dimanche 30 août 2009

BOTTET Béatrice (Fr)
Ancienne professeur de lettres qui désormais se consacre entièrement à l’écriture, Béatrice Bottet est une érudite passionnée d’ésotérisme qui mélange avec bonheur dans ses romans pour adolescent l’humour et le fantastique. Adorant raconter l’Histoire et ses péripéties, tout en restant extrêmement sensible au passé, elle s’est naturellement tournée vers une carrière d’écrivain, alternant à la fois les récits romancés, souvent teintés de fantastique à base historique (le cycle du « Grimoire au rubis ») et les documentaires plongeant dans notre imaginaire mythique (comme les divers tomes de « L’encyclopédie du fantastique et de l’étrange » et « La bibliothèque du fantastique »)
◊ Le château de la dame blanche (Roman) Jeunesse / Esotérisme
Casterman-Grand Format, 5/2009 — 340 p., 15 € — Ser. : Le grimoire au rubis cycle III T.2 — Couv. : Benjamin Carré
→ Dans ce second opus du troisième cycle du Grimoire au rubis nous retrouvons le trio de nouveaux héros qui assuraient l’intrigue du premier tome de la série, Rue de la Mandragore, à savoir Hortense, la petite bonne devenue marchande de fleurs et toujours dépositaire du secret du grimoire, Perceval, l’ancien cambrioleur reconvertit dans la photographie spirite, et Albéric, un étudiant de bonne famille désormais architecte spécialiste du Moyen Age. Justement ce dernier est envoyé pour son travail dans le château de Védeilhac. Un lieu étrange surnommé le château de la dame blanche où certains prétendent avoir vu la silhouette d’une étrange dame blanche se promener au clair de lune, tandis qu’une étrange mélopée s’échappe de ses murailles. Or, depuis qu’il est parti dans cette inquiétante demeure, Albéric n’a plus donné signe de vie. De quoi légitimement inquiéter Hortense et Perceval, d’autant plus que le grimoire vient de se réveiller sans raisons apparentes. Dés lors ils entreprennent de visiter les paisibles ruines de Védheilac afin de tenter d’en savoir plus clair sur le sombre secret qu’elle dissimulent. Le second tome du troisième volet d’une série qui mêle avec bonheur magie, aventure et connaissances historiques et qui bénéficie désormais des illustrations de Benjamin Carré en couverture.
Les autres titres de la série :
1.Rue de la Mandragore
2.Le château de la dame blanche
3.Le relais des ombres
BOTTET Béatrice (Fr)
Ancienne professeur de lettres qui désormais se consacre entièrement à l’écriture, Béatrice Bottet est une érudite passionnée d’ésotérisme qui mélange avec bonheur dans ses romans pour adolescent l’humour et le fantastique. Adorant raconter l’Histoire et ses péripéties, tout en restant extrêmement sensible au passé, elle s’est naturellement tournée vers une carrière d’écrivain, alternant à la fois les récits romancés, souvent teintés de fantastique à base historique (le cycle du « Grimoire au rubis ») et les documentaires plongeant dans notre imaginaire mythique (comme les divers tomes de « L’encyclopédie du fantastique et de l’étrange » et « La bibliothèque du fantastique »)
◊ Le secret des hiboux (Roman) Jeunesse / Fantasy médiévale / Magie
Casterman-Poche, 5/2009 — 326 p., 6 € — Ser. : Le grimoire au rubis 1 — Couv. : Benjamin Carré
Précédente publication : Casterman-Grand Format, 10/2005 — 252 p., 13 € — Couv. : Muriel Lefebvre
→ Juste avant de mourir, dame Hermelinde a confié à Bertoul, son jeune protégé et ménestrel, un grimoire renfermant des recettes magiques avec pour mission de le ramener au mage Gurhaval, à Paris. Cependant l’ouvrage est ardemment convoité par Raopulet, le cupide héritier de dame Hermelinde, qui va désormais tout faire pour s’en emparer. Afin de lui échapper, Bertoul s’enfuit accompagné par Blanche de Vauluisant, jeune élève de sa maîtresse disparue, qui cherche à échapper à un mariage forcé organisé par ses propres frères. Tout le long de leur tumultueux périple les deux jeunes gens devront affronter de multiples dangers, l’auteur nous propose de découvrir les routes de France en ces temps troubles du Moyen Age où la magie faisait partie intégrante du quotidien des hommes. Une magie à peine effleurée, proche de la science médicinale de l’époque à base de plantes, qui se manifeste uniquement par l’entremise des pages du grimoire et des recettes, souvent hilarantes, qui nous sont proposées à chaque tête de chapitre. Mêlant mystère et aventure à une reconstitution historique élaborée le livre nous en dit beaucoup sur la construction sociale de cette époque, la féodalité, la place difficile de la femme, la puissance de la religion, l’importance du commerce et des foires, le tout mis à la portée du lecteur par des notes en bas de pages qui servent de petit lexique. Ce n’est seulement qu’en atteignant Paris où Blanche retrouvera sa tante que Bertoul pourra profiter des largesses de Magnus Gurhaval et s’intéresser d’un peu plus prés à sa jolie compagne de voyage. La réédition en poche du premier tome d’une série qui a connue un remarquable succès auprès des jeunes lecteurs et que nous devons à une ancienne professeur de lettres passionnée de fantastique qui a déjà publié chez Casterman le remarquable triptyque de L’encyclopédie du fantastique et de l’étrange. A noter que les fans de cette série peuvent collecter un maximum d’information sur le site qui lui spécialement dédié : www.legrimoireaurubis.com .
Les autres titres de la série :
1.Le secret des hiboux
2.Le sortilège du chat
3.Le chant des loups
BOTTET Béatrice (Fr)
Ancienne professeur de lettres qui désormais se consacre entièrement à l’écriture, Béatrice Bottet est une érudite passionnée d’ésotérisme qui mélange avec bonheur dans ses romans pour adolescent l’humour et le fantastique. Adorant raconter l’Histoire et ses péripéties, tout en restant extrêmement sensible au passé, elle s’est naturellement tournée vers une carrière d’écrivain, alternant à la fois les récits romancés, souvent teintés de fantastique à base historique (le cycle du « Grimoire au rubis ») et les documentaires plongeant dans notre imaginaire mythique (comme les divers tomes de « L’encyclopédie du fantastique et de l’étrange » et « La bibliothèque du fantastique »)
◊ Le secret des hiboux (Roman) Jeunesse / Fantasy médiévale / Magie
Casterman-Poche, 5/2009 — 326 p., 6 € — Ser. : Le grimoire au rubis 1 — Couv. : Benjamin Carré
Précédente publication : Casterman-Grand Format, 10/2005 — 252 p., 13 € — Couv. : Muriel Lefebvre
→ Juste avant de mourir, dame Hermelinde a confié à Bertoul, son jeune protégé et ménestrel, un grimoire renfermant des recettes magiques avec pour mission de le ramener au mage Gurhaval, à Paris. Cependant l’ouvrage est ardemment convoité par Raopulet, le cupide héritier de dame Hermelinde, qui va désormais tout faire pour s’en emparer. Afin de lui échapper, Bertoul s’enfuit accompagné par Blanche de Vauluisant, jeune élève de sa maîtresse disparue, qui cherche à échapper à un mariage forcé organisé par ses propres frères. Tout le long de leur tumultueux périple les deux jeunes gens devront affronter de multiples dangers, l’auteur nous propose de découvrir les routes de France en ces temps troubles du Moyen Age où la magie faisait partie intégrante du quotidien des hommes. Une magie à peine effleurée, proche de la science médicinale de l’époque à base de plantes, qui se manifeste uniquement par l’entremise des pages du grimoire et des recettes, souvent hilarantes, qui nous sont proposées à chaque tête de chapitre. Mêlant mystère et aventure à une reconstitution historique élaborée le livre nous en dit beaucoup sur la construction sociale de cette époque, la féodalité, la place difficile de la femme, la puissance de la religion, l’importance du commerce et des foires, le tout mis à la portée du lecteur par des notes en bas de pages qui servent de petit lexique. Ce n’est seulement qu’en atteignant Paris où Blanche retrouvera sa tante que Bertoul pourra profiter des largesses de Magnus Gurhaval et s’intéresser d’un peu plus prés à sa jolie compagne de voyage. La réédition en poche du premier tome d’une série qui a connue un remarquable succès auprès des jeunes lecteurs et que nous devons à une ancienne professeur de lettres passionnée de fantastique qui a déjà publié chez Casterman le remarquable triptyque de L’encyclopédie du fantastique et de l’étrange. A noter que les fans de cette série peuvent collecter un maximum d’information sur le site qui lui spécialement dédié : www.legrimoireaurubis.com .
Les autres titres de la série :
1.Le secret des hiboux
2.Le sortilège du chat
3.Le chant des loups
DIAMAND Emily (Gb)
Engagée depuis des années auprès de l’organisation Les Amis de la Terre, Emily Diamand concilie dans son écriture son engagement en faveur de l’écologie et son sens de l’aventure. Elle a entamé une brillante carrière d’écrivain pour la jeunesse avec la publication de son livre « La rançon des pirates » qui mêle avec bonheur la flibuste et l’imaginaire dans la plus pure tradition de la série des « Pirates des Caraïbes »
◊ La rançon des pirates (Roman) Jeunesse / Aventures Fantasy
Michel Lafon-Jeunesse, 4/2009 — 371 p., 14,95 € — Reavers’ ransom, Chricken House, 10/2008 — Tr. : Nathalie Gouyé-Guilbert
Critiques : Carrefour Savoirs 118 (Laure buisson-Emily Diamand. Un conte d’auteur)
→ En 2216, le monde a été ravagé par une terrible catastrophe qui l’a privé de toute technologie. De l’orgueilleuse Angleterre presque totalement engloutis sous les eaux ne subsistent que quelques îles, dix contrées dont les habitants survivent tant bien que mal, tout en affrontant des hordes de pirates qui ravagent leurs côtes comme les vikings des temps jadis. La jeune. Lily Melkun est justement en train de pêcher avec son chat de mer quand des flibustiers sans pitié attaquent son village et enlèvent Alexandra, la fille du Premier Ministre. Ce dernier, aveuglé par la colère, accuse les villageois de complicité. Afin de prouver leur innocence Lily n’hésite pas à partir livrer aux pirates la rançon qu’ils demande : un étrange bijou qui parle. Et la voilà parti dans un périple plein de rebondissements digne des meilleurs romans d’aventure où elle fera la rencontre de Zeph, l’héritier d’une grande famille de pirates, tandis que le mystérieux pendentif qu’elle transporte lui réserve de nombreuses surprises. Armée de son courage et sa bonne volonté, elle va désormais tout mettre en œuvre pour délivrer Alexandra, tout en déjouant les plans de ses principaux rivaux et en s’efforçant de pénétrer dans un repaire des pirates difficilement accessibles, ne sachant pas encore qu’elle devra payer un prix important pour concrétiser sa quête. Un premier roman qui a permis à son auteur de recevoir le premier prix du concours nouvelle auteur jeunesse 2008 lancé par le magazine Times.
CLEMENS James (Usa)
Pseudo de Jim Czakjowski
Cet auteur américain né à Chicago en 1961 a grandi dans le Midwest et les grandes étendues canadiennes. Désormais il vit en Californie où il partage sa vie entre l’écriture et son activité de vétérinaire
