samedi 19 septembre 2009

ANTHONY Piers (Usa)
Pseudo de Piers Anthony Dillingham Jacobs
Né à Oxford en 1934, Piers Anthony s’est installé aux Etats-Unis en 1940 avec sa famille, devant citoyen américain en 1958. Après un cursus universitaires, il a exercé divers métiers avant de se consacrer entièrement à l’écriture. Dans le domaine de la Fantasy on lui doit des cycles majeurs, tels que celui de « L’adepte bleu » et surtout des « Livres magiques de Xanth » véritable bijou du sous-genre baptisé light fantasy
◊ Lunes pour caméléon (Roman) Light Fantasy
Bragelonne-Milady, 4/2009 — 442 p., 6 € — Ser. : Les livres magiques de Xanth 1 — A spell for Chameleon, Del Rey 1977 — Tr. : Dominique Haas — Couv. : Julien Delval
Précédente publication : Pocket-SF 5427, 10/1991 — 416 p., 9.30 € — Couv. : Siudmak
→ Xanth est le monde de la magie. Tous ses habitants possèdent un talent spécifique, dont ils sont les seuls à pouvoir faire usage (au passage on voit où Scotch Arleston peut avoir puisé son inspiration pour sa série Lanfeust de Troy). Tous, sauf Bink, du village du Nord. Une tare qui con damne le jeune garçon à l’exile en Vulgarie, pays limitrophe où la magie est inconnue. Forcé d’abandonner Sabrina, l’élue de son cœur, Bink décide d’aller trouver le bon magicien Humphrey, réputé pour avoir les réponses à toutes les questions, afin de savoir s’il possède ou non un don. Le chemin ne sera pas de tout repos, et il aura maille à partir avec Chester le Centaure, devra échapper aux griffes du Dragon de l’Abîme et aux avances d’Iris la Sorcière qui veut l’utiliser pour conquérir le trône de Xanth, avant d’atteindre le château du magicien, qui ne lui sera pas d’un grand secours pour échapper au bannissement en Vulgarie. Là-bas, il devient la cible des manigances de Trent, un magicien maléfique banni de Xanth par qu’il utilisait ses talents pour conquérir le pouvoir. Aidé de Fanchon, un créature Caméléon, capable de changer de formes à volonté, et qui lui était déjà apparu dans la première partie de son voyage sous les traits de deux jeunes filles, Wynne et Dee, il trouvera refuge dans Château-Roogna, le palais en ruine de l’ancien roi de Xanth, où ils sont rejoints par Trent. Avec lui ils partent affronter un essaim de trouillots, des vers meurtriers se déplaçant dans des tunnels magiques et détruisant tout sur leur passage. Mais la réapparition de la sorcière Iris, qui s’allie avec Trent, déclenchera une nouvelle et terrible bataille qui propulsera le ténébreux magicien vers un destin plutôt inattendu tandis que se révèlera le véritable don de Bink. Connu pour ses idées écologiques, Piers Anthony est relativement peu connu en France, malgré par parution dans le domaine de la SF d’ouvrages tels que la série Omnivore, Orn et Ox, ainsi que Zodiacal, et dans celui de la Fantasy du cycle de L’Adepte bleu. Avec la série de Xanth il nous livre une œuvre élaborée truffée de calembours et trouvailles linguistiques représentant un véritable casse-tête pour la malheureuse traductrice. Créateur d’univers, il nous dépeint un monde où la magie souveraine a organisé la nature en une sarabande débridée propice à toutes les inventions, du moment qu’elles ne viennent pas perturber l’harmonie préétablie. Un monde joyeux, lieu privilégié dont les habitants respirent le bonheur, qui survit au bout de nos rêves lorsque l’on referme la dernière page des livres qui lui sont consacrés. A noter que le cycle a été adapté en jeu vidéo pour PC sous le titre Companions of Xanth, Legend Entertainment, 1993.
