dimanche 31 mai 2009

LES LIVRES CRITIQUES EN MAI 2009

- AHL Nils : Le palais de cristal (L’Ecole des Loisirs)
- BAKKER Richard Scott : Le guerrier prophète (Fleuve Noir)
- BEAUMONT Emilie & BELINEAU Nathalie : Les dragons (Fleurus)
- BERTRICE Small : La nuit des fées (Harlequin)
- BRENNAN Caitlin : La montagne sacrée
- BRIGGS Patricia : Aile de Corbeau (Milady)
- BRUST Steven : Les gardes Phénix
- CAREY Jacqueline: La Marque
- CARROL Lewis : Les aventures d’Alice au cœur de la Terre (Fremok)
- CAST P.C. : La vestale d’Apona (Harlequin)
- DUFOUR Ingrid : Atlantide, la légende interdite (Florent Massot)
- FAKHOURI Anne : La brume des jours (Atalante)
- FUNKE Cornelia : Cœur d’Encre (Gallimard Jeunesse)
- FETJAINE Jean-Louis : Le petit chat perdu et le lutin de la forêt (Fetjaine)
- GALENORN Yasmine : Witchling (Milady)
- HAYDON Elizabeth : Prophecy 1er partie (France Loisirs)
- HAYDON Elizabeth : Prophecy 2ème partie (France Loisirs)
- JAWORSKI Jean-Philippe : Janua Vera (Folio)
- JORDAN Robert : Alliances (France Loisirs)
- JORDAN Robert : Le cœur de l’hiver (Fleuve Noir)
- JORDAN Robert : Perfidie (Fleuve Noir)
- JORDAN Robert : Le sentier des dagues (France Loisirs)
- LEGENDRE-KVATER Philippe : Les dragons (Fleurus)
- MILLER Karen : Le retour du prophète (Fleuve Noir)
- MONNOT Gérard : Martin et le grimoire (L’Edune)
- PAOLINI Christopher : Brisingr (Bayard)
- RACHMÜL Françoise : 15 contes et légendes de fées (Flammarion)
- SNYDER Maria V. : Les secrets de la cité blanche
- VIBERT Bertrand : Contes symbolistes 1 (Ellug)
- WATT-EVANS Lawrence : Un temps de dragon (Milady)
- WEIS Margaret & HICKMAN Tracy : Dragons d’un coucher de soleil (Milady)
CAREY Jacqueline (Usa)
Née en 1964 à Highland Park, en Illinois, Jacqueline Carey a suivi des études en psychologie et littérature avant de se rendre à Londres où naquit sa vocation d’écrivain. De retour aux Etats-Unis elle publiera en 2001 le premier tome de la saga de « Kushiel » qui remporta un immédiat succès. A noter que cette trilogie est suivie de celle de « Imriel », se déroulant dans le même univers, et que Jacqueline Carey a écrit également une autre série, « The Sundering » se déroulant dans un univers proche du Seigneur des Anneaux, mais en plus sombre
◊ La marque (Roman) Aventures Fantasy
Bragelonne-Fantasy Collector, 11/2008 — 781 p., 30 € — Série : Kushiel 1 — Kushiel’s Dart, Tor, 6/2001 — Tr. : Frédéric Le Berre — Couv. : Anne-Claire Payet — Carte : Alain Janolle
Critiques :
http://bragelonne-le-blog.fantasyblog.fr (Anonyme-Kushiel, ou le renouveau de la fantasy) ; www.elbakin.net (Lisbei-Interview) ; www.khimaira-magazine.com (Sophie Dabat); http://librairie.ctitic.over-blog.fr (Meor) ; www.noosfere.com (René-Marc Dholen) : www.noosfere.com (Claire Flot) ; www.yozone.fr (Henri Bademoude-De la fantasy pour adultes Délices & Daubes 148)
Réédition : Bragelonne-Fantasy, 5/2009 — 792 p., 25 € — Couv. : Anne-Claire Payet
→ Jacqueline Carey recommande la lecture des livres de Gavriel Kay lorsqu’on lui demande quel est son écrivain de fantasy préféré. Il est donc normal que l’on retrouve dans ce premier tome de la saga Kushiel la même passion pour l’uchronie avec la peinture d’un monde imaginaire brillamment structuré, sorte d’Europe revisitée de la Renaissance (comme les Lions d’Al Rassan du même Kay) à laquelle seraient venus ses greffer quelques peuplades barbares aux moeurs germaniques, les Skaldiques, ou celtiques, les Cruithnes. C’est dans cet univers pseudo historique qu’évolue le personnage principal de l’histoire Phèdre no Delaunay, une jeune femme vendue par sa mère alors qu’elle n’était qu’une enfant, qui a su acquérir auprès de son Maître, l’énigmatique Delaunay, un savoir historique, théologique, mais aussi une parfaite connaissance des langues étrangères et surtout… un parfaite maîtrise des arts du plaisir. Un plaisir qui, chez elle, se conjugue avec la douleur symbolisée par la présence dans son œil du signe de Kushiel, le demi-dieu des plaisirs masochistes, et qu’elle a appris à domestiquer lors de son prime apprentissage à la Cour de la Nuit, le quartier des serviteurs de Naamah, la déesse des plaisir, de la cité d’Elua, puis lorsqu’elle a intégré le foyer d’Anafiel Delaunay, qui compte l’utiliser pour recueillir les confidences que ses clients pourraient lui faire sur l’oreiller. Mais son protecteur est assassiné et Phèdre est enlevée. Comptant pour survivre sur Joscelin, un moine soldat voué à la protection de son prochain, elle apprend dans son exil qu’un terrible complot menace sa patrie, Terre d’Ange, que l’on peut assimiler à la France, tandis que Alba représenterait l’Angleterre et Argonia l’Espagne. En effet l’une de ses anciennes clientes, la noble Mélisandre Shahrizai, a soudoyé plusieurs aristocrates qui, alliés aux barbares Skaldiques envisagent de renverser l’actuelle reine angeline pour que Mélisande règne à sa place. Désormais embarquée dans une toile d’événements qui la dépassent, la jeune espionne se trouve entraînée dans une aventure épique où elle rencontrera des poètes vénéneux, des courtisans assassin, des monarques trahis et assiégés, des seigneurs de guerre barbares, et des traîtres grandioses. A ses côtés apparaîtront des personnages habilement esquissés, tels que Alcuin Hyacinthe, un Tsingano au don de voyance, ou Joscelin Verreuil, un redoutable moine guerrier, sorte d’alter ego en négatif, qui l’aideront à venir à bout des conspirations machiavéliques dans lesquelles son destin s’est inexorablement englué. Porté par un érotisme qui ne sombre jamais dans la vulgarité ce roman, premier opus d’une première trilogie, nous plonge dans une société imaginaire aux croyances et aux usages issue de multiples influences, comme la vénération de l’ange Elua, issu de l’union entre le sang de Yeshua sur sa croix et des larmes de Magdelene, particulièrement bien décrits et vus à travers les yeux d’une héroïne fascinante qui suit un chemin semé d’embûches et de nombreuses souffrances pour essayer de sauver son peuple promis à un sinistre sort. Un livre salué en 2002 par le prix Locus du premier roman, qui a propulsé Jacqueline Carey dans le peloton de tête des meilleurs auteurs de fantasy contemporains. A noter qu’il a bénéficié dans sa traduction française d’une luxueuse présentation des éditions Bragelonne (cartonnage, jaquette, carte et lexique de personnages) qui, dans le cadre de la promotion de cet ouvrage, ont proposé sur leur blog une adaptation radiophonique en forme de feuilleton. Commencée en 2001, cette trilogie s’est conclue en 2003 aux USA, pour se poursuivre par la saga d’Imriel.
Les autres titres de la série :
1.La marque
2.L’Elue