◊ Les foudres de la sor’cière (Roman) Aventures Fantasy Bragelonne-Milady, 4/2009 — 633 p., 8 € — Ser. : Les bannis et les proscrits 2 — The banned and the bannished 2.Wit’ch storm, Del rey 1998 — Tr. : Isabelle Troin — Couv. : Anne-Claire Payet
Précédente publication : Bragelonne-Fantasy, 1/2007 — 502 p., 22 € — Couv. : Anne-Claire Payet
Critiques : www.actusf.com (Myriam de Loddere) ; www.kimaira-magazine.com (Christophe Van de Ponseele)
→ Alors que les légions noires du démoniaque Gul’gotha déferlaient sur le monde d’Alasea, trois mages, dans une ultime acte de résistance, firent un terrible sacrifice afin que le Chi, l’essence même du Bien, qui avait mystérieusement abandonné les combattants luttant contre les démons ailés du Seigneur Noir, puisse être préservé à travers le Grimoire, réceptacle de la magie sauvage que, quelques cinq cents ans plus tard, une sorcière devait régénérer. Dans le premier tome de cette série nous avions appris que la jeune Elena était l’élue de la prophétie. Entre temps, la pratique de la magie a été oubliée par le commun des mortels et les guerriers des légions noires sont devenus de simples soldats chassant les hérétiques qui menacent de corrompre le royaume. Poursuivie par les monstres ailés de Gul’gotha Elena, après l’assassinat de sa famille, a trouvé refuge auprès d’un groupe de parias et de hors-la-loi composée du gardien du fameux Grimoire et de trois représentants des éléments que sont le feu, la terre et le vent. Pour se protéger des espions du Seigneur Noir ils devront d’abord quitter le pays d’Alasea, puis se déguiser en troupe de saltimbanques afin d’échapper aux sinistres créatures chargés de les arrêter à touts prix dans leur quête de la cité perdu où est caché le fameux Grimoire, l’ouvrage mystique qui détient la clé de la défaite de Gul’gotha. Parallèlement à la fuite d’Elena, James Clemens agrémente ce second tome de deux autres intrigues. Celle tout d’abord qui nous relie à Joach, le frère d’Elena. Capturé par les séides de Gul’gotha juste après le massacre de sa famille, ce dernier est sous l’emprise du maléfice du moine Greshym qui l’oblige a accomplir des actes contraires à sa propre volonté. Mais, par un heureux hasard, il parvient à s’en libérer. Il décide alors de feindre cette diabolique dépendance afin d’espionner le Seigneur Noir et d’ainsi pouvoir secourir sa sœur lorsque le moment sera venu. Conjointement l’auteur nous conduit vers un autre personnage, Sy’wen, la petite sirène, une me’rai dont le peuple vit au fond des océans depuis une éternité. Cependant, cette dernière ne rêve que du monde des bannis : celui des êtres qui marchent sur terre et, lors d’une aventureuse promenade en surface pour observer les hommes, elle est capturée par des pêcheurs avec Cerite, le dragon de sa mère. L’entrelacement de ces trois intrigues permet de donner encore plus de richesse à l’histoire, tandis qu’au fil du récit chaque protagoniste acquiert plus d’épaisseur à travers les différents rencontres qui lui seront proposées ainsi que les diverses épreuves qu’il aura à affronter. C’est ainsi que l’ensemble de l’œuvre prend de l’ampleur, agrémenté par un luxe de détail et un profond souci de réalisme, tandis que nous suivons les efforts pathétiques d’Elena aux prises avec sa magie naissante qu’elle a de plus en plus de mal à contrôler, tout en sachant que de sa manière de l’appréhender pourra dépendre la suite de son destin et sa transformation en sor’cière blanche ou sor’cière noire. La suite d’une série originale qui allie avec un rare bonheur le fantastique et la fantasy, le tout baignant dans une atmosphère de passions exacerbées où l’émotion est toujours au rendez-vous et où le ferment de l’aventure rythme le défilement des pages.
Les autres titres de la série :
1.Le feu de la sor’cière
2.Les foudres de la sor’cière
3.La guerre de la sor’cière
4.Le portail de la sor’cière
5.L’étoile de la sor’cière
CORBUCCI Pierre (Fr)
Né en 1973 et résidant dans le sud de la France, Pierre Corbucci a étudié l’histoire. A la fois enseignant, photographe et musicien, il s’est également s’est lancé dans le roman avec « Journal d’un ange » publié à la Série Noire et repris en Folio SF
◊ Journal d’un ange (Roman)
Gallimard-Folio SF 344, 5/2009 — 220 p., 4.90 € — Couverture : Bastien L.
Précédente publication : Gallimard-Série Noire 2698, 12/2003 — 208 p., 7,95 €
Critiques :
www.yozone.fr (Hervé Thiellement)
→ Voici le journal d’Eriel, ange inquisiteur envoyé sur Terre pour enquêter sur la disparition mystérieuse de plusieurs anges gardiens. Il faut dire qu’au Paradis, les affaires ne vont pas très bien. La banqueroute digne de celle de Wall Street est proche, car les anges ne sont pas de très bons gestionnaires. Divisés en neuf séphiroth, des sortes de ministères, ils n’arrêtent pas de se tirer dans les pattes, à un tel point qu’ils envisagent de revendre le Purgatoire aux Enfers. Alors, quand en plus un mouvement politique illégal se met à revendiquer l’obtention d’un sexe pour les anges, il y a vraiment de quoi déranger la tranquille ordonnance divine. Catapulté sur Terre, et aidé de deux humains informaticiens qui travaillent au Paradis, Eriel se trouve un moment éloigné de tout ce remue ménage. Mais sa situation n’est guère enviable, car il est tombé en France en pleine coupe du monde. Et retrouver des anges égarés au sein d’une population humaine en pleine ébullition ne sera pas une mince affaire, d’autant plus que plane sur cette affaire un trafic d’âmes entre anges corrompus et démons par l’intermédiaire d’une secte peu recommandable. De quoi perdre son auréole pour un Eriel quelque peu dépassé par les événements. La réédition d’un polar aux accents angéliques, premier roman de l’auteur, préalablement publié dans la Série Noire de Gallimard.
ANDERSON Poul William (Usa)
Né en 1926 et mort en 2001, Poul Anderson restera dans l’esprit des amateurs de science-fiction comme l’un des grands écrivains américains de l’âge d’or de la SF. Outre ses séries telles que La patrouille du temps ou les Aventures de Dominique Flandry, il a également œuvré dans la Fantasy, un genre où l’a conduit sa passion pour la mythologie nordique issue de son ascendance scandinave
◊ Trois cœurs, trois lions, suivi de Deux regret (Roman) Fantasy médiévale / Univers parallèle
Gallimard-Folio-SF 343, 5/2009 — 377 p., 7,50 € — Tr. : Jean-Daniel Brèque & Daniel Lemoine, révisée par Jean-Daniel Brèque — Couv. : Jean-Sébastien Rossbach — Sommaire :
Trois cœurs, trois lions (Three hearts and three lions, in F&SF, 9 & 10/1953 & Doubleday, 1961 — Tr.: Jean-Daniel Brèque
L’auberge hors du temps (House rule, in Homebrew, NESFA Press 1976 — Prélablement publié : in Fiction 308, 5/1980 — Tr. : Daniel Lemoine)
La ballade des perdants (Losers’ night, Pulphouse Publishing, 1991 — Tr. : Jean-Daniel Brèque)
Précédentes publications :
● Garancière-Aventures Fantastiques 10, 3/1986 sous le titre Trois cœurs, trois lions — 248 p., 49 Frs — Tr. : Jean-Daniel Brèque — Couv. : Beb Deum
● Pocket-SF 5359 sous le titre Trois cœurs, trois lions, 4/1990 — 288 p., 3,70 € — Tr. : Jean-Daniel Brèque — Couv. : Siudmak
● Le Bélial, 6/2006 sous le titre Trois cœurs, trois lions suivi de Deux regrets — 304 p., 20 € — Tr. : Jean-Daniel Brèque (révisée) — Couv. : Jean-Sébastien Rossbach — Sommaire : Préface de Jean-Daniel Brèque : Les univers-livres.
Critiques : Bifrost 44 (Laurent Leleu) ; www.cafardcosmique.com (Ubik) ; Fiction 381 (André-François Ruaud) ;
www.yozone.fr (Hervé Thiellement)
→ Dans Hrolf Kraki, Poul Anderson avait revisité avec bonheur le légendaire scandinave. Avec Trois cœurs, trois lions, il s’attaque avec autant de brio à l’imaginaire carolingien pas suffisamment exploité dans notre propre littérature alors qu’il pourrait s’avérer aussi riche que la mythologie arthurienne. Holger Carlsen, danois et membre de la Résistance contre l’envahisseur allemand est sur le point d’être capturé par la Gestapo, quand il est projeté dans un univers parallèle où vivent réellement les elfes, la fée Morgane et les dragons. Là il endosse sans véritable difficulté la personnalité de Danske, un chevalier porteur d’un bouclier frappé de trois cœurs et de trois lions. Et bientôt il se trouve engagé dans une lutte féroce où s’affrontent les forces de la Loi et celles du Chaos. Parfaite incarnation du champion éternel comme le développera plus tard remarquablement Michael Moorcock à travers son multivers, Carlsen/Danske s’aperçoit peu à peu qu’il représente l’unique espoir des hommes pour triompher des légions infernales qui déferlent sur eux. Dés lors il s’engage dans une quête épique fertile en rencontres et créatures fantastique, telles que ogres, géants, trolls, fées, mais aussi en magiciens et sorciers. Un récit qui s’inspire à la fois des mythes danois et de l’imaginaire celtique, mais surtout du légendaire carolingien sur lequel plane l’ombre de Charlemagne, l’empereur à la barbe fleurie, de Roland de Roncevaux ou du valeureux Robert de Huon. Toutefois, pareillement que dans certains de ses précédents romans comme Les croises du cosmos, Anderson accompagne les déplacements tumultueux de son héros d’une rafraîchissante dose d’humour. Parallèlement, choisit de s’écarter légèrement de la ligne de conduite magique de la fantasy traditionnelle en dotant Carlsen, ingénieur de son état, d’une tendance forcenée à vouloir ramener tous les événements surnaturels qu’il découvre dans le giron du rationnel, quitte à motiver l’existence des géants et des dragons par les lois de thermodynamique ou de la radioactivité, explications à l’appui, attitude que prend ses racines dans la conférence sur les mondes parallèles qu’il a suivi avant-guerre et dont cet excursion dans cet univers médiéval fantastique devient une sorte d’expérimentation. Il est à noter que cette édition reprend la parution du Bélial de 2006, sans Les univers-livres, la préface de Jean-Daniel Brèque (grand spécialiste de l’auteur comme le prouve son essai, Orphée aux étoiles : Les voyages de Poul Anderson, paru en 2007 chez Les Moutons Electriques), mais dans une traduction révisée par le même Brèque par rapport aux éditions antérieurs Garancière et Pocket, et avec le deux nouvelles ajoutées en fin de volume sous le titre Deux regrets. A savoir L’Auberge hors du temps et La ballade des perdants qui narrent des rencontres imprévues entre des personnages réels et fictifs se déroulant dans un lieu hors du temps, la taverne Vieux Phénix où l’invité d’un soir ne peut rester que jusqu’au lendemain matin. Un endroit où seul les poètes et les amoureux peuvent se défaire un instant du poids de leur destinée et des souvenirs qu’ils traînent dans leur sillage. On y croisera donc aussi bien Erik le Rouge, Sancho Pancha, Shéhérazade, Falstaff et Léonard de Vinci, que Abélard et Eloïse pour un temps à nouveau réuni (dans L’Auberge hors du temps, préalablement publiée dans Fiction 308) et François Villon et de son luth toujours empreint d’une ineffable nostalgie (dans La ballade des perdants, jusque là inédit en français). Une réédition bienvenue en attendant celle de Tempête d’une nuit d’été, appartenant au même cycle de la Taverne du Vieux Phénix.