Les autres titres de la série :
1.Lunes pour caméléon
2.La source de magie
3.Château-Roogna
4.L'(a)ile du centaure
5.Amours, délice set ogres
6.Cavale dans la nuit
7.Dragon sur piédestal
8.La tapisserie des gobelins
ANTHONY Piers (Usa)
Pseudo de Piers Anthony Dillingham Jacobs
Né à Oxford en 1934, Piers Anthony s’est installé aux Etats-Unis en 1940 avec sa famille, devant citoyen américain en 1958. Après un cursus universitaires, il a exercé divers métiers avant de se consacrer entièrement à l’écriture. Dans le domaine de la Fantasy on lui doit des cycles majeurs, tels que celui de « L’adepte bleu » et surtout des « Livres magiques de Xanth » véritable bijou du sous-genre baptisé light fantasy
◊ La source de magie (Roman) Light Fantasy
Bragelonne-Milady, 4/2009 — 443 p., 6 € — Ser. : Les livres magiques de Xanth 2 — The source of Magic, Del Rey 1979 — Tr. : Dominique Haas — Couv. : Julien Delval
Précédente publication : Pocket-SF 5426, 12/1991 — 416 p., 7.80 € — Couv. : Siudmak
→ Tout semble bien aller sur Xanth : le roi Trent mène grand train à Château-Roogna et iris la sorcière se coule à merveille dans son nouveau rôle de reine. Tout va bien, sauf pour Bink. Caméléon, enceinte, lui rend la vie impossible, Mille, l’ex-fantôme, entend le faire succomber à son pouvoir de séduction et, pire, un ennemi inconnu en veut à sa vie. La mission que lui confie le roi tombe donc à pic. Pourtant, trouver la source de magie de Xanth n’est pas une mince affaire. Chester le Centaure et Crombie le guerrier, métamorphosé en guerrier pour la circonstance, vont l’aider dans cette tâche. Après avoir affronté un dragon et une horde de gigol-princes, sortes de mille-pattes carnassiers avides de chair fraîche, la petite troupe parvient au château du bon magicien Humphrey qui, en dépit d’une prophétie alarmiste concernant cette quête, décide de les accompagner avec Kandira, le petit gnome doté du don de traduction, qui est à son service. Leur voyage les entraînera dans toutes sortes de péripéties durant lesquelles ils rencontreront diverses créatures fantastiques telles que l’ogre Bouftou, le démon Beauregard, une démoniaque Gorgone, Bijou la nymphe gardienne de trésors et le fameux Corail-Cerveau, un démon condamné à l’isolement parce qu’il n’a pas sur résoudre une équation personnelle. Ils seront également amenés à pénétrer dans des dieux lieux redoutables, comme le village de la Poudre Magique, les terribles Confins de la Folie, ou les profondeurs du lac des Mauvais génies qui les conduisent dans les entrailles de Xanth. Le deuxième volet d’une série qui se lie toujours avec autant de plaisir axant son intrigue sur la thématique de la quête, un archétype de la Fantasy. Mais, si dans le premier tome elle était essentiellement solitaire et incarnée en la personne de Bink, elle s’articule ici autour d’une compagnie, autre élément représentatif de l’épopée fantastique. L’auteur en tous cas semble s’être beaucoup amusé en écrivant ce livre. L’humour affleure à chaque page et le côté burlesque des personnages est souvent plus marqué que leurs véritables qualités héroïques. Mythologie, astrologie, mathématiques, démonologie, constituent un cocktail réussi de ce livre qui nous dévoile l’origine du pouvoir magique de Xanth, tandis que s’accentue l’importance de Bink en tant qu’entité charnière du monde au sein duquel il évolue.