jeudi 28 mai 2009

BRIGGS Patricia (Usa)
Née en 1965 à Butte, dans le Montana, Patricia Briggs s’est fait connaître par sa série de Fantasy urbaine « Mercy Thompson ». Retournée dans sa ville natale après avoir vécu dans plusieurs villes du nord-ouest des Etats-Unis, elle est également l’auteur de la série « Corbeau », mettant en scène la survivante d’un peuple de magicien en butte à la menace d’une puissante entité maléfique. Toutes deux ont été traduites en France chez Milady
◊ Aile de Corbeau (Roman) Magie / Aventures Fantasy
Bragelonne-Milady, 3/2009 — 406 p., 20 € — Ser. : Corbeau 1 — Raven’s shadow, Ace, 8/2004 — Tr. : Joachim Zemmour — Couv. : Jerry Vanderstelt
Critiques : http://librairie.critic.over-blog.fr (Mitificus)
→ La cité de Colossaë fut longtemps un havre d'étude pour tous les sorciers. Mais, à repousser toujours plus loin les limites de leurs pouvoirs, ils libérèrent une entité maléfique qu'ils ne purent contenir qu'en sacrifiant leur propre ville. Des cendres de Colossaë naquit alors le peuple des Voyageurs, qui vont à travers le monde pour combattre l'Ombre et veiller à ce que le Traqueur demeure en sa prison. Or, craints de ceux qui redoutent la magie, les clans Voyageurs ont été décimés par les hommes qu'ils ont juré de protéger... Séraphe est l'une des dernières Voyageuses, un Corbeau-Mage, qu'un ancien soldat, Tiér, a sauvée in extremis. Ensemble, ils se sont construits une vie tranquille. Séraphe se sent enfin libérée du fardeau de sa mission. Jusqu'au jour où Tiér disparaît et Séraphe est rattrapée par ses anciens démons. Sa magie lui révèle que les sceaux apposés sur la prison du Traqueur s'affaiblissent de jour en jour. Et elle est désormais la seule qui puisse tenir la promesse faite par ses ancêtres. Mais pour relever ce défi elle devra affronter une secte maléfique qui entend bien réveiller le Traqueur et plonger ainsi le monde dans le chaos. Sur une trame classique de la créature démoniaque menaçant de briser se s chaînes, et que seule l’intervention d’un héros ou d’une héroïne est en mesure de contenir, Patricia Briggs brosse un récit cohérent dont l’intrigue s’articule autour de rouages bien huilés qui ne prendront pas par surprise les amateurs de Fantasy, mais qui cependant parviendront à captiver leur intérêt jusqu’à la dernière page de ce livre, ce qui est l’essentiel, somme toute.
WEIS Margaret & HICKMAN Tracy (Usa)
WEIS Margaret Baldwin
Pseudo de Edith Baldwin
Née en 1948 à Independence, dans le Missouri, Margaret Weis obtint un diplôme de littérature dans l’université du Missouri, dans la ville de Columbia. Puis elle devint journaliste et publia son premier livre, « Frank et Jesse James » en 1981. Un peu plus tard, après un déménagement, elle devient rédactrice en chef chez TSR Inc., les créateurs du jeu de rôle « Donjons & Dragons ». C’est un peu plus tard qu’avec Tracy Hickman elle publie les premiers romans du cycle de la série « Chroniques de Lancedragon » qui se vendirent à plus de vingt millions d’exemplaires à travers le monde. Elle enchaîna ensuite avec d’autres séries de Fantasy écrites en collaboration avec Hickman, puis avec son ex-époux Don Perrin, ou sur son seul nom, comme celle de « Dragonvarld ». Des contrats de films sont en discussion pour plusieurs de ses romans, notamment pour les « Chroniques » qui devraient être adaptées en dessin animé
HICKMAN Tracy (Usa)
Pseudo de Tracy Raye Hickman
Né à Salt Lake City, dans l’Utah, aux Etats-Unis, en 1955, Tracy Hickman est un mormon convaincu. Marié avec Laura Curtis depuis 1977, il a réalisé avec elles de nombreux jeux de la série « Donjons & Dragons », ainsi que le roman « Mystic warrior » en 2004. Mais sa collaboration la plus marquante est celle qui l’amena à écrire avec Margaret Weis les premiers romans de la série « Dragonlance » qui furent suivis d’autres trilogies situées dans le même univers, ainsi que d’autres cycles de fantasy tels que celui des « Portes de la mort », de « L’épée noire » et de « La rose du prophète »
◊ Dragons d’un coucher de soleil (Roman) High Fantasy / Dragons / Voyages dans le temps
Bragelonne-Milady, 3/2009 — 474 p., 21,50 € — Ser. : Dragonlance. La guerre des âmes 1 — Dragons of fallen sun, Wizards of the Coast, 2000 — Tr. : Michèle Zachayus (nouvelle) — Couv. : Matt Stawicki
Précédentes publications :
● Fleuve Noir Grand Format HS Dragonlance, 6/2001 — 335 p., 13.57 € — Tr. : Michèle Zachayus — Couv. : Matt Stawicki
● Fleuve Noir-Lancedragon 72, 8/2006 — 512 p., 7,50 € — Tr. : Michèle Zachayus — Couv. : Matt Stawicki
→ Lorsque Tasslehoff Racle-Pieds, perdu dans les limbes après son combat contres les forces du Chaos, utilisa son artefact à voyager dans le temps afin d’aller prononcer une oraison funèbre à l’enterrement de Caramon Majere, il ne savait pas encore qu’il s’engageait dans une aventure aussi périlleuse que la Guerre de la Lance. Pris dans les tourbillons du temps notre kender de service se retrouve sur un Krynn encore dominée par les dragons. Un Kryn d’après la Bataille de la lance et la Guerre du Chaos, qui a vu le départ des dieux et désormais sous la férule des chevaliers de Nerka, les anciens Chevaliers de Tarkisis qui sèment la terreur dans la population comme le leur indiquent leurs maîtres, les grands dragons, vértiables seigneurs des terres des hommes, des nains et des elfes. Un tableau guère réjouissant qui incite Tasslehoff à reprendre du service. D’autant plus qu’une ferment de révolte s’est levé en la personne de Mina, une jeune femme qui a rassemblé autour d’elle des soldats prêts à mourir pour briser le joug des dragons, et dont le courage a presque incité les elfes en exil à délaisser l’abri du bouclier magique derrière lequel ils se sont retirés. Le début d’une nouvelle trilogie (qui sera suivi par Dragons d’une étoile perdue et Dragons d’une lune disparue) où l’on retrouve avec plaisir tous les ingrédients qui ont fait le succès de cette série. Profitons-en pour faire un petit point sur la publication de la série chez Milady en rappelant que les trois tomes des Chroniques de Dragolance ressortiront en poche de juin à novembre. En grand format un nouveau diptyque, Les nouvelles chroniques, paraîtront en juillet et août, tandis qu’une autre trilogie, celle du Sombre disciple, écrite par Margaret Weis seule, clôturera l’année. Et tandis que les deux autres tomes du cycle de La guerre des âmes sont prévus dans les prochains mois, le dernier volume des Chroniques perdues est lui repoussé en janvier 2010, car il n’a pas encore été publié aux USA, et n’est donc pas encore été traduit.
Les autres titres de la série :
1.Dragons d’un coucher de soleil
2.Dragons d’une étoile perdue
3.Dragons d’une lune disparue

mercredi 27 mai 2009

WATT-EVANS Lawrence (Usa)
Né à Arlington, dans le Massachussets, en 1954, Laurence Watt-Evans a été tenté très jeune par le démon de l’écriture. Après avoir publié son premier roman à l’âge de 24 ans, il continua dans cette voix qui lui convenait si bien, enchaînant titres après titres avec un remarquable succès, notamment grâce à son cycle d’Ethshar
◊ Un temps de dragon (Roman) Heroic Fantasy / Dragons
Bragelonne-Milady, 1/2009 — 544 p., 25 € — Ser. : Les chroniques d’obsidienne 1 — Dragon weather, Baror, 1999 — Tr. : Sébastien Baert — Couv. : Paolo Barbieri
Critiques : http://librairie.critic.over-blog.fr (Simatural) ; http://milady-le-blog.fantasyblog.fr (Anonyme-Interview) ; www.lefantastique.net (Denis Labbé)
→ Nouvelle apparition en France pour l’américain Laurence Watte-Evans auteur seulement entrevu il y a vingt ans avec la traduction d’un roman d’horreur, La horde du cauchemar. Cette fois c’est de fantasy dont il s’agit. On découvre dans ce livre le personnage d’Arlian, jeune enfant de onze ans, unique survivant de l’anéantissement de son village par une horde de dragons. Tel le Conan de Howard, Arlian sera réduit en esclavage, et il ne survivra face aux conditions extrêmes jalonnant sa jeune existence, que grâce au feu de la vengeance qui le consume tout entier. Pour l’éteindre il doit trouver et éliminer tous ceux qui sont à l’origine du drame qui a dévasté sa vie et, en particulier, cet homme mystérieux qui se fait appeler Seigneur Dragon. Un projet qui semble irréalisable tant les ennemis qui se dressent sur sa route sont nombreux et redoutables. Mais Arlian à un atout secret dans sa manche : sans le vouloir, il a avalé une goutte de salive de dragons, et désormais le jeune orphelin n’est plus un humain comme les autres. De quoi lui permettre de surmonter la plupart des épreuves de ce monde empreint de noirceur où toutes les actions bénéfiques qu’il met en œuvre se retournent souvent contre lui, comme si le bien le mal avait du mal à vraiment s’équilibrer dans cet univers équivoque où les péripéties s’enchaînent les unes après les autres, et où on sent percer l’influence majeure qui imprègne l’ensemble de l’intrigue, celle d’Alexandre Dumas et de son célèbre Comte de Monte-Cristo.
GALENORN Yasmine (Usa)
Pseudonyme = India Ink
Vivant aux Etats-Unis, Yasmine Galenorn a décidé avec son mari de remplacer leur nom de famille par Galenorn, un terme dérivé de la langue elfique du Seigneur des Anneaux quisignifie « arbre vert ». Auteurs de nombreux romans à succès, elle revendique son statut de sorcière, du moins d’après le regard que porte sur elle son entourage païen
◊ Witchling (Roman) Bit-Lit
Milady, 1/2009 — 352 p., 7 € — Ser. : Les sœurs de la lune 1 — Witchling, Berkley, 10/2006 — Tr. : Cécile Tasson — Couv. : Tony Mauro
Critiques : Simatural (
http://librairie.critic.over-blog.fr )
→ Ce premier tome de la série des Sœurs de la lune fait partie d’un nouveau genre de Fantasy, la Bit-Lit ou paranormal romance, entendez par là un sous-genre de la Fantasy urbaine dont les romans prennent pour cadre notre monde contemporain légèrement décalé par la présence de la magie, qui en est partie prenante. En général les héroïnes sont des filles, qui combattent des créatures surnaturelles, ou qui en sont elles-mêmes, tout en menant une existence quotidienne marquée par les préoccupations beaucoup plus terre à terre, comme l’amour et le sexe, ce qui les apparente à une autre genre littéraire, la Chick-lit, traduisez : littérature pour filles. Dans le roman qui nous intéresse nous faisons la connaissance des sœurs D’Artigo, Camille, une sorcière, Delilah, une sorte de chat-garou, et Menolly, une vampire. Bien entendu le sang humain qui coule dans leurs veines les empêchent d’avoir toute la pleinitude de leurs talents, ce qui entraîne parfois quelques désagréments dans leur proche entourage. Néanmoins, elles font partie de l’OIA, une sorte de CIA parallèle, chargée de normaliser les relations entre la Terre et l’Outremonde, le pays des fées et autres créatures magiques. Dés lors, quand une fée se fait assassiner et que la menace de l’Ombre Ailé, un démon supérieur issu des mondes souterrains, se précise, elles sont aussitôt mise à contribution. Et la tache ne s’avère pas facile pour Camille, la narratrice de ce premier volume, et ses deux sœurs enquêtrices, car le démon en question a envoyé sur terre une escouade de créatures abominables qui ont pour but de s’emparer des neufs seaux assurant la sécurité des portails entre les deux mondes qu’il veut ouvrir en grand afin d’y engouffrer ses hordes infernales. Aidées par son amant, Trillian le Svardan, par Morio, un Yokaï-Kitsune, démon renard et esprit de la terre japonais, Camille s’engage ainsi dans une aventure pleine de rebondissements et de rencontres singulières, comme celle de Flam le Dragon Maggie la Gargouille ou Tom, le Porteur de sceau. L’immersion dans ce merveilleux humain, mélangeant l’Outremonde de Sidhes à celui des humains, donne tout son intérêt à ce livre où le sexe est omniprésent à travers les ébats abondamment commentés d’une héroïne à la chasteté en bandoulière. A noter que l’auteur, Yasmine Galenorn, se présente comme une vraie sorcière aux Etats-Unis, et que le second tome sera centré sur Delilah, la femme-chat, vierge au début du récit. Le sera-t-elle encore à la fin… à Milady de nous le dire dans les prochains mois.
FUNKE Cornelia (Allemagne)
Née en 1958, à Dorstein, en Allemagne, Cornelia Funke a été éducatrice, tout en suivant des cours de graphisme. Depuis 1987, elle se consacre entièrement à l’écriture de romans pour la jeunesse, qu’elle illustre parfois elle-même
◊ Coeur d’encre (Roman) Jeunesse / Magie / Univers parallèle
Gallimard Jeunesse-Hors Série Littérature, 1//2009 — 622 p., 21 € —Tintenherz, Cecilia Dressler Verlarg, Hambourg 2003 — Tr. : Marie-Claude Auger — Couv. : d’après l’affiche du film de Iain Softley
Précédentes publications :
● Hachette Jeunesse-Hors Collection, 10/2004 — 672 p., 18 € — Couv. : Carol Lawson — ill. : L’auteur
● Livre de poche Jeunesse-Mondes imaginaires 1251, 9/2006 — 766 p., 6,90 €
Adaptation cinématographique : Cœur d’Encre de Iain Softley, 2008
Critiques : L’Ecran Fantastique 294 (Pascal Pinteau-Interview) :
www.khimaira-magazine.com (Hanako)
→ Lorsque la petit Meggie vit arriver Doigt de Poussière chez elle avec son étrange Marthe à cornes, et qu’il appela son père Mo, Langue Magique, elle comprit que quelque chose ne tournait pas rond dans sa jeune existence. Puis lorsque les hommes de Capricorne emmenèrent son père, elle commença réellement à s’inquiéter et trouva auprès de sa tante Elinor le réconfort et l’aide qui allait lui permettre de se lancer dans une fascinante aventure. Ayant rejoint son père dans le village de Capricorne, une petite bourgade italienne, elle apprend la vérité sur Cœur d’écume, le livre dont ce dangereux individu cherche à récupérer tous les exemplaires pour les brûler. Car c’est d’entre ces pages qu’il vient, extirpé avec quelques uns de ses congénères lorsque Mo, dit Langue Magique, a entrepris de lire cette histoire, tandis que sa femme, Resa, est partie dans le monde de Capricorne, un univers empli de magiciens, de fées de kobbolds, de dragons et de bien d’autres créatures fantastiques. Désireux de couper les ponts avec son univers d’origine, Capricorne compte utiliser Langue Magique pour qu’il ramène les trésors enfouis dans les pages d’autres livres, car Mo a le pouvoir de rendre les êtres et les choses des livres réels. Aidée de Fenoglio, l’auteur de Cœur d’encre, Meggie met tout en œuvre pour contrecarrer les projets diaboliques de Capricorne et aussi pour ramener sa mère dans le monde réel. Alors que la Fée Clochette et d’autres personnages de livres, comme le jeune Farid, prennent bientôt pied dans notre monde, Meggie, qui a hérité des talents d’évocatrices de son père parvient, grâce à l’appui de Fenoglio, a invoquer l’Ombre qui causera la perte de Capricorne. Un livre envoûtant qui, basé sur une idée originale, concrétise le rêve de pas mal d’enfants, donner vie aux héros de leurs histoires préférées. Quant au reste, la magie et le mystère enveloppant l’intrigue, nous le devons à l’écriture de Cornélia Funke, l’un des auteurs pour la jeunesse le plus apprécie de l’autre côté du Rhin. Un livre réédité à l’occasion de la sortie du film de Iain Softley en janvier 2009.