vendredi 28 août 2009

PERRO Bryan (Québec)
Bryan Perro est né en 1968 à Shawinigan, au Québec. Après avoir suivi une formation de commédien et de professeur de théâtre, il s’est lancé avec bonheur dans l’écriture pou la jeunesse, entamant la série à succès d’Amos Daragon désormais traduite en plusieurs langues, dont l’anglais
◊ La toison d’or (Recueil) Fantasy Mythologique / Mytholgie gréco-romaine Michel Lafon, 2/2009 — 381 p., 12.90 € — Ser. : Amos Daragon 9 & 10 — Sommaire :
La toison d’or — Ser. : Amaos Daragon 9
Précédente publication : Les Intouchables, 2005 — 8,95 $ canadiens — Couv. : Jacques Lamontagne
La grande croisade — Ser. : Amaos Daragon 10
Précédente publication : Les Intouchables, 2005 — 8,95 $ canadiens — Couv. : Jacques Lamontagne
→ Amos Daragon est désigné malgré lui comme l'héritier de la première génération des porteurs de masques. Aidé de son ami Béorf Bromanson, Amos parcourt des contrées étranges peuplées de créatures légendaires à la recherche des masques du pouvoir. Dans La toison d’or on retrouve Barthélémy qui est parti en quête de la toison d'or, cape magique qui, selon une vieille légende, rend invincible celui qui la porte. Pour l'empêcher de s'emparer de ce trésor sacré, et ainsi prendre le pouvoir dans les quinze royaumes, Amos Daragon et ses amis Lolya, Béorf et Médousa tenteront de devancer leur ancien compagnon et de préserver, encore une fois, l'équilibre du monde. Centaures, harpies, manticores, faunes et démons peuplent cette palpitante histoire au cours de laquelle le porteur de masques devra, de nouveau, se surpasser. Le périple se poursuit avec La grande croisade où, malgré tous leurs efforts Amos Daragon et ses émis ne sont pas parvenus à arrêter Barthélemy dans son projet démoniaque. Désormais en possession de la toison d’or, Barthélemy l’invincible lève une titanesque armée de chevaliers et part à la conquête du continent. Son but ? Éradiquer le mal sous toutes ses formes en débarrassant le monde des humanoïdes qui le peuplent. Pour contrer cet adversaire et protéger la vie, Amos et ses amis devront conduire au combat des icariens, des vikings, des démons et des béorites. De l'issue de cette grande guerre dépendront l’équilibre de la planète et l’avenir de centaines de nations.
Les autres titres de la série :
1.Le porteur de masques
2.La clé de Braha
3.Le crépuscule des dieux
4.La malédiction de Freyja
5.La tour d'El-Bab
6.La colère d'Enki
7.Voyage aux enfers
8.La cité de Pégase
9.La toison d'or
10.La grande croisade
11.Le masque de l'éther
12.La fin des dieux

Hors série : Al Quatrum, les territoires de l'ombre
Le guide du porteur de masques
(Essai)
*Porteur de masques (Recueil T.1 & 2)
*Les Terres de glace (Recueil T.3 & 4)
*La Tour d’El-Bab (Receuil T.5 & 6)
*Les cités interdites (Recueil T.7 & 8)
*La toison d’or (Recueil T.9 & 10)
ROBILLARD Anne (Québec)
Née au Québec le 9 février 1955, Anne Robillard a été élevé dans le milieu artistique où évoluaient ses parents. Très tôt passionnée par les univers du merveilleux et l’œuvre de Tolkien en particulier, elle a créé le monde des « Chevaliers d’Emeraude » qui est devenue l’une des sagas de fantasy les plus célèbres du Québec avant d’envahir la France par l’intermédiaire des éditions Michel Lafon
Séries
◊ L’enlèvement (Roman) High Fantasy
Michel Lafon, 1/2009 — 425 p., 15 € — Ser. : Les chevaliers d’Emeraude 7 — Couv. : Patrice Garcia
Précédente publication : Mortagne, 11/2005 — 496 p., 24.95 $ canadiens

→ Pour ce septième opus de la série des Chevaliers d’Emeraude Anne Robillard nous entraîne quatre années plus tard dans l’histoire de cette prestigieuse saga. L’occasion de retrouver des héros qui, pour la plupart, ont fondé une famille et s’occupent désormais de l’éducation d’un écuyer. Mais ils auraient tors de se laisser bercer par les espoirs d’une paix durable, car Amecareth, l’empereur noir, est bien décidé à ne leur laisser aucun instant de répit. Toutefois, au château d’Emeraude, la mort d’Elund, le magicien d’Emeraude, déclenche un série d’événements tragiques. Hawke prend sa place auprès du roi Farell, qui partage désormais son corps avec le renégat Onyx. C’est ce que découvre Whelan, alors qu’il vient juste de recevoir en héritage un étrange bijou magique. Cependant l’attaque des hommes-insectes conduits par le démoniaque sorcier Asbeth ne lui laisse guère le temps d’épiloguer sur la question. Ils sont repoussés, mais Kevin a été enlevé. Emmené à Irianeth, le continent noir, il est destiné à y subir de terribles supplices. Pour le délivrer Whelan et Onyx décident de se rendre sur le ténébreux contient, mettant ainsi au point la plus dangereuse opération que les prestigieux chevaliers aient jamais tentés. La suite d’une série qui a valu une renommée internationale à la romancière québécoise Anne Robillard. Publiée d’abord au Québec chez les éditions Mortagne, cette saga est désormais reprise par les éditions Michel Lafon, des habitués des récits venus du Québec (cf. L’Amos Daragon de Bryan Perro) et en cours de publication chez France Loisirs.
Les autres titres de la série :
1.Le feu du ciel
2.Les dragons de l’Empereur Noir
3.Piège au royaume des ombres
4.La princesse rebelle
5.L’île des lézards
6.Le journal d’Onyx
7.L’enlèvement
8.Les dieux déchus
9.L’héritage de Danalieth
10.Représailles
11.La justice céleste
12.Irianeth

