jeudi 30 juillet 2009

PINEAUX Séverine (Fr)
Site :
www.pineaux.com
Née en 1960, cette peintre et illustratrice de Fantasy et de fantastique a suivi un atelier de dessins à Paris avant de réaliser des illustrations pour la revue Dragon Magazine et d’autres supports de jeux de rôles, ainsi que des couvertures de livres pour divers éditeurs. Passionnée depuis son adolescence par la thématique de l’homme-arbre, elle l’a déclinée dans de multiples expositions ainsi que dans le saisissant cycle d’ « Ysambre »
◊ Carnet de croquis, la forêt magique de Séverine Pineaux
(Livre illustré) Merveilleux
Au Bord des Continents-Avis de Tempête, 6/2009 — 72 p .25 € — Couv. & ill. : Séverine Pineaux
→ Depuis quelques années les éditions Au Bord des Continent proposent des carnets de croquis de leurs principaux illustrateurs afin de montrer aux dessinateurs en devenir comment s’acquiert et se développe cette fabuleuse technique qui consiste à façonner d’images les représentations de ses rêves et la réalité qui les habilles. Aujourd’hui c’est Séverine Pineaux qui s’attache à nous faire découvrir le cheminement de son œuvre, comme le firent avant elle Sandrine Gestin et Jean-Baptiste Monge. On y découvre ainsi certaines des images qui sont venus embellir le cycle d’Ysambre et Le Grand Bestiaire des Légendes, mais aussi des illustrations pour des romans et des magazines. L’intérêt principal de l’ouvrage cependant est de permettre au lecteur de remonter jusqu’à la genèse des dessins, en un temps où Séverine Pineaux commençait à peupler sa forêt merveilleuse de monstres enchantés ayant aboli les frontières entre l’humain et le végétal. Un temps où ses figures séculaires, encore à l’ébauche de crayonnés, d’esquisses et de petits gribouillis répandus sur la page blanche en fouillis de lignes pour le pur plaisir du trait. L’occasion rêvée dés lors de poser un regard indiscret sur ces préliminaires destinés à devenir les fascinants tableaux où Séverine Pineaux expose les fragments de la sylve millénaire où son imaginaire adore déambuler.Un livre visite d’atelier où la talentueuse illustratrice montre les coulisses de son travail. A noter que l’on peut également en savoir plus sur cet auteur et son œuvre en se connectant à son site : www.pineaux.com .

mercredi 29 juillet 2009

BIZIEN Jean-Luc (Fr)
Né en 1963 à Phnom-Penh, au Cambpdge, Jean-Luc Bizien a longtemps voyagé avec ses parents avant de s’installer en Normandie pour y devenir professeur durant 15 ans. A prés la publication de son premier jeu de rôle, « Hurlements », en 1989, il s’est tourné vers l’écriture pour la jeunesse et la Fantasy, devenant notamment le directeur littéraire de la collection Les Imaginaires aux éditions Bayard. Depuis, il a publié des livres chez la plupart des éditeurs spécialisés dans le domaine, comme Gründ, Flammarion, Casterman, Plon, Octobre, etc…
◊ WonderlandZ (Roman) Jeunesse / Dragons / Univers parallèles
Archipel-ARCHImaginaire, 6/2009 — 304 p., 14.95 € z — Couv. : Guylaine Moi
Précédente publication : Le Masque, 1/2002 — 338p.,13 € — Couv. : Philippe Jozelon (Version pour adultes)
Critiques :
www.phenixweb.net (Véronique de Laet)
→ Sarah, jusque là auteur à succès de polars, se trouve soudain déstabilisé par l’angoisse de la page blanche, voit son univers complètement perturbé lorsqu’elle découvre qu’une créature mystérieuses s’est introduit dans sa tête avec la ferme intention d’y élire domicile. Un bouleversement qui risque de la faire sombrer dans la folie, mais qui pour elle, rêvant d’écrire un roman d’héroic fantasy, pourrait représenter une véritable aubaine quand elle identifie l’intrus en la personne de Bruce Wayne, un être particulièrement tenace qui a tout le sangsue psychique. Car Wayne est en vérité un jeune dragon, mais à forme humaine, c'est-à-dire une sorte de métamorphe qui arriver à s’incarner quand il a été suffisamment nourri par l’imaginaire partagé avec un humain rêveur, Sarah en l’occurrence. Un dragon qui ne se nourrit pas de chair, mais des peurs de l’imaginaire des hommes et qui a comme imaginaire préféré celui imaginé par Lewis Carroll dans Alice au pays des merveilles. Or il partageait cet engouement avec un américain qui a été tué par un dragon jaloux et agressif. Désormais Wayne est décidé à la venger, tout en s’efforçant d’échapper à ses ennemis fermement décidés à l’éliminer. Dés lors la réalité de Sarah doit intégrer la présence de Wayne et la jeune femme est forcée de prendre une décision à son sujet. Ou bien il lui faudra le combattre, et le duel n’a pas gagné d’avance. Ou bien devra-t-elle s’entendre avec lui. Dans le premier cas, il pourrait bien la détruire. Dans le second, il serait susceptible de lui ouvrir les portes d’un monde fabuleux qu’elle n’aurait jamais connu sans son apparition. Pour une romancière éprise de territoires vierges à explorer, l’opportunité de collaborer est tentante. Cependant, elle devra faire preuve d’une extraordinaire force de caractère pour assimiler l’existence des valeurs draconiques, le tout débouchant sur une suite de combats dans le monde réel et dans l’univers d’Alice. La réédition dans une version spécialement remaniée pour la jeunesse, d’un livre publié aux éditions du Masque, qui avait obtenu le Prix Gerardmer Fantasticarts 2002 lors de cette première parution. Un roman qui nous offre une vision pas novatrice, mais néanmoins plus inhabituelle de que celle des cracheurs de feu gardiens de trésors rencontrés généralement dans les domaines de la Fantasy. Les personnages sont réalistes, l’écriture nerveuse, à la manière d’un scénario de jeu de rôle (l’auteur en a créé plusieurs) l’intrigue alternant avec bonheur les passages entre le rêve et la réalité tout en entrecroisant les trajectoires de personnages attachants dont les diverses péripéties maintiennent toujours un agréable suspense.

mardi 28 juillet 2009

SAVAGE Sam (Usa)
Né en 1941 en Caroline du Sud, cet écrivain américain, titulaire d’un doctorat de philosophie à l’université de Yale, à exercé toutes sortes de métier avant de se lancer dans l’écriture et de connaître la célébrité en 2006 aux Usa avec la publication de son roman « Firmin. Adventures of a Metropolitan Lowlife » traduit en France chez Actes Sud en 2009 sous le titre « Firmin »
◊ Firmin : Autobiographie d’un grignoteur de livres (Roman) Fantasy animalière Actes Sud-Romans, nouvelles, récits, 1/2009 — 201 p., 18 € — Firmin. Adventures of a Metropolitan Lowlife, Coffe House Press, 2006 — Tr. : Céline Leroy
→ Firmin, le rat qui lisait des livres, est la parfait incarnation du fameux « rat de bibliothèque » avec, en prime, le fait qu’il s’agit d’un véritable rongeur. Né dans les sous-sols d’une libraire de Boston en faillite, il débute mal dans la vie, car il est le treizième rejeton d’un mère quine compte que douze mamelles. Qu’à cela ne tienne, il décide de se battre contre l’adversité en dévorant des livres. Finnegans wake, le chef d’œuvre le moins lu au monde à d’abord l’honneur de ses incisives. Puis c’est au tour de la Bible, du Coran, de Kant, d’Hegel et de bien autres sommités du monde littéraire et philosophique. Car au fil des mots qu’il dévorait, Firmin s’est éloigné de la simple ingurgitation, pou savourer le plaisir de la lecture afin de connaître et comprendre le vaste monde qui l’entoure. Malheureusement, isolé dans son sous-sol, le rat savant ne peut pas partager ses coups de cœur, ni son désarroi, tout en assistant impuissant à la dégénérescence de sa race, ainsi que de son quartier promis à la destruction dans se Boston des années 60 plongé dans la crise sociale et miné par l’incompréhension des hommes et les mécanismes du profit qui les dirigent. Mais voilà qu’il rencontre un romancier marginal qui l’aide à surmonter le pessimisme ambiant. Véritable héros à moustache, il traverse son époque mouvementée avec l’obstination des êtres de la fiction, mêlant dans son parcours à la fois l’allégresse, la mélancolie et la drôlerie. Truffé de références littéraires ce livre, ode à la différence et à l’exclusion, pourrait ainsi se résumer par une simple phrase « comment sauver sa vie par la lecture », et fait l’objet d’un petit Ovni sur notre vieux contient déjà conquis par le Ratatouille des studios Disney, alors qu’il avait connu une diffusion plutôt confidentielle dans son pays d’origine.

