mythologie gréco-romaine
Belin-Classicocollège, 3/2009 — 160 p., 3,50 € — Tr. : Hélène Tronc
→ La guerre de Troie est terminée depuis dix ans, mais Ulysse n'est toujours pas rentré chez lui. Poursuivi par la haine de Poséidon, il erre à travers les mers avec ses compagnons. Sur son chemin, il affronte toutes sortes d'épreuves : terribles tempêtes, sirènes ensorceleuses et sanguinaires cyclopes. Le héros aux mille ruses réussira-t-il à regagner le rivage d'Ithaque et à retrouver Pénélope, son épouse. Un extrait de ce classique accompagné d’un dossier pour mieux appréhender les grands thèmes et les enjeux littéraires de ce texte. Un livre présenté avec des commentaires de Juliette Morando.

jeudi 16 avril 2009

LACKEY Mercedes & DIXON Larry (Usa)
LACKEY Mercedes
Pseudonyme de Mercedes Ritchie Lackey

Ecrivain américain née en 1950 qui, après de brillantes etudes qui l’ont conduite à exercer de nombreux petits boulots, s’est lancée avec bonheur dans l’écriture. Auteur prolifique dans des genres tels que le policier, la science-fiction, la fantasy, la nouvelle ou le roman, elle a collaboré avec divers grands écrivains comme Piers Anthony ou Marion Zimmer Bradley et bien sur avec son mari, Larry Dixon, avec lequel elle a écrit la trilogie de « La guerre des mages » mini série au cœur du cycle des « Hérauts de Valdemar » qui lui a permis d’accéder à la notoriété dans le domaine de la Fantasy
DIXON Larry
Epoux de Mercedes Lackey, cet écrivain américain né en 1966 est surtout connu pour avoir collaboré avec elle à l’écriture de la trilogie de « La Guerre des Mages » une mini série du cycle des « Hérauts de Valdemar »
◊ Le griffon noir (Roman) Light Fantasy
Bragelonne-Milady, 2/2009 — 349 p., 6 € — Ser. : La guerre des mages 1 — The black gryphon, Baror, 1994 — Tr. : Anne-Vriginie Tarall — Couv. : Laura Csajagi — Carte : Cédric Liano
Précédente publication : Pocket-Fantasy 5710, 4/2001 — 315 p., 6 ,50 € — Couv. : Siudmak

→ Un camp militaire, proche des lignes ennemies, aux premiers jours d'une guerre qui s'annonce épique... Magiciens, Empathes et Guérisseurs sont tous réunis sous les ordres d'Urtho, le Mage du Silence. Tous combattent désespérément pour protéger le pays de Tantara de Ma'ar, un sorcier maléfique. Le plus admirable d'entre eux est sans conteste Skandranon, un magnifique guerrier ailé. Tous voient en lui l'espoir incarné. Car il est le Griffon Noir. Cette histoire nous entraîne dans un lointain passé précédant les aventures racontées dans le cycle des aventures des Hérauts de Valdemar (12 titres parus aux éditions Pocket). Cette fois Mercedes Lackey s’est associée à son mari, Larry Dixon, un illustrateur spécialisé dans les automobiles, le domaine militaire et les animaux sauvages, pour écrire les romans de cette trilogie. Une aide qui a du lui être profitable pour décrire les multiples races qui, en ces temps reculés où la magie était d’une puissance inégalée, tenaient une place prépondérante. On trouvait des lézards bipèdes grands comme des hommes, des chiens télépathes géants, et surtout des griffons aux couleurs magnifiques qui règnent en maître sur ce monde. L’un d’entre eux, SKandranon aux plumes d’ébène, aux ailes d'une envergure majestueuse, aux talents de mage et à l'intelligence affûtée, était le champion des armées d’Urtho le Mage du Silence. Dans ce monde aux rois déchus, les magiciens occupaient la première place et se livraient de perpétuels combats. En particulier Ma’ar, le magicien de Feu, qui rêvait de supplanter tous les autres enchanteurs. Pour contrer ses visées démoniaques Urtho allait devoir compter sur le griffon noir dont seuls la force et le courage pourraient venir à bout de l’apocalypse menaçant les forces du Bien. Mais, en dépit de tous les courages, les armées d’Urtho cédaient du terrain face à celle du Mal et des créatures maléfiques, telles que les makars, créées par le redoutable Ma’ar. En dépit de la compagnie de griffons fondées par Urtho et placée sous le commandement de Skandranon, des mages félons parviennent à s’approcher d’Urtho occupé à ouvrir des portails pour évacuer les femmes, les enfants et les blessés. De son côté Skandranon a rejoint la tour de Ma’ar. Son but, provoquer une explosion magique qui tuera le magicien du feu. Mais cette périlleuse initiative risque fort de lui coûter la vie. La réédition du premier tome d’une trilogie préalablement parue en Pocket Fantasy.
Les autres titres de la série :
1.Le griffon noir
2.Le griffon blanc
3.Le griffon d’argent