jeudi 27 août 2009

GAGNON Hervé (Québec)
Historien de formation, cet écrivain québécois né en 1963 dans le Saguenay a fait ses études à l’université de Montréal. C’est donc tout naturellement vers le domaine historique qu’il a tout d’abord dirigé sa plume, avant d’être influencé par son enfant, qui le mit au défi d’écrire une histoire pour adolescents. Il releva le pari et le gagna, devenant ainsi un écrivain lu par de très nombres jeunes lecteurs, notamment à travers sa série du « Talisman de Nergal »
◊ L’élu de Babylone (Roman) Jeunesse / Voyages dans le temps
Michel Lafon, 3//2009 — 595 p., 11.90 € — Ser. : Le talisman de Nergal 1 — Couv. : Kinos
Précédente publication : Hurtubise HMH-Hors Collection, 3/2008 — 276 p., 10.95 $ canadiens — Ser. : Le talisman de Nergal 1 — Couv. : Kinos
→ Voici le premier tome d’une série fantadtico-historique qui retrace les aventures de Manaïl, un jeune Babylonien de 14 ans. Orphelin et handicapé à cause de sa main palmée, il vit au jour le jour, partageant son existence entre de menus larcins et des courses poursuite avec des marchands en colère. Cependant, le destin lui réserve un sort plus glorieux, car il a été choisi par la déesse Ishtar pour être son élu, c'est-à-dire le seul être capable de détruire le talisman maudit créé jadis par la civilisation des Anciens. Un objet que convoitent les adorateurs de Nergal car ses immenses pouvoirs permettraient d’effacer le temps dans le but d’établir un nouvel ordre à leur avantage où la majorité des humains seraient réduits en esclavage. Or le talisman a été fragmenté en cinq morceaux disséminés dans des époques différents : les kans. Pour les rassembles Manaïl devra se rendre dans chacune de ces strates temporelles où les dangers ne manquent pas. Cette première aventure se déroule dans la Babylone du VI° siècle avant J.C.. Notre jeune héros vient juste d’apprendre de la bouche de son maître, Ashurat son statut d’élu, que déjà il doit se mettre en quête du premier fragment qu’il doit retrouver avant l’arrivée des troupes perses du roi Cyrus II qui assiègent la ville. Car, au sein de ces troupes d’invasion se trouvent des Nergalii décidés eux aussi à tout faire pour mettre la main sur la précieuse relique. Heureusement, pour les devancer, Manaïl pourra compter sur l’aide d’Arianath, une jeune vierge du temple d’Ishtar. Le premier tome d’une nouvelle série qui mêle habillement la thématique des voyages temporels, les récits historiques et la fantasy. Pour en savoir plus sur la série, un site à visiter : www.talismandenergal.com .
Les autres titres de la série :
1.L’élu de Babylone
2.Le trésor de Salomon
2.Le secret de la vierge
CORNWELL Bernard (Gb)
Né à Londres en 1944 d’un père canadien et d’une mère anglaise, Bernard Cornwell fut d’abord adopté par une famille ultra religieuse d’Essex. Il réussit cependant à s’échapper pour suivre des études à l’université de Londres où il devint professeur avant de partir travailler pour la BBC. Après avoir rencontré sa femme, Judy, une touriste américaine, il partit aux Etats-Unis où il entama une fructueuse carrière d’écrivain spécialisé dans le roman historique anglais, dont la série « Sharpe » comptant plus de 20 volumes racontant les exploits d’un officier britannique durant les guerres napoléoniennes. On lui doit aussi une trilogie de fantasy s’inscrivant dans le légendaire arthurien, « La saga du roi Arthur »
◊ Le chant de l’épée (Roman) Fantasy Médiévale
Michel Lafon, 1//2009 — 327 p., 21 € — La chronique des Saxons 4 — The saxon chronicle 4. Sword song, HarperCollins, 5/2008— Tr. : Pascal Loubet
→ Un royaume viking au nord, un royaume saxon au sud : voilà à quoi ressemble l'Angleterre en cette année 885 quand des mercenaires s'emparent de Londres afin de contrôler la Tamise, menaçant ainsi l'équilibre fragile de la paix. Alfred, le roi des Saxons, convoque aussitôt son plus valeureux seigneur, le comte Uthred, et le charge de reconquérir la ville. Car Uthred a grandi parmi les Vikings, parle leur langue et adore leurs dieux. Mais mettra-t-il son épée légendaire au service de son souverain, alors qu'un homme revenu de parmi les morts lui a prédit 'il monterait à son tour sur le trône ? Entre rois convertis à la foi chrétienne et monarques toujours adorateurs des dieux nordiques, ce roman historique frôle la Fantasy avec le pouvoir promis à Uthred par un soi-disant mort-vivant et des épées répondant aux doux noms de Souffle de Serpent et Dard de guêpe. Bernard Cornwell est le maître du roman historique anglais. Dans sa nouvelle saga consacrée au roi Alfred le Grand, il se penche sur les heures les plus terribles du haut Moyen Age, où les Vikings mettaient l'Europe à feu et à sang. Après Le Dernier Royaume, Le Quatrième Cavalier et Les Seigneurs du Nord, il se nous replonge en plein cœur des sanglantes batailles de cette époque tumultueuse, nous permettant même de ressentir les émotions des soldats formant les fmauex murs de boucliers. Et puis n’oublions pas que Bernard Cornwell a déjà œuvré pleinement dans la Fantasy avec sa trilogie consacrée au Roi Arthur : Le roi de l’hiver, L’ennemi de Dieu et Excalibur (Ed. de Fallois puis Livre de poche) et les deux tomes de La quête du Grall Aux Presses de la Cité.
Les autres titres de la série :
1.Le dernier royauem
2Le quatrième cavalier
3.Les seigneurs du nord
4.Le chant de l’épée