lundi 27 juillet 2009

DAU Nathalie & MILLEMANN Jean (Fr)
Ecrivains et anthologistes français qui se sont déjà fait remarquer pour avoir dirigés de nombreuses anthologies, notamment aux éditions Nestiveqnen, en solitaire, et en tandem chez Argemmios avec « Les héritiers d’Homère »
◊ Les héritiers d’Homère (Recueil) Mythologie grecque
Editions Argemmios-Périples Mythologiques, 4/2009 — 362 p ., 22 € — Couv. & ill. : Mathieu Coudray — Sommaire :
Introduction : Nathalie Dau & Jean Milleman
La bouteille, le barbu et le sens du monde, de Franck Ferric
La caverne des centaures mâles, de Marie-Catherine Daniel
La mort d’Héraclès, de Claire Jacquet
Le syndrome de Midas, de Jess Kaan
Le pacte d’Hécate, de Sophie Dabat
Aube, de Eliane Aberdam
Cet éternel orgueil, de Nadège Capouillez
Prisonnier de son image, de T. K. Ladlani
Mayday, de Jeanne-A. Debats
L’esprit de l’Hellespont, de Olivier Boile
Nyctalê de Samothrace, de Fabrice Chotin
Le chêne et le tilleul, de Charlotte Bousquet
L’Hospitalier, de Yan Marchand
La descente aux Enfers d’Orphée et d’Eurydice, de Fabrice Boulanger
Pierce’s track : the maid & the highway, de Nicolas Eustache
Les sept derniers païens, de Romain Lucazeau
Sémélé, de Philippe Guillault
Firestater, de Céline Brenne
● Petit glossaire mythologique
● Dictionnaire des auteurs
Critiques : www.actusf.com (Tony Sanchez) ; www.actusf.com (Jérôme Vincent-Interview de Nathalie Dau) ; http://librairie.critic.over-blog.fr (Interview vidéo de Jean Milleman & Sophie Dabat) ; www.yozone.fr (Myriam Bouchet)
→ Pour Nahtalie Dau, l’une des co-directrices de cette anthologie, tout a commencé lorsqu’elle s’occupa pour les éditions Nestiveqnen de l’anthologie L’esprit des bardes qui marqua la première pierre d’une ligne directrice où chaque titre publié devait s’inspirer d’une civilisation ou d’une sphère culturelle. Pour ce premier opus de la collection Périples Mythologiques, le légendaire grec s’est imposé car il est celui qui est le mieux connu du grand public. Fantasy, fantastique et même un brin de science-fiction imprègnent les 18 textes retenus dans ce recueil offrant une grande variété de récits avec, pour chacun d’entre eux, une vision personnelle d’un héros ou d’une légende grecque. A noter qu’en plus des nouvelles les anthologistes proposent un glossaire très détaillé qui permet aux non initiés de s’y retrouver dans les méandres des labyrinthes mythiques. On remarquera également la présence de nombreux jeunes auteurs qui trouvent ainsi un excellent tremplin afin de faire découvrir le talent de leur plume et la fécondité de leur imaginaire.
JOUANNO Corinne (Fr)
Professeur de langue et de littérature grecques à l’Université de Caen, elle a traduit de nombreux récits tirés du grec ancien, et notamment des livres sur l’épopée d’Alexandre le Grand
◊ Histoire merveilleuse du roi Alexandre maître du monde (Roman) Mythologie grecque
Anacharsis, 4/2009 — 332 p., 23 € — Tr. : Corinne Jouanno
Critiques : www.fabula.org (Marc Escola)
→ Enfanté par la reine Olympias, pourtant stérile, épouse de Philippe de Macédoine, grâce aux pouvoirs magiques du dernier des pharaons en exil, Alexandre conquis d’abord le cœur de son père par ses Exploits sportifs avant de se lancer à l’assaut de la Terre. Devenu un redoutable guerrier, à la mort de Philippe, il entame un combat à mort contre Darius, l’empereur de Perse. Parvenu en Iran après avoir terrassé son adversaire, il s’enfonce toujours plus loin au cœur de contrées reculées, explorant des contrées oniriques plongés dans de perpétuelles ténèbres, et affrontant toutes sortes de créatures monstrueuses. C’est ainsi que, selon la légende, il atteignit la Source Vie, plongea dans les abysses, rencontra la reine Candace du royaume noir de Béroé, s’allia avec les Amazones, conversa avec les brahmanes de l’Inde, avant de mourir empoisonné à Babylone à l’âge de 34 ans. Œuvre d’un scribe byzantin qui mit en ordre la multiforme et très ancienne tradition attachée à ce héros antique, ce récit plonge ses racines dans le merveilleux, tout en déroulant plusieurs niveaux de lecture. Nous devons cette première traduction française, différente du Roman d’Alexandre attribué au Pseudo-Callisthène, à Corinne Jouanno, professeur de lange et de littérature grecques à l’université de Caen.
BALZAMONT Marie-Line (Fr)
Née en 1961, rue Mouffetard, à Paris, au cœur du Quartier Latin, Marie-Line Balzamon a été dès son enfance immergée dans la création artistique et les métiers de scène de l’audiovisuel. Sa rencontre avec Georges Duby lors de son passage à la SEPT (Association Française des Producteurs de Films) influencera xon penchant vers l’histoire médiévale et la mythologie. Partageant désormais ses activités entre le Trégor, où elle a élu domicile, et le Quartier Latin, elle enseigne le chant et l’art dramatique, tout en n’oubliant pas sa passion pour l’écriture axée principalement sur le légendaire celtique, comme le prouve deux de ses livres parus : « La geste de Cuchulainn » et « Shéhérazade en forêt de Brocéliande »
◊ Shéhérazade en forêt de Brocéliande (Roman) Mythologie Orientale / Mythologie Celte
L’Harmattan-La Légende des Mondes, 3/2009 — 78 p., 11 € — Couv. & ill. : Joanna Konatowicz
→ Shéhérazade s’est échappé du livre des Mille et une nuits, laissant orphelin l’Orient mythique, désormais amputé de sa mémoire et de sa poésie. Heureusement, Sofiane, le dernier des conteurs égyptiens, a retrouvé sa trace dans la forêt de Brocéliande, car Shéhérazade a rejoint Morgane et Viviane dans le pays celte. Parti à sa recherche Sofiane pénétrera dans le royaume des gentilles fées et des bons enchanteurs, des druides oubliés et des puissantes déesses de la nature. Une quête qui lui permettra de découvrir le secret des vieilles histoires de dragons, d’elfes et de lutins.
DIAZ Hélène (Fr)
Languedocienne d’origine, Hélène Diaz s’est installée dans le Nord du Pas de Calais où elle a pu se consacrer à l’écriture et, notamment, à sa passion pour les contes orientaux qu’elle a pu développer dans son premier roman : « Shammar et le souffle du Zéphyr »
◊ Shammar et le souffle du Zéphyr (Roman) Jeunesse / Mythologie Orientale
L’Harmattan-Jeunesse, 1//2009 — 55 p., 10 € — Couv. : Sylvie Faur
→ La princesse Shammar, petite-fille du roi des djinns, a grandi dans la belle cité blanche de Jannah, sans connaître ses origines magiques. Bien déterminée à être la seule et unique souveraine du Royaume de Balai, sa tante, la maléfique Khalija, essaiera par tous les moyens de se débarrasser d'elle ainsi que de tout autre obstacle à sa réussite. Shammar découvrira bientôt ses dons exceptionnels, mais seront-ils suffisants pour déjouer les nombreux pièges tendus par Khalija et protéger ceux qui lui sont chers? Hélène Diaz nous entraîne dans un univers féerique, inspiré des contes et récits fantastiques de tous les pays qui ont peuplé son imaginaire depuis l'enfance. Sa prédilection pour les contes d'Orient se retrouve dans cette histoire inédite, son premier roman publié. Un livre que l’on peut également commander en e.book chez l’éditeur.

vendredi 24 juillet 2009

WURTS Janny (Fr)
Né en 1953 aux Etats-Unis, Janny Wurts est à la fois écrivain, illustratrice et peintre, Janny Wurts c’est d’abord fait connaître en France dans le domaine de la Fantasy à travers sa collaboration avec Raymond E. Feist pour « La trilogie de l’Empire ». Mais elle a sut également démontrer tout son talent personnel dans des œuvres aussi élaborées que la trilogie de « La guerre de l’ombre et de la lumière »remarquable exemple de création d’univers où s’entremêlent les thèmes majeurs de la fantasy contemporaine
◊ La brume des spectres (Roman) High Fantasy / Univers parallèles
Bragelonne-Fantasy, 9/2008 — 738 p., 25 € — Ser. : La guerre de l’ombre et de la lumière 1 — The war of light and shadow 1.The curse of the mistwraith, HarperCollins UK, 5/1993 — Tr. : Anne Vétillard — Couv. : Amandine Labarre
→ Lorsque, après le naufrage de sept vaisseaux de leur flotte, le second du Brian recueille un naufragé dans sa chaloupe, il ne sait pas encore qu’il vient de tirer de l’eau le prince Arithon s’Ffalenn, celui qui l’on appelle le Maître de l’Ombre, et que son père Avar s’Ffalenn, le roi des pirates de Karthan, était mort dans le combat naval. Drogué, afin d’annihiler ses pouvoirs de sorcier, il est emmené devant le roi d’Armoth qui lui voue une haine féroce à lui le bâtard engendré par son épouse lorsqu’elle l’a quitté pour rejoindre le roi pirate. Une haine transformée en vendetta qui avait versé le sang de plusieurs milliers d’hommes entre l’Amroth et les pirates de Karthan. La sentence promulgué par le roi condamne Arithon a être banni par la porte de Finismonde. Mais ce faisant elle inclut également son demi-frère, Lysaer dans la même peine selon la volonté du Haut-Mage, l’oncle d’Arithon, qui a prononcé cette malédiction. Perdus dans le désert le deux demi-frères parviennent à franchir le portail magique de Mearth et arrivent dans le monde d’Athèra où les attend Asandir, le sorcier de la Fraternité des Sept et par Dakar, le prophète fou, ils apprennent qu’ils sont les élus attendus par ce monde pour combattre la Brume Spectacle qui le recouvrait depuis le conflit généré par Davien, ancien sorcier de la Fraternité des Sept, qui avait provoqué un conflit entre les cinq royaumes d’Athèra et ainsi entraîné la chute des Hauts Rois qui assuraient l’équilibre de ce monde. Cette flétrissure rendit ce monde malade, obscurcissant en partie le soleil. Mais une prophétie plu ancienne que le spectre annonçait la venue de princes du monde océan de Dascen Elur, d’anciens héritiers de la lignée royale d’Athèra, qui apporteraient le moyen de restaurer la lumière du soleil et de guérir la terre. Or Arithon portait sur son flanc Alithiel, l’une des épées magiques forgées par l’armurier paravien Ffereton s’Darien à partir des débris d’une étoile tombée du ciel, et il pouvait ainsi représenter le Fléau de la Brume spectrale tant attendu. Toutefois, seule l’alliance de ses pouvoirs avec celle de son demi-frère Lysaer peuvent chasser l’obscurité qui règne sur Athèra. Mais si Lysaer est un prince éduqué pour hériter d’une couronner qui ne contrôle qu’imparfaitement le don de lumière dont il dispose, Arithon, élevé par les mages, domine les forces des ténèbres. Et des années de haines dévorent ces deux êtres séparés par les affres d’une cruelle guerre de sang. Il faudra tous les efforts d’Asandir pour les forcer à se supporter, mieux à s’entendre car, entre les mains de ces demi-frères reposent l’équilibre du monde, son harmonie et son avenir. Dés lors débute pour eux un fabuleux périple dans le monde d’Athèra, émaillé de nombreuses rencontres comme celle de Felirin le ménestrel ou d’Elaira, Morriel et Lirenda, les enchanteresses koranies dotées du don de clairvoyance, ainsi que de Sethvir, le sorcier archiviste de la tour d’Althain, qui ne manque aucune bribe de leur fabuleux périple. Le premier tome d’une trilogie de Fantasy de haute volée qui démontre que pour le public français Janny Wurts méritait mieux que la publication de sa collaboration avec Raymond E. Feist pour La trilogie de l’Empire. Elle déploie en effet dans ce livre toute l’étendue de son talent, entraînant le lecteur dans une intrigue qui, bien que linéaire, offre de multiples ramifications et propose une foule de personnages secondaires qui savent se montrer attachant tout en n’encombrant pas la trame principale du récit. Le début d’une magistrale épopée, remarquablement bien écrite, et qui sait parfaitement maintenir le suspense en dépit des 700 pages à petits caractères qui composent ce pavé digne des meilleures productions de la Fantasy contemporaine. L’idée de base de cette œuvre lui est venue après avoir vu un film sur la bataille de la Lande de Culloden. L’expérience lui a fait aborder sous un autre angle les appréciations historiques sur les gagnants et les perdants trop dépendantes à ses yeux d’un droit moral s’appuyant uniquement sur le côté arbitraire par rapport aux événements retracés. Pour elle à chaque question, il y a deux côtés. Une ambivalence présentée dans sa série par la présence de deux demi-frères. L’intrigue explore dés lors les ironies de la moralité où, ce qui apparaît juste d’un côté, devient répréhensible vu de l’angle opposé, ce qui est apparemment bon pour plusieurs causant souvent bien des souffrances à la minorité non-conformiste. Ainsi les lecteurs sont invités à un voyage qui embrasse deux points de vue à travers les interactions entre les personnages phares du récit. Habillant de la sorte son roman d’un fond de Fantasy, Janny Wurts en a profité pour explorer à sa guise les angles innombrables de nos temps troublés ans risque d’offenser des sensibilités personnelles, tout en s’efforçant d’ébaucher la carte d’une conscience planétaire en perpétuelle évolution.
Les autres titres de la série :
1.La brume des spectres
2.Les nefs de Merior