lundi 25 mai 2009

ALDISS Brian Wilson (Gb)
Brian Wilson Aldiss est né à Norfolk, en Angleterre, en 1925. Après avoir publie son premier livre « The brightfound diaries » en 1955, il embrassa une véritable carrière dans le domaine de la fiction et de la littérature, qui lui valut d’être anobli en 2005. Libraire, rédacteur littéraire du premier magazine de critique de SF, Science Fiction Horizons, créé en 1964, et qui dura seulement deux numéros, c’est également une brillant essayiste réputé pour ses études sur la science-fiction. Il s’est peu tourné vers le domaine de la Fantasy à qui l’on peut tout de même rattacher sa « Trilogie d’Helleconia » ainsi, en moindre mesure, que l’aventure épique et végétale du « Monde vert »
◊ Le Monde Vert (Roman) Post Fantasy
Gallimard-Folio SF 328, 2/2009 — 338 p., 8 € — Hothouse or The long afternoon, Signet Books, 1962 — Tr. : Michel Deutsch — Couv. : Johann Bodin — Sommaire :
La grande montée, in Fiction 100, 3/1962 (Hothouse, F&SF 1960/Tr. : Michel Deutsch)
Le Nomansland, in Fiction 101, 4/1962 (Nomansland, in F&SF 1961/Tr. : Michel Deutsch)
La bouche noire, in Fiction 102, 5/1962 (Undergrowth, in F&SF 1961/ Tr. : Michel Deutsch)
Du côté de la nuit, in Fiction 103, 6/2002 (Timberline, in F&SF 1961/ Tr. : Michel Deutsch)
…Et revivre à jamais, in Fiction 104, 7/2002 (Evergreen, in F&SF 1961/ Tr. : Michel Deutsch)
Précédentes publications :
1/J’Ai Lu-Science-Fiction 520, 1/1974 — 303 p., 5 € — Tr. : Michel Deutsch — Couv. : Tibor Csernus
2/In Découvrir la science-fiction de Michel Cosem, Seghers-Anthologie Jeunesse, 1975 (extraits)
3/J’Ai Lu-Science-Fiction 520, 9/1985 — 303 p., 5 € — Couv. : Tim White
4/Le Livre de Poche-Science-Fiction 7179, 11/1995 — 256 p., 7 € — Couv. : Manchu — Sommaire : Préface de Gérard Klein
5/Terre de Brume-Poussière d’étoiles, 6/2007 — 288 p., 18 € — Couv. : Eric Scala
Critiques :
www.actusf.com (Jérôme Vincent) ; Bifrost 44 (Sam Lermite) ; www.cafardcosmique.fr (Olivier) ; Horizons du Fantastique 29 (Michel Jeury) ; Kws 19 (Eric Vial) ; www.noosfere.com (Bruno Para) ; www.yozone.fr (Stéphane Pons)
→ Nous sommes dans le lointain futur de la Terre. A cette époque notre monde, à la suite d’un terrible cataclysme, est demeuré figé sur son ère relié à la lune par les filaments d’une gigantesque toile tissée par les Travertoises, d’énormes araignées végétales capables de voyager dans l’espace. Désormais le globe est partagée en deux grand hémisphères, l’un plongé dans une nuit éternelle où des horreurs sans nom survivent au sein d’immenses étendues glacées, l’autre, éclairée, envahie par une jungle luxuriante. C’est là que vivent Gren et sa compagne Yattmur, les héros de ce raid Amazone avant la lettre. Dans cet univers sur lequel la végétation règne sans partage, les hommes se sont regroupés en petits clans d’individus minuscules qui doivent redoubler d’inventions pour échapper à la voracité des arbres gigantesques et à l’avidité des autres végétaux transformés en champion de l’opportunisme alimentaire. Derniers mammifères égarés dans ce véritable enfer végétal, Gren et sa compagne partiront à la recherche d’un savoir perdu que possédait leur espèce et que l’on appelait : civilisation. Un roman fascinant dont la quête épique autant qu’initiatique reposant sur l’espérance en un ancien temps disparu s’accompagne d’une traversée de paysages fantastiques jaillis de la plume de l’un des maîtres de la SF britannique qui rejoint dans ce livre les fascinations ballardiennes de La forêt de cristal et du Monde englouti, tout aussi bien que l’aventure primaire d’un Monde oublié de Murray Leinster, tout en anticipant la thématique de la Terre rivée sur son orbite chère au dessinateur Caza à travers sa série Le monde d’Arkadi.
KLOETZER Laurent (Fr)
Né en 1975, Laurent Kloetzer a débuté une prometteuse carrière littéraire chez l’éditeur Mnémos, grand découvreur de talents francophones, avec « Mémoire vagabonde » (prix Julia Verlanger 1998), puis « La voie du cygne ». Ont suivi Réminiscences 2012, première incursion de l'auteur dans la science-fiction et, Le royaume blessé, œuvre monumentale qui place définitivement l'auteur parmi les grands de la fantasy contemporaine.
◊ Le royaume blessé (Roman) Heroic Fantasy
Gallimard-Folio SF 333, 2009 — 800 p., 13 € — Couv. : Alex Alice
● Précédente publication : Denoël-Lunes d’Encre, 5/2006 — 752 p., 29 € — Couv. : Alex Alice
● Critiques :
www.actusf.com (Clément Bourgoin) ; www.actusf.com (Tony Sanchez + Interview) ; Bifrost 44 (Sam Lermite) ; www.cafardcosmique.com (Lunatik) ; www.noosfere.com (Bruno Para)
→ " Écoutez ! Allander Ap'Callaghan est mort ! Le rassembleur des clans a rejoint les bruines dont on ne revient pas ! Il n'est resté qu'un seul héritier pour toutes ses conquêtes, son frère Eylir, caché dès le plus jeune âge par sa mère dans le palais des Atlans. Mais on ne peut grandir dans l'ombre d'un géant sans être soi-même poussé un jour sur les chemins de gloire. Voici l'histoire d'Eylir Ap'Callaghan, aventurier, bandit, soldat de fortune, mendiant et roi. Voici l'histoire de l'homme qui a posé sur sa tête la couronne du Roi des Rois, a atteint le bord du monde et a réussi à faire trembler l'orgueilleuse Atlantys. Voici le portrait de l'homme qui a osé réclamer pour lui le royaume blessé. "Fresque guerrière, quête aux accents picaresques, sincère hommage aux maîtres fondateurs de l'épopée fantastique Robert E. Howard, Fritz Leiber, Michael Moorcock et J.R.R. Tolkien , qui furent les lectures d’adolescence de l’auteur, Le royaume blessé nous ouvre les portes d'un univers sensuel et dangereux, un monde écartelé entre Moyen Age barbare et Renaissance fantasmée. Un livre dont l’originalité première réside dans la narration qui n’est pas simplement celle de l’histoire du héros Kelte, mais celle d’un narrateur lancé dans une quête éperdue à la poursuite d’Eylir, et qui revit son existence à travers les confessions rapportées par des personnages qui ont un jour croisé le chemin du grand guerrier. Dés lors toute l’ambivalence repose entre la figure du narrateur, humble citadin, faible et peureux, embarqué dans une aventure qui le dépasse, et le puissant conquérant, séducteur de femmes et grand meneur d’hommes. Tout le long de cette quête tumultueuse le lecteur voit s’esquisser, touche par touche, la silhouette d’Eylir, héros insaisissable oscillant entre humain et héros légendaire. Mais il note également les changements dans la psychologie du narrateur qui, à force de vivre par le truchement de l’existence de l’homme qu’il piste, finit par s’identifier à celui qu’il pourchasse, au risque de sombrer dans la folie. Ecrit dans un style lyrique mais nullement ennuyeux ce livre, précédé par une carte situant ce monde imaginaire dans un non temps imprégnée de magie rappelant à la fois l’Europe et l’Afrique, comporte en appendice une scène coupée racontant la rencontre d’Eylir avec un autre personnage légendaire considérablement raccourcie dans la version finale du roman. A noter également que la revue Faeries a publié dans son numéro 6 une nouvelle de Laurent Kloetzer, Moira Ap’Callaghan, racontant l’histoire d’une autre membre du clan Callaghan.