mardi 25 août 2009

BANKS Iain M(enzies) (Gb)
Né en 1954 à Dunfermline, en Ecosse, Iain M. Banks a chosi de publier ses romans grand public sous le nom de Iain Banks et ses romans de SF sous celui de Iain M. Banks. Comme son ami Ken MacLeod, également écrivain écossais de SF, il professe des convictions politiques appuyées inclinant largement à gauche, et milite pour l’indépendance de l’Ecosse. Son œuvre, dans le domaine de la SF, est centrée sur le cycle de la Culture, complexe civilisation galactique au sein de laquelle évoluent les intrigues de la plupart de ses romans
◊ Trames (Roman) Space Fantasy
Robert Laffont-Ailleurs & Demain, , 1//2009 — 595 p., 23 € — Ser. : Cycle de la Culture 8 — Matter, Orbit 2008 — Tr. : Patrick Dusoulier
Critiques : www.actusf.com (Arkady Night) ; www.cafardcosmique.com (Mr. C) ; Libération du 22/01/09 (Frédérique Roussel-La galaxie d’Iain Banks) ; www.noosfere.com (Patrick Imbert)
→ Trames, de Iain M. Banks, est le huitième et nouvel opus du Cycle de la Culture, attendu depuis quelques années, et à paraître en deux volumes. Le Cycle de la Culture, devenu légendaire dans les pays anglo-saxons, a renouvelé le space opera en dressant le tableau d une société galactique anarchiste, hédoniste, riche et secrètement dominée par des Intelligences Artificielles qui organisent son abondance et savent faire valoir leurs valeurs éminemment tolérantes et humanistes. Iain M. Banks y montre un génie particulier pour décrire des êtres, des sociétés et des paysages ou objets cosmiques d une extraordinaire originalité et variété, parfois extravagants mais qu’il parvient à rendre vraisemblables. Trames ne fait pas exception : l’action débute à l’intérieur d une immense planète artificielle, Sursamen, créée il y a des milliards d’années par une espèce disparue. Composé de coques enchâssées les unes dans les autres, comme des poupées russes, ce monde se décompose en divers niveaux éclairés par des soleils thermonucléaires miniatures. Parmi les diverses espèces qui composent son habitant, allant du gazeux au liquide, l’action se focalise sur les Sarles et les Deldeyn qui occupent les 8èmet neuvième niveau. Pourvu d’une civilisation oscillant entre la Renaissance et la Révolution Industrielle britannique, ils se livrent une lutte acharnée pour la conquête de leur espace vital toujours en manque d’expansion. Alors que les Sarles sont sur le point de l’emporter au cours d’une bataille cruciale leur roi, le vaillant Hausk, est assassiné par tyl Loesp, son plus fidèle auxiliaire. Deux orphelins résultent de ce drame. Le premier, le prince Ferbin, témoin du meurtre, préfère s’enfuit pour ne pas finir comme son père. Quant à son frère, Oramen, il se retrouve sur le trône avec le traître tyl à ses côtés, qui compte bien sur un fâcheux accident pour accéder à la couronne qu’il convoite. Ferbin, accompagné de son fidèle valet Holse, est cependant bien décidé à chercher de l’aide. Pour cela il va passer de vaisseaux en vaisseaux à travers un fabuleux périple galactique riches en espèces divers que n’aurait pas renié un Jack Vance au sommet de son talent où un Silverberg en visite sur Majipoor. Tout cela pour rejoindre sa sœur Djan Serly, vendue à la Culture pour une dette d’honneur et devenue agent de Circonstances Spéciales. Son but, remonter jusqu’à la surface de Sursament afin de demander justice aux Nariscene, la race insectoïde qui veille sur ce fascinant écosystème astral. Un volumineux roman dont l’intrigue s’imprègne d’accents shakespearien et d’envolée vengeresses, où Banks décrit pour la première fois la Culture dans son contexte galactique. Malgré son étendue et sa puissance, elle est entourée par d’autres civilisations aussi avancées avec lesquelles elle doit composer. Plus surprenant encore, elle a été devancée dans le temps par des civilisations incroyablement puissantes qui ont disparu, ou qui ont quitté cet univers en atteignant un statut quasi divin. C est l’une de ces civilisations qui a fabriqué Sursamen et des dizaines d’autres mondes semblables. Et c’est l’existence même de Sursamen qui est menacée par l’éveil provoqué d’une entité qui reposait dans un sarcophage. Un livre fleuve qui submerge le lecteur page après page et dont les premiers chapitres résonnent des fracas des épées chers à la Fantasy avant de s’envoler dans les espaces intersidéraux pour la croisière d’un prince surveillés de prêt par des entités elles-mêmes épiées par d’autres espèces au sein d’une galaxie qui, comme Sursamen, est composée de sphères d’influences étroitement imbriquées où chaque civilisation complote pour son propre compte et afin d’agrandir ses vastes prérogatives.
TOLKIEN John R(onald) R(euel) (Gb)
Né en 1892 à Bloemfontein, en Afrique du Sud, John Ronald Reuel Tolkien retourna en Angleterre, d’où son père était originaire, ne 1895. Après avoir suivi de brillantes études à la King’s Edward School qui révélèrent de fascinants talents de linguistes, il se plongea dans les anciennes langues anglo-saxonnes. Devenu professeur à Oxford après un séjour écourté pour maladie sur le front français pendant la guerre de 14 il continua à écrire des cycles de légendes et de mythes entamés lors de son adolescence et situé dans un univers imaginaire qu’il baptisera plus tard La Terre du Milieu. Marié avec Edith Bratt, il eut quatre enfants pour qui il écrivit d’abord « Bilbo le hobbitt » en 1936. Encouagé par le succés de ce livre il travailla pendant prés de 14 à ce qui devait être son chef-d’œuvre, « Le Seigneur des Anneaux ». Un livre qui fit l’objet d’un véritable culte sur les campus américains des années 70 et que la grand public découvrit vraiment par le biais de la récente adaptation cinématographique de Peter Jackson alors que son auteur était décé depuis 1973. C’est son fils Christopher, puis son petit-fils Adam qui mirent de l’ordre dans l’ensemble de ses récits laissés inachevés et qui les publièrent afin de donner aux millions d’amoureux de la Terre du milieu l’occasion de revisiter un monde inscrit dorénavant au plus profond de leurs rêves
◊ Monsieur Merveille (Roman) Jeunesse / Merveilleux
La Mercurie-Les Petits dés rangés, , 2//2009 — 112 p., 16 € — M Bliss, HarperCollins, 1982 — Tr. : Pierre Grammont — Couv. & ill. : J.R.R. Tolkien
Ce texte de J. R. R. Tolkien est inédit en France. Le professeur J.R.R. Tolkien a écrit et illustré les aventures de Monsieur Merveille (Mr Bliss en anglais) pour ses enfants alors tout jeunes. Le livre reproduit en fac-similé le manuscrit original conservé à la bibliothèque de Marquette University à Milwaukee, aux Etats-Unis. Elle présente aussi la traduction du texte original en français. Monsieur Merveille, aristocrate anglais habitant une belle demeure campagnarde, vit des aventures rocambolesques avec sa toute nouvelle automobile. Un récit facétieux qui s adresse tant aux petits qu’aux grands, regorgeant de personnages attachants et drôles - voire chimériques reproduit en édition bilingue avec les illustrations en couleur de l’auteur. On y voit Monsieur Merveille faire la connaissance de trois ours qui sèment la panique dans le village et, en particulier dans le jardin des Grognards. Ont y fait la connaissance de Monsieur Lejour et de Madame Lannuy, qui sont destinés à vivre ensemble, bien que cela semble paradoxal. On en apprend un eu plus sur l’étrange Lapirafe qui vit devant la fenêtre de Monsieur Merveille et sur le sergent Bouffi, redouté par tous ceux qu’il croise. Enfin, on s’amuse beaucoup en retrouvant la prose poétique de l’incomparable créateur du Seigneur des Anneaux qui a enchanté des générations de lecteurs.
MARTIN George R(aymond) R(ichard) (Usa)
Né en septembre 1948 à Bayonne, dans le New Jersey, George R. R. Martin a publié sa première nouvelle en 1971. S’étant essayé a des genres aussi divers que la Fantasy, l’horreur et la science-fiction, il devint scénariste et producteur à Hollywood où il collabora a de nombreuses séries comme la célèbre « Twilight zone ». En 199O il commença à écrire son cycle épique du « Trône de Fer » destiné à devenir un classique de la Fantasy contemporaine.
◊ Un festin pour les corbeaux (Roman) Aventures Fantasy
J’Ai Lu-Fantasy 8813, 1//2009 — 416 p., 8 € — Ser. : Le Trône de Fer 12 — A feast for crows, 2005 — Tr. : Jean Sola — Couv. : Olivier Frot
Précédente publication : Pygmalion-Fantasy, 11/2007 — 336 p., 21.90 € — Couv. : Jean-Sébastien Rossbach
→ Les cartes changent une nouvelle fois de main : Cersei Lannister, la noire régente, s'empêtre dans la toile d'araignée qu'elle a tissée pour neutraliser sa bru, la petite reine ; arrivée au terme de son éprouvante quête, Lady Brienne, la pucelle de Torth, va faire une découverte aussi inattendue que mortelle ; Sansa Stark, marionnette entre les mains de Lord Petyr Baelish, dit Littlefingers, prépare un retour en force qui devrait faire couler beaucoup d'encre... et de sang ! Un chapitre de plus se clôt sur le royaume des Sept Couronnes, avec son lot d'alliances contre nature, de trahisons sanglantes et de morts inutiles. Et comme le trône de fer ne reste jamais vacant bien longtemps, une nouvelle guerre civile se profile à l'horizon. Lady Brienne, dite la pucelle de Torth, poursuit la quête désespérée dont l'a chargée Jaime Lannister. Accompagnée du septon Meribal, de Podrick, son fidèle écuyer, et de Ser Hyle, elle arpente sans relâche le royaume à la recherche de Sansa Stark. Mais à défaut de la fille, c'est la mère, Catelyn, qu'elle trouvera... ou du moins ce qu'il en reste. Car Sansa, depuis le régicide auquel elle a été mêlée à son insu, se cache au Val d'Arryne, sous l'identité d'Alayne Stone, prétendue bâtarde de Lord Petyr Baelish, Littlefinger. Plus pour longtemps, cependant : ce dernier a concocté un plan qui, s'il fonctionne, devrait faire revenir la jeune fille sur le devant de la scène.Et pendant que tous les Loups s'agitent, Cersei Lannister tente de maintenir en un seul morceau l'empire qu'a laissé Lord Tywin, son père. N'a-t-elle pas joué une fois de trop avec le feu en réarmant la Foi et ses ecclésiastiques pour le moins radicaux ?Un festin pour les corbeaux, douzième tome du Trône de Fer, clôt un chapitre important de la magistrale saga de George R.R. Martin. George R. R. Martin : Scénariste et producteur au cinéma et à la télévision, il est aussi l'auteur de plusieurs romans à succès (Riverdream, Armageddon Rag). Dans la lignée des Rois maudits et d'Excalibur, Le trône de fer, dont voici le douzième opus, est une grande saga épique, actuellement en cours d'adaptation en série télévisée par la chaîne HBO.
Les autres titres de la série :
1.Le trône de fer
2.Le donjon rouge
3.La bataille des rois
4.L’ombre maléfique
5.L’invincible forteresse
6.Les brigands
*Intrigues à Port-Réal (version poche)
7.L’épée de feu
8.Les noces pourpres
9.La loi du régicide
10.Le chaos
11.Les sables de Dorne
12.Un festin pour les corbeau
Nouvelles :
*Le chevalier errant
*L’épée lige
FEIST Raymond (Elias) (Usa)
Cet auteur américain est né en 1949 à Los Angeles où il continue de vivre après avoir suivi de brillante étude à l’université de Californie à San Diégo. Il a connu la célébrité grâce à son cycle de « La guerre de la faille ». Celui-ci est directement inspiré paar l’univers de Midkemia qu’il créa avec une bande de copains étudiants comme alternative à l’univer de « Donjons & Dragons » lorsqu’il faisait ses études à San Diégo. Il lui a donné depuis de nombreuses suites tout autant populaires
◊ La trahison (Roman) High Fantasy / Univers parallèles
J’Ai Lu-Fantasy 8859, 1//2009 — 474 p., 8 € — Ser. : Krondor. Le legs de la Faille 1 — Krondor. The betrayal, Avon-Eos & HarperCollins-Voyager, 11/1998 — Tr. : Isabelle Pernot — Couv. : Laurent Beauvallet
Précédente publication : Bragelonne-Fantasy, 4/2006 — 432 p., 22 € — Couv. : Stéphane Collignon
Critiques : Khimaira 7 (Valérie Frances) ; Lanfeust 88 (Dometoff, Gaspérini, Le Poulpe & Ph. Monot)
→ Neuf ans se sont écoulés depuis la fermeture de la Faille et la chute de Sethanon. La paix est à présent installée sur Midkémia, le fabuleux univers créé en 1982 par la sortie du premier titre du cycle de Krondor, Magicien. Mais celle-ci pourrait être de courte durée. En effet, Locklear, écuyer à la cour d’Arutha, le prince de Krondor, à présent en exil dans les Terres du Nord se trouve embrigadé dans le sauvetage de Gorath, un Moredhel, poursuivit par d’autres Elfes Noirs de son peuple. Or ce dernier lui demande d’être conduit devant Arutha pour lui faire part d’une sombre nouvelle. En effet Delekhan, le commandant en chef des Moredhel, est intimement persuadé que Murmandamus le prophète est encore en vie, mais qu’il demeure prisonnier sous les ruines de Sethanon. Dés lors il ne pense plus qu’à une chose : attaquer les humains afin de récupérer les terres qui ont été volées aux elfes noirs. Convaincu, Locklear accepte de le conduire à la cour de Krondor. Un voyage parsemé de multiples embûches, dont de redoutables pirates quegans et des troupes de renégats mercenaires, mais qui leur permet de rencontrer Owyn Belefote, un étudiant magicien qui se joint à leur groupe, et qui leur sera d’un grand secours dans le dénouement de cette histoire. Car, outre la menace des Moredhel, d’autres périls se profilent à l’horizon. Les Six, un mystérieux groupe de magiciens, ourdissent dans l’ombre de terribles machinations, tandis que les puissants tsuranis complotent au sujet d’une étrange histoire de gemmes magiques. De leurs côtés les Faucons des la Nuit, la guilde des assassins que l’on croyait anéantie recommencent à faire parler d’eux, alors qu’un nouveau gang dirigé par l’énigmatique Rampant sème le trouble parmi les Moqueurs de Krondor. Pour sauver le royaume des Isles, Arutha devra à nouveau regrouper tous ses vieux compagnons, Lockear, Jimmy et Pug bien entendu, pendant que Martin l’Archer combattra ses frères ennemis, les démoniaques elfes noirs, conduits par un roi pugnace et son fils, le dangereux seigneur Moraeulf. Un roman basé sur le jeu Betrayal at Krondor, édité par Sierra, sous l’instigation de John Cutter et de Neal Hallford, qui les premiers eurent l’idée de créer un jeu vidéo se déroulant dans le monde de Midkemia. Plutôt que de simplement le novéliser, Raymond E.Feist décida de prendre l’histoire de base et d’en faire ce roman dont l’action se situe chronologiquement entre Ténèbres sur Sethanon (La Guerre de la Faille T.3) et Prince de sang (L’Entre-deux-guerres T.1).
Les autres titres de la série :
1.La trahison
2.Les assassins
3.La larme de dieu
Nouvelle : Le messager

