vendredi 30 octobre 2009

LACKEY Mercedes (Usa)
Pseudonyme de Mercedes Ritchie Lackey

Ecrivain américain née en 1950 qui, après de brillantes etudes qui l’ont conduite à exercer de nombreux petits boulots, s’est lancée avec bonheur dans l’écriture. Auteur prolifique dans des genres tels que le policier, la science-fiction, la fantasy, la nouvelle ou le roman, elle a collaboré avec divers grands écrivains comme Piers Anthony ou Marion Zimmer Bradley et bien sur avec son mari, Larry Dixon, avec lequel elle a écrit la trilogie de « La guerre des mages » mini série au cœur du cycle des « Hérauts de Valdemar » qui lui a permis d’accéder à la notoriété dans le domaine de la Fantasy
◊ Sœurs de sang (Roman) Romantic Fantasy
Bragelonne-Milady, 6/2009 — 351 p., 6 € — Ser. : Les Hérauts de Valdemar. Les serments et l’honneur 1 — Valdemar Heralds. The Oathbound, Daw, 1988 — Tr. : Dominique Haas — Couv. : Amandine Labarre — Carte : Cédric Liano
Précédente publication : Pocket-Fantasy 5584, 11/1995 — 320 p., 6 € — Couv. : Siudmak
Critiques : Chimères 31 (Marlowe)
→ Tarma est devenue Kal’enedral, c’est à dire mercenaire ayant prêté serment à la Déesse aux Yeux Etoilés, afin de venger le massacre du clan des Tale’sedrin dont elle est l’unique survivante. Kethry, la blonde orpheline recueillie par l’école de magie des Vents Blancs, l’a aidé, grâce à ses talents particuliers, à retrouver, puis à tuer ceux qu’elle pourchassait. Ensuite, la magicienne est revenue à Mornedealth, sa ville natale, dans le but de régler ses comptes avec son frère et son vieux mari libidineux. Désormais Sœurs de Sang les deux jeunes femmes se sont mises en tête de fonder une école où elles enseigneraient chacune leur spécialité : la science des armes pour Tarma, l’art des jeteurs de sorts pour Kethry. Afin de recueillir l’argent nécessaire elles s’engagent comme mercenaires. Cependant la magicienne est étroitement liée à son épée Besoin, dont l’enchantement la pousse à secourir toute femme en détresse. C’est ainsi qu’accompagnée d’un familier, Warrl, créature télépathique mi-loup mi-gros chat, elle devient la championne de Myria, une jeune femme injustement accusée du meurtre de son seigneur. Grâce aux pouvoirs magiques de sa Sœur de Sang, Kethry pourra confonde le véritable meurtrier. Leur seconde aventure est toutefois plus dangereuse, car elle les conduit à affronter le redoutable démon Thalhkarsh qui a fondé une religion basée sur son pouvoir de séduction dont le point d’orgue consiste en des orgies où il possède, torture et tue les femmes tombées sous sa coupe. Un peu plus tard les deux comparses sont engagées par un riche marchand qui veut retrouver sa nièce enlevée par des maraudeurs fédérés par un certain Lastel, qui n’est pas étranger à la magie. Kethry finit tout de même par en venir à bout en lui donnant l’apparence d’une femme. Une malédiction que seul un démon peut lever. Et c’est là qu’entre de nouveau en jeu Thalhkarsh, désireux d’exercer sa vengeance sur les jeunes femmes qui l’on renvoyé dans son plan abyssal. Une fois n’est pas coutume, Mercedes Lackey, l’habituée de l’écriture à deux mains, signe seule ce roman qui, bien que pouvant se lire indépendamment, s’inscrit dans l’univers l’ayant rendu célèbre, celui des Hérauts de Valdemar., valeureux guerriers juchés sur des créatures magiques ayant l’apparence de magnifiques chevaux blancs. L’histoire semble calquée sur les aventures de Fafhrd et du Souricier Gris, des héros de Fritz Leiber dont l’auteur nous propose un pendant féminin. Des personnages récurrents apparaissent au cours des chapitres construits comme des récits homogènes qui déroulent le canevas d’une intrigue que l’on peut classer dans le cadre de la romantic Fantasy chère à Marion Zimmer Bradley.