jeudi 23 juillet 2009

HEITZ Markus (Allemagne)
Né en 1971, cet auteur allemand qui a étudie la philologie germanique et l’histoire, a travaillé en tant que journalise avant de publier un premier roman, « Schatten über Uldart (Ombres sur Ulldart) » prélude à une épopée intitulée Ulldart (L’Age Sombre) qui a obtenu un immense succès dans son pays. Depuis il est également l’auteur de la série des « Nains » qui a rendu Tungdil, son principal personnage, aussi célèbre que Gimli, le nain du « Seigneur des Anneaux »
◊ Lame de feu (Roman) High Fantasy
Bragelonne-Milady, 9/2008 — 415 p., 22 € — Ser. : Les nains 2 — Die zwerge, Piper Verlag GmbH, Munich 2004 — Tr. : Yannick Van Belleghem — Couv. : Didier Graffet — Carte : Alain Janolle
→ Alors que les armées des orcs conduits par les maléfiques Albes poursuivrent leur avance, les humains s’allient pour tenter de les arrêter. Malheureusement, de leurs côtés, les nains, entretiennent la division dans d’interminables conflits internes, dont la désignation de leur nouveau roi. Les quatre premières épreuves n’ayant pas pu départager les deux prétendants, Tungdil et Gandobar, la cinquième sera décisive. Ils doivent se rendre dans la forge de Dragonhaleine, au cœur des Montagnes Grises, afin de forger la Lame de Feu, une arme mythique qui, façonnée par le feu du dragon, permettrait de vaincre le mage Nôd’onn et ainsi l’empêcher de livrer le Pays Sûr aux créatures de Tion. Dans son périple, Tungdil, toujours accompagné de son escorte de jumeaux, rencontre Balyndis, une naine qui lui sera d’un grand secours, ainsi que d’étranges acteurs humains, dont une femme à moitié Albes. Assaillis par les orcs, ils ouvrent d’anciennes galeries des nains afin de parvenir plus vite au Lac de Flamme où ils pourront forger la fameuse Lame de Feu. Le reste du roman n’est qu’une suite de péripéties qui s’enchaînent à un rythme endiablé, véritable course contre la montre pour stopper la progression du mal qui amoindri chaque fois un peu plus les pouvoirs d’Andôkai, la mage survivante qui seule peut les aider à affronter les créatures des forces obscures, dont les Albes, ces sortes d’elfes voués au mal, qui ont des trous à la place des yeux, et qui se déplacent avec une extraordinaire vélocité. Le but ultime étant de terrasser Nôd’onn, ce que peut faire qu’un ennemi des nains, comme l’a révélé le secret transporté par Tungdil. Et quand la liste de ces derniers sera épuisée, il sera alors temps de se tourner vers la Troisième Maison des Nains, dont les membres, qui n’avaient pas de dons particuliers, tuaient les autres par jalousie. Et l’on s’apercevra alors que celle-ci comportait dans ses rangs le nom d’un personnage plutôt inattendu… La seconde partie de la traduction du premier volume de l’édition d’origine, best-sellers en Allemagne et en cours d’adaptation cinématographique.
Les autres titres de la série :
1.Le passage de pierre
2.Lame de feu
HEITZ Markus (Allemagne)
Né en 1971, cet auteur allemand qui a étudie la philologie germanique et l’histoire, a travaillé en tant que journalise avant de publier un premier roman, « Schatten über Uldart (Ombres sur Ulldart) » prélude à une épopée intitulée Ulldart (L’Age Sombre) qui a obtenu un immense succès dans son pays. Depuis il est également l’auteur de la série des « Nains » qui a rendu Tungdil, son principal personnage, aussi célèbre que Gimli, le nain du « Seigneur des Anneaux »
◊ Le passage de pierre (Roman) High Fantasy
Bragelonne-Milady, 6/2008 — 401 p., 22 € — Ser. : Les nains 1 — Die zwerge, Piper Verlag GmbH, Munich 2004 — Tr. : Yannick Van Belleghem — Couv. : Didier Graffet — Carte : Alain Janolle
→ Poursuivant dans sa politique de traduction d’auteurs d’héroic fantasy allemands, les éditions Bragelonne, sous leur label Milady, nous proposent, après Bernard Hennen, de découvrir Marcus Heitz. Si Hennen s’attaquait aux elfes dans son cycle de romans, Heitz a lui pris le parti de s’occuper des nains, autres créatures emblématiques du monde de l’imaginaire. L’histoire se focalise sur le jeune Tungdil, un nain orphelin qui a grandi parmi les humains et qui a été élevé par le mage Lot-Ionan, souverain du royaume magique d’Ionandar. Il aurait pu vivre une existence tranquille de forgeron si son tuteur ne l’avait pas envoyé porter une sacoche renfermant un précieux artefact à son ami Gorén. Pendant qu’il chemine à travers le pays, une réunion des six mages du royaume est organisé et le traître Nudin le Curieux, un mage ensorcelé par Nôd’onn, maître du Pays des Morts, en profite pour éliminer ses congénères, puis part à la recherche de Tundgil qui transporte avec lui le secret qui peut tuer Nôd’onn. Or c’est justement le jeune nain qui découvre une armée d’Orcs et d’Ogres progressant sans que rien ne les arrête et prête à déferler sur le Pays Sûr depuis que le passage de Pierre que les nains gardaient s’est effondré. A la tête de cette force d’invasion se trouvent les Albes, des êtres cruels et maléfiques (chez Hennen il s’agissait plutôt de créatures bénéfiques) qui ont le pouvoir de ramener les morts à la vie. C’est dés lors à Tungdil de prévenir les siens et d’endosser ainsi le costume des héros. Au cours de ses aventures il se fait de vrais amis, deux nains jumeaux, Boindil, dit Furbiar, et Boëndal Cloue-de-la-Main, qui le protègeront dans son voyage. Il rencontre également une Andôkai l’Impétueuse, souveraine du royaume magique de Brandôkai, une mage que Nôd’onn croyait avoir tué, accompagnée de Djerûn, créature énorme vêtue d’une armure et dotée d’une force phénoménale. De leurs côtés les rois nains des différentes Maisons se livrent des querelles intestines, Gandobar, de la Deuxième Maison, mal conseillé par Bislipur, qui prône la guerre conte les elfes au lieu de l’unité envers les forces du mal, revendiquent le trône de Gandrabur, roi de tous les nains, qui est très vieux. Pour contrer les ambitions de Gandobar, Balendilin, le conseiller du roi de tous les nains, propose Tungdil comme prétendant à la couronne. Cinq épreuves devront des lors les départager. Le premier tome d’une série phare de l’heroic fantasy allemande, énorme pavé que les éditions allemandes, pour la deuxième fois seulement depuis leur création (cf. les volumes du cycle SF de L'étoile de Pandore) ont été obligées de publier en deux parties pour des problèmes de coût de production qui auraient mis la traduction en un seul tome à un prix trop élevé.
Les autres titres de la série :
1.Le passage de pierre
2.Lame de feu
SALVATORE R(obert) A(nthony) (Usa)
Robert Anthony Salvatore est né en 1959 à Léominster dans le Massassuchetts, aux Etats-Unis. Il est surtout connu en tant qu’écrivain de Fantasy et, en particulier, par sa contribution à la série des « Royaumes Oubliés », notamment avec le cycle d’Ombre-Terre et de la Légende de Drizzt Do’Urden
◊ Le roi orc (Roman) High Fantasy
Bragelonne-Milady, 9/2008 — 498 p., 23.50 € — Ser.: Les Royaumes Oubliés. Transitions 1 — Transitions 1.The orc king, Wizards of the Coast, 2007 — Tr. : Claire Jouanneau — Couv. : Todd Lockwood
→ Drizzt Do’Urden, le rejeton d’Ombre Terre, n’avait rien oublié de la haine viscérale qu’il vouait à Obloud IV, le monstrueux roi des orcs responsable de la mort de nombreuses personnes qui lui étaient chères dans sa furia de conquête. Mais le féroce souverain semblait marquer une pause dans sa progression. Désormais, plus que conquérir de nouvelles terres, il voulait bâtir un royaume, mieux, une civilisation. Cependant, au sein même de son peuple, certains considéraient cela comme de la lâcheté. Parmi eux Dnark, le chef de la tribu de la Gueule-Lupine, allié au chaman Ung-thol et à Toogwik Tulk, le chaman de la tribu du Croc Jauni, ont décidé de passer à l’action en précipitant les événements. Pour cela ils ont fait sortir d’Outreterre le clan Karuck, prés de trois cents demi-ogres et demi-orcs placés sous le commandement de leur chef Grguch et du redoutable prête guerrier Hakuun. Ce sont eux qui, reniant le pacte de non agression passé entre les orcs, les nains et les elfes, vont passer à l’attaque massacrant tout sur leur passage avec dans leur rang l’aide de Jack le Gnome, un mage à l’allure de serpent qui avait eu jadis maille à partir avec les magiciens elfes et qui étaient capables de protéger les orcs des attaques ensorcelées de ces derniers. Pendant ce temps, alors que Cattie-Brie se remet peu à peu à Castelmithral,la cité forteresse du roi Buenor, de sa blessure à la hanche causé par un rocher lancé par un géant, Wulfgar le barbare, l’ami de Drizzt, s’est lancé à la recherche de sa fille adoptive, Colson. L’elfe noir aurait pourtant besoin d’un lui pour affronter les divers ennemis qui se dressent à nouveau sur sa route : de monstrueux lézards venus de plans différents qui se dressent sur sa route dans sa recherche avec Bruenor de Gontelgrime, la légendaire cité des nains, mais surtout Tos’un, un autre elfe noir, possesseur de l’épée démoniaque Khazid’hea qui ne rêve que d’être brandie par Drizzt, capable de transpercer les roches les plus dures et jamais rassasiée de victimes. Tos’un, qui fut un temps l’allié du roi Obloud, entretenait un étrange lien avec les elfes qui l’avaient jadis recueilli. Toutefois, Drizzt le soupçonnait d’avoir aidé par sa magie les orcs à anticiper les sorts de magiciens elfes, et il voulait en avoir le cœur net. Cependant, ce que l’elfe noir veut éviter à tout prix c’est une nouvelle guerre avec le premier Obloud du Royaume des Flèches et la grande armée des Marches d’Argent conduite par Bruenor Marteaudeguerre. Mais pour cela il lui faudra empêcher que les visées meurtrières de Grguch l’emportent chez les orcs qui envisagent de renverser Obloud pour mettre Dnark à sa place afin de poursuivre une guerre qui ferait encore des milliers de morts. Une nouvelle incursion dans l’univers des Royaumes Oubliés sur les traces de l’un des ses plus célèbres héros, Drizzt Do’Urden, l’elfe noir, qui partage cet honneur avec Elminster le Mage, et qui, au fil de ses aventures, ne plus s’abandonner à la haine qui consumait ses entrailles pour rechercher une vérité supérieure plus empreinte de pragmatisme et de tolérance. A noter la saisissante couverture de Todd Lockwood qui fait jaillir du papier le personnage emblématique de l’elfe noir accompagné de sa panthère magique.
FEIST Raymond (Elias) (Usa)
Cet auteur américain est né en 1949 à Los Angeles où il continue de vivre après avoir suivi de brillante étude à l’université de Californie à San Diégo. Il a connu la célébrité grâce à son cycle de « La guerre de la faille ». Celui-ci est directement inspiré paar l’univers de Midkemia qu’il créa avec une bande de copains étudiants comme alternative à l’univer de « Donjons & Dragons » lorsqu’il faisait ses études à San Diégo. Il lui a donné depuis de nombreuses suites tout autant populaires
◊ Le roi des Renards (Roman) High Fantasy
Bragelonne-Fantasy, 10/2008 — 379 p., 22 € — Ser. : Les Chroniques de Krondor. Le conclave des ombres 2 — Conclave of Shadows 2.King of Foxes, Voyager, 11/2003 — Tr. : Isabelle Pernot — Couv. : Stéphane Collignon
→ Après avoir assouvi sa vengeance en tuant Ravan et Campanael, lieutenant du Duc Kaspar d’Olasko qui ont massacré son peuple les Orosinis, Serwin Fauconnier revient dans le Royaume de l’Est où il devenu deux ans plus tôt le meilleur bretteur de tout Roldem en remportant le prestigieux concours d’escrime qui s’y déroulait. Cependant, il est toujours l’agent du Conclave des Ombres qui l’a chargé d’enquêter sur Leso Varen, un mystérieux sorcier aux terrifiants pouvoirs. Or pour cela il doit entrer au service du maître du sorcier, qui n’est autre due le duc Kaspar. Et pour gagner la confiance de ce dernier il doit accepter la requête de ce dernier qui lui demande d’éliminer ses ennemis, c'est-à-dire les membres du Conclave, les alliés de Serwin. Amené à sauver la vie du duc lors d’une partie de chasse, le Fauconnier se trouve engagé dans une lutte sans merci où, en même temps qu’il aura recours à un ex assassin et à l’un des capitaines responsable de l’extermination des Orosinis pour déstabiliser le duc, il devra aussi composer avec ce redoutable personnage qui veut l’utiliser comme agent pour devenir l’instrument de ses ambitions vers le pouvoir. Jouer au plus rusé avec cet homme astucieux et doté d’une volonté de fer ne sera pas une mince affaire, d’autant plus que se profile dans l’ombre la présence de forces obscures auprès desquelles les mesquines vengeances humaines ne pèseront pas lourd face à la survie de Midkénia dans son ensemble. La suite d’une série qui se situe dans le même univers que le prestigieux cycle des Chroniques de Krondor comprenant déjà les sous cycles de La guerre de la Faille, Le legs de la Faille, L’Entre-deux-guerres, et La guerre des serpents. Il met en scène les mêmes protagonistes et leur descendance que la prestigieuse saga entamée en 192 par la publication de Magicien. Les fans français de la série peuvent obtenir plus de renseignements sur le site www.chroniques-de-krondor.com .
Les autres titres de la série :
1.Serre du Faucon Argenté
2.Le roi des Renards
3.Le retour du banni