dimanche 23 août 2009

HAYDON Elizabeth (Usa)
Cet auteur américain a été largement influencé par des écrivains tels que C.S. Lewis et J.R.R. Tolkien. Travaillant d’abord dans l’édition pour enfants, elle s’est lancée dans l’écriture à la suite d’une rencontre avec un ami éditeur et a pu ainsi conjuguer son envie d’écrire à son autre passion de musicienne (harpiste) et chanteuse à travers le cycle de « La symphonie de l’éternité »
◊ Prophecy, première partie (Roman) High Fantasy
J'Ai Lu-Fantasy 8879, 2//2009 — 408 p., 8 € — Ser. : La symphonie des siècles 3 — Symphony of the ages 2. Prophecy, child of Earth, 2000 — Tr. : Marie de Prémonville — Couv. : Benjamin Carré — Carte : Ed Gazsi
Précédentes publications :
● Pygmalion-Fantasy, 2/2007 — 372 p., 21,50 € — Ser. : La symphonie des siècles 2 — Couv. : Benjamin Carré
● France Loisirs-Fantasy, 1/2009 — 524 p., 9.95 € — Ser. : La symphonie des siècles 2 — Couv. : Benjamin Carré
Critiques :
http://www.actusf.com/ (Pierre Demetz)
→ Dans ce troisième opus du cycle de La symphonie des siècles (en vérité la traduction de la première partie du second tome américain) nous sommes invités à suivre la suite des aventures de Rhapsody qui a réussi avec ses compagnons à transformer les terres bolgs en véritable entité politique envers laquelle son voisinage ne peut pas rester insensible. Désormais détentrice de la griffe du dragon, Rhapsody a décidé de la rendre à son légitime propriétaire. Accompagné de Ash, un mystérieux individu toujours enveloppé d’une cape de brume qui va lui servir de guide jusqu’à l’antre du vieux dragon Elynsynos, elle se lance à nouveau dans une périlleuse aventure. Pendant ce temps Achmed, devenu roi des Firlbogs réunifiés, est parti avec son fidèle lieutenant Grunthor explorer la crypte de Gwilliam, l’une des grottes qui lui servent de palais et où habite son peuple. Ils y découvrent la Matriarche, une vieille Dhracienne charismatique dont la tache consiste à protéger le dernier Enfant Endormi. Un être qui court un grave danger car le F’dor, un démon de feu réfugié sous terre, le cherche pour le tuer. En l’affrontant, Rhapsody et ses compagnons se rapprochent inexorablement de l’accomplissement d’une prophétie millénaire dont ils représentent l’une des composantes. La suite d’une cycle qui impose son originalité à travers son développement épousant le canevas d’une structure musicale calquée sur la symphonie , ainsi que par une cosmogonie mettant en scène des races étroitement reliés aux cinq éléments primaires, l’Eau, le Feu, la Terre, l’Air et l’Ether. Herboriste et Harpiste de formation Elisabeth Haydon imprègne le caractère épique de son récit d’un indéniable souffle poétique, tout en maintenant habilement le suspense en distillant au compte goutte les informations sur certains des mystérieux personnages sur lesquels s’appuie son intrigue.
Les autres titres de la série :
1.Destiny 1er partie
2.Destiny 2ème partie
3.Prophecy 1er partie
4.Prophecy 2ème partie
5.Destiny 1er partie
6.Destiny 2ème partie
*Sur le seuil
HOBB Robin (Usa)
Pseudo de Margareth Astrid Lindholm Ogden
Pseudo = Megan Lindholm
Née en Californie en 1952, Megan Lindholm partit jeune vive avec sa famille en Alaska. C’est d’abord sous son véritable nom qu’elle commença à écrire ses premières séries de Fantasy telles que « Le peuple des rennes » ou « Les Venchanteuses » avant d’adopter le pseudonyme de Robin Hobb pour inscrire son nom en lettre d’or dans le paysage de la Fantasy mondiale avec les séries épiques de « L’assassin royal » et des « Aventuriers de la mer »
◊ Le poison de la vengeance (Roman) High Fantasy
J'Ai Lu-Baam, 1//2009 — 477 p., 15 € — Ser. : L’Assassin royal 4 — Assassin’s quest, HarperCollins/Voyager, 1997 — Tr. : Arnaud Mousnier-Lompré — Couv. : Jean-Sébastien Rossbach
Précédentes publications :
● Pygmalion-Fantasy, 1/2000 — 320 p., 21,15 € — Couv. : Kopik
● France Loisirs-Piment, 12/2000 — 420 p., 8.95 € — Couv. : Kopik
● In La citadelle des ombres 2, 3/2001 — 1110 p., 22.71 € — Couv. : Michael Whelan ● J’Ai Lu-Fantasy 6268, 6/2002 — 350 p., 7,50 € — Couv. : Sofiane Tilikete
Critiques :
Science-Fiction Magazine 27 (Ch.Del Rosario)
→ Traduction partielle de assasin’s Quest, ce quatrième tome français du cycle de L’Assasin Royal raconte une résurrection. Celle de Fitz, l’Assassin Royal, torturé et exécuté par le prince Royal, qui a tué son propre père et usurpé sa couronne aux dépends de son frère, le prince Vérité, ayant trouvé le salut que dans la fuite. Or, grâce à l’utilisation du Vif, un talent magique étroitement lié aux animaux, Fitz à pu renaître en associant son esprit à celui d’œil-de-Nuit, son ami loup. Tandis que Royal a quitté le château côtier de Castelcerf, menacé par les Pirates Rouges, pour la riche province de Bauge, Fitz-Chevalerie s’efforce de reconstruire son humanité. Pour cela il utilisera une énergie puisée toute entière dans la vengeance qui, dés lors, déterminera chacun de ses actes. Guidé par Burrich et Umbre il devra alors choisir entre la voie de la civilisation et celle de l’empathie prenant sa force dans les ramifications du Vif. La suite d’une fascinante saga basée sur la frontière étroite qui sépare l’homme de l’animal, et dont les multiples péripéties conduisent le lecteur de surprise en surprise au fil de chaque volume trempés dans l’encre d’une émotion que Robin Hobb sait merveilleusement nous faire partager.
Les autres titres de la série :
Prélude : Retour au pays (Nouvelle)
1.L’apprenti assassin
2.L’assassin du roi
3.La nef du crépuscule
4.Le poison de la vengeance
5.La voie magique
6.La reine solitaire
7.Le prophète blanc
8.La secte maudite
9.Les secrets de Castelcerf
10.Serments et deuils
11.Le dragon des glaces
12. L’homme noir
13.Adieux et retrouvailles

samedi 22 août 2009

HOBB Robin (Usa)
Pseudo de Margareth Astrid Lindholm Ogden
Pseudo = Megan Lindholm