Les autres titres de la série :
1.Lunes pour caméléon
2.La source de magie
3.Château-Roogna
4.L'(a)ile du centaure
5.Amours, délice set ogres
6.Cavale dans la nuit
7.Dragon sur piédestal
8.La tapisserie des gobelins
ANTHONY Piers (Usa)
Pseudo de Piers Anthony Dillingham Jacobs
Né à Oxford en 1934, Piers Anthony s’est installé aux Etats-Unis en 1940 avec sa famille, devant citoyen américain en 1958. Après un cursus universitaires, il a exercé divers métiers avant de se consacrer entièrement à l’écriture. Dans le domaine de la Fantasy on lui doit des cycles majeurs, tels que celui de « L’adepte bleu » et surtout des « Livres magiques de Xanth » véritable bijou du sous-genre baptisé light fantasy
◊ Château-Roogna (Roman) Light Fantasy
Bragelonne-Milady, 4/2009 — 436 p., 6 € — Ser. : Les livres magiques de Xanth 3 — Castle Roogna, Del Rey 1979 — Tr. : Dominique Haas — Couv. : Julien Delval
Précédente publication : Pocket-SF 5467, 5/1992 — 416 p., 8.60 € — Couv. : Siudmak

→ Dor, douze ans, fils de Bink et Cameleon (cf. les deux premiers tomes de la série), est né avec le pouvoir de parler avec les choses inanimées, et ainsi d’entrer dans la vie des gens. Conséquence, il est constamment mis à l’écart de la population de Xanth. Ses seuls amis sont Kandira, le golem traducteur, et Millie, l’ex-fantôme. Travaillé par la puberté, Dor hésite entre Millie et la princesse Irène. Cependant, quand le roi de Xanth le désigne comme son successeur, son choix devient plus facile. En effet, Millie aime Jonathan le zombie et la mission que Dor devra remplir, en tant que futur souverain, consiste à ramener ce dernier à la vie. Après avoir pris conseil auprès du magicien Humphrey, Bink apprend qu’il faut administrer l’élixir de reviviscence à Jonathan, un élixir fabriqué par le maître des zombies qui vivait huit cents ans plus tôt sous le règne de Roogna. Réincarné dans un personnage de l’époque, alors que le Cerveau-Corail occupe son corps durant son absence, Bink s’allie à Dudule, une araignée de taille humaine qui lutte contre les gobelins. Libérant Millie, une jeune paysanne enlevée par un oiseau-roc, il s’oppose désormais à Lentz, un magicien qui a provoqué la guerre entre les harpies et les gobelins afin de retarder la construction de Château-Roogna, car si le château n’est pas terminé le prétendant Roogna sera éliminé et Lentz règnera. Alors que l’armée du Maître des Zombies, tombé amoureux de Millie, doit venir les aider, Dor et ses amis organisent la défense du château à partir de trois objets magiques : la flûte attractrice de monstres, le sort de l’oubli, et un anneau qui permet de rejoindre le Cerveau-Corail. Une terrible bataille se prépare au cours de laquelle Millie sera victime de Vadne la sorcière, également amoureuse de Jonathan, tandis que ce dernier sera acculé au suicide. Le troisième volet du cycle de Xanth (32 tomes actuellement paru aux Etats-Unis) qui propose une variation sur le principe connu de tout bon roman d’aventures : une quête, des obstacles et des alliés. Anthony y apporte cependant des éléments plus personnels avec : le passage à l’adolescence de Dor, le jeu subtil des paradoxes temporels, et un humour constant que rehausse une traduction jouant avec les calembours.
Les autres titres de la série :
1.Lunes pour caméléon
2.La source de magie
3.Château-Roogna
4.L'(a)ile du centaure
5.Amours, délice set ogres
6.Cavale dans la nuit
7.Dragon sur piédestal
8.La tapisserie des gobelins

dimanche 13 septembre 2009



GOODMAN Alison (Australie)
Née en 1966 à Melbourne, Alison Goodman s’est d’abord essayée au récit de sF avec « Singing the dogstar blue », puis au roman policier avec « Killing the rabbit » avant d’exploser les ventes en fantasy jeunesse avec son « Eon et le douzième dragon » racontant l’histoire d’une jeune infirme au cœur d’une Chine ancestrale mythique dominée par la magie des Dragons
◊ Eon et le douzième dragon (Roman) Jeunesse / Dragons / Magie
Gallimard Jeunesse-Hors Collection, 9/2009 — 528 p., 19 € — Ser. : Eon 1 — Eon, dragoneye reborn, Vicking Children’s Book, 1/2009 — Tr.: Philippe Giraudon — Couv. : Sammy Yen Jr.