mercredi 22 juillet 2009

CLEMENS James (Usa)
Pseudo de Jim Czakjowski
Cet auteur américain né à Chicago en 1961 a grandi dans le Midwest et les grandes étendues canadiennes. Désormais il vit en Californie où il partage sa vie entre l’écriture et son activité de vétérinaire
◊ Le portail de la sor’cière (Roman) Aventures Fantasy
Bragelonne-Fantasy, 11/2008 — 595 p., 25 € — Ser. : Les bannis et les proscrits 4 — Banned and the banished 4.Wit’ch gate, Ballantine-Del Rey, 12/2001 — Tr. : Isabelle Troin — Couv. : Anne-Claire Payet
→ Aidée par son armée de hors-la-loi, Elena la sor’cière a réussi à vaincre les suppôts du mal réfugiés sur l’île de Val’loa. Ce faisant, ils ont dévérouillé les secrets mystiques du Livre Sanglant. Cependant, le Seigneur Noir n’a perdu la guerre car, durant la bataille, il a réussi à mettre en place les fameux portails du Weir à l’origine de l’essentiel de ses pouvoirs. Pour en finir avec l’infâme Seigneur Noir, Elena est bien décidée à les détruire. Mais il faut d’abord les trouver jumeaux Mogweed et Fardale en quête d’un moyen pour briser la malédiction qui les a privés de leur pouvoir de métamorphose. Jonas, le frère d’Elena, doit de son côté subir l’épreuve des requins des sables, et leur échapper, afin d’apprendre à maîtriser son talent élémental, alors que d’autres rebelles se dirigent vers le fabuleux royaume elfique de Fort-Tempête. Aucun d’entre eux ne sera le même au retour de cette aventure, en admettant qu’ils en reviennent vivant. Mais c’est à Elena, bien entendu, que revient l’essentiel du combat, car elle doit pénétrer dans l’antre de son ennemi afin de dévoiler sa véritable identité et enfin pouvoir l’affronter à visage découvert. L’avant-dernier volume d’une série qui nous fournit quelques précieux renseignements sur les aptitudes du Seigneur Noir et sur la structure des redoutables portails du Weir, tout en prenant soin de ne pas nous révéler tous les tenants et les aboutissements de cette série fertile en suspens qui nous réserve une fin en apothéose dans l’ultime et cinquième volet du cycle : L’étoile de la sor’cière.
Les autres titres de la série :
1.Le feu de la sor’cière
2.Les foudres de la sor’cière
3.La guerre de la sor’cière
4.Le portail de la sor’cière
5.L’étoile de la sor’cière
SALVATORE R(obert) A(nthony) (Usa)
Robert Anthony Salvatore est né en 1959 à Léominster dans le Massassuchetts, aux Etats-Unis. Il est surtout connu en tant qu’écrivain de Fantasy et, en particulier, par sa contribution à la série des « Royaumes Oubliés », notamment avec le cycle d’Ombre-Terre et de la Légende de Drizzt Do’Urden.
◊ L’éveil du démon (Roman) High Fantasy
Bragelonne-Milady, 8/2008 — 569 p., 25 € — Ser. : Demon wars 1 — Demon wars 1.The demon awakens, Ballantine-Del Rey, 5/1997 — Tr. : Sandra Kazourian — Couv. : Stephane Collignon — Carte : Alain Janolle, d’après le dessin original de Laura Maestro
→ Avec ce premier tome d’une nouvelle série, le génial créateur du personnage de Drizzt Do’Urden, la charismatique elfe noir des Royaumes Oubliés, construit un nouvel univers peuplé également d’elfes, de nains et de toutes sortes de créatures fantastique, mais où la magie réside uniquement dans des pierres que seules savent manipuler des moines bien particuliers. Dés le début du récit nous avons droit à une trame classique du genre. Le Mal s’est réveillé, sous la forme d’un terrifique démon qui puise sa puissance dans la décadence de l’humanité. Ses armées de gobelins, de nains aux pieds marins, et d’effroyables géants ravagent les terres de Coronna et le petit village frontalier de Dundalis ne pèse pas lourd face à leur maléfique déferlante. Tous ses habitants sont massacrés, à l’exception de deux adolescents désormais orphelins, Elbryan, un jeune garçon, et Pony, sa meilleure amie. Mais ils sont séparés. Alors Elbryan, recueillie par les elfes, reçoit leur éducation qui fait de lui un rôdeur, héros intrépide épris de justice de paix. Quant à Pony, elle devient un soldat. Pendant ce temps, une pluie d’étrange gemmes s’est abattue sur les rivages d’une île au sable noir. Or ces pierres sont le réceptacle de tout ce qui a de bon et de mauvais dans le monde. Qu’elles viennent à tomber entre de mauvaises mains et le résultat serait catastrophique pour l’ensemble de l’humanité, autant que pour les autres créatures qui habitent ce monde. Heureusement ces objets dangereux ne peuvent être utilisés que par des mages qui ont le pouvoir de se connecter aux pierres pour utiliser les sorts qu’elle génèrent, différents pour chacune d’entre elles. Le moine Alvynn fait partie d’entre eux. Fuyant son monastère, il a rejoint Pony et Elbryan, qui se sont retrouvés. Dés lors cette petite compagnie, grossie d’un centaure et d’une poignée de trappeurs part à la recherche de l’antre du démon afin de le combattre et de le vaincre. Inutile de dire qu’après une première partie du livre consacrée à la description de l’univers où se déroule cette aventure, ainsi qu’à celle de ses principaux protagonistes, l’intrigue va prendre une tournure plutôt expéditive où les combats succèdent aux combats. Bien entendu les puristes noteront certaines ressemblances entre les personnages de ce premier opus et ceux de la trilogie de L’ Elfe Noir, Elbryan faisant parfois penser à Drizzt au début du récit. Cependant le reste de l’histoire, bien qu’imprégnée des poncifs de l’héroic fantasy, se démarque nettement du conteste des Royaumes Oubliés et aboutit une fin qui met en place les futurs rebondissements des prochains tomes du cycle.
Les autres titres de la série :
1.L’éveil du démon
2.L’esprit du démon
McINTOSH Fiona (Gb)
Ayant grandi et fait ses études à Brighton, cet auteur anglais émigra à Londres pour travailler dans les relations publiques avant de découvrir l’Australie au cours d’un tour du monde et de s’installer à Adélaïde avec son mari et ses enfants. C’est là bas qu’elle écrivit les premiers volumes de sa trilogie de fantasy « Le dernier souffle » qui connaît depuis une renommée internationale
◊ L’exil (Roman) Aventures Fantasy
Bragelonne-Fantasy, 12/2008 — 480 p., 28 € — Ser. : La trilogie Valisar 1 — The Valisar trilogy 1.Royal exile, London-Voyager, 2008 — Tr. : Isabelle Pernot — Couv. : Frédéric Perrin
Critiques :
http://librairie.critic.over-blog.fr (Mitificus)
→ Loethar est un tyran impitoyable. Dévora par l’ambition, il ne se satisfait jamais des nouveaux territoires que sa terrifiante armée de mercenaires et de renégats lui conquiert à la pointe de l’épée. Car Loethar ne veut pas simplement gouverner des royaumes : il rêve de régner sur un Empire. Pour parvenir à ses fins le royaume de Penraven se dresse sur sa route. Bien sûr, c’est un pays riche avec un port de première importance, des côtes étendues et d’abondantes ressources naturelles, mais il ne diffère pas en cela de bien d’autres régions qui sont tombées dans l’escarcelle du tyran. Non, ce qui l’attire à Penraven c’est la magie. Car Loethar rêve de posséder des bribes du pouvoir des sorciers. Or, tous les héritiers Valisar assis sur le trône de Penraven sont dotés du pouvoir de coercition, c'est-à-dire de la faculté de soumettre entièrement les gens à leur volonté. Le roi Brennus, neuvième de la lignée des Valisars, n’échappe pas à cette règle. Désormais le tyran n’a plus qu’un seul but : s’imprégner de la magie de ces êtres d’exception afin que plus personne ne soit en mesure de contrecarrer ses démentielles ambitions. Pendant ce temps à Penraven, la reine a donné naissance à une fille morte à la naissance, et doit reporter son affection sur un fils adoptif. Mais Loethar et son armée, qui ont conquis plus de la moitié du royaume, arrive aux portes de la capitale du royaume, et le tyran est bien décidé à ne faire aucun quartier. Comprenant que malgré la bravoure de ses soldats les forces de Penraven ne pourront plus résister longtemps aux envahisseurs, le roi Brennus décide de confier une tache de primordiale importance à chacun des fils de son légat. Gavriel de Vis hérite du périlleux honneur de protéger coûte que coûte le jeune prince Léonel, dernier héritier du royaume. Quant à son jumeau, Corbel, il lui échoit une mission aussi dangereuse que mystérieuse qui pourra fort bien décider de l’avenir du royaume face à la déferlante des hordes barbares surgies des grandes steppes du sud. Après la trilogie du Dernier souffle, cette romancière australienne nous livre le premier tome d’une série un peu plus sombre où plane l’ombre du cannibalisme et de la pédophilie dont l’intrigue se développe à un rythme haletant basée essentiellement sur la thématique du héros en fuite confronté à de nombreux périls pour trouver ceux qui l’aideront à triompher des forces du mal assaillant son pays.
KNIGHT E. E. (Usa)
E.E. Knight est né en 1965 à La Crosse, dans le Wisconsin, aux Etats-Unis. Enseignant comment écrire de la fiction à l’Oak College, dans l’Illinois, il s’est illustré dans le domaine de la Fantasy par des séries telles que « L’Age de feu » et dans la SF avec « Terre vampire »
◊ Dragon (Roman) Aventures Fantasy / Dragons
Bragelonne-Milady, 8/2008 — 502 p., 7 € — Ser. : L’Age de feu 1 — The Age of fire 1.Dragon champion, Penguin-Roc, 12/2005 — Tr. : Jean-Baptiste Bernet — Couv. : Paul Youll
→ Normalement Auron, en tant que dragon gris, n’aurait jamais du devenir le champion de sa couvée. Mais voilà, son frère rouge s’était attardé à estropier le bronze né avec eux, et il avait omis de l’achever. Quand l’Estropié avait attaqué le rouge sur le point d’achever Auron, ce dernier en avait profité pour éventrer son agresseur. Et voilà comment il s’était imposé grâce à la ruse et non la force dés sa naissance. Malheureusement son frère bronze qu’il avait chassé du nid était rancunier, et il avait pactisé avec les nains qui avaient surgi dans leur grotte. Alors que sa mère se sacrifiait pour les défendre, Auron s’était enfui avec l’une de ses trois sœurs survivantes. Il avait gagné le monde d’En-Haut où les humains prenaient une place de plus en plus préoccupante pour les autres peuples tels que les nains, les elfes, les garnes et les dragons. Puis il était parti seul à la recherche de son frère. Cependant, il était vite tombé dans les filets des elfes, et n’avait pu s’enfuir que grâce à la complicité d’Oeilnoisette, une jeune elfe. Le reste du livre narre ses aventures dans le monde d’En-Haut, un périple émaillé de nombreuses rencontres, où il se lira tour à tour d’amitié avec Fortnoir, le loup de la meute des Hurleurs de l’Aube, où il affrontera un coriace pourfendeur de dragons, où il s’alliera à Djern, le nain commerçant avant de pactiser avec Naf, l’humain mercenaire, qui lui confira la garde Hieba, une petite orpheline. Puis il aura pour un temps comme mentor NooMoakh, le vieux dragon, avant de devenir le seigneur inattendu d’une tribu de garnes. Cependant, il devra quitter ces derniers pour venir au secours de Hiéba et de Naf, désormais amants, aux prises avec des hordes barbares venus du nord qui, sous les ordres du maléfique sorcier Wyrm, entendent instaurer la primauté des humains sur toutes les autres races en n’hésitant pas à exterminer ces dernières pour être sûr d’asseoir définitivement son hégémonie. Un être qu’Auron sera chargé de tuer en infiltrant le groupe de dragons prisonniers dont ce dernier se sert pour semer le carnage sur ses adversaires. On le voit, l’existence d’Auron ne sera pas de tout repos, et ces diverses aventures, présentées sous la forme d’une quête initiatique, lui permettront d’emmagasiner de nombreuses connaissance, mais aussi de changer physiquement, passant de l’étape de dragonnet à celle de draque, puis de véritable dragon capable de voler. Un livre où les péripéties s’enchaînent sans temps mort et qui fera le bonheur des lecteurs privilégiant des intrigues à l’action linéaire qui ne s’égarent pas dans de nombreux chemins de traverse.
Les autres titres de la série :
1.Dragon
2.La vengeance du dragon
3.Le dragon banni