dimanche 24 mai 2009

JAWORSKI Jean-Philippe (Fr)
Pseudonyme = Usher
Jean-Philippe Jaworski, né en 1969, professeur de français et passionné d’Histoire, est l'auteur de deux jeux de rôle : Tiers Âge et Te Deum pour un massacre. Epris de linguiste et profondément imprégné du sens du merveilleux, il s’est lancé avec bonheur dans l’écriture avec son recueil « Janua Vera » premier volet d’une série de livres consacrés à l’univers fascinant du Vieux Royaume
◊ Janua Vera (Recueil) Fantasy Médiévale
Gallimard-Folio SF 332, 3/2009 — 496 p., 10 € — Ser. : Récits du vieux Royaume 1 — Couv. : Charles Hoffbauer — Sommaire :
● Janua Vera
● Mauvaise donne
● Le service des dames
● Une offrande très précieuse
● Conte de Suzelle
● Jour de guigne
● Le confident
● Un amour dévorant
Précédente publication : Les Moutons Electriques-Nouvelles et romans, 5/2007 — 320 p., 20 € — Couv. : Howard Pyle — ill. : Joseph Clement Coll & Joseh G. Gould (sans la nouvelle Un amour dévorant)
Critiques :
www.actusf.com (Jérôme Vincent-Interview) ; www.actusf.com (Clément Bourgoin) ; http://www.cafardcosmique.com/ (Mr.C-Interview) ; www.forgesonge.org (Anonyme) ; www.yozone.fr (Henri Bademoude)
→ Né du rêve d'un conquérant, le Vieux Royaume n'est plus que le souvenir de sa grandeur passée... Une poussière de fiefs, de bourgs et de cités a fleuri parmi ses ruines, une société féodale et chamarrée où des héros nobles ou humbles, brutaux ou érudits, se dressent contre leur destin. Ainsi Benvenuto l'assassin trempe dans un complot dont il risque d'être la première victime, AEdan le chevalier défend l'honneur des dames, Cecht le guerrier affronte ses fantômes au milieu des tueries... Ils plongent dans les intrigues, les cultes et les guerres du Vieux Royaume. Et dans ses mystères, dont les clefs se nichent au plus profond du cœur humain... Tiré de l’expression latine qui signifie « la vraie porte » et qui a donné notre mois de janvier, Janua Vera met en scène Leodegar le Resplendissant, un conquérant autoproclamé Dieu, qui a fondé le royaume de Leomance, et qui, troublé par un rêve récurrent, néglige désormais les affaires de son royaume. Mauvaise donne nous narre la première aventure de Benvenuto Gesufal, patronyme emprunté au Jours des rois de Victor Hugo. Un personnage sans scrupule, mais néanmoins attachant que l’auteur développe dans son roman Gagner la guerre (Moutons Electriques, 2009). Au service des dames nous renvoi à l’univers des romans de chevalerie, tandis que Une offrande très précieuse nous parle du déferlement de hordes barbares. Le conte de Suzelle revisite l’histoire du prince charmant et Jour de guigne joue dans la catégorie humour avec le portrait d’un fonctionnaire objet d’une malédiction plutôt rare. Et alors que Le confident nous plonge dans l’horreur d’un membre du clergé du Desséché qui se fait enterrer vivant pour vivre plus intensément son culte, Un amour dévorant la nouvelle inédite présentée dans la réédition en poche, aborde la thématique de l’intrigue policière appréhendées à l’aune du merveilleux. Passionné d’Histoire Médiévale Jean-Philippe Jaworski créa tout d’abord des jeux de rôles amateurs médiévaux dans sa jeunesse, avant d’être l’auteur de jeux plus sophistiqués, Tiers Age et Te Deum pour un massacre, devenus des valeurs sûres de l’univers roliste, puis de se lancer aujourd’hui dans l’écriture avec ce premier recueil de nouvelles. Dans ces récits à la langue raffinée, où il est capable d’emprunter toute une panoplie de styles allant de Chrétien de Troyes à Terry Pratchett, Jean-Philippe Jaworski s’est d’abord servi du back ground du Vieux Royaume, destiné à être un univers de jeu avant de devenir un univers de fiction. Puis il y a fait évoluer des personnages archétypes du médiéval-fantastique l’assassin, le barbare, le paladin, le prêtre. Cependant, il a arrêté la comparaison, en s’efforçant de déstructurer ces héros préconstruits, en détournant les intrigues et en les extirpant du carcan bipolaire et manichéen où les enserrent bon nombre de récits de fantasy. Tout le reste se coule avec bonheur dans la précision d’une peinture médiévale apportant un profond réalise aux histoires ainsi contées et ramenant l’intérêt du lecteur au cœur de cités impossibles, à travers des batailles et des complots sordides, pour se rapprocher le plus possible des gens du peuple, paysannes, soldats abandonnés, rufians des quai, « tout ceux qui vivent vraiment dans le monde et qui ont toujours plus à perdre qu’à gagner » comme le dit si justement Laurent Kloetzer en quatrième de couverture. Puisant ses influences dans un large panel qui inclus bien sûr Tolkien, mais aussi Borges, Aloysius Bertrand, Gustave Flaubert, Victor Hugo, Robert Holdstock ou Guy Gavriel Kay, pour revenir à des écrivains contemporains, Jean-Philippe Jaworski nous offre 7 textes ciselés comme des petits diamants qui dépeignent des parcours initiatiques retraçant des récits d’aventures, même si certaines sont intérieures, des récits qui contiennent une confrontation réelle ou symbolique avec la mort et la destruction, en somme avec le pathos de la souffrance fidèle à l’esprit des héros des romans de chevalerie tels que Tristan et Iseut ou Lancelot et Guenièvre, et dont l’une des meilleurs représentants en ces pages est AEdan, le chevalier incorruptible, qui revient dans deux nouvelles. Le tout confère à ce recueil une atmosphère sombre voulue par l’auteur qui confesse faire reposer son esthétique sur les contrastes, les clairs-obscurs, rendant ainsi encore plus enivrant le jaillissement de lumière exhumée du plus profond de l’obscurité.A noter que trois de ces nouvelles, Jour de guigne, Une offrande très précieuse et Mauvaise donne ont déjà été publiée sur le site http://couroberon.free signées sous le pseudonyme d’Usher.
Les autres titres de la série :
1.Janua Vera (Recueil)
2.Gagner la guerre
PAOLINI Christopher (Usa)
Né en 1984, dans le Montana, Christopher Paolini est marqué par le signe de la persévérance. Ayant suivi ses études chez lui, il consacra beaucoup de temps à la lecture, puis, à l’écriture. Vouant une grande admiration à des auteurs tels que Anne McCaffrey, Raymond E. Feist, David Eddings, il s’en inspira pour créer son premier roman, « Eragon », à l’âge de 15 ans. Grâce à une promotion infernale encouragée par toute sa famille, le livre, autofinancé, se vend à 10 000 exemplaires. De quoi attirer l’attention de gros éditeurs alors que la fantasy à la vent en poupe, et c’est la publication par Knopf en 2003, suivie d’un succès mondial et d’une adaptation cinématographique d’une série que l’on n’hésita pas à comparer aux poids lourds du marché tels que J.R.R. Tolkien, et J.K. Rowling.
◊ Brisingr (Roman) Jeunesse / Heroic Fantasy / Dragons
Bayard-Hors Collection, 3/2009 — 826 p., 21.90 € — Ser. : L’Héritage 3 — Inheritance cycle 3.Brisingr, Knoft, 9/2008 — Tr. : Danièle Laruelle — Couv. : John Jude Palencar
Critiques : Carrefour Savoirs 117, 3/2009 (Laure Buisson-Christopher Paolini l’héritier de Tolkien !) ; Libération du 26/03/2009 (Edouard Launet-Station elfe) ; La Croix (Nathalie Lacure-Brisingr rallume le feu d’Eragon) ; Le Parisien du 10/03/2009 (Caroline Andrieu-Rencontre avec le père d’Eragon) ; Le Point (Julie Malaure-Phénomène-La saga Héritage, ou le triomphe de la fantasy)
→ Les Vardens ont gagné une bataille, celles des Plaines Brûlantes, mais ils savent qu’ils n’ont pas pour autant remporté la guerre contre les armées de l’Empire conduit par le tyran Galbatorix. De plus, Katrina est toujours prisonnière. Dés lors Roran, amoureux de la jeune femme, accompagné par son cousin Eragon, le dernier Dragonnier,est conduit par la dragonne Saphira au pied de la forteresse d’Helgrind, le repaire des immondes Ra-zacs qui détiennent Katrina. Ils y parviennent à la délivrer après de rudes combats, et libèrent en même temps Sloan, le boucher du village de Carvahall, le père de Katrina. Ils le renvoient au pays des elfes afin de le munir d’avoir révélé à Galbatorix tout ce qu’il savait sur Eragon. De retrour au camp dds elfes et alors qu’ils prparent le mariage de Roran et de Kathrina, les Vardens sont attaqués par les troupes de l’Empire menées par le nouveau dragonnier, des troupes devenues insensibles à la douleur grâce au sortilège que Galbatorix leur a jeté. Aidé »s par les elfes, Eragon et Saphira parviennent à les repousser. Peu de temps après Eragon pénètre dans la cité des Nains afin d’assister à l’élection de leur nouveau roi, Orik. Puis ils retrouvent la forêt des elfes afin de recevoir des révélations sur le pouvoir de Galbatorix, qui réside dans la possession de nombreux Eldunari, les cœurs des cœurs de dragon. Il apprend également que son père était Brom, l’ancien conteur du village mort pour lui sauver la vie, et que Murtagh, son ancien compagnon, forcé par magie à rejoindre le camp de Galbatorix, est en réalité son demi-frère. C’est Murtagh qui lui a volé Zar’oc, l’épée que Brom lui avait donné. Afin de la remplacer Eragon, aidé par Rhunön, forme Brisingr, une épée symbolisant le feu dans l’ancien langage. Avec elle il rejoint les Vardes et participe au siège de Feinster où les troupes des elfes doivent affronter une ombre invoquée par trois mages à la solde de Galbatorix. Désormais la lutte contre les forces de ténèbres va prendre un tour décisif. La suite d’une tétralogie initié par Christopher Paolini alors qu’il n’avait que quinze ans où l’on retrouve tous les ingrédients de récits de Fantasy pour la jeunesse utilisés sans surprise, mais avec un indéniable talent de conteur qui fera le plaisir des jeunes lecteurs. A noter qu’il existe une édition Deluxe en langue anglaise comportant deux scène coupées qui n’existent pas dans l’édition normale, le poster d’un Lethrblaka (les parents de Raz’acs) dessiné par John Jude Palencar (disponible sur l’album photo du site à images des livres de l’auteur), une illustration de Christopher Paolini, et un guide sur les runes naines. Un livre vendu a 550 000 mille exemplaires le jour même de sa mise en vente, une véritable réussite pour ce troisième tome d’une série, qui devrait en compter 4, et dont le premier volume, Eragon, a déjà fait l’objet d’une adaptation cinématographique par la 20th Century Fox en 2006.. Enfin voici quelques sites où trouver un maximum d’informations sur la série : www.alagaesia.com , http://dragonsandcie.e-monsite.com , www.eragon-shurtugal.com , www.eragon.fr , pour ne citer qu’eux. En préalable à la srotie de ce livre, une interview exclusive de Christopher Paolini a été publiée dans Je Bouquine 301 , et Il a créé Eragon, un dossier sur ce même Paolini dans le numéro 866 d’Okapi, deux revues pour adolescents du groupe Bayard Presse parus en mars 2009.
Les autres titres de la série :
1.Eragon
2.L’Aîné
3.Brisingr