Les autres titres de la série :
1.Soeurs de Sang
2.Les parjures
TANNEUX Marie (Fr)
Pseudo de Louise de Brécilien
Après avoir travaillé de nombreuses années au Centre de l’Imaginaire Arthurien du château de Comper, cette passionné de la mythologie celtique et du légendaire arthurien en particulier a écrit divers ouvrages sur Merlin et la forêt de Brocéliande tout en créant sa propre association, « Le conte est bon » et en organisant un mini-séjour en forêt de Brocéliande intitulé « Sur les traces de Merlin »
Secrets et mystères de la vie de Merlin (Essai) Légendaire arthurien
Ouest-France-Contes et Légendes, 4/2009 — 187 p., 15 €
→ Devenu un véritable mythe littéraire au fil des siècles, le personnage de Merlin s’est transformé en figure centrale du légendaire arthurien. Volontairement retranché du monde, et des honneurs qu’on veut lui octroyer, il personnifie à la fois la survivance de la magie des temps passé et le pouvoir divinatoire incluant la connaissance des événements futurs. A travers cet ouvrage préfacé par Anne Berthelot et ponctué par l’émergence des diverses fêtes celtiques, Marie Tanneux nous raconte la vie secrète de ce mystérieux enchanteur. Un nouveau livre de cette spécialiste de la mythologie arthurienne qui a travaillé pendant huit ans au Centre de l’Imaginaire Arthurien et qui a déjà coécrit chez le même éditeur, Brocéliande : sur ses chemins de légende, avec le photographe Bruno Colliot et Contes et légendes de Brocéliande avec Claudine Glot.

jeudi 29 octobre 2009

FORSTCHEN William R. (Usa)
Né dans l’état du New Jersey en 1950, William Forstchen a été élevé par des moines bénédictins avant de rejoindre le Rider College de Lawrenceville où naîtra sa passion pour l’Histoire et pour la guerre de sécession en particulier. Professeur d’histoire à l’Université de Montreat, il a étendu ses centres d’intérêts aux recherche archéologies, en Russie et en Mongolie, sur les traces de Gengis Khan, utilisant ces dernières et son érudition en matière de guerre civile américaine dans l’élaboration de ses romans de SF et de Fantasy tels que le cycle du « Régiment perdu » mélange de Fantasy et d’Uchronie mettant en scène un régiment de soldats nordistes projeté dans un monde barbare
Rassemblement (Roman) Heroic Fantasy / Univers parallèles
Bragelonne-Milady, 5/2009 — 633 p., 8 € — Ser. : Le régiment perdu 2 — Lost regiment 2.Union forever, Penguin-Roc, 1991 — Tr. : Emmanuel Chastellière — Couv. : Miguel Coimbra
Précédente publication : Bragelonne-Fantasy, 4/2008 — 512 p., 22 € — Couv. : Julien Delval
→ Dans ce second tome de la série du Régiment perdu nous retrouvons le tuniques bleues du 35ème du Maine au sein du monde parallèle de Velennia dans le quel ils ont été brusquement projetés. Grâce à leurs fusils et à leurs canons, ils ont réussi à vaincre les Tugars, des êtres de prés de trois mètres de haut qui venaient régulièrement prélever leur tribut humain sur la misérable population apeurée de cet univers féodal. Parallèlement, ils ont aidé les plus défavorisés à secouer le joug des boyards et du clergé qui jouissaient d’une situation particulièrement privilégiée. Cependant ces courageux nordistes et le colonel Andrew Kaine ne sont pas encore au bout de leur peine, car maintenant se dresse face à eux les redoutables Merkis. Ceux-ci secondés par des humains renégats se sont lancés dans une violente contre attaque qui risque bien de réduire à néant tous leurs efforts déployés depuis leur arrivée dans cette étrange monde. Tandis que deux empires se dressent l’un contre l’autre, la poignée de soldats issus d’une désormais très lointaine Guerre de Sécession devra rivaliser d’audace et d’invention afin de conduire une bataille qui a quitté la terre ferme pour se déployer parmi les étendues maritimes. Avec la suite de cette uchronie particulièrement bien réussie William Fortschen retrouve le souffle des grands récits épiques balayés par le vent de l’histoire. S’inscrivant dans un sillon déjà labouré par de nombreux auteurs de SF tels que Poul Anderson avec Les croisés du cosmos ou Pierre Barbet et ses Grognards d’Eridan, il nous retrace les fougueuses aventures de ces soldats perdus égarés dans une guerre qui, au départ, ne les concernait pas et qui, bien entendu, continue de faire ce pourquoi ils ont été entraînés, c'est-à-dire se battre. Le second volet d’un cycle comptant déjà plusieurs volumes aux Usa et dans lequel son auteur utilise à bon escient son expérience d’enseignant pour puiser, non seulement dans le contexte sécessionniste, mais également dans d’autres périodes phares de notre Histoire riche en événements, mœurs et peuples qui ont marqué leur temps.