La Table Ronde, 9/2009 — 528 p., 19 € — Couv.: John Lock (Photo)
Critiques :
www.24heures.ch (Bernard Chapuis-Alison Goodman apprivoise les dragons)
→ Terre du fantastique par excellence, la Chine n’a pas manqué de servir d’inspiration à des auteurs talentueux tels que l’américo-irlandais Lafacadio Hearn, l’asiatique Wu Ch’eng En avec son Pélerinage en Occident, ou encore Barry Hughart et sa trilogie La magnificence des oiseaux, La légende de pierre et Huit honorables magiciens, pour ne citer qu’eux, tandis qu’au cinéma on trouve, par exemple, La légende des poignards volants et sa fabuleuse chorégraphie de combats. Parallèlement, du côté jeunesse on découvrait Lian Hearn et son cycle du Clan des Otori (Gallimard) ou le cycle de Liu de Caroline Wilkinson (Bayard). Aujourd’hui l’éditeur Gallimard et son département jeunesse, publie conjointement avec les éditions de La table Ronde, dans la catégorie adulte, ce récit empruntant sa thématique de base aux récits de dissimulation de féminité, comme l’a fait déjà par exemple le cycle du Royaume de Tobin de Lynn Flewelling (Pygmalion). L’histoire racontée est celle d’Eon, jeune garçon de douze ans, en qui son maître, l’ambitieux Heuris Brannon, a placé tous ses espoirs en dépit de l’infirmité qui handicape l’une des jambes de son protégé. Le récit se déroule dans une Chine mythique dominée par douze dragons capables de manipuler l’énergie présente en toutes choses, le Hua. Chaque début d’année l’un des dragons devient ascendant pour les douze mois suivants et, à cette occasion, il doit se choisir un apprenti. Or c’est le tour du Dragon Rat de désigner cet élu au cours d’une prestigieuse cérémonie pour laquelle des jeunes gens triés sur le volet, dont Eon, s’entraînent depuis de nombreuses années. Cependant le puissant Seigneur Ido a suffisamment intrigué pour devenir le nouvel Œil du Dragon Rat. Mais il n’a pas prévu le réveil du Dragon Miroir, une créature disparue depuis plus de 500 ans, qui fait une réapparition spectaculaire pour insuffler son énergie à un Eon quelque peu dépassé par les évènements. Car, en obtenant cette investiture inattendue et privilégiée, il se retrouve englué au cœur des intrigues fomentées par le Grand Seigneur Stehon, le propre frère de l’empereur, qui contrôle le Conseil des Dragons par l’intermédiaire d’Ido ainsi que l’armée, et qui veut profiter de la maladie de l’empereur et de la jeunesse du prince Kygo pour prendre les rennes du pouvoir. Un rôle d’autant plus difficile à tenir qu’Eon dissimule un dangereux secret : il est en réalité Eona, une jeune fille de seize ans à qui son sexe interdisait de concourir au statut d’apprenti, l’accès de la magie des Dragons étant en effet strictement réservé aux hommes. Dés lors nous sommes entraînés dans une histoire aux multiples circonvolutions dont la complexité rend a merveille l’atmosphère feutrée de la Chine Impériale telle qu’on l’imagine. Sortant des sentiers battus de la fantasy pour la jeunesse, ce livre, remarquablement écrit (même si quelques uns se plaindront du luxe de détails et de descriptions que contiennent ses pages) a le privilège de présenter une héroïne peu sûre d’elle-même et des choix qu’elle adopte, tout en brossant autour d’elle une galerie de personnages symbolisant les catégories opprimées de la Chine d’alors : des femmes, des infirmes, des eunuques et un travesti. Un roman original dans lequel on n’entre pas forcément tout de suite, mais que l’on a du mal à refermer lorsqu’on a su s’imprégner de la lenteur voulu d’une intrigue dont Alison Goodman a patiemment brodé la trame en s’inspirant de ses voyages au Japon et à Hongkong et de la culture japonaise à laquelle l’a initié sa tante Nachie, originaire de ce pays.

dimanche 6 septembre 2009

BRASEY Edouard (Fr)
Site :
www.edouardbrasey.com
Blog: http://blogs-livres.com/edouard-brasey
Reconnu comme l’un des meilleurs spécialistes français de l’univers de la féerie, au même titre que l’elficologue Pierre Dubois, Edouard Brasey est né à Marseille en 1954. Après de brillantes études, il a tout d’abord collaboré à des périodiques tels que Lire et l’Expansion avant de se consacrer entièrement à sa vocation de conteur. Une heureuse initiative puisque, depuis lors, on retrouve sa signature sur de nombreux ouvrages consacrés aux territoires de l’imaginaire comme « La petite encyclopédie du merveilleux » au Pré aux Clercs déclinés désormais sous formes de fascicules avec figurines aux éditions Del Prado, « Démons et merveilles » au Chêne, « Enquête sur l’existence des fées et des esprits de la nature » chez Filipacchi, ou « Le bestiaire fabuleux » aux éditions Pygmalion, pour n’en citer que quelques uns. Outre ces livres, la plupart abondamment illustrés, il est également l’auteur d’une tétralogie romanesque, « La malédiction de l’anneau » publiée chez Belfond, qui revisite avec maestria le flamboyant imaginaire de la mythologie nordique