mercredi 15 avril 2009

SALVATORE R(obert) A(nthony) (Usa)
Robert Anthony Salvatore est né en 1959 à Léominster dans le Massassuchetts, aux Etats-Unis. Il est surtout connu en tant qu’écrivain de Fantasy et, en particulier, par sa contribution à la série des « Royaumes Oubliés », notamment avec le cycle d’Ombre-Terre et de la Légende de Drizzt Do’Urden.
◊ L’éclat de cristal (Roman) High Fantasy
Bragelonne-Milady, 2/2009 — 348 p., 19.50 € — Ser. : Les royaumes oubliés. La Légende de Drizzt 4. La ,trilogie du Val Bise 1 — The crystal shard, TSR 1988 & Wizards of the coast 2003 — Tr. : Fanélie Cointot — Couv. : Todd Lockwood
Précédente publication : Fleuve Noir-Les Royaumes Oubliés 15, 1995 — 246 p., 6,40 € — Tr. : Michèle Zachayus — Couv. : Larry Elmore
→ Pour les vingt ans de L'Elfe noir, l'éditeur américain Wizards of the Coast a réédité la saga de Drizzt dans l'ordre chronologique. L'Eclat de cristal est le quatrième roman de cette série. Drizzt Do’Urden a quitté Ombre-Terre, le sinistre univers souterrain de ses frères, les cruels elfes noirs. A Val Bise, dans les Royaumes, il a trouvé des amis : Bruenor, le nain, sa fille adoptive, Cattie-Bris, et Regis, un bedonnant petit homme qui porte toujours sui le joyau magique emprunté à Pasha Pook, le maître de la Guilde des Voleurs. Mais des hordes barbares marchent sur les Dix Cités. Après une terrible bataille, elles sont repoussées, et Bruenor épargne la vie de Wulfgar, un jeune guerrier qui devient pour cinq ans son esclave. Cependant les habitants des Dix Cités ne tardent pas à être confrontés à une menace encore plus terrible, celle d’Akar Kessell. Cet apprenti mage, après avoir tué son bienfaiteur, est entré en possession du Crenshinibon, l’Eclat de Cristal, l’incarnation la plus noire du Mal qui apporte à ses détenteurs, dont il domine l’esprit, un formidable potentiel magique. Grâce à lui Akar Kessel lève une impressionnante armée formée d’orcs, de gobelins, et de verbeegs, les terribles géants des glaces. Bientôt Eertu, Démon Majeur des Abysses, se joint à lui, espérant s’emparer de l’Eclat de Cristal qu’il convoite depuis très longtemps. Et tous convergent vers les Dix Cités. Cependant, face à eux se dresse Drizzt Do’Urden, un elfe noir bien décidé à défendre jusqu’à la mort ses nouveaux amis. Un être capable de vaincre un démon et de le renvoyer dans son plan d’origine. Puis, avec l’aide de Régis, il anéantit les plans diaboliques d’Akar Kessell. Il ne reste plus à Bruenor et ses guerriers conduits par la jeune Wulgar qu’à mettre en déroute les armées de monstres qui ont envahi le royaume des Dix Cités. Alors seulement, Drizzt devra tenir la promesse qu’il à faite à Bruenor : l’accompagner dans sa quête de Mithrill Hall, la fabuleuse cité des nains. Le retour de l’un des héros charismatiques du cycle des Royaumes Oubliés, Drizzt l’efle noir, accompagné de sa panthère magique. On le retrouve dans une aventure dont les batailles épiques rappellent certaines scènes du film méconnu de Ralph Baski, Wizard (les Seigneurs de la Guerre). Il y apparaît égal à lui-même, fidèle en amitié et féroce envers ses ennemis. Bien sûr les personnages qui l’entourent sont d’essence manichéenne, mais ils sont parfaitement rendus crédibles par le professionnalisme de l’auteur passé maître dans l’art de narrer des récits fantastiques. La reprise, dans une nouvelle traduction, d’un titre paru naguère au Fleuve Noir.
Les autres titres de la série :
La trilogie de l’elfe noir/La légende de Drizzt Do’Urden
1.Terre natale
2.Terre d’exil
3.Terre promis
La trilogie du Val Bise/La légende de Drizzt Do’Urden
1.(4)L'éclat de cristal
DENNING Troy (Usa)
Pseudo : Richard Awlinson