Les autres titres de la série :
1.Ralliement
2.Rassemblement
3.Revanches
4.Riposte
ANDERSON Elie (Fr)
Pseudo de Thierry Serfaty
Site :
www.elianderson.com
Jeune interne en médecine qui, afin de délivrer les jeunes enfants de la peur du corps et de la maladie, eut l’idée de se lancer dans l’écriture et, inspiré par un vieux film de SF, « Le voyage fantastique » créa la trilogie d’Oscar Pill
◊ La révélation des Médicus (Roman) Jeunesse / Magie / Univers parallèles
Albin Michel-Wiz, 11/2009 — 576 p., 18 € — Ser. : Oscar Pill 1

→ Ancien interne en Médecien, Eli Anderson, de son vrai nom Thierry Serfaty, rêvait de chasser la peur de la maladie et de la mort de la tête des enfants. Il eut alors l’idée de se lancer dans l’écriture, et voilà qu’arrive le premier tome de sa série pour adolescents.Oscar Pill est un Médicus, c'est-à-dire qu’il détient le pouvoir de voyager dans n’importe quel corps vivant afin de le guérir. Son père fut un célèbre Médicus avant de disparaître en parvenant à capturer Skarsdale, le sombre prince des Pathologus, qui, pour assouvir son ambition de dominer le monde, envoyait ses fidèles serviteurs dans les corps humains qu’ils détruisaient en déclenchant des maladies contre lesquelles les médecins étaient impuissants. Or Skarsdale est parvenu à s’échapper de la forteresse du Mont Noir où il était retenu prisonnier. Face à l’imminence du péril, réuni en urgence par le Grand Maître Winston Brave, le Conseil des Médicus décide de faire appel à toutes les forces disponibles, même les plus jeunes, afin d’augmenter le nombre de sentinelles capables de déceler l’intrusion des Pathologus. Parmi eux, Oscar, va apprendre par l’honorable Mrs Withers, l’origine d’un talent qu’il ne maîtrise pas encore, mais pour lequel il a hérité des dons exceptionnels de son père. C’est la même Mrs Withers qui se charge, non sans mal, de convaincre sa mère Célia de lui laisser suivre le dangereux enseignement des Médicus. Dés lors le voilà introduit à Cumides Circle, le quartier général des Médicus. Là, Oscar débute son apprentissage qui consiste, grâce à la mise en pratique de l’Intrusion Corporelle, à emprunter certaines passerelles qui permettent de pénétrer dans les Cinq Univers afin de rapporter des Trophées qui feront de lui un Médicus à part entière. Accompagné par d’autres apprentis comme Lawrence et Valentine, Oscar se lance alors dans une série d’aventures le plongeant dans un monde mystérieux, celui du corps humain, où il devra triompher de multiples épreuves pour se montrer digne de la tache qu’on attend de lui. Le premier tome d’une trilogie qui tire à la fois du Voyage fantastique, le roman d’Isaac Asimov adapté au cinéma par Richard Fetcher, et de l’univers d’Harry Potter, avec m’Arbre Passeur permettant d’accéder au sanctuaire des Médicus, situé dans une dimension parallèle comme le Poudlard de Rowling. De même la focalisation de l’intrigue sur une jeune héros, orphelin de père depuis que ce dernier à disparu en combattant le Mal, et découvrant peu à peu l’étendue de ses pouvoirs, rappelle quelque peu un petit binoclard à baguette devenu aujourd’hui aussi célèbre que Merlin l’enchanteur. Rien donc de vraiment original, car l’idée de transformer le corps humain en être vivant est une vielle rengaine de la SF (voir Le microbe détective de Hal Clement, et même Jimmy Guieu avec son Univers vivant, pour ne citer que quelques titres qui me viennent à l’esprit), mais un amalgame de ces diverses thématiques assez réussi, et surtout suffisamment attractif pour capter l’attention des jeunes lecteurs à qui est destiné cette trilogie.