◊ L’encyclopédie du légendaire. Trésors, artefacts et armes magiques (Encyclopédie / Livre illustrée) Merveilleux
Le Pré aux Clercs-Fantasy, 12/2008 — 149 p., 28 € — Ser. : L’encyclopédie du légendaire 1 — Couv. : Didier Graffet — ill. : Sandrine Gestin & Didier Graffet
Critiques :
www.mythologica.net (Deuskin) ; www.sfmag.net (Freddy François) ; www.yozone.fr (Michael Espinosa)
→ Edouard Brasey n’est pas seulement un romancier exemplaire (cf. sa trilogie de La malédiction de l’anneau aux éditions Belfond) et un directeur de collection éclairé aux éditions du Pré aux Clercs, il nous livre également d’enrichissantes études consacrées au domaine du merveilleux, sa passion de tous les instants. Après les trois tomes de son Encyclopédie du merveilleux et sa collection de Petits livres consacrés aux peuples de la Féerie (Fées, elfes, dragons, sorcières, ogres et lutins) il revient avec un nouveau monument dédié cette fois à nous faire découvrir la fabuleuse panoplie des objets merveilleux, des artefacts magiques, bien entendu, étranges et mystérieux, et souvent dotés d’une vie propre, qui peuplent l’univers du légendaire. L’ensemble nous est présenté dans un ouvrage grand format sous couverture à papier bouffant, aux pages imitant les vieux parchemins emplies de fascinantes illustrations couleur de Sandrine Gestin et de Didier Graffet, deux maîtres incontestés dans l’aéropage des dessinateurs de Fantasy. Après une introduction au titre évocateur, « Objets inanimés avez-vous donc une âme », Edouard Brasey guide nos pas au sein d’une véritable caverne d’Al Baba dont le sésame est la fantastique érudition de l’auteur en matière de merveilleux. Dans ces antres aux splendeurs que nous réservent chacune de ces pages, nous découvrons tout à tour : Des trésors fabuleux et pierres précieuses – Des épées de légende et autres armes magiques – Des reliques sacrées et très précieuses – Des objets magiques et engins de locomotion fameux – Des amulettes et talismans – Des plantes et arbres magiques – Des pommes d’or et d’immortalité. Un index et une liste de sources bibliographiques complètent ce livre passionnant, premier d’une trilogie consacrée au légendaire, fera le bonheur de tous les explorateurs des territoires de l’imaginaire qui se plongeront avec ravissement au cœur de ses feuillets digne du plus illustre des cabinets de curiosités.
WILLIS Danny (Gb)
Danny Willis est un auteur et illustrateur britannique passionné par le domaine du merveilleux. Spécialisé dans le domaine de la jeunesse, il est l’auteur de remarquables livres animés tels que « Les Gobelins » ou « Le secret des Trolls »
◊ Le livre secret des trolls (Livre illustré) Jeunesse / Féerie Piccolia, 12/2008 — 28 p., 19,50 € — The secret Book of trolls, The Five Mile Press Pty Ltd, 10/2008 — Couverture & ill. : Danny Willy
→ Déjà auteur dans la même collection du remarquable Les gobelins : Grand livre officiel du royaume de Grrym, Dany Willis nous invite à retourner dans ce fascinant territoire par l’intermédiaire d’un livre grand format à tirettes, pages cachées et petits livrets à déplier illustrés de dessins aux scintillantes couleurs. Notre guide sera le gobelin
Albrrek Mendle Gongggboncle, plus communément appelé Grand Gobelin, qui nous parlent des trolls, ces abominables créatures qui ont envahi son royaume de Grrym et qui adorent se nourrir de la chair fraîche des gobelins. Comme il nous le confie avec une certaine solennité, il s’agit là de la première étude détaillées sur les trolls qui infestent Grrym, et de nombreux gobelins ont risqué leur vie pour que les secrets concernant les habitudes de ces abominables créatures soient révélés au monde. Nous apprenons ainsi à connaître les Trolls, puis nous pénétrons dans le royaume lointain de Grrym et nous recueillons divers renseignements sur les portes de l’espace qui permettent aux trolls de voyager à travers les dimensions. Ensuite divers portraits de Trolls, les uns plus repoussant que les autres, nous sont proposés dans deux pages à rabat. Le livre se continue avec un aperçu des vices des Trolls, ainsi qu’une approche des Trolls sanguinaires, des Trolls des forêts, des Trolls araignées, des Trolls billabongs, des Trolls des montagnes, des Trolls pygmées et des Trolls des mers. Enfin, et ce n’est pas un des moindres attraits de ce livre, un chapitre nous enseigne comment combattre les trolls, et un autre leur grand secret, le Khalmon, un pouvoir que Blargg, leur roi suprême, est bien décidé à posséder, tout en oubliant pas de faire un tour par les cavernes obscures de Qualzcoltak. Un ouvrage fascinant qui nous en dit long sur cette redoutable race hantant les domaines du merveilleux, mais aussi dangereusement proche du nôtre.