Née en Californie en 1952, Megan Lindholm partit jeune vive avec sa famille en Alaska. C’est d’abord sous son véritable nom qu’elle commença à écrire ses premières séries de Fantasy telles que « Le peuple des rennes » ou « Les Venchanteuses » avant d’adopter le pseudonyme de Robin Hobb pour inscrire son nom en lettre d’or dans le paysage de la Fantasy mondiale avec les séries épiques de « L’assassin royal » et des « Aventuriers de la mer »
◊ Les marches du trône (Roman) Aventures Fantasy
J’Ai Lu-Fantasy 8842, 1//2009 — 384 p., 7.60 € — Ser. : Les aventuriers de la mer 9 — Ship of destiny, 2000 — Tr. : Véronique David-Marescot — Couv. : Vincent Madras —
Précédente publication :
● Pygmalion-Fantasy, 6/2007 — 336 p., 21,50 € — Couv. : Stephen Youll
● In L'Arche des Ombres 3, Pygmalion-Fantasy, 6/2008
Critiques :
www.actusf.com/ (Pierre Demetz) ; www.actusf.com/ (Jérôme Vincent) ; www.cafardcosmique.com/ (K2R2) ; Lanfeust 101 (Dometoff, Gaspérini & Cie) ; www.lefantastique.net/ (Denis Labbé)
→ Avec la traduction de la troisième partie du troisième tome américain s’achève le second cycle majeur de Robin Hobb, celui des Aventuriers de la mer. Bien que le découpage français en trois livraisons pour un seul volume US ait un peu tendance à saucissonner l’intrigue, on ne peut qu’être captivé par la fin de cette fabuleuse aventure qui voit éclater les vérités cachées, tandis que les destins s’accomplissent et que, mystérieusement, les prophéties d’Ambre prennent vie. Mais, un petit retour en arrière s’impose pour mieux appréhender l’histoire. Tout d’abord celle-ci concerne la famille Vestrit, vieille faille de marchands de Terrilville détentrice de la Vivacia, une vivenef, c’est à dire un vaisseau animé d’une vie magique grâce au bois sorcier dont il a été façonné. Or cette dernière lui a été dérobée par le capitaine Kennit, un audacieux flibustier qui rêve de devenir roi des îles pirates. Althéa Vestrit , fille de l’ancien capitaine de la Vivacia, et son amant Braschen Trell, entendent cependant la récupérer. Pour cela ils ont réveillé le Parangon, une vivenef abandonnée et considérée comme folle. Pendant ce temps, à Terrilville, la guerre civile fait rage entre les anciennes familles et les nouveaux marchands. Et pendant que la cité tente de se détacher du contraignant gouvernorat de Jaimaillia à laquelle elle est pieds et poings liés, une alliance de cette dernière et de l’Empire chalcédiens ruine ses frêles espoirs de liberté. Enfin, au cœur du Désert des Pluies, l’antique cité des anciens s’est écroulée à la suite d’un tremblement de terre, tandis que Malta Vestrit, son frère Selden et Reyn Khurprus ont réussi à libérer Tintaglia, le dernier dragon femelle de son espèce. Lorsque débute ce 9ème et dernier tome, le redoutable Kennit croit bien avoir envoyé Parangon par le fond avec son équipage, et laisse bientôt libre cours à ses ambitions démesurées. Mais il se heurte vite à Althéa, prête à tout pour récupérer la Vivacia ainsi qu’à la flotte de guerre jamaillienne qui affrontent bientôt les vaisseaux pirates, tandis que les serpents commencent à prendre une part de plus en plus déterminante dans le développement du récit. Une fin en apothéose où se rejoignent et s’entremêlent tous les protagonistes du cycle, tandis que la présence de Tintaglia sert de trait d’union avec l’autre série phare de l’auteur, L’Assassin royal, où la dragonne est partie prenante dans les ultimes volumes du cycle. Alors qu’a débuté l’autre petit joyau qu’est Le soldat Chamane (toujours chez Pygmalion) on ne peut que s’incliner devant le brio et la facilité avec laquelle Robin Hobb, alias Megan Lindholm, conduit son intrigue, ne ménageant aucun temps mort dans une aventure émaillée de multiples péripéties et portée par des personnages charismatiques dont les actes et le ressenti nous renvoient vers des thèmes chers à l’auteur : le féminisme, la famille, le pouvoir, et l’importance de la mémoire.
Les autres titres de la série :
Prélude : Retour au pays
1.Le vaisseau magique
2.Le navire aux esclaves
3.La conquête de la liberté
4.Brumes et tempêtes
5.Prisons d’eau et de bois
6.L’éveil des eaux dormantes
7.Le seigneur des trois règnes
8.Ombres et flammes
9.Les marches du trône
HOBB Robin (Usa)
Pseudo de Margareth Astrid Lindholm Ogden
Pseudo = Megan Lindholm
Née en Californie en 1952, Megan Lindholm partit jeune vive avec sa famille en Alaska. C’est d’abord sous son véritable nom qu’elle commença à écrire ses premières séries de Fantasy telles que « Le peuple des rennes » ou « Les Venchanteuses » avant d’adopter le pseudonyme de Robin Hobb pour inscrire son nom en lettre d’or dans le paysage de la Fantasy mondiale avec les séries épiques de « L’assassin royal » et des « Aventuriers de la mer »
◊ Le fils rejeté (Roman) Aventures Fantasy
J’Ai Lu-Fantasy 8814, 2//2009 — 373 p., 7.60 € — Ser. : Le soldat chamane 3 — The soldier song trilogy 2.Forest mage, HarperCollins-Voyager, 7/2006 — Tr. : Arnaud Mousnier-Lompré — Couv. : Vincent Madras
Précédentes publications :
● Pygmalion-Fantasy, 11/2007 — 300 p., 21,50 € — Couv. : John Howe
● France Loisirs-Fantasy, 7/2008 — 384 p., 8,95 € — Couv. : Didier Graffet
→ La peste ocellionne a décimé la plus grande partie de l’Ecole de la Cavalla. Des centaines d’élèves officiers sont morts, et ceux qui s’en sortis doivent se résoudre à abandonner leurs projets de carrière militaire. Jamère, de son côté, a été épargné. Et il revient chez lui pour assister au mariage de son frère aîné. Dans sa famille cependant il se retrouve vite en butte au mépris et à l'hostilité de tous à cause de son inexplicable embonpoint. Son père n'accepte pas que son fils soldat laisse libre cours à son appétit et l'accable de son profond mépris ; sa sœur Yaril ne lui cache pas la répugnance qu'il lui inspire et sa fiancée Carsina lui tourne le dos. Nul ne veut entendre son explication : il doit sa corpulence à la magie ocellionne, théorie dont sa part gernienne a du mal à se convaincre. Il a beau travailler comme un forcené aux champs, se priver de nourriture, rien n'y fait pour qu'il maigrisse. Jamère croit avoir toucher le fond de l'humiliation le jour du mariage de son frère où tous ses gestes, toutes ses paroles sont vus comme ceux d'un goinfre incapable de maîtriser sa gloutonnerie. Mais la peste ocellionne n'a pas fini ses ravages.... tandis que la nuit la femme-arbre continue de hanter ses rêves, des rêves où la part de sa nature ocellionne l’entraîne à trahir les siens. Dans ce troisième volume du Soldat chamane, Robin Hobb se livre à un introspection en profondeur de son principal personnage, nous ouvrant ainsi les pages de son âme dans lesquelles nous sommes invités à lire à livre ouvert nous offrant ainsi à travers une fantasy extrêmement maîtrisée un message d’une bouleversante humanité.
Les autres titres de la série :
1.La déchirure
2.Le cavalier rêveur
3.Le fils rejeté
4.La magie de la peur
5.Le choix du soldat
6.Le renégat
GALLEGO GARCIA Laura (Espagne)
Né en 1977 en Espagne, Laura Gallego Garica a entamé des études à l’université de Valence afin de dedevenir professeur de littérature. Parallèlement, elle a publié son premier livre « Finis mundi », tout en s’inspirant de l’œuvre de Michael Ende (L’Histoire sans fin) ou des livres de Paulo Coelho. Se tournant vers la littérature jeunesse elle a alors enchaîné les publications, dont le cycle des « Chroniques de la Tour » qui mêle habilement fantastique et fantasy
◊ L’elfe Fenris (Roman) Jeunesse / Magie
J’Ai Lu-Baam, 1//2009 — 254 p., 14 € — Ser. : Prélude aux Chroniques de la Tour — Fenris, el elfo, Ediciones SM, Madrid 2004 — Tr. : Faustina Fiore — Couv. : Jean-Sébastien Rossbach
Critiques :
www.actusf.com (Marc Alloton)
→ Avec ce quatrième volume, Laura Gallego Garcia ferme astucieusement la boucle sur son cycle des Chroniques de la Tour en nous offrant une sorte de prélude centré sur le personnage énigmatique de l’elfe Fenris, cet elfe-garou rejeté par la belle Shi Mae lorsqu’elle avait appris sa nature de lycanthrope. Dans la première partie du livre nous découvrons donc l’origine de cette malédiction. Tout commence lorsque, lors de l’attaque de la forteresse du Royaume des Elfes, sa mère Eilai est mordue par un loup garou. Enceinte, elle décide d’élever son enfant comme si de rien était en dépit du fait qu’un sorcier lui a annoncé qu’il serait lycanthrope. Découvrant que ses parents le droguent les jours de pleine lune pour lui éviter de céder à ses démons le jeune Ankris, le futur Fenris, quitte sa famille. Un temps il croît avoir dépassé s condition de personnage maudit refoulé par tous ceux qu’il rencontre en sauvant l’héritière elfe, la princesse Shi-Mae. Intégrant la troupe des gardes du palais du duc du Fleuve, le père de cette dernière, il est cependant toujours harcelé par sa double personnalité. Toujours à la recherche d’une hypothétique paix intérieure, il se lie d’amitié avec le mage garou Novan, tout en continuant de rencontrer la Tribu du Loup dont il descend également. Traqué de toutes parts, il va apprendre l’existence de Tours représentant des lieux de haut magie où il pourrait trouver refuge, ce qui va induire sa rencontre avec le Maître et l’accroche avec le premier tome de la série. Livre écrit à la demande de sa mère afin de revenir sur le passé d’un personnage clé de la série, cette sorte de hors série éclaire sous un nouveau jour une trilogie qui nous a permis de découvrir l’un des grands noms de la Fantasy espagnole.
Les autres titres de la série :
Prélude : L’elfe Fenris
1.La vallée des loups
2.La malédiction du maître
3.L’appel des morts