mercredi 28 octobre 2009

STACKPOLE Michael Austin (Fr)
Né en 1957 aux Usa, Michael Stackpole a commencé sa carrière en concevant des jeux de rôles et des jeux vidéo avant de se tourner vers l’écriture. Connu pour ses adaptations de la série « Star Wars », mais aussi pour son apparition dans l’univers de « Shadowrun », il s’est également tourné vers les fresques de Fantasy avec notamment la trilogie de « La guerre de la couronne »
◊ Forteresse Draconis (Roman) Heroic Fantasy
Bragelonne-Milady, 6/2009 — 575 p., 25 € — Ser. : La guerre de la couronne 1 — The dragon crown war cycle 1.Fortress Draconis, Bantam-Spectra, 12/2001 — Tr. :Noémi Saint-Gal — Couv. : Marc Simonnetti
Critiques :
www.critic.fr (Simatural) ; www.yozone.fr (François Schnebelen & Nicolas Soffray)
→ L’histoire débute lorsque, pour prouver son talent, Will, un jeune voleur, dérobe aux elfes un objet magique, s’engageant ainsi sans le savoir dans une suite de périlleuses aventures dont dépendra la survie du monde où il évolue. Recueilli par Corbeau et Résolu, le vorquelfe, deux combattants expérimentés, il forme désormais avec eux une sorte de compagnie qui s’efforce d’atteindre les murs de la mythique forteresse Draconnis. Tout le long des premiers chapitres on découvre avec Will comment le jeune garçon se coule dans la peau de l’élu de la prophétie de Norrington, personnage central seul capable de briser les ambitions dévorantes de Chytrine, la redoutable Reine du Nord, qui s’apprête désormais à étendre sa démoniaque emprise sur les Territoires du Sud après être parvenus, longtemps auparavant, à s’emparer de Vorkorelle, le pays des elfes, dont les survivants sont depuis lors condamnés à errer à travers le monde animés par un intense désir de revanche. Pour mener sa guerre de conquête Chytrine dispose d’une arme fatale grâce à un puissant dragon obéissant au moindre de ses ordres. Des cracheurs de feu dont la domination est justement l’enjeu de la guerre que vont se livrer les deux belligérants. Car jadis une couronne qui permettait de tous les diriger avait été façonnée, avant d’être brisée et dispersée en plusieurs fragments à travers le monde. Dorénavant, celui qui en réunira le plus grand nombre sera susceptible de rassembler autour de lui toute une horde de féroces dragons. Guidé par Corbeau et Résolu, Will se dirige donc vers la Forteresse Draconis où naguère s’était déroulée la bataille cruciale contre les forces de la diabolique Reine du Nord. Mais, dans le pays, il n’est pas le seul à lutter contre la terrible Chytrine. Il y a également Alexia, plus communément appelée Alyx, jeune princesse du royaume d’Okrannel détruit par le troupes de Chytrine, qui est devenus l’un des meilleurs généraux de l’armée d’Augustus, le roi des terres d’Yslin, et qui, après son passage auprès de Gyrkymes, de redoutables femmes oiseaux, remporta une première bataille sur les troupes de la Reine du Nord parvenues aux portes de la ville de Porasena. Et puis il y l’initié Kerrigan Reese, adolescent obèse soumis à un rude apprentissage sur l’île des sorciers de Vilwan, dans le but de le transformer en plus grand magicien de tous les temps. Sous la houlette de la magicienne Orla, il se révèle vite un expert dans l’art de manier la magick, mais tarde énormément à prendre confiance dans son propre pouvoir, accumulant maladresses sur maladresses. Pourtant les autres protagonistes de cette