WILLIS Danny (Gb)
Danny Willis est un auteur et illustrateur britannique passionné par le domaine du merveilleux. Spécialisé dans le domaine de la jeunesse, il est l’auteur de remarquables livres animés tels que « Les Gobelins » ou « Le secret des Trolls »
◊ Les gobelins : Grand livre officiel du royaume de Grrym (Livre illustré) Jeunesse / Féerie
Piccolia, 9/2007 — 14 p., 19,50 € — Goblins : The outer realm, The Five Mile Press Pty Ltd, 11/2006 — Couverture & ill. : Danny Willy
→ Albrrek Mendle Gongggboncle, Grand Gobelin, présente son monde aux humains dans ce remarquable livre illustré porteur d’un graphisme particulièrement détaillé et coloré présenté sous un papier cartonné imitant le parchemin, avec des rabats, des pages en relief, de dépliants à parcourir et de mille petits détails qui vous initieront à ce t univers où règne la Mââgie. Commençant par une sorte de diaporama du royaume de Grrym à la beauté époustouflante, le livre se poursuit en décrivant le quotidien des gobelins, puis par une introduction à la fameuse Mââgie qui dirige ce monde. Nous visitons ensuite quelques lieux symboliques de cet univers pareil à nul autre tels que la Forêt maudite de Gorodenka et la cité de Quibbitt. Un court intermède nous parle de la légende de la Porte de l’Arc-en-ciel, qui ouvre un passage vers la Terre. Mais il s’agit là que d’une entrée en matière pour en venir à la terrible menace qui pèse sur le monde de Grrym et sur la Terre à cause de la venue des Trolls conduits par leur puissant roi Blargg que prédit l’Orbe Suprême, une sphère magique nichée dans une montagne du continent australien. Pour nous plier à la devise gobelins, « Connais bien ton ennemi », nous sommes priés de faire la connaissance des Trolls, avec leurs différentes races et leurs armes. En contrepartie nous allons aussi en apprendre plus sur le noeud stratégique de la défense gobeline, le magnifique village de Vérollune, situé au cœur de la forêt maudite de Gorodenka. Sur la lancée l’armée et les alliés des gobelins nous sont également décrits, en même temps que les autres habitants de Grrymm, tels que les dragons sartyacs, les grounes ou les mossigongs. Enfin nous découvrons l’armure et les armes gobelines avant d’être informé de leur plan d’action. Un livre en forme d’avertissement, nous alertant sur l’imminence de l’attaque de la Terre par les Trolls, tout en nous confirmant que les gobelins et leurs alliés seront aux côtés des humains pour la grande et ultime bataille contre ces êtres répugnants et sanguinaires.