mardi 21 juillet 2009

LES LIVRES CRITIQUES EN JUIN 2009

- BIZIEN Jean-Luc : Les 100 charmes de Merlin (Gründ)
- BLADE Adam : L’oiseau-flamme (Bibliothèque Verte)
- BIZIEN Jean-Luc : Le monastère aux 100 démons (Gründ)
- BUSSEL Darcey : Le bal de Cendrillon (Bibliothèque Rose)
- BUSSEL Darcey : Le bal masqué (Bibliothèque Rose)
- BUSSEL Darcey : Daphné au pays enchanté (Bibliothèque Rose)
- BUSSEL Darcey : Le sortilège des neiges (Bibliothèque Rose)
- BUZZATI Dino : L’invasion de la Sicile par les ours (Folio Junior)
- FLOURY Marie-France : La légende de Despereaux. La quête du héros : monde enchanté (Hachette)
- FLOURY Marie-France : La légende de Despereaux. La souris et la princesse (Hachette)
- FOSTER Bruce : La légende de Despereaux, l’album du film (Hachette)
- GAUDRIOT Claire : Le secret de la petite souris (Hachette)
- GAUDRIOT Claire : Un mystère dans le jardin (Hachette)
- GAUDRIOT Claire & De MULLENHEIM Sophie : La fée catastrophe (Hachette)
- GAUDRIOT Claire & De MULLENHEIM Sophie : En panne de magie (Hachette)
- GODEAU Natacha : La fée Clochette, le roman du film (Bibliothèque Rose)
- HOBB Robin : Retour au pays (Garnier Flammarion)
- L’HOMME Erik : En des lieux obscurs (Folio Junior)
- L’HOMME Erik : Seigneurs de guerre (Gallimard Hors Piste)
- JONAS Anne : Le fabuleux voyage de Nils Holgerson (Glénat)
- LAGERLOF Selma : Le merveilleux voyage de Nills Holgerson à travers la Suède (Perrin)
- LENNARD Elisabeth : Deuxième chance (Bibliothèque Rose)
- LI-CAM : Lemashtu, chroniques des Stryges (Griffes d’Encre)
- MARVAUD Sophie : Le destin de Layla (Bibliothèque Rose)
- MARVAUD Sophie : Le prince ensorcelé (Bibliothèque Rose)
- McMULLAN Kate : Nom d’un cochon ! (Folio Cadet)
- NIX Garth : Sabrïel (Hachette Jeunesse)
- PAVER Michelle : Le serment (Hachette)
- PIERCE Tamora : Le secret du chevalier (Hachette)
- RANDOL Philippe : Hector se rebelle (Bibliothèque Verte)
- WEIS Margaret & HICKMAN Tracy : Dragons d’une étoile perdue (Milady)
FORSTCHEN William R.(Usa)
Né dans l’état du New Jersey en 1950, William Forstchen a été élevé par des moines bénédictins avant de rejoindre le Rider College de Lawrenceville où naîtra sa passion pour l’Histoire et pour la guerre de sécession en particulier. Professeur d’histoire à l’Université de Montreat, il a étendu ses centres d’intérêts aux recherche archéologies, en Russie et en Mongolie, sur les traces de Gengis Khan, utilisant ces dernières et son érudition en matière de guerre civile américaine dans l’élaboration de ses romans de SF et de Fantasy tels que le cycle du « Régiment perdu » mélange de Fantasy et d’Uchronie mettant en scène un régiment de soldats nordistes projeté dans un monde barbare
◊ Revanches (Roman) Heroic Fantasy / Univers parallèles
Bragelonne-Fantasy, 9/2008 — 426 p., 22 € — Ser. : Le régiment perdu 3 — The lost regiment 3.Terrible swifi sword, Penguin-Roc, 2/1992 — Tr. : Emmanuel Chastellière — Couv. : Julien Delval
Critiques :
www.lefantastique.net (Denis Labbé)
Nous sommes en 1865 et le colonel Andrew Keane et ses tuniques bleues du 35e du Maine ont embarqué sur un navire dans le but d’en découdre avec les Confédérés. Mais, au lieu d’aborder en territoires sudistes, un étrange tunnel de lumière les projette dans le monde de Velennia régit par une société féodale placées sous le contrôle de la noblesse et de l’Eglise et qui vit dans la crainte des incursions de créatures féroces et barbares qui réduisent les humains en esclave et les incorporent parfois à leur menu. Dans les deux premiers volumes de la série nos hardis nordistes ont encouragé le peuple à se rebeller contre les boyards et le clergé qui les oppriment. Mais ils ont également combattu les hordes infâmes venues prélever leur quota d’êtres humains sur une population terrorisées. Les Tugars, des êtres sans pitié fonctionnant sur le modèle mongol, et composés de mastodontes venus de plus de trois mètres de haut, ont d’abord goûté à la poudre de la fusil dans Ralliement, le premier épisode de la série. Puis ce fut le tour des Merkis, une civilisation particulièrement cruelle, alliée à des renégats humains, rencontrée dans le second tome du cycle, Rassemblement. Dans ce troisième opus nous en apprenons un peu plus sur ces fameux Merkis et, en particulier, sur la manière particulièrement atroce qu’il utilise pour donner la mort aux humains tombés entre leurs griffes. Bien entendu le 35e régiment du Maine, qui a entrepris de secourir la veuve et l’orphelin dans ce monde particulièrement tourmenté, ne peut pas rester sans réagir. D’autant plus qu’ils sont déjà venus à bout de tous ces peuples sanguinaires à la fois sur terre et sur mer. Mais, cette fois, la bataille se déroulera dans les airs et leurs adversaires n’auront pas hésité à s’unir pour remettre en place leur règne de terreur sur les humains qui étaient jusqu’ici leurs proies favorites. Une fresque épique, voisine de l’uchronie, qui n’est pas sans rappeler la thématique des soldats oubliés déjà maintes fois employée dans la SF et la Fantasy avec, par exemple, Les croisés du cosmos de Poul Anderson ou Les grognards d’Eridan de Pierre Barbet. Un pur roman d’aventures qui fera le bonheur des amateurs d’heroic fantasy guerrière et friands de batailles de dirigeables.
Les autres titres de la série :
1.Ralliement
2.Rassemblement
3.Revanches
4.Riposte
McMASTER BUJOLD Lois (Usa)
Auteur américain née dans l’Ohio en 1949. Technicienne de pharmacie dans un hôpital durant quelques années, elle rencontra la célébrité avec ses premiers romans de la saga « Miles Vorkosigan » publiés par Baen Books en 1985. Elle enchaîna ensuite avec le cycle de « Chalion » dans le domaine de la Fantasy et peut s’enorgueillir durant sa carrière littéraire d’avoir remporté de nombreux prix, dont quatre fois le Hugo du meilleur roman, exploit seulement réalisé par le vénérable Robert Heinlein
◊ Héritage (Roman) Aventures Fantasy
Bragelonne-Fantasy, 10/2008 — 379 p., 20 € — Ser. : Le couteau du partage 2 — The sharing knife 1.Legacy, Eos, 2007 — Tr. : Sylvain Rouillard — Couv. : Amandine Labarre
→Toujours centré sur la romance entre Faon Prébleu, une jeune fermière, et Dag Ailerouge, un patrouilleur, ce deuxième tome de la série du Couteau du partage nous permet de retrouver le jeune couple juste après leur mariage. Ayant quitté la ferme familiale, ils se rendent au camp du lac Hickory où séjourne le Peuples des Marcheurs du Lac. Là, ils reçoivent un accueil plus froid que celui qu’ils espéraient. En effet, influencés par leur préjugés envers Faon, la mère et le frère de Dag refuse de reconnaître le mariage. Menacés d’exil, ils sont obligés d’aller poser leur tente sur le terrain de tante Mari. Heureusement, la présence d’un être maléfique dans les parages forcent les Marcheurs à se rappeler de l’importance de Dag qui est promu capitaine des patrouilleurs. Cependant, l’être s’avère plus difficile à traquer que prévu. Usant de sortilèges, il attire les patrouilleurs dans un piège et parvient à mettre en stase trois d’entre eux. Voulant à tous prix les délivrer, Dag tombe à son tour dans les filets de ce redoutable adversaire. Venue à son secours, Faon parvient à le tirer des griffes du monstre. Mais le moyen qu’elle a employé n’est pas du goût des Marcheurs du Lac. De retour au village la famille de Dag se déchaîne contre lui et son épouse, certains allant même à réfuter l’authenticité des bracelets magiques qui les lient par le sang, et mettant tout en œuvre pour que le couple soit obligé de partir. La suite d’une série dont les deux premiers tomes s’articulent essentiellement sur les relations entre les deux personnages phares du récit, essayant par leur union de rapprocher leurs peuples aux mœurs différentes. Dans cette ambiance qui rappelle parfois l’ambiance des villages indiens de l’Amérique avant l’arrivée de l’homme blanc, la discipline militaire en plus par l’intermédiaire des patrouilleurs, l’auteur focalise le récit sur l’intolérance familiale des Marcheurs en attendant, dans les deux prochains volumes, Passage et Horizon, de recentrer l’intrigue sur Dag, le soldat-sorcier. Une nouvelle incursion dans la Fantasy de cet auteur qui s’est déjà distinguée dans ce domaine avec le cycle de Chalion (prix Hugo et Nebula), également à l’aise dans le space opera avec la série de Miles Vorkosigan.
Les autres titres de la série :
1.Ensorcellement
2.Héritage
3.Passage
GOODKIND Terry (Usa)
Cet écrivain américain de fantasy né en 1948 à Obama (Nebraska) a fortement été influencé dans ses oeuvres par la philosophie objectiviste d’Ayn Rand. Son cycle de « L’épée de vérité » a déjà conquit un vaste public à travers le monde, le plaçant dans le peloton de tête des héritiers de Tolkien, le manichéisme en moins
Lempire des vaincus (Roman) High Fantasy
Bragelonne-Fantasy, 9/2008 — 643 p., 25 € — Ser. : L’Epée de Vérité 8 — Sword of truth 8.Naked empire, Tor, 7/2003 — Tr. : Jean-Claude Mallé — Couv. : Keith Parkinson — Carte : Terry Goodkind
Critiques :
www.cafardcosmique.com (Muad’dib)