histoire auront grandement besoin de son aide afin de lutter contre les hordes de barragouineurs lancés par Chytrine et pour affronter les redoutables sullanciris, ses lieutenants aux terrifiants pouvoirs qui font immanquablement penser aux Nazgûls du Seigneur des Anneaux. Un rapprochement que l’on pourra également faire par le biais du personnage de Will qui comme le célèbre Frodon, découvre peu à peu les terribles implications de l’aventure dans laquelle il s’est engagée, tandis que son côté voleur l’apparente plus au héros des Salauds gentilshommes de Scott Lynch. Toutefois Michael Stakpole, connu des lecteurs français à travers la traduction au Fleuve Noir de ses romans des séries Star Wars, Battletech et Shadowrun ne s’est pas contenté de nous offrir un récit épique épousant sans originalité la trame des romans tolkienniens. Il a su greffer à son intrigue principale, la guerre contre Chytrine, des conflits sous-jacents entre les souverains des divers royaumes des Territoires du Sud, guidant les choix stratégiques de chacun dans une politique pas forcément axée sur l’alliance tout azimut. De même les motivations qui animent les trois principaux personnages, Will, Alyx et Kerrigan peuvent s’avérer profondément différentes, l’un oeuvrant pour affirmer sa personnalité, l’autre pour venger l’honneur de sa terre ancestrale et le dernier pour dominer ses peurs. A noter également l’importance prise par les personnages féminins dans le nœud de l’intrigue, avec Alyx, bien sûr, mais aussi la fameuse Chytrine, symbole du Mal comme pouvait l’être la fameuse Sorcière Blanche des Chroniques de Narnia. Ajoutons enfin que la fameuse magick qui se développe tout le long du livre n’est pas l’apanage d’un seul camp et se double d’inventions technologiques telles que les canons-dragonels ou les meckhanshii, sortes d’hommes-machines aux membres métalliques, qui peuvent à elles seules faire pencher le sort d’une bataille. Un premier volume d’exposition qui s’affirme très dense et qui bénéficie de la sombre couverture de Marc Simmonetti, nous plongeons directement dans le cœur du récit grâce à une parfaite maîtrise de l’art du clair-boscur.
Les autres titres de la série :
1.Forteresse Draconis
2.La furie des dragons

mercredi 14 octobre 2009

GAIMAN Neil (Gb)
Né en 1960 en Angleterre, Neil Gaimain vit actuellement aux Etats-Unis où il a situé le cadre de sa série « American Gods » Il s’est illustré dans la littérature pour enfants et dans le fantastique et de nombreuses de ses œuvres ont été adaptées en Bd, comme « The sandman » ou au cinéma, pour le féerique « Stardust »
◊ Coraline (Roman) Jeunesse / Dark Fantasy / Univers parallèles
Albin Michel Jeunesse-Wiz, 6/2009 — 160 p. 10 € — Coraline, HarperCollins, 7/2002 — Tr. : Hélène Collon — Couv. : D’après l’affiche du film de Henry Selick (NB : cette édition comme les suivantes ne reprennent pas les illustrations de l’édition originale de HarperCollins par Dave McKean)
Précédente publication : Albin Michel Jeunesse-Wiz, 1/2003 — 160 p. 10 € couv. : Dave McKean
Critiques : Bifrost 30 (Bruno Para) ; D-Side 14 (Yannick Blay) — Elegy 27 (Christophe Dessaigne) — Encre Noire 31 (Eric Albert) ; Faeries 11 (Chrystelle Camus) ; Livres Hebdo 499 (Aurélia Jakmakéjian) ; Mauvais Genres 6 (Anonyme) ; Science-Fiction Magazine 32 (Barbara Morse) —
www.scifi.fr (interview)-sur le film) Télérama 2772 (Sophie Bourdais).