vendredi 21 août 2009

MARTIN George R(aymond) R(ichard) (Usa)
Né en septembre 1948 à Bayonne, dans le New Jersey, George R. R. Martin a publié sa première nouvelle en 1971. S’étant essayé a des genres aussi divers que la Fantasy, l’horreur et la science-fiction, il devint scénariste et producteur à Hollywood où il collabora a de nombreuses séries comme la célèbre « Twilight zone ». En 199O il commença à écrire son cycle épique du « Trône de Fer » destiné à devenir un classique de la Fantasy contemporaine
◊ Le chevalier errant – L’épée lige (Recueil) Aventures Fantasy
J’Ai Lu-Fantasy 8885, 2//2009 — 252 p., 4.80 € — Ser. : Le trône de fer. Préludes — Tr. : Paul Bénita & Jean Sola — Couv. : Olivier Frot — Sommaire :
Le chevalier errant (The hedge knigt. A tale of the Seven Kingdoms, in Legend, ed. Robert Silverberg, Tor 1998/Tr.: Paul Benita/Précédente publication: in Légendes, anthologie de Robert Silverberg, Editions 84, 4/1999 - Réédité J’Ai Lu-Fantasy 5599, 3/2001)
L’épée lige (The sworn sword, in Legends II, ed. Robert Silverberg, Voyager 2003/Tr. : Jean Sola/Précédente publication : in Légendes de la Fantasy I, anthologie de Robert Silverberg, Pygmalion, 1/2005 – Réédité J’Ai Lu-Fantasy 8571, 1/2008)
Précédente publication : Pygmalion-Fantasy, 5/2008 — 270 p., 19,90 € — Couv. : Jean-Sébastien Rossbach
Critiques :
Bifrost 53 (Jean-Pierre Lion)
→ Les éditions Pygmalion nous proposent dans cet ouvrage deux novellas déjà publiés en France dans les anthologies de Robert Silverberg Légendes (ed. 84, 2001) et Légendes de la Fantasy I (Pygmalion, 2003). On y découvre l’origine de plusieurs lignées de Westeros à travers des récits se situant prés de cent ans avant les événements narrés dans le cycle du Trône de Fer. Le jeune Dunk en est le dénominateur commun. Dans le premier des deux textes, Le chevalier errant, nous faisons sa connaissance alors qu’il vient de perdre son messer, le chevalier errant Ser Arlan de Pennytree, dont il était l’écuyer. Après l’avoir enterré décemment il entre en possession de ses maigres biens, un haubert, une côte de maille, un demi heaume et d’une longue épée. De quoi lui donner l’idée de s’introniser chevalier à son tour sous le nom de Duncan le Grand afin de participer au tournoi de la ville de Sorbier en espérant en devenir le champion. Toutefois, parvenu sur place en compagnie de l’œuf, un jeune orphelin qu’il a recueilli dans les bas-fonds de Port-Réal et dont il a fait son écuyer, il s’aperçoit vite que se transformer en chevalier n’est pas aussi facile qu’il l’aurait cru. D’autant plus que, pour défendre l’honneur de Tenselle, une jeune saltimbanque qui ne le laisse pas indifférent, il provoque ni plus ni moins qu’Aerion, le petit-fils du roi. Le voilà donc obligé de se confronter au Jugement des Sept, c'est-à-dire de combattre les chevaliers de la Garde Royale. Et voilà que, pour couronner le tout, il découvre que l’œuf est en vérité issu d’un haut lignage, ce qui pourrait lui attirer de nouveaux ennuis dont il n’a guère besoin. Dans le second texte du recueil, L’épée lige, nous retrouvons Duncan le Grand accompagné de l’œuf qui est désormais son écuyer attitré. Ensemble ils pénètrent sur les terres de Froides-Douve placées sous l’autorité du vieux chevalier Ser Eustache Osgris, seigneur de Piedferme, et forcé de partager la compagnie de son homme lige, le présomptueux Bennis. Ce dernier, faisant preuve de sa maladresse habituelle, ne manque pas de mettre le feu aux poudres en blessant l’un des manants de Lady Tyssier, la Veuve Rouge, l’occupante du castel de Froide-Douve. Afin de payer le prix du sang et d’étouffer le conflit dans l’œuf, Ser Eustache envoie Duncan à Froide-Douve où ce dernier fait la connaissance d’une Veuve Rouge bien différente de celle dont il avait entendu parler. Deux textes qui servent de préludes au cycle du Trône de Fer et où l’on découvre déjà toute la maestria avec laquelle George R. R. Martin manie son intrigue, démontrant, si besoin était, qu’il possède également tout le savoir faire d’un nouvelliste.
Les autres titres de la série :
1.Le trône de fer
2.Le donjon rouge
3.La bataille des rois
4.L’ombre maléfique
5.L’invincible forteresse
6.Les brigans
*Intrigues à Port-Réal (version poche)
7.L’épée de feu
8.Les noces pourpres
9.La loi du régicide
10.Le chaos
11.Les sables de Dorne
12.Un festin pour les corbeaux
*Le chevalier errant (nouvelle)
*L’épée lige (nouvelle)
FUREY Maggie (Gb)
Maggie Furey est née en 1955 dans le nord-est de l'Angleterre. Après avoir été enseignante et critique littéraire, elle demeure à présent en Irlande et vit de sa plume grâce au succès mondial de ses romans.
◊ Aurian (Roman) High Fantasy
J’Ai Lu-Fantasy 8858, 1//2009 — 672 p., 9.40 € — Ser. : Les artefacts du pouvoir 1 — Aurian, 1994 — Tr. : Isabelle Pernot — Couv. : Benjamin Carré
Précédente publication : Bragelonne-Fantasy, 8/2006 — 576 p., 25 € — Couv. : Stéphane Collignon
Critiques :
www.sfmag.net (Alain Pelosato)
→ En des temps reculés, quatre armes magiques furent créées : les Artefacts. Seuls les Mages pouvaient les utiliser. Mais leur histoire se perdit, tout comme les Artefacts eux-mêmes, au cours du Cataclysme qui bouleversa terres et mers. Perdue aussi, l'histoire des Mages, des Ailés, des Léviathans et des Phées... La jeune et audacieuse Aurian, fille de Mages renégats, est envoyée à l'Académie de Nexis pour apprendre à maîtriser ses pouvoirs. Elle ne soupçonne guère qu'elle va rapidement se retrouver au cœur d'une lutte d'influence entre l'Archimage Miathan et les habitants de Nexis. La seule personne sur qui elle peut compter est Forral, commandant de la garnison de la cité et ami de son défunt père. Mais cette amitié rend Miathan fou furieux et précipite le destin de la jeune fille. Pour Aurian, une odyssée initiatique commence. Son but : redécouvrir l'histoire des Artefacts, son seul espoir contre Miatha. Aurian vit seule avec sa mère. L'arrivée inopinée de Forral, un vieil ami de son père, va bouleverser leur quotidien tranquille et déclencher une série d'événements qui conduiront la jeune fille à intégrer l'académie magique de Nexis, où elle devra apprendre à maîtriser les pouvoirs qu'elle ne possède encore qu'à l'état brut. Quelques années plus tard, Aurian est devenue une Mage accomplie, mais son audace lui attire le courroux de l'Archimage Miathan. Pour lui échapper, elle doit redécouvrir l'histoire des Artefacts, ces quatre armes légendaires dont seuls quelques élus connaissaient jadis le secret. Débute alors pour Aurian un formidable périple, où elle ne pourra compter que sur elle-même et sur Forral, le protecteur de toujours... Maggie Furey : Née en 1955 en Angleterre, elle vit et écrit aujourd'hui en Irlande. Les quatre volumes du cycle des Artefacts du pouvoir ont fait d'elle une figure incontournable de la fantasy anglo-saxonne de ces dix dernières années.
Les autres titres de la série :
1.Aurian
2.La harpe des vents
3.L’épée de feu
PERSIGOUT Jean-Paul (Fr)
Membre de la société de Mythologie française, Jean-Paul Persigout a consacré de nombreuses années à l’étude de la civilisation celtique. Des recherches qui ont débouché sur un remarquable dictionnaire facilitant la compréhension de ce légendaire riche en multiples dénominations
◊ Dictionnaire de mythologie celtique (Dictionnaire) Mythologie celtique
Imago, 3//2009 — 400 p., 24 €
Précédente publication : Editions du Rocher-Brocéliande, 8/1990 — 319 p., 21,19 €
→ Anna, grande Déesse-Mère, Dagda à la massue, difforme et tout-puissant, Lug, maître du Temps, Merlin, barde magicien... Voici rassemblée dans ce dictionnaire unique toute la mythologie celtique - divinités munies de leurs attributs magiques, créatures merveilleuses, druides légendaires, héros aux exploits fabuleux. Tout en privilégiant les aspects archaïques et préchrétiens, cet ouvrage révèle combien ces histoires et ces croyances nous restent proches. Ne donnent-elles pas leurs noms à nos villes, à nos fleuves ? Et se perpétuant dans les traditions populaires - celles de la Dame blanche, de la Vouivre ou de la Tarasque -, ne constituent-elles pas pour l'Occident, depuis le XIIe siècle, une inépuisable source littéraire ? Qui ne se souvient du Graal, des amours de la Blonde Yseult, du tonitruant Gargantua ou du cri de Mélusine ? S'appuyant sur les textes mais aussi sur les découvertes les plus récentes - notamment, celles de l'archéologie -, Jean-Paul Persigout nous invite à arpenter la mythologie celtique dans sa diversité et sa pleine extension géographique. De l'Irlande à l'Écosse, du pays de Galles à la Cornouailles, de la Gaule à la Bretagne, il nous guide, à travers cet ouvrage rigoureux mais accessible à tous, au coeur d'un imaginaire foisonnant, trop souvent déguisé ou oublié. Jean-Paul Persigout est membre de la Société de Mythologie française et étudie, depuis de nombreuses années, la civilisation celtique

mardi 18 août 2009

BONNET Michel (Fr)
Journaliste profondément influencé par la Fantasy dont les chroniques radiophoniques ont toujours fait la part belle aux ouvrages pour la jeunesse et à la bande dessinée, Michel Bonnet a également présidé le conseil paritaire de la publicité en France tout en se consacrant à la publication d’ouvrages destinés à la jeunesse comme son livre sur les Nains aux éditions Casterman
◊ Nains, lutins et autres gnomes (Livre illustré) Jeunesse / Féerie
Casterman-La Bibliothèque du Fantastique, 4/2009 — 60 p., 14,95 € — Couv. & ill. : Caroline Picard
→ Avec sa collection Bibliothèque Fantastique, les éditions Casterman qui avaient déjà abordé la fantastique sous l’angle documentaire avec leur fameuse Encyclopédie du fantastique et de l’étrange, continue de développer son approche du genre avec cette fois des ouvrages mutli-thématiques richement illustrés consacrés à l’ensemble des créatures légendaires issues de l’imaginaire contemporain. Après les elfes, les sorcières, les sirènes, , les dragons, les fées, les magiciens et les momies, voici venu le tour des nains et autres petits êtres chers au monde de la féerie. Michel Bonnet, un passionné de Fantasy, les aborde de manière didactique en s’attardant au fil des pages sur les divers aspects de leur existence. Korrigans, Hobbits, Nuibelungen, Gobelins ou Gnomes, il s’attarde sur leurs différentes familles, sur leurs habitations, sur le mystère entourant leurs mines, avant d’en dresser le portrait-robot et de s’étendre sur leur écriture et leur travail quotidien et la nourriture qu’ils préfèrent. Vient ensuite un catalogue de nains de légende, comme le fameux Simplet, mais aussi les petits cousins germains, les grands nains nordiques, les occupants des landes bretonnes, ceux de l’Ecosse hantée et désertés ou des terres vertes de l’Irlande, sans oublier les nains d’intérieur ou domestiques et nos propres nains de France. Ce livre se prolonge ensuite avec quelques unes de leurs plus célèbres récits qui les concernent, tels que celui des alignements de Carnac, ou l’histoire des gobelins. Des êtres belliqueux qui nous conduisent logiquement à l’étude de leurs armes et à des conseils sur la manière de ce conduire en cas de rencontre avec l’un de ces personnages Pour conclure l’auteur insiste sur leur omniprésence dans l’ensemble des traditions orales, aussi bien dans l’imaginaire raconté aux hommes (L’anneau des Nibelung de Richard Wagner, le Bilbo de Tolkien), que dans l’univers du jeu de rôle avec l’univers de Warhammer, avant de proposer sous forme de petite liste un prolongement de lectures afin d’en savoir plus sur leur monde si particulier rendu encore plus vivant par les dessins en couleur de Caroline Picard qui a déjà illustré trois titres dans cette même collection : Dragons et autres créatures du rêve, Elfes et autres guerriers-mages et Momies et autres voyageurs éternels.