Troy Dennin est un écrivain américain né en 1958. Concepteur et éditeur de jeu de rôles il a été rendu célèbre par la publication d’Eau Profonde le troisième tome du cycle des Avatars situé dans l’univers des Royaumes Oubliés et signé du pseudo de Richard Awlinson
Séries
◊ Eau Profonde (Roman) High Fantasy
Bragelonne-Milady, 3/2009 — 369 p., 19.50 € — Ser. : Trilogie des Avatars 3— Waterdeep, TSR 1989 & Wizard of the Coast, 2003 — Tr. : Sonia Quémener — Couv. : Brom
Précédentes publications : Fleuve Noir-Les Royaumes Oubliés 3, 1994 sous le pseudo de Richard Awlinson — 245 p., 6,40 € — Tr. : Michèle Zachayus — Couv. : Larry Elmore
→ Elminster, le mage le plus puissante de Féerune, a rejoint dans Eau Profonde, la cité des splendeurs, son ami, le jeune sorcier Blackstaff, afin que ce dernier l’ai à trouver la seconde Tablette du Destin, ces précieux objets où Ao, le maître des dieux, a consigné les forces qui équilibrent l’ordre et le chaos. Si celles qui manquent ne sont pas retrouvées, ce sera la fin des Royaumes. Toutefois, un pouvoir récompensera ceux qui les ramèneront à Ao. Aussi sont-elles ardemment recherchées. Minuit et ses amis, Kelemvor le mercenaire et Adon, le prêtre de Sunie, se dirigent vers Eau Profonde avec derrière eux, non seulement Cyric le voleur, leur ancien compagnon qui les a trahi, à la tête d’une bande de zenhtils, mais aussi Myrkull et Bhaal, respectivement dieux des morts et des assassins. Réfugiés dans un village, ils se lient d’amitié avec Malandrin, un petit homme qui veut récupérer l’épée magique que Cyric lui a volée. Après un affrontement avec un avatar de Bhaal dans le château de Haute-Corne, ils sont pris à partie par Cyric et ses guerriers, et Minuit finit par être enlevée par Bhaal qui a investi le corps de Kae Deverell, le seigneur de Haute-Corne. En fait, le dieu des assassins compte l’utiliser pour aller chercher la seconde Tablette cachée dans la demeure de Myrkull, le Château des Ossements, située dans le royaume des morts. Minuit parvient cependant à s’échapper grâce à l’intervention de Kelemvor aidé par Adon et Cyric. Par l’intermédiaire de la forteresse en ruine de Lancedragon, elle atteint le Château des Ossements et s’empare de la seconde tablette. Mais elle demeure prisonnière d’une sphère d’invulnérabilité dont seuls les efforts conjugués d’Elminster et de Blackstaff parviendront à la tirer. Cependant, le vol de la tablette du Royaume des Morts a délivré les âmes des trépassés qui l’habitaient. Désormais celles-ci fondent sur Eau Profonde qui aura besoin de toute la magie des deux mages pour la défendre. Au cours du gigantesque affrontement qui suivra certains des héros seront tués, tandis que Cyric pensera pour un temps avoir gagné la partie. Mais au final, les dieux auront gains de cause, regagnant les Plans Supérieurs en laissant les Royaumes profiter d’un équilibre enfin retrouvé. La fin d’une trilogie qui fait résonner des accents de la mythologie grecque dans cet univers ludique en emmenant les dieux à partager par instant les tribulations des hommes. Différence fondamentale, toutefois, ils ne sont pas immortels comme Zeus et sa bande, et se rapprochent par là de la mythologie scandinave qui les fait tous périr dans le cataclysme final du Ragnarok. Ici, pas de crépuscule des dieux, mais comme souvent dans ce genre d’aventure, une fin qui laisse la place à un éternel recommencement. La réédition sous une nouvelle traduction du troisième titre d’une série dont les deux premiers tomes, bien que signés également du pseudo commun de Richard Awlinson, sont l’œuvre de Scott Ciencin.
Les autres titres de la série :
1.Valombre (Scott Ciencin)
2.Tantras (Scott Ciencin)
3.Eau profonde
CIENCIN Scott (Usa)
Pseudonyme de Scott Malcolm Ciencin
Pseudonyme = Richard Awlinson, Nick Baron