Adaptation BD : Au Diable Vauvert-Jeunesse, 6/2009 (dessins de Paul Craig Russell)
Adaptation cinématographique : Film d’animation de Henry Selick, 6/2006

→ Coraline est une petite fille normale, qui vient d’emménager dans une nouvelle maison, et qui souffre du peu d’intérêt que semblent lui porter ses parents. Désireuse de tromper son ennui, elle explorera la vielle bâtisse et, empruntant une sorte de couloir passage, elle pénètrera dans un autre appartement en tous points identiques au sien, si ce n’est que ses parents sont beaucoup plus attentionnés, et qu’ils portent de gros boutons noirs en guise d’yeux. Un autre côté du miroir où tout semble plus attrayant, et qui ne dévoile que peu à peu sa part d’ombre et de maléfices. Engagée à la fois dans une sorte de quête initiatique où elle doit apprendre à redécouvrir les objets familiers de son environnement, mais aussi dans une exploration méticuleuse de lieux emplis de symboles terrifiants, Coraline entraînera le lecteur de la cave au grenier de cette demeure singulièrement hantée, poursuivie par les assiduités des doubles de ses parents qui sont prêts à tout pour la garder. Un attachement dévorant qui les poussera à enlever les modèles originaux afin d’exercer un chantage odieux sur le petite fille. Aidée d’un chat rusé, Coraline n’hésitera pas à braver les pires dangers pour les délivrer. Un livre que Neil Gaiman écrivit d’abord pour sa fille Holly, et qu’il termina dix ans plus tard, pour sa fille Maddy. Une sorte de conte, mélangeant angoisse et horreur, qui, faisant quelques emprunts à l’Alice au pays des Merveilles de Lewis Carroll, tend à démontrer que l’on a apprécie vraiment le douillet cocon qui nous entoure que lorsqu’on en a été privé ou que l’on a pu jeter un regard dans un envers du décor plus proche du cauchemar que du rêve que l’on a tant espéré. Le premier roman jeunesse de l’auteur, qui se veut une variation sur le thème du passage de l’enfance à l’adolescence et sur les liens qui unissent une mère à son enfant. Un livre qui a reçu le Prix Hugo du meilleur roman court en 2003, le Prix Nebula 2003 pour le meilleur roman, et le Prix Bram Stoker pour la meilleur œuvre pour les jeunes lecteurs. Cette réédition est bien entendu orchestrée par la sortie du film d’animation de Henry Selick (le créateur du fameux L’étrange Noël de M. Jack) dont il reprend l’affiche en couverture. A noter, outre sa présence sur les écrans, que le livre fait aussi l’objet d’une adaptation en bande dessinée avec Paul Craig Russell côté dessins, aux éditions Au Diable Vauvert.
RUTKOSKI Marie (Usa)
Professeur de littérature anglaise à l’université de Blookun, Marie Rutkoski est née à Bolingbrook, dans l’Illinois. Après avoir vécu à Moscou et à Prague, elle s’installa à New York et inaugura sa carrière d’écrivain avec « Le cabinet des merveilles », premier tome de la série des Chroniques de Kronos
◊ Le cabinet des merveilles (Roman) Magie
Albin Michel Jeunesse-Wiz, 4/2009 — 380 p .15 € — Ser. : Les chroniques de Kronos 1 — Kronos chronicle 1.The cabinet of wonders, Farrar, Strauss and Giroux, 2008 — Tr. : Valérie Le Plouhinec — Hauptmann & Kompanie Werbeagentur, Munich-Zurich, Hanna Hörl
Critiques :
www.actusf.com (Marc Alotton-Tony Sanchez)
→ Ce premier roman d’un professeur de littérature anglaise à l’université de Brooklun s’amuse à remodeler l’Histoire à sa manière. Dans ce but, elle a inventé le personnage de Pétra Kronos, une jeune fille qui mène une vie tranquille dans le village d’Okno aux côtés de son ami Tomik, le jeune inventeur, et de son père Mikal Kronos, qui possède l’étrange faculté d’influencer les métaux à sa guise. Un don qui lui permet de créer de petites merveilles, comme Astrophil, l’araignée mécanique constamment nichée dans les cheveux en broussaille de Pétra et lui prodiguant ses conseils plutôt sarcastiques. Mais ce pouvoir a attiré l’attention du prince de Bohême qui a fait appeler Mikal à Prague afin que ce dernier construise la plus belle horloge astronomique du monde. Or, lorsqu’il revient de son château, ce dernier est aveugle et ne pourra plus jamais créer de merveilleux animaux en fer blanc comme Astrophil. Tiraillée par maintes questions, Pétra décide de se rendre au château du prince afin de découvrir pourquoi Son Altesse a dérobé les yeux de son père. Parvenu à bon port après un long périple, elle rencontre de fascinants personnages, dont Neel, un jeune romanichel qui possède lui aussi un talent bien particulier pour crocheter les serrures et vider les poches des passants. Un don qui lui permettra d’aider Pétra à pénétrer dans le Cabinet des Merveilles du palais Salamander, une pièce située au cœur même du château royal où le prince conserve ses plus beaux et ses plus inquiétants trésors. Galvanisée par l’amour qu’elle porte à son père à qui elle veut permettre de retrouver son état normal, elle devra affronter les plans machiavéliques d’un prince qui ne reculera devant rien pour parvenir à ses fins, tandis qu’elle-même finira par s’apercevoir que les gens du château ont une apparence trompeuse et que l’horloge de son père est ensorcelée. Un récit qui mélange avec bonheur légendes Rom et russes pour le plus grand plaisir des adolescents qui se plongerons dans le premier tome de cette nouvelle série.