KLOCZKO Edouard (Fr)
Né en 1963 à Lviv, en Ukraine, Edouard Kloczko est un éminent linguiste et traducteur. Initiateur et directeur de la Faculté des Etudes Elfiques, fondée en 1985 et arrêtée en 1993, il s’est plongé avec une passion dévorante dans l’étude des langues construites par Tolkien. Un travail qui l’a conduit à publier deux passionnants dictionnaires encyclopédiques eux éditions Arda, et qu’il poursuit inlassablement afin d’approfondir nos connaissances sur le fascinant pouvoir de création du père des hobbits et de la géographie fabuleuse de la Terre du Milieu
◊ L’encyclopédie des elfes d’après l’œuvre de J.R.R. Tolkien
(Encyclopédie / Livre illustré) Merveilleux / Tolkien
Le Pré aux Clercs-Fantasy, 11/2008 — 184 p., 28 € — Couv. : Sandrine Gestin — ill. : Sandrine Gestin, Thierry Cardinet & Ted Nasmith
● Critiques :
www.actusf.com (Marc Alotton) ; www.sfmag.net (Alain Pelosato)
→ J’ai découvert Edouard Kloczco il y a de nombreuses années quand, en temps que président de la Faculté des études elfiques, il publiait des œuvres essentielles aux amateur de Tolkien comme : Le dictionnaire des langues des Hobbits, des nains, des orques et autres créatures de La Terre du Milieu et Le dictionnaire des langues elfiques. Encyclopédie de la Terre du Milieu 1 (ed. Arda). Bien entendu, partageant la même passion que lui, j’ai dévoré ces deux ouvrages pleins de ferveur et d’érudition. C’est donc aujourd’hui avec un plaisir renouvelé que j’ouvre son Encyclopédie des elfes d’après l’œuvre de Tolkien. Secondé par les merveilleux dessins de Sandrine Gestin et par le remarquable travail cartographique de Martine Fassier, il nous livre un somptueux ouvrage (cartonné, papier glacé, pareil à un petit coffret aux merveilles) comme les éditions du Pré aux Clercs savent en réaliser depuis quelques années dans le domaine de la fantasy sous la houlette Edouard Brassey, conteur et romancier, mais aussi directeur de collection éclairé. Puisant ses sources d’informations dans les écrits de Tolkien, ses dessins, ses lettres et interviews, Edouard Kloczko nous propose de partir en voyage dans le fabuleux Monde Secondaire du créateur des Hobbits en se livrant à une exploration minutieuse des textes consacrée à cet univers imaginaire saccagé depuis quelques années par des représentations trop hâtives telles que celles du cinéma, des jeux de rôle ou des jeux vidéo. S’appuyant sur des documents authentiques, mais en les assemblant selon ses propres critères, Edouard Kloczko analyse le Monde Secondaire à la manière d’un philologue scrutant des manuscrits anciens ou bien d’un archéologue reconstituant des poteries disparates. Il nous permet ainsi de découvrir les Elfes ou Quendi, cette race imaginée par Tolkien, qui, en dépit de sa puissance reste sœur de la notre. D’entrée nous nous plongeons donc sur L’origine du peuple des elfes et des trois clans elfiques avant de poursuivre avec le Quenta Eldaron. Une histoire des Hauts elfes et de leurs anciens rois, avec une chronologie, les noms des clans et leurs divisions. Vient ensuite un chapitre sur Les us et coutumes des Quendi, un autre sur Les écritures elfiques et un dernier sur Les Langues elfiques. Mais cette présentation serait guère significative si on insistait pas sur l’approche résolument originale d’Edouard Kloczko par rapport à ses prédécesseurs dans sa façon d’utiliser la langue originale des texte afin d’en décrypter la substantifique moelle. Une langue qu’il maîtrise à merveille et dont il nous délivre au fil des pages de passionnants Vocabulaires (Historiques et linguistiques, D’astronomie et d’astrologie, Scientifiques, Théologiques et philosophiques) sans oublier les arbres généalogiques, les alphabets, des cartes en tous genres, ainsi qu’une chronologie détaillée des différentes ères ayant constitué l’Histoire du Monde Secondaire, partant de l’Ere des arbres pour aller jusqu'au 4ème Age, et de fascinants tableaux de conjugaisons et de déclinaisons. Jamais l’approche du peuple des elfes. N’aura été aussi complète. Que mangent-ils ? Comment parlent-ils ? Quelles sont leurs croyances ? Les hauts faits qui constituent leur Histoire ? Leurs langues, leurs cultures ? Qu’ils soient elfes gris ou elfes sylvains ils seront traqués dans leur habitat naturel par la plume expérimenté d’Edouard Kloczko, mais aussi par les dessins de Sandrine Gestin, de Thierry Cardinet et de Ted Nasmith qui mettront en valeur leurs différentes facettes, magiques, sombres ou lumineuses, poétiques ou guerrières. Un ouvrage de référence que nous devons à un infatigable défricheur de la mythologie tolkienienne qui, depuis plus de vingt ans, se penche sans relâche sur son œuvre à travers un formidable travail de recherche axé essentiellement sur les elfes et leurs langues. Pour les mordus de réalité virtuelle il sera utile de préciser que Edouard Kloczko, qui connaît bien Second Life, y a créé un compte et un avatar qui s’appelle Edward Klossovsky (en adéquation avec ses origines lithuano-polonaise). Bien sûr ce dernier aura son mot à dire sur la dernière publication de son modèle, pourquoi pas sur l’île de Takahara où se trouve le musée de son ami Yann Minh McDowwll, qu’il fréquente assidûment.