samedi 23 mai 2009

FAKHOURI Anne (Fr)
Passionnée par l’œuvre de Lewis Carroll ainsi que par la mythologie arthurienne vers laquelle elle orienta ses études, Anne Fakhouri, qui a participé à la création du site de chroniques sur la littérature de l’imaginaire Actusf, a trouvé le temps, en dépit de ses activités de professeur, de se lancer dans l’écriture, avec un premier diptyque très remarqué, celui du « Claivoyage » où elle laisse libre cours à sa créativité débridée
◊ La brume des jours (Roman) Jeunesse / Féerie
L’Atalante-La Maedre, 3/2009 — 320 p., 16 € — Ser. : Clairvoyage 2 — Couv. : Sarah Debove
Critiques :
www.actusf.com (Jean Rebillat) ; www.actusf.com (Jean Rebillat-Interview) ; www.lbakin.net (Zedd-Notre entretien avec Anne Fakhouri) ; http://librairie.critic.overblog.fr (Simatural) : www.noosfere.com (Pascal Patoz)
→ Alors que les cauchemars continuent inexorablement d’envahir les brumes, Clara est plus que jamais déterminée à poursuivre son Clairvoyage initié pour retrouver sa tante perdue au pays des fées. A présent, elle doit quitter les deux charmantes vieilles personnes qu’il l’avait recueillie alors qu’elle était coincée entre deux mondes. Pour retrouver son ami tué par un dragon et pour sauver le monde des fées, elle va traverser le miroir pour pénétrer dans un univers de tous les possibles où la magie est dominatrice. Là, elle rencontrera des personnages fantastiques comme la Baba Yaga chasseresse d’humains ou un redoutable troll gardien de pont, et voyagera au sein de lieux sans pareils tels que la Montagne en Soupir et sa perpétuelle couronne de nuages, ou bien dans une bibliothèque magique qui vole les souvenirs. Dans ce monde à l’envers où les morts dansent dans l’ombre et où les sirènes tombent amoureuses, Clara s’initiera à la vie d’adulte en surmontant toute, une série d’épreuves aussi incongrues qu’extraordinaires. La fin d’un diptyque plein de poésie, dont le décor et les personnages font parfois penser à l’Abarat de Clive Barker qui nous prouve qu’Anne Fakhouri a su transcender sa passion pour les mythes, en particulier ceux attachés à l’imaginaire arthurien, pour créer son propre légendaire qui n’à rien à envier aux meilleures productions du genre.
Les autres titres de la série :
1.Le Clairvoyage
2.La brume des jours

vendredi 22 mai 2009

BRUST Steven (Karl Zoltan) (Usa)
Pseudo de Steven Karl Zoltan Brust
Né le 23 novembre 1955, cet auteur américain d’origine hongroise est surtout connu pour sa série « Vlad Taltos » mettant en scène les aventures d’un voleur dans un univers de fantasy des plus convainquants
◊ Les gardes Phénix (Roman) Heroic Fantasy
Gallimard-Folio SF 334, 3/2009 — 672 p., 11 € — Ser. : L’Empire Dragearan 1 — The Phoenix guards, Tor, 8/1991— Tr. : Benoît Berthézène — Couv. : Hervé Leblan
Précédente publication : Mnémos Icares-Fantasy, 9/2007 — 424 p., 23 € — Couv. : Franck Achard & Didier Graffet
Critiques :
www.actusf.com (Magda Donner) ; www.actusf.com (Aymeric Arnoux) ; www.noosfere.com (Pascal Patoz)
→ Khaavren est un jeune Tiassa de province. Lorsqu'il entreprend le voyage pour la capitale impériale, il est bien décidé à faire partie des Gardes Phénix, les hommes d'élite de l'empereur pour la plupart recrutés dans la célèbre Maison du Dragon, mais qui, exceptionnelement, peuvent être issus de castes moins prestigieuses. C’est le cas de Khaavren, représentant d’une branche ruinée de la maison Tiassa, qui compte sur son audace et sa connaisance de l’art du maniement d’épée pour obtenir la place qu’il revendique. Au hasard du chemin, il rencontre le Lyorn Aerich, la Dzur noble Tazendra et Pei, un Yendi. Ensemble, ils vont se lancer dans une mission qui les mènera jusqu'aux frontières des royaumes orientaux et qui pourrait avoir des répercussions sur l'Empire tout entier. Se déroulant plusieurs milliers d'années avant Les aventures de Vlad Taltos, Les Gardes Phénix est l'hommage personnel de Steven Brust à Alexandre Dumas et nous en dévoile un peu plus sur le monde dragaeran. Hommage poursuivit aux Usa par deux volumes, Five hundred years after pour 20 ans après et The vicount of Adrilankha pour Le vicomte de Bragelonne, qui accréditent encore plus la parenté avec le grand écrivain français ; Duels, amitiés fraternelles et aventure sont donc au rendez-vous. Ils sont quatre compagnons fidèles. Ils ont juré de servir l'empereur et sont entrés comme Gardes Phénix dans la compagnie du capitaine G'aereth. Leur esprit est aussi tranchant que leur lame, et tout aussi dangereux pour leurs ennemis. Khaavren a fière allure, un grand sens de l'honneur et une bonne épée ; Aerich, son meilleur ami, cache un lourd secret ; Tazendra est toujours prête à en découdre, surtout quand ses ennemis sont en surnombre et qu'elle peut utiliser ses pouvoirs magiques ; Pel est un garde en dentelles subtil et rusé, au fait des intrigues politiques...La mission qu'on leur a confiée les mènera aux confins de l'Empire dragaeran, jusqu'aux frontières des royaumes orientaux. Mais en reviendront-ils ? Quand l'acier des épées résonne, c'est tous pour un et un pour tous ! D'origine hongroise, Steven Karl Zoltan Brust, né le 23 novembre 1955, vit aux Etats-Unis. Grand admirateur de l'auteur des Princes d'Ambre, Steven Brust partage avec Roger Zelazny une même fascination pour la mythologie et l'immortalité, et un goût prononcé pour la fusion de tous les genres de l'imaginaire. A noter, un site à visiter pour ce familiariser avec cet univers et cette série : www.empiredragaeran.com . Et surtout ne pas confrondre ces gardes phénix là avec les figurines de games workshop, les gardiens du temple d'Asuryan, des Hauts Elfes combattants silencieux et effrayants brandissent des hallebardes cérémonielles et vêtus de longues capes.