→ Depuis le premier tome de la série, La première leçon du sorcier, on sait que Richard Cypher, qui a sauvé de la mort Khalan, la belle mère inquisitrice à qui tout amour est interdit à cause de son pouvoir magique, est le détenteur de l’Epée de Vérité qui lui permet de combattre Darken Rahl, le maître du puissant empire d’Haran, mais aussi son père. Devenu un puissant sorcier de guerre Richard s’efforce de retrouver Kahlan condamnée à mort par une prophétie. Ayant maille à partir avec les Sœurs de l’Obscurité, une société secrète servent le Gardien, il parvient grâce à la Pierre des Larmes à reformer le Voile séparant le nouveau monde de l’Ancien, la demeure des morts. Puis il doit combattre le Sang de la Déchirure, une force loyale à l’Ordre Impérial, qui entend éliminer toute la magie du monde. En même temps il doit secourir Nathan Rahl, le prophète, mais aussi l’un de ses ancêtres, qui a planifié sa venue avec l’aide de la puissante Mère Abesse. Mais la guerre entre le Nouveau Monde et l’Ordre Impérial se fait de plus en plus rude, et ce dernier marche déjà sur les contrées du milieu faisant ployer tous les peuples sous son joug. Tandis que Richard s’efforce d’insuffler aux opprimés sa foi en une liberté retrouvée, Khalan, accompagnée de Warren et Zedd, deux Sœurs de Lumière, et d’une vaillante armée, affronte les troupes de l’empereur Jagang. Cependant, Richard devra bientôt se mesurer à un autre ennemi, Oba, le fils de Draken Rahl et donc son demi-frère, bien décidé à s’emparer de sa part d’héritage. Pour cela il enlève Khalan, que Richard parvient à délivrer aux abords des piliers de la création où il a retrouvé une demi-sœur en la personne de Jennsen Rahl. Lorsque débute ce huitième volume du cycle, Richer, le Sourcier de Vérité, a toujours autant de mal à contrôler le don dont il a hérité. De plus il est empêtré dans un faisceau d’événement que Cara, l’amie et garde du corps de Khalan, a déclenché en touchant une statue à l’effigie de cette dernière. Toutefois, tout ne va pas si mal puisqu’il a puisé dans la révolution qui a tout changé à Altur’Rang une source d’inspiration pour un plan visant à miner de l’intérieur le pouvoir de Jagang, l’homme qui rêve de conquérir et d’écraser le Nouveau Monde. Alors que le danger rôde autour de lui, symbolisé par des animaux qui obéissent à un sorcier à la solde de l’Ordre Impérial, il néglige la requête d’Owen, un étranger venu à sa rencontre. Mais il devra bientôt accéder à se demande et aider l’étrange empire des vaincus, alias les Bandakars, à repousser l’Ordre Impérial dont leur philosophie prônant le pacifisme à l’outrance avait jusque là nié les méfaits. Et pour cela il lui faudra lutter contre un ancien sorcier doté du pouvoir de voler les âmes. Pendant ce temps, la situation sur le front nord se complique. La cité d’Aydindril, plaque tournant des Contrées du Milieu, est tombée entre les mains de l’ennemi. Pire, Zedd, son ami de toujours, grand père naturel de Kahlan et sorcier connu sous le nom de Zeddicus Zul Zorander, unique défenseur de la Forteresse du Sorcier avec la vaillante Addie, est fait prisonnier par une Sœur de l’Obscurité qui entend bien lui arracher tous ses secrets, dont celui de la toile de lumière dont naguère Zedd s’est servi pour anéantir une grande partie de son armée. Des révélations qui pourraient faire tourner le sort des armes à l’avantage de l’Ordre Impérial, d’autant plus de Jagang dispose désormais de colosses insensibles à la magie que rien ne semble pour voir arrêter. Comme toujours un tome riche en actions et rebondissements dans ce huitième opus d’une série qui devrait compter en tout onze volumes et qui est désormais classée parmi les plus grandes fresques de la Fantasy contemporaine. Un roman qui comme les précédents nous permet de découvrir une nouvelle leçon du sorcier, la huitième en l’occurrence : « mérite la victoire », et qui, lors de sa parution française fut longtemps en tête des ventes dans le domaine de la Fantasy et de la SF. A noter que l’on peut en apprendre plus sur Terry Goodkind et discuter de son œuvre sur le site français qui lui est consacré : www.terrygoodkind.fr , et sur www.lesourcierdeverite.fr , le site consacré aux livres du cycle ainsi qu’à la série télévisée de Sam Raimi qui en a été tirée sous le titre : Legend of the skeeper.
Les autres titres de la série :
1.La première leçon du sorcier
2.La pierre des larmes
3.Le sang de la déchirure
4.Le temple des vents
5.L’âme du feu
6.La foi des réprouvés
7.Les piliers de la création
8.L’empire des vaincus
Adaptation télévisée : Legend of the Skeeper, série produite conjointement par Sam Raimi, ABC et les studios Disney
- 1 er saison : 22 épisodes adaptant La première leçon du sorcier, diffusés aux USA à partir du 1er novembre 2008. (cf. le site www.lesourcierdeverite.fr )
GEMMELL David A(ndrew) (Gb)
Auteur de nombreux best-selers et reconnu comme le maître incontesté de l’heroic fantasy en Grande-Bretagne, cet auteur britannique né en 1948 a été emporté par une crise cardiaque en 2006, à 57 ans. Ancien journaliste, et videur dans un bar de Soho, ses deux mètres et ses cent vingt kilos se complétaient par une profonde joie de vivre qui transparaissait dans chacun de ses ouvrages entraînant ses lecteurs dans des aventures épiques pleine de magie et de batailles sur la trace de personnages hauts en couleurs profondément humains et, par là même, rendus intensément crédibles
◊ Le bouclier du tonnerre (Roman) Mythologie grecque
Bragelonne-Fantasy, 3/2008 — 452 p., 28 € — Ser. : Troie 2 — Troy 2.Shield of thunder, Transworld-Bantam UK, 9/2006 — Tr. : Rosalie Guillaume — Couv. : Larry Rostant
Réédition : Bragelonne-Fantasy, 5/2009 — 452 p., 21.90 € — Couv. : Larry Rostant — Edition brochée
Critiques :
www.lefantastique.net (Denis Labbé)
→ Le Seigneur de l’Arc d’Argent, premier tome de cette trilogie épique, David Gemmel débutait la réécriture de l’une des grandes pages de la mythologie grecque en ajoutant, grâce à son talent de romancier, une épaisseur humaine prépondérante à des personnages symbolique marqués par le sceau du destin et évoluant dans un contexte historique travaillé par les affres de l’amour et de la haine, de l’ambition et de la rivalité, de la paix et de la guerre. En fin stratège, Gemmel avait pris soin de disposer le pions principaux de son grandiose échiquier : Helicon, le jeune prince de Dardanie qui porte le poids d’une enfance difficile ; Pira, la prêtresse d’Andromaque, dont la fuite dissimule un terrible secret ; Argurios, le légendaire guerrier animé par le feu de la vengeance. Désormais ils sont prêts à évoluer dans ce second opus qui privilégie l’action après un premier volume ayant planté le décor de cette tragédie antique. Tout converge désormais vers Troie, une cité aux prises à des rivalités impitoyables et menacée de l’extérieur par des ennemis qui jalousent sa puissance et complotent sa chute. Et l’ensemble de l’intrigue repose sur une prophétie faite vingt ans plus tôt à une reine agonisante. Troie où est revenu Hélicon, mortellement blessé par une lame empoisonnée, rongée jusqu’à l’âme par le désir de connaître de nom de celui qui a ordonné l’assassinat de son père : Ulysse. Trois où tous les rois de la Grande Verte se rassemblent en l’honneur du mariage d’Andromaque et Hector, chacun dissimulant de sinistres plans de conquêtes et de pillages, tandis qu’Agamemnon, loin d’être en reste, cultive les ferments des événements qui conduiront à la Guerre de Troie. Pendant ce temps Ulysse récupère sur son vaisseau d’étranges passagers : deux exilés mycéens, Calliadès, un redoutable guerrier, et son meilleur ami Banoclès, ainsi que la prêtresse de Temple de Théra, Pria, interdit aux hommes et punissant de mort ceux qui le quittent et ceux qui les aident à s’enfuir. Ensemble ils accostent sur les rivages de Troie où les ténèbres viendront bientôt éclipser pour des siècles les triomphes et les tragédies des mortels ordinaires. Désormais arrive un temps de combats et de guerres qui n’est pas fait pour les hommes, mais pour les héros, tandis que David Gemmel nous propose d’enjamber les années pour parvenir en un temps mémorable où la guerre mise en branle par Agamemnon va s’étendre à toute la Grande Verte accouchant de péripéties qui franchiront les siècles portés par la voix des poètes et l’écriture des érudits. Découvert grâce à la Fantasy et son héros emblématique Druss la légende, David Gemmell nous avait déjà montré toute sa passion pour l’histoire avec sa réécriture de l’épopée d’Alexandre le Grand publiée chez Mnémos (Le lion de Macédoine, etc). Ici il nous impose sa propre vision d’un récit légendaire en prenant soin d’éviter toute intervention magique mais en jouant sur la corde sensible des êtres humains qui construisent l’Histoire, de simples hommes parfois, mais des héros la plupart du temps. A noter que ce livre est d’abord présenté dans une riche édition Collector avec cartonnage et jaquette en couleur, avant de bénéficier d’une parution en broché.
Les autres titres de la série :
1.Le seigneur de l'arc d'argent
2.Le bouclier du tonnerre