Auteur américain, né en 1962, surtout célèbre pour sa participation au cycle des romans des Royaumes Oubliés dont il signa la première trilogie, celle des « Avatars »
◊ Tantras (Roman) High Fantasy
Bragelonne-Milady, 1/2009 — 420 p., 21.50 € — Ser. : Les royaumes oubliés. Avatars 2 — The Avatars trilogy 2. Tantras, TSR 1989 & Wizards of the coast, 2003 — Tr. : Sonia Quémener — Couv. : Brom
Précédente publication : Fleuve Noir-Les Royaumes Oubliés 2, 1994 signé Richard Awlinson — 247 p., 6,40 € — Tr. : Michèle Zachayus — Couv. : Larry Elmore
→ Alors que le guerrier Kelemvor s’est mis au service de Trystemyne, le souverain de Valombre, Cyric le voleur aide Minuit et Adon à s’échapper des cachots de la cité où ils ont été enfermés après avoir été accusés du meurtre du mage Elminster. Conduits par Kelemvor, des guerriers de Valombre se lancent à leur poursuite. Mais alors qu’ils sont sur le point d’être abattus Kelemvor, l’homme-panthère, rejoint ses anciens amis et élimine ses compagnons de traque. Dans l’affolement issu du combat, Cyric tombe à l’eau et disparaît. Un peu plus tard, Minuit, Adon et Kelemvor sont capturés par trois Assassin, de redoutables guerriers que Baine, désormais dans la peau d’un nouvel avatar, le prêtre Fzoul, à lancé sur leur traces. Emmenés à Val Balafre, une cité tombée aux mains des Zenthils, ils parviennent à s’échapper avec Kelemvor, que Baine a délivré de sa malédiction le transformant en panthère en échange de ses services , mais qui s’est joué du dieu maléfique. Cyric, de son côté, après avoir échappé aux flots de la rivière, s’est bien joint à Baine le Fléau, espérant que ce dernier devienne un jour maître du monde et lui confère un petit royaume. Pendant ce temps, Minuit, Adon, et Kelemvor ont gagné Tantras, ville où est caché la première Tablettes du Destin, l’une des précieuses reliques qu’il ont pour mission de retrouver. Là ils retrouvent Elminster revenu des enfers où l’avait envoyé son combat contre Baine. Un Baine justement qui vogue vers Tantras à la tête d’une imposante armée après avoir transporté son essence dans une formidable statue d’obsidienne. Seul désormais Torm, le dieu du Devoir, lui aussi métamorphosé en titan identique, sera en mesure de l’affronter. La suite du cycle des Avatars qui, après la présentation du monde et des personnages dans le premier tome (Valombre) nous invite à suivre leurs aventures dans une succession d’affrontements où Baine le Fléau domine toujours les débats et où l’on retrouve quelques analogies avec le Gandalf de Tolkien à travers le retour d’Elminster du monde des Enfers. La reprise, dans une nouvelle traduction, du second tome du cycle.
Les autres titres de la série :
1.Valombre
2.Tantras
3.Eau profonde