jeudi 21 mai 2009

CAST P. C. (Usa)
Née à Watseka, en Illinois. Elle a grandi en se déplaçant entre cet état et l’Oklahoma, tout en tombant amoureuse de la mythologie. Elle est connue pour ses romans de fantasy, notamment chez Harlequin, et ses récits empreints de paranormal
◊ La vestale d’Epona (Roman) Romantic Fantasy
Harlequin-Luna 48, 3//2009 — 487 p., 7.90 € — Ser. : Cycle de Partholon 5 — Divine by blood, Harlequin S.A.,2007 — Tr. : Yohan Lemmonier-Meheu
→ Depuis l'enfance, Morrigan entend des voix. Amicales ou hostiles, elle la perturbent et l'intriguent, car la jeune fille, élevée dans un ranch de l'Oklahoma, ignore tout de ses origines sacrées et du destin tragique de sa mère, la prêtresse déchue. Mais un jour, dans une grotte d'albâtre où elle s'est rendue, poussée par une force inconnue, un éboulement la projette contre une paroi et la transporte dans un univers étrange : Partholon. Accueillie par des êtres bienveillants qui voient en elle leur grande prêtresse et la désignent comme la vestale " porteuse de lumière ". Morrigan comprend que ce royaume est celui de Rhiannon, sa mère, et d'Epona, la déesse, dont elle reconnaît à présent les voix tendres et rassurantes. Pourtant, malgré son bonheur d'avoir trouvé sa place dans ce monde qu'elle sait être le sien, malgré son amour tout neuf pour Kegan, le grand chaman, Morrigan ne parvient pas à se sentir en paix. Car une autre voix s'élève toujours en elle, inconnue celle-là. Insistante, enjôleuse, elle tente à chaque instant de la pousser à la colère et au sacrilège comme si quelque esprit malfaisant l'habitait et tentait de faire d'elle " sa chose ", l'instrument destructeur de sa vengeance contre Partholon.
Les autres titres de la série :
1.La prophétie maudite
2.La chasseresse
3.L’élue d’Epona
4.La prêtresse de Partholon
5.La vestale d’Epona
SMALL Bertrice (Usa)
Née en 1973 à Manhattan, Bertrice Small est essentiellement un écrivain de romans d’amour. Ceux-ci peuvent être le plus souvent historiques, mais aussi basés sur le paranormal ou érotiques. Enfin, ils cohabitent parfois avec le merveilleux comme les titres de la série du « Monde de Hetar » écrits pour la collection Luna des éditions Harlequin
◊ La nuit des fées (Roman) Romantic Fantasy
Harlequin-Luna 47, 3//2009 — 616 p., 7.90 € — The world of Hetar 1. Lara, Harlequin S.A., 2005 — Tr. : Karen Degrave
→ Fille d'une fée et d'un pauvre mercenaire, Lara a grandi avec son père dans la capitale d'Hétar, un monde fait de forêts enchantées et de déserts immenses. A la veille de ses seize ans, persuadée qu'un destin hors du commun l'attend dès qu'elle aura échappé à sa triste condition, Lara accepte d'être vendue comme esclave à l'une des luxueuses maisons de plaisir d'Hétar. Mais par un étrange caprice du hasard, au lendemain de la vente, elle se retrouve dans une caravane d'esclaves, emportée malgré elle vers des terres inconnues... Blottie parmi ses compagnes d'infortune, Lara serre contre son cœur le talisman sacré qu'elle a hérité de sa mère et se prend à rêver. Qui sera son premier amant ? Qui l'initiera aux secrets du plaisir ? Un riche marchand ? Un prince du désert à la beauté légendaire ? Elle sait - les fées le lui ont dit - que la route qui mène au véritable amour est longue et semée d'embûches. Elle est loin de se douter, en revanche, qu'au bout de la nuit une première épreuve l'attend, et que pour affronter les seigneurs de la Forêt, rendus fous par sa trop grande beauté, elle ne pourra compter que sur elle-même.

mercredi 20 mai 2009

SNYDER Maria V. (Usa)
Née en 1965 à Philadelphie, en Pensylvanie, Maria V. Snyder a abandonné la carrière de météorologiste à laquelle la destinait ses brillantes études à l’universite de Penn State, pour se consacrer à l’écriture, et notamment à celle de sa première trilogie, le cycle d’Eleana Zaltana publié aux éditions Harlequin
◊ Les secrets de la cité blanche (Roman) Romantic Fantasy
Harlequin-Luna 46, 1//2009 — 567 p., 7.90 € — Ser. : Elena Zaltana 3 — Study 3.Fire study, Harlequin S.A., 2008 — Tr. : Karen Degrave — Couv. : Anonyme
→ De retour dans la citadelle de Sitia, après une longue traque qui lui a permis d'arrêter Ferde, le tueur d'enfants évadé de prison, Elena sent planer autour d'elle une étrange hostilité. Sous l'influence de Rote, la Première Magicienne, Qui ne lui a jamais caché son antipathie, les membres du conseil se détournent d'elle un à un. Comme s'ils craignaient ses nouveaux pouvoirs, comme si sa seule présence en ville représentait un danger. Rejetée, menacée, Elena s'enfuit et se réfugie à Ixia auprès de son amant. Valek. De là, elle tente de savoir ce Qui se passe à Sitia et découvre bientôt la stupéfiante vérité : pour imposer leur loi et semer la terreur dans le royaume, les Vermine, peuple malfaisant aux pouvoirs immenses, ont enlevé les enfants des membres du conseil. Désormais, Elena n'a Qu'un projet en tête : revenir en cachette à Sitia et déjouer le complot maléfique Qui se trame derrière les remparts de la Cité Blanche.
Les autres titres de la série :
1.Le poison écarlate
2.L’apprentie magicienne
3.Les secrets de la cité blanche
BRENNAN Caitlin (Usa)
Pseudonyme de Judith Tarr
Autre pseudo : Kathleen Bryan

Caitlin Brennan est née en 1955. Vivant dans une ferme en Arizona où elle élève des chevaux Lippizans gris, elle s’est largement inspirée de son environnement pour écrire ses livres imprégnés de magie. Elle utilise essentiellement ce pseudonyme pour ses romans de romantic Fantasy qui sont parus chez l’éditeur Harlequin, tandis qu’elle signe de son vrai nom, Judith Tarr, des ouvrages plus élaborées comme les divers titres des « Chroniques d’Avaryan », éditée chez Pocket Fantasy L’autre pseudo de Kathleen Bryan est réservé aux ouvrages historiques, tels que « The war of the rose »
◊ La montagne sacrée (Roman) Romantic Fantasy
Harlequin-Luna 45, 1//2009 — 567 p., 7.90 € — Shattered dance, 2006 — Ser. : L’Empire Aurélien 3 — Tr. : Yohan Lemonnier-Meheu
→ Fuir ! Mettre le plus de distance possible entre elle et l'Empire. Tandis Qu'elle galope vers la Montagne Sacrée, Valéria laisse libre cours à son désespoir. Ainsi Kerrec, son compagnon, l'a abandonnée. Trahissant le serment qui les liait, il s'est soumis à la volonté de l'Impératrice, sa sœur, qui, ne pouvant plus avoir d'enfants, l'a obligé à épouser une femme de haut rang afin d'assurer la descendance de la lignée. Au-delà des cimes enneigées, poussée par la fureur et le désespoir, Valéria arrive au royaume des Barbares et se retrouve, stupéfaite, face à Gothard, le traître qu'elle croyait à jamais disparu. A ses côtés se tient un homme dont elle reconnaît aussitôt la silhouette altière : Euan, l'amant fougueux de sa jeunesse. Euan qu'elle a quitté autrefois pour Kerrec et qui, devenu roi en ces terres lointaines, lui offre aujourd'hui de devenir sa reine...
Les autres titres de la série :
1.La danse de l’équinoxe
2.Le chant du solstice
3.La montagne sacrée

lundi 18 mai 2009

CARROLL Lewis (Gb)
Pseudo de Charles Lutwidge Dodgson
Né le 27 janvier 1823 à Daresbury, dans le Lancashire, le fils de pasteur Lewis Carroll fut élevé au sein d’une famille de onze enfants. Remarquablement doué pour la création littéraire, il donnait d’austères cours de mathématiques dans sa redingote guindée, il entretenait parallèlement une véritable passion pour l’art photographique et la compagnie des petites filles à qui il racontait de merveilleuses histoires. L’une d’entre elles, inspirée par la jeune Alice Liddell, alors âgée de 10 ans, devint le fameux « Alice au pays des merveilles » chef d’œuvre la littérature mondiale et véritable perle dans une chapelet d’œuvre qui cultivait le merveilleux et le non-sens. Lewis Carroll est mort le 14 janvier 1898 à Guildford, laissant derrière lui tout une série de textes qui n’ont pas cessé depuis lors d’être réédités et adaptés en livres illustrés, bande dessinées, ou dessins animés
◊ Les aventures d’Alice au cœur de la Terre (Roman) Merveilleux
Fremok-Expérience Alice, 1/2009 — 96 p., 20 € — Alice’s adventures under ground
→ Texte en anglais, traduction française dans les marges. Le 4 juillet 1862, lors d'une promenade en barque sur le fleuve Isis, Charles Ludwig Dogson, assistant de faculté au Church College d'Oxford, improvise pour les trois filles de son doyen le fantasque récit des aventures d'une petite fille tombée au centre de la terre. L'une d'elle, Alice, lui demandent d'en faire un livre. Il s'exécute et offre à la fillette en cadeau de Noël un carnet soigneusement manuscrit et illustré. Augmenté et désormais signé par un certain Lewis Carroll, ce texte est publié en 1865. Les illustrations de Charles Dogson, alors jugées inadéquates, ont laissé la place à celles d'un dessinateur réputé de l'époque : Sir John Tenniel. Alice au pays des merveilles est née. Aujourd'hui, c'est le contenu de ce précieux carnet que nous restituons dans sa graphie et ses images originelles. Plus qu'une Alice nouvelle, une Alice retrouvée.
HAYDON Elizabeth (Usa)
Cet auteur américain a été largement influencé par des écrivains tels que C.S. Lewis et J.R.R. Tolkien. Travaillant d’abord dans l’édition pour enfants, elle s’est lancée dans l’écriture à la suite d’une rencontre avec un ami éditeur et a pu ainsi conjuguer son envie d’écrire à son autre passion de musicienne (harpiste) et chanteuse à travers le cycle de « La symphonie de l’éternité »