lundi 20 juillet 2009

WEIS Margaret & HICKMAN Tracy (Usa)
WEIS Margaret Baldwin

Pseudo de Edith Baldwin
Née en 1948 à Independence, dans le Missouri, Margaret Weis obtint un diplôme de littérature dans l’université du Missouri, dans la ville de Columbia. Puis elle devint journaliste et publia son premier livre, « Frank et Jesse James » en 1981. Un peu plus tard, après un déménagement, elle devient rédactrice en chef chez TSR Inc., les créateurs du jeu de rôle « Donjons & Dragons ». C’est un peu plus tard qu’avec Tracy Hickman elle publie les premiers romans du cycle de la série « Chroniques de Lancedragon » qui se vendirent à plus de vingt millions d’exemplaires à travers le monde. Elle enchaîna ensuite avec d’autres séries de Fantasy écrites en collaboration avec Hickman, puis avec son ex-époux Don Perrin, ou sur son seul nom, comme celle de « Dragonvarld ». Des contrats de films sont en discussion pour plusieurs de ses romans, notamment pour les « Chroniques » qui devraient être adaptées en dessin animé
HICKMAN Tracy (Usa)
Pseudo de Tracy Raye Hickman

Né à Salt Lake City, dans l’Utah, aux Etats-Unis, en 1955, Tracy Hickman est un mormon convaincu. Marié avec Laura Curtis depuis 1977, il a réalisé avec elles de nombreux jeux de la série « Donjons & Dragons », ainsi que le roman « Mystic warrior » en 2004. Mais sa collaboration la plus marquante est celle qui l’amena à écrire avec Margaret Weis les premiers romans de la série « Dragonlance » qui furent suivis d’autres trilogies situées dans le même univers, ainsi que d’autres cycles de fantasy tels que celui des « Portes de la mort », de « L’épée noire » et de « La rose du prophète »
◊ Dragons des profondeurs (Roman) High Fantasy / Dragons
Bragelonne-Milady, 10/2008 — 522 p., 23,50 € — Ser. : Trilogie des Chroniques perdues 1 — The lost chronicles 1.Dragons of the dwarven depths, 2006 — Tr. : Sébastien Baert — Couv. : Matt Stawicki
→ Avec ce nouveau roman de la série Dragonlance, Weis et Hickman proposent à leurs lecteurs un véritable retour aux sources puisqu’ils reviennent sur des événements restés dans l’ombre dans la trilogie des Chroniques Perdues. On y retrouve le groupe des Héros de la Lance Tanis, Raistlin, Caramon, Sturm de Lumelane, Tasslehoff et Flint Forgefeu, ainsi que leurs vieux amis Rivebise, Lunedor et Laurana, juste après le combat qui leur a permis de terrasser le seigneur des dragons Verminnard. Désormais ils espèrent jouir d’un repos mérité dans une vallée des monts Kharolis où ils ont conduit les réfugiés de Pax-Tharkas qu’ils ont sauvés. Là, ils entendent enfin de célébrer comme il se doit le mariage de Lunedor et de Rivebise. Mais cette trêve sera de courte durée. En effet les forces des armées draconiques sont toujours sur leurs traces et ils comprennent qu’ils ne seront jamais en sécurité sur Krynn tant que la Reine des Ténèbres et ses dragons en mettront à feu et à sang les loindres recoins. Tanis pense déjà au départ car le danger se fait de plus pressant et les barbares des plaines qui les protégeaient risquent de partir de leurs côtés. Cependant, la décision de quitter ce hâve de paix prise, il faut savoir où aller, surtout lorsque l’on doit assurer la sécurité de plus de huit cents personnes. Tanis pense aux murailles de Thorbardin. Mais les portes du royaume des Nains sont scellées depuis de nombreux siècles. Pour en trouver la clé Raistlin décide d’aller à Kallote, une forteresse hantée où jadis les armées des nains se sont livrées à une lutte fratricide. Son frère l’accompagne, ainsi que Sturm qui désire garder un œil sur lui et qui est la recherche du légendaire marteau de Kharas, l’outil qui servira à forger la fameuse lancedragon. Tanis, pour sa part, prend tout de même le chemin de Thorbardin en compagnie de Flint, guère enthousiasmé par ce voyage, tandis que Tika se lance dans un dangereux périple afin de sauver d’une mort certaine ceux qu’elle aime. Mais, alors que les héros tente de protéger les vies des réfugiés dont ils ont la charge, c’est le nain Flint Forgefeu qui sera confronté à un choix difficile qui pourra déterminer l’avenir du monde de Krynn. Et la seule personne sur qui il peut compter pour lui venir en aide n’est autre que Tasslehoff Racle-Pieds, le kender insouciant. Avec la quête du marteau de Kharas qui sous-tend l’intrigue de ce premier volume, c’est un élément primordial de l’ensemble de la série qui est dévoilé ici, laissant présager de nombreux événements qui découleront de cette découverte. C’est donc avec un réel plaisir que l’on retrouve le tandem Weis & Hickman aux commandes de cette nouvelle trilogie écrite en 2006 où ils prolongent le fabuleux univers qu’ils ont créé.
JONES Terry (Gb)
Pseudo de Terence Graham Parry Jones
Né en 1942 à Colwyn Bay, au nord du Pays de Galles,et biien que son nom soit éternellement associé à la troupe des Monthy Python, ces iconoclastes britanniques qui déridèrent les pellicules cinématographiques au fil de leurs innombrables pitreries, Terry Jones est également un auteur reconnu qui a collaboré avec Douglas Adams pour l’écriture de « Starship Titanic » et qui a participé à la création de livres tels que « La bible des gnomes et des farfadets » et « Le livre des fleurs séchées de Lady Cottington »
◊ Erik le viking (Roman) Light Fantasy / Mythologie nordique
Bragelonne-Fantasy, 11/2008 — 166 p., 15 € —The saga of Erik the Viking, Pavillon, 1983 — Tr. : Isabelle Varange — Couv. & ill. : Boulet
Critiques :
www.cafardcosmique.com (Ubik) ; www.phenixweb.net (Chris de Savoie) ; www.khimaira-magazine.com (Sophie Dabat)
→ Voici l’histoire d’un guerrier viking qui vivait il y a plusieurs siècle et qui, tout comme Ulysse, a fait un beau voyage… Telle est l’introduction qui pourrait résumer ce livre où Terry Jones aborde à sa manière les légendes nordiques, sagas islandaises et contes norvégiens, et en particulier les fornaldarsögur, ces récits consacrés aux temps légendaires. Mais, attention, que ceux qui ont vu le film fassent machine arrière, ce roman se démarque grandement du scénario cinématographique. Tout commence avec l’idée fixe d’Erik le viking, guerrier et explorateur comme il va de soit, qui décide d’aller cherche une nouvelle terre de l’autre côté de l’océan. La découverte de ce nouveau rivage en elle-même n’a que peu d’importance. Ce qui compte en effet c’est le voyage en lui-même, c'est-à-dire les relations compliquées entre les différents occupants du navire et les épisodes relatant les rencontres avec des personnages et des créatures mémorables comme le Dragon de Mer, le Vieil Homme de Mer, un enchanteur et sa fille, un groupe de géants, des hommes-chiens… et même la mort. Des rencontres face auxquelles Erik et ses truculents compagnons, Sven le Fort, Ragnard Barbe-Fourchue et Thorkhild, réagiront avec leurs approches personnelles tout en tirant toujours profit de ces nouvelles péripéties venues se mêler aux tracas du quotidien ayant pour nom tempêtes et multiples avaries. Escaladant la Montagne du Loup, traversant la Vallée qui Parle, enjambant le Gouffre du Bord du Monde, cette joyeuse équipe se promène dans un univers imprégné de merveilleux, de créatures féeriques et d’objetrs magiques. Narrées dans une langue concise, ces aventures se lisent comme une succession d’anecdotes où apparaissent des personnages récurrents opposés à des problèmes dont ils doivent trouver la solution. Le style copie volontairement les codes de la littérature médiévale, avec ses répétitions, sa grandiloquence, et la petite morale qui vient conclure chaque conte. Et le tout est mis en valeur par les illustrations de Boulet rythmant à merveille le déroulement de cette saga qui, si elle ne restera pas inoubliable, permettra de passer un agréable moment de lecture.