◊ Prophecy 2ème partie (Roman) High Fantasy
France Loisirs-Fantasy, 1/2009 — 521 p., 9.95 €— Ser. : La symphonie des siècles 2 — Symphony of ages 2. Prophecy, child of Earth 1, Tor, 2000 — Tr. : Jean-Pierre Pugi — Couv. : Benjamin Carré
Précédente publication : Pygmalion-Fantasy, 1/2008 — 355 p., 21,50 € — Couv. : Benjamin Carré
Critiques :
www.actusf.com (Pierre Demetz)
→ Ashe, depuis qu’il a rejoint le groupe des Trois, a mis son arc au service de la reconquête et de l’unification des terres de Bolgs. C’est même lui qui a guidé Rhapsody dans l’antre du dragon Elynsynos. Mais que savent-ils de son passé ? Rien, ou presque. Cependant, sa prise de position contre un homme que la jeune femme défendait l’a obligé à affronter Rhapsody en duel et ainsi à dévoiler un pan de son passé, celui où il s’appelait Gwydion, héros et dernier héritier de la couronne de son peuple. Or Gwydion a été tuée par Rashkas, un démon au service du F’dor. Tué… pas tout a fait. Sauvé grâce à l’intervention d’être divins, Ashe a du céder une partie de son âme à l’être démoniaque qui l’a vaincu, et son corps sert désormais d’enveloppe charnelle au terrible F’dor. Dés lors Rhapsody décide de l’aider à recouvrer son âme, tout en tuant le démon qui l lui a subtilisée, puis de lui apporter son soutien en lui permettant de devenir le seigneur des Cymriens et de réunifier son peuple. Bien entendu Grunthor le géant bolg, Achmed, le roi firbolg et Jo, une adolescente qu’ils ont libéré des griffes du Rakshas, seront de la partie. Toutefois, le chemin qui sépare Rhapsody et ses compagnons de l’accomplissement de la prophétie est encore long et semé de nombreuses embûches dont ils ne pourront triompher qu’avec l’aide d’alliés inattendus. La suite d’un cycle de fantasy, première apparition au sein du genre d’une romancière américaine également harpiste et chanteuses accomplie.
Les autres titres de la série :
1.Destiny 1er partie
2.Destiny 2ème partie
3.Prophecy 1er partie
4.Prophecy 2ème partie
5.Destiny 1er partie
6.Destiny 2ème partie
*Sur le seuil (nouvelle)
HAYDON Elizabeth (Usa)
Cet auteur américain a été largement influencé par des écrivains tels que C.S. Lewis et J.R.R. Tolkien. Travaillant d’abord dans l’édition pour enfants, elle s’est lancée dans l’écriture à la suite d’une rencontre avec un ami éditeur et a pu ainsi conjuguer son envie d’écrire à son autre passion de musicienne (harpiste) et chanteuse à travers le cycle de « La symphonie de l’éternité »
◊ Prophecy 1er partie (Roman) High Fantasy
France Loisirs-Fantasy, 1/2009 — 524 p., 9.95 €— Ser. : La symphonie des siècles 2 — Symphony of ages 2. Prophecy, child of Earth 1, Tor, 2000 — Tr. : Marie de Prémonville — Couv. : Benjamin Carré
Précédente publication : Pygmalion-Fantasy, 2/2007 — 372 p., 21,50 € — Couv. : Benjamin Carré
Réédition : J’Ai Lu-Fantasy 8879, 2/2009 — 408 p., 8 € — Ser. : La symphonie des siècles 3 — Couv. Benjamin Carré
Critiques :
www.actusf.com (Pierre Demetz)
→ Dans ce troisième opus du cycle de La symphonie des siècles (en vérité la traduction de la première partie du second tome américain) nous sommes invités à suivre la suite des aventures de Rhapsody qui a réussi avec ses compagnons à transformer les terres bolgs en véritable entité politique envers laquelle son voisinage ne peut pas rester insensible. Désormais détentrice de la griffe du dragon, Rhapsody a décidé de la rendre à son légitime propriétaire. Accompagné de Ash, un mystérieux individu toujours enveloppé d’une cape de brume qui va lui servir de guide jusqu’à l’antre du vieux dragon Elynsynos, elle se lance à nouveau dans une périlleuse aventure. Pendant ce temps Achmed, devenu roi des Firlbogs réunifiés, est parti avec son fidèle lieutenant Grunthor explorer la crypte de Gwilliam, l’une des grottes qui lui servent de palais et où habite son peuple. Ils y découvrent la Matriarche, une vieille Dhracienne charismatique dont la tache consiste à protéger le dernier Enfant Endormi. Un être qui court un grave danger car le F’dor, un démon de feu réfugié sous terre, le cherche pour le tuer. En l’affrontant, Rhapsody et ses compagnons se rapprochent inexorablement de l’accomplissement d’une prophétie millénaire dont ils représentent l’une des composantes. La suite d’une cycle qui impose son originalité à travers son développement épousant le canevas d’une structure musicale calquée sur la symphonie , ainsi que par une cosmogonie mettant en scène des races étroitement reliés aux cinq éléments primaires, l’Eau, le Feu, la Terre, l’Air et l’Ether. Herboriste et Harpiste de formation Elisabeth Haydon imprègne le caractère épique de son récit d’un indéniable souffle poétique, tout en maintenant habilement le suspense en distillant au compte goutte les informations sur certains des mystérieux personnages sur lesquels s’appuie son intrigue.
Les autres titres de la série :
1.Destiny 1er partie
2.Destiny 2ème partie
3.Prophecy 1er partie
4.Prophecy 2ème partie
5.Destiny 1er partie
6.Destiny 2ème partie
*Sur le seuil (nouvelle)

dimanche 17 mai 2009

JORDAN Robert (Usa)
Pseudo de James Oliver Rigney Jr.
Pseudo = Reagan O’Neal, Jackson O’Reilly
Né en 1948 à Charleston, en Caroline du Sud, , cet auteur américain fit de brillantes études dans le collège militaire de The Citadel où il est diplômé en physique. Après avoir travaillée pour la Navy en tant qu’ingénieur nucléaire, il part pour le Vietnam, où il reçoit de nombreuses médailles. En 1977 il commence à écrire, publiant des romans historiques sous le pseudo de Reagan O’Neal, et des westerns, sous celui de Jackson O’Reilly. Mais c’est dans Fantasy, sous la signature de Robert Jordan, qu’il connaît son plus grand succès avec le cycle de « La roue du temps ». Atteint d’une maladie orpheline rare il décède à l’âge de 58 ans le 17 septembre 2007
◊ Alliances (Roman) High Fantasy
France Loisirs-Fantasy, 1/2009 — 566 p., 9.95 € — Ser. : La Roue du temps 16 — The wheel of time 8.The path of Daggers, Tor, Usa & Orbit, Gb, 10/1998 — Tr. : Simone Hilling — Couv. : Etienne Le Roux — Carte : Elllisa Mitchell
Précédente publication : Fleuve Noir-Rendez-vous Ailleurs, 1/2008 — 380 p., 20 €
— Couv. : Etienne Le Roux
→ Tandis que la belle Graendal, l’une des participantes à la cérémonie des Marches, s’enlise dans la toile de Moghedien l’Araignée, et de sa nouvelle amie, la mystérieuse Cyndiane, le Grand Seigneur continue d’avancer ses pions impitoyables dans sa lutte qui l’oppose à Rand al’Thor, le Dragon Réincarné. Ce dernier est bien décidé à rejeter les Seanchan, comme il l’avait déjà fait auparavant, tout en se méfiant de la trahison des Aes Sedais de la Tour Blanche, qui ne le laisseront jamais en paix, tandis les Sagettes qui l’avaient jadis enlevé et battu nuit et jour, viennent à présent se liguer à ses troupes. Cependant, alors qu’il doit préparer une bataille décisive contre les Seanchan, la voix de Lewis Therin résonne toujours dans sa tête, risquant de le faire sombrer dans la folie. Sur une autre partie de ce monde en pleine convulsions, les Aes Sedais rebelles conduites par la jeune Amyrlin Egwene Al’Vere, affrontent une armée qui est bien décidée à les marginaliser par rapport à la Tour Blanche. Or, pour supprimer l’usurpatrice Elaida et réunir à nouveaux les Aes Sedais, Egwene devra payer un prix dont elle ne soupçonne pas encore. Pendant ce temps, Perrin, est envoyé quérir pour le compte de Rand le dangereux Masena Dagar, un ancien soldat sheinaran qui, après une révélation, décida qu’il avait été appelé pour répandre la parole du Dragon Réincarné, et dont les disciples ne reculaient devant rien pour forcer quiconque à chanter les louanges du Dragon. Ce faisant, il ne sait pas encore que sa femme Faille, qu’il vient juste de quitter, a été capturée et risque un bien sinistre sort. Le seizième volume d’une série devenue un best seller international depuis que le regretté Robert Jordan a eu l’idée de raconter l’histoire de Rand al’Thor, le jeune paysan destiné à devenir le Dragon Réincarné, le champion qui vaincra le Ténébreux, dans un royaume mythique déchiré entre le perpétuel combat opposant les forces de la Lumière à celles des Ténèbres.
Les autres titres de la série :
1.La roue du temps
2.L'oeil du monde
3.Le cor de Valere
4.La bannière du dragon
5.Le dragon réincarné
6.Le jeu des ténèbres
7.La montée des orages
8.Tourmentes
9.Etincelles
10.Les feux du ciel
11.Le seigneur du Chaos
12.L'illusion fatale
13.Une couronne d'épées
14.Les lances de feu
15.Le sentier des dagues
16.Alliances
17.Le cœur de l’hiver
18.Perfidie
JORDAN Robert (Usa)
Pseudo de James Oliver Rigney Jr.
Pseudo = Reagan O’Neal, Jackson O’Reilly
Né en 1948 à Charleston, en Caroline du Sud, , cet auteur américain fit de brillantes études dans le collège militaire de The Citadel où il est diplômé en physique. Après avoir travaillée pour la Navy en tant qu’ingénieur nucléaire, il part pour le Vietnam, où il reçoit de nombreuses médailles. En 1977 il commence à écrire, publiant des romans historiques sous le pseudo de Reagan O’Neal, et des westerns, sous celui de Jackson O’Reilly. Mais c’est dans Fantasy, sous la signature de Robert Jordan, qu’il connaît son plus grand succès avec le cycle de « La roue du temps ». Atteint d’une maladie orpheline rare il décède à l’âge de 58 ans le 17 septembre 2007
◊ Le sentier des dagues (Roman) High Fantasy
France Loisirs-Fantasy, 1/2009 — 436 p., 9.95 € — Ser. : La Roue du temps 15 — The wheel of time 8.The path of Daggers, Tor, Usa & Orbit, Gb, 10/1998 — Tr. : Simone Hilling — Couv. : Etienne Le Roux — Carte : Elllisa Mitchell
Précédente publication : Fleuve Noir-Rendez-vous Ailleurs, 1/2009 — 296 p., 20 € — Couv. : Etienne Le Roux
Critiques :
www.actusf.com (Pierre Demetz)
→ Toujours engagés dans le fascinant canevas du cycle de La roue du temps les multiples protagonistes de cette histoire aux nombreux rebondissements continuent de déployer la richesse de leurs aventures tout le long des quelques 300 pages de la traduction de la première partie du 8ème tome américain. On y retrouve Elayne, Nynaeve et Aviendha, accompagnées des Pourvoyeuses-du-Vent, redoutables guerrières du Peuple de la Mer, qui se dirigent vers Caemlyn où Elayne doit réclamer le Trône du Lion. Elles transportent avec elles la Coupe des Vents, un objet de pouvoir faisant partie des multiples trésors que la Famille cachait et collectionnait depuis des centaines d’années, craignant de les utiliser ou de les livrer aux Aes Sedais, les sorcières de la Tour Blanche. Grâce à la coupe elles espèrent rétablir le climat dans un monde épris de folie. Mais les Amis du Ténébreux sont sur leurs traces. Pour leur échapper, Aviendha tisse un portail dans lequel s’engouffre toute la troupe. Cependant, le danger rôde sur leurs traces, en particulier celui constituait par les Réprouvés, ces treize puissants Aes Sedais ralliés à l’Ombre, dont certains se sont réveillés en empruntant de nouvelles apparences. Le démoniaque Moridin, fidèle serviteur du Grand Seigneur, pourrait bien être l’un d’entre eux, et ainsi s’inscrire comme l’un des principaux adversaires de Rand al’Thor, le Dragon Réincarné contre qui se trament de nouvelles alliances symbolisées par l’ancienne cérémonie des Marches, qui n’avait eue lieu de sept fois depuis la Destruction, et qui liait ses contractants plus intimement que tout autre pacte. La suite d’une saga de fantasy démesurée qui survit à la disparition de son génial concepteur, Robert Jordan, disparu en septembre 2007.
Les autres titres de la série :
1.La roue du temps
2.L'oeil du monde
3.Le cor de Valere
4.La bannière du dragon
5.Le dragon réincarné
6.Le jeu des ténèbres
7.La montée des orages
8.Tourmentes
9.Etincelles
10.Les feux du ciel
11.Le seigneur du Chaos
12.L'illusion fatale
13.Une couronne d'épées
14.Les lances de feu
15.Le sentier des dagues
16.Alliances
17.Le cœur de l’hiver
18.Perfidie
DUFOUR Ingrid (Fr)
Passionnée par le mythe de l’Atlantide depuis son très jeune âge, Ingrid Dufour a passé ses vacances à sillonner la Grèce, ses sites archéologiques et ses musées. Des voyages qui lui ont inspiré son premier roman : « Atlantide : La légende interdite »
◊ Atlantide : La légende interdite (Roman) Mondes perdus / Atlantide
Florent Massot éditions, 3/2009 — 301 p., 19.90 €
→ Amsterdam. Convoqué pour l'ouverture d'un testament vieux de trois cents ans, Jan est entraîné dans une enquête historique qui le mènera jusqu'à l'Atlantide ! Très vite, il est plongé au cœur d'une lutte féroce et ancestrale dont certains protagonistes sont les philosophes Platon et Aristote, les peintres Rembrandt et Vermeer ou encore Cosme de Médicis et le découvreur des spermatozoïdes, Anthony Van Leeuwenhoek... Derrière le mystère de l'Atlantide, ce sont deux conceptions du monde qui s'affrontent depuis la nuit des temps... De la Hollande à la Crète en passant par les Cyclades, l'enquête de Jan prend un tour dramatique lorsqu'il découvre que la mort de sa mère sur un chantier archéologique en Grèce n'était pas accidentelle... Espionné, isolé, cerné par une obscure menace, Jan ne sait plus à qui se fier : ses amis le sont-ils vraiment ? Où se trouve le réel danger ? Qui a intérêt à faire taire la vérité sur l'un des plus grands mystères de l'humanité ? Passionnée par le mythe de l'Atlantide depuis l'âge de 13 ans, Ingrid Dufour passe ses étés à sillonner la Grèce, ses sites archéologiques et ses musées. Atlantide : la légende interdite est son premier roman.

jeudi 14 mai 2009

ZINDELL David (Usa)
Né en novembre 1952 à Toledo, dans l’Ohio, David Zindell est un auteur américain qui a étudié les mathématiques et l’anthropologie à l’université de Boulder, dans le Colorado. Plébiscité dans le domaine de la science-fiction avec son roman « Neverness » (Inexistence, chez Florent Massot pour la traduction française), il est également l’auteur d’une grande saga de Fantasy, « Le cycle d’Ea »
◊ Le seigneur des mensonges (Roman) High Fantasy
Fleuve Noir-Rendez-vous Ailleurs, 2/2009 — 334 p., 22 € — Ser. : Le cycle d’Ea 3 — Ea cycle 3.Lord of lies, HarperCollins-Voyager, 9/2003 — Tr. : Marie-Hélène Bernaille — Couv. : Marc Simonetti
Critiques :
www.yozone.fr (François Schnebelen)
→ Nous voilà de retour sur l’île-continent d’Ea vers la fin de l’Age du Dragon. Dans les précédents volumes de la série (Le neuvième royaume et L’épée d’argent) nous avons appris à connaître Valashu Elahad, septième fils du roi de Mesh, doué d’un formidable pouvoir d’empathie lui permettant de percevoir les émotions de tous ceux qui l’approchent. Escorté par une troupe de valeureux compagnons ce dernier est parti à la recherche de la Pierre de Lumière, une puissante relique en forme de coupe dorée dont l’obtention décidera du maintien de la paix au sein des Neuf Royaumes, car cet objet est également convoité par Morjin l’ange déchu, pouvant se matérialiser sous n’importe quelle forme, qui compte l’utiliser pour libérer le Seigneur des Mensonges. Après maintes péripéties au cœur des terres ténébreuses des Montagnes Blanches où demeure Morjin, Val, armée de l’épée magique Alkaladur, est parvenu à ses fins et a ramené la fabuleuse relique à Mesh. Mais la présence de ce fameux gelstei d’or amenée par le peuple des étoiles, les Galadins, n’a pas fini de susciter des troubles. En effet les autres rois aimeraient la garder sur leurs terres, réveillant ainsi des intrigues politiques qui ne sont pas prêt de s’éteindre. Qui plus est, cette Pierre de Lumière qui doit apporter la paix sur Ea, ne peut être utilisée que par un élu, le Maîtreya. Dans les Neuf Royaumes, beaucoup pensent que Val est ce personnage, mais une lettre de Morjin sème la suspicion, au point que le prince lui-même doute de ses propres capacités à exercer cette charge primordiale. Dés lors, pour prouver qu’il est bien celui qu’on attend, ou bien pour trouver le véritable Maîtreya, Val entreprends une sorte de quête initiatique qu’i l’amènera à vivre d’autres aventures fertiles en combats et rencontres multiples. Suivi par certains de ses compagnons ayant rapporté avec lui la Pierre de lumière, tel le fidèle Maram et l’érudit Juwain espérant trouver des réponses dans une étrange pierre dont il a appris l’existence, il a vu se joindre à sa troupe Estrella, une ancienne esclave des envoyés de Morjin à la cour de Mesh. Une jeune femme qui aurait le pouvoir, avant de mourir, d’identifier le Maîtreya, et donton ne sait pas encore dans quel camp elle se situe réellement. De quoi entraîner le prince Valashu dans une quête tout aussi dangereuse que celle de la Pierre de Lumière dont les éditions Fleuve Noir entame la narration avec la traduction de la première partie du troisième opus de l’édition originale américaine qui devrait compter en tout huit volumes.
Les autres titres de la série :
1.Le neuvième royaume
2.L’épée d’argent
3.Le seigneur des mensonges
BAKKER Richard Scott (Canada)
Né en février 1967 à Simcoe en Ontario, cet auteur canadien a étudié la philosophie, la littérature et les langues anciennes, avant de se consacrer exclusivement à l’écriture après la publication du premier tome de sa trilogie de Fantasy « Le prince du néant »
◊ Le guerrier prophète (Roman) Dark Fantasy
Fleuve Noir-Rendez-vous Ailleurs, 2/2009 — 684 p., 22 € — Ser. : Le prince du néant 2 — The prince of nothing 2.The warrior-prophet, Penguin Canada, 6/2004 — Tr. : Jacques Collin — Couv. : Pascal Casolari
→ Entamée avec Autrefois les ténèbres, voici la suite d’une trilogie où les passions des hommes se déchaînent au cours d’une fabuleuse Guerre Sainte. Lancée par le prophète Maithanet contre les Fanim, elle redouble de violence en poursuivant ses ravages vers le sud. Désormais nous suivons les trajectoires étroitement imbriquées de trois protagonistes principaux de ce monde tiraillé entre magie et religion. D’abord celle d’Achamian, le sorcier espion qui a enfin retrouvé Esmenet, celle qu’il aime. Tout deux voyagent désormais de concert avec le second grand héros du récit, Anasûrimbor Kellhus, un moine au pouvoir surnaturel qu’Achamian soupçonne d’être le prince de la prophétie annonçant un second Apocalypse. Un moine qui semble animé de troubles intentions, puisqu’il a envoyé le guerrier Cabaiur, troisième personnage phare du récit, assassiner son père dans le but de prendre le contrôle de la Guerre Sainte. Cependant un autre prétendant à cette primauté est sur les rangs, car la Consulte, une créature puissante et inhumaine, se déchaîne au cœur même des batailles qui font rage. Intrigues politiques, affrontements épiques, violence et passions sont au sommaire du second tome de cette trilogie en partie inspirée par la mythologie Mésopotamienne où l’on retrouve le souffle dantesque des croisades mêlé au souffre de la magie noire. L’œuvre d’un jeune auteur canadien qui étudie la littérature, la philosophie, l’histoire et les langues anciennes qui, après le succès de la trilogie du Prince du Néant traduite dans de nombreux pays, a publié Neuropath, un thriller également encensé par la critique.
Les autres titres de la série :
1.Autrefois les ténèbres
2.Le guerrier prophète
3.Le chant des sorciers