BRITAIN Kristen (Usa)
Ayant grandie dans la région de Finger Lakes, dans l’état de New York, Kristen Britain a commencé à écrire à l’âge de neuf ans avant de poursuivre des études à l’université d’Ithaca, d’où elle sort diplômé en cinéma pour s’engager comme… garde-forestière au Service des Parcs Nationaux. Un amour vibrant à la nature qui transparaît dans ses livres et, en particulier dans la série du « Cavalier Vert » qui l’a rendue célèbre
◊ Cavalier vert (Roman) Romantic Fantasy
Bragelonne-Milady, 7/2008 — 500 p., 22 € — Ser. : Cavalier vert 1 — Green rider, Daw, 11/1998 — Tr. : Claire Kreutzberger — Couv. : Ketih Parkinson
Critiques :
www.khimaira-mag.com (Mélanie Lafrenière-Interview) ; www.lefantastique.net (Denis Labbé) ; http://librairie.critic.over-blog.fr (Anonyme)
→ Le destin de la jeune Karigan G’ladheon prend une tournure inattendue lorsque, après avoir défié en duel le fils du gouverneur de sa province, elle doit fuir l’école de Selium où elle poursuivait ses études. Un départ précipité qui lui permet de croiser la route du Cavalier Vert F’ryan Coblebaie , l’un des légendaires messagers du roi. Celui-ci, agonisant, lui demande de porter au roi Zacharie de Sacoridie un message de première importance faisant mention d’un complot visant à son proche assassinat. N’écoutant que son esprit d’aventure, Karigan accepte, ne sachant pas encore dans quelles folles péripéties elle vient de se précipiter tête baissée. Car elle ne sait pas encore que c’est justement ce message qui est à l’origine de la mort du fameux Cavalier. Désormais c’est elle que vont traquer des tueurs impitoyables lancés aux trousses du messager royal sur les ordres de Tomatsin, le seigneur de la province de Mirpuits, et le père du jeune noble qu’elle a imprudemment défié en duel. Et, pour leur échapper, Karigan pourra compter, non seulement sur son courage et sa témérité, mais aussi sur l’étrange cheval magique dont elle a hérité, sur les étranges propriétés de la broche que lui a donné le cavalier mourrant, et sur l’esprit de F’ryan Coblebaie, le spectre du Cavalier Vert assassiné, qui ne partira dans l’au-delà que lorsque la mission accepté par la jeune fille sera accomplie, mais qui doit constamment résister aux pressions de l’Homme Gris, un mystérieux et puissant sorcier, qui s’efforce de prendre le contrôle de son âme. Après avoir échappé au sinistre capitaine Immerez Karigan trouve un temps refuge dans la vielle demeure de Mlle Feuille Sorbier qui lui en apprend un peu plus sur l’importance de sa mission et lui révèle qu’elle est destinée à devenir elle-même un Cavalier Vert. Mais le seigneur Tomatsin envoie son meilleur agent, le major Béryl Spencer, enquêter sur sa famille. Pendant ce temps Karigan doit affronter le Kanmorhan Vane, une créature démoniaque issue du monde des pouvoirs obscurs qui avait réduit son cheval à l’impuissance. Victorieuse, mais éprouvée par ce terrible combat, elle est recueillie par Somial d’Elétie, un peuple légendaire pour le commun des mortels, mais tombe un peu plus tard entre les mains de Jendara et Torne, deux maîtres-lames accompagnés par Garroty, un mercenaire chevronné, qui entendent bien la livrer au seigneur de Mirpuit contre une bonne récompense. Cependant, grâce à l’aide du spectre qui l’escorte, elle parvient à leur échapper. Désormais, au fil de ses aventures, elle prendra une part de plus en plus grande dans la lutte opposant le roi Zacharie à son frère qui complote pour conquérir le trône. Elle trouvera des alliés inattendus en la personne du major Béryl et du prince Alton D’Yer doté du pouvoir de réparer la brèche faite par l’Homme Gris dans son mur ancestral protégeant les humains des créatures des mondes obscurs, mais devra à nouveau combattre Soval l’Eletien qui a fait du prince Amilton, le frère du roi de Sacoridie, son âme damnée, tout en s’efforçant de sauver son propre père, un Cavalier Vert comme elle, désormais investie des pouvoirs de Première cavalière. Le premier tome d’un série mettant en scène une héroïne adolescente lancée dans une quête initiatique qui lui fera peu à peu prendre conscience de ses fantastiques pouvoirs. Un livre salué par des auteurs tels que Terry Goodkind, qui a participé au processus de son élaboration, et par Marion Zimmer Bradley, et qui est mis en valeur par la saisissante couverture de l’incomparable Keith Parkinson.
Les autres titres de la série :
1.Cavalier vert
2.La première cavalière
3.Le tombeau du roi suprême
LACKEY Mercedes (Usa)
Pseudonyme de Mercedes Ritchie Lackey
Ecrivain américain née en 1950 qui, après de brillantes etudes qui l’ont conduite à exercer de nombreux petits boulots, s’est lancée avec bonheur dans l’écriture. Auteur prolifique dans des genres tels que le policier, la science-fiction, la fantasy, la nouvelle ou le roman, elle a collaboré avec divers grands écrivains comme Piers Anthony ou Marion Zimmer Bradley et bien sur avec son mari, Larry Dixon, avec lequel elle a écrit la trilogie de « La guerre des mages » mini série au cœur du cycle des « Hérauts de Valdemar » qui lui a permis d’accéder à la notoriété dans le domaine de la Fantasy
◊ La chute de la flèche (Roman) Romantic Fantasy
Bragelonne-Milady, 12/2008 — 283 p., 6 € — Ser. : Les Hérauts de Valdemar. La trilogie des flèches 3 — Valdemar Heralds. Arrow’s fall, Daw, 12/1987 — Tr. : Rosalie Guillaume — Couv. : Amandine Labarre
Précédente publication : Pocket-Fantasy 5636, 1/1997 — 251 p., 5,50 € — Couv. : Siudmak

→ Tombée entre les mains du redoutable Prince Ancar à l’ambition dévorante stigmatisée par son égérie et son amante, la magicienne Hulda qui a pris la place de sa nurse, Talia fait l’apprentissage de la douleur et de la honte. Affamé, torturée, violée par des gardiens hideux, droguée afin que ses pouvoirs deviennent inefficace, elle n’a plus qu’un seul espoir : atteindre par la pensée Rolan, son destrier magique, afin qu’il prévienne Valdemar du terrible danger que des mages diaboliques font courir sur tout le pays. Car désormais les moments sont comptés avant que les sorts qu’ils fourbissent dans l’ombre ne précipitent la fin de la jeune princesse Elspeth et du royaume tout entier. La conclusion d’une trilogie qui retrace le parcours initiatique de Talia, une petite fille perdue devenue une jeune fille amoureuse, puis une femme sûre d’elle-même dans un monde en proie à la renaissance de la magie noire où rôdent traîtres et assassins prêts à tout pour parvenir à leurs fins. A noter que dans cet ultime volume l’intrigue axée sur des aventures teintées de magie et d’amour se revêt de certaines connotations sexuelles avec la description minutieuse du supplice de Talia.
Les autres titres de la série des HERAUTS DE VALDEMAR
La guerre des mages (cf. Lackey/Dixon)
1.Le griffon noir
2.Le griffon blanc
3.Le griffon d’argent
La trilogie de la flèche
1.Les flèches de la reine
2.L’envol de la flèche
3.La chute de la flèche