dimanche 11 octobre 2009

ATTANASIO Alfred Angelo (Usa)
Pseudo = Adam Lee
Né en en 1951à Newark, dans le New Jersey, Alfred Angelo Attanasio suivra de brillantes études dans les universités de Pensylvannie et de New York avant que Stan Lee lui propose de collaborer au numéro 36 de son magazine Amazing Spider-Man. Cependant, ce sont les encouragements de l’éditeur de SF John W. Campbell qui seront véritablement à l’origine de sa carrière d’écrivain qui atteingnit son sommet avec la publication en 1981 de son roman posta apocalyptique « Radix ». Eclectique dans ses choix, A..E. Attanasio est également l’auteur d’essais littéraire et du cycle de Fantasy « Arthor » réécriture du mythe arthurien
◊ Le dragon et la licorne (Roman) Légendaire arthurien / Mythologie celtique / Mythologie nordique
Calmann Lévy-Fantasy, 4/2009 — 20 € — The dragon ans the unicorn, Harper Prism, 1996 — Tr. : Henry-Luc Planchat — Couv. : Alain Brion
● Critiques :
http://www.actusf.com/ (Jérôme Vincent) ; http://www.cafardcosmique.com/ (Tuc)
→ Revenant aux fondements de la légende arthurienne l’écrivain américain Alfred Angelo Attanasio nous livre ici le premier volet d’une fresque réécrivant le cycle d’Arthur sous l’angle de la physique quantique et des légendes nordiques. Ainsi nous découvrons Ygrane, la reine des celtes, qui grâce à la magie de la vieille sage Raglaw, est parvenue à grimper dans le Grand Arbre, la demeure des dieux, afin de demander l’aide du Furieux, le maître des Ases pour l’aider dans sa lutte contre les tribus du Sud, les bâtisseurs de villes, les ferments d’un progrès qui balayent les anciennes croyances, créatures inféodées aux Seigneurs du Feu, ces parasites plus anciens que les étoiles menant un combat perpétuel contre le Dragon, l’être planète vivant au sein de la Terre sous la croûte rocheuses qui constitue sa cachette immuable, tandis que son sang circule avec la lenteur du magma et que les montagnes forment les écailles de son dos. Un dragon unit à ses frères des étoiles qui ne font qu’un avec l’unique Dragon cosmique dont le corps lumineux scintille dans l’espace-temps. Or les Seigneurs du Feu, qui ont doté les tribus du Sud du savoir de l’art destructeur des armes métalliques, ont utilisé leur formidable pouvoir pour modeler un enfant qui recevra l’aide d’une licorne, un étalon solaire apportant son pouvoir aux Seigneurs du Feu en volant l’énergie du Dragon. De sa visite aux dieux Ygrane n’obtiendra pas tout ce qu’elle désire, mais seulement le pouvoir d’invoquer la licorne. Forcée d’épouser le duc Gorlois, un romain dont l’alliance est voulue par les druides, et enfantera Morgeu, une fille revêche qui lui donnera bien des tracas, mais qui aura le privilège d’amener prés d’elle le démon Lailoken celui à qui elle confiera la mission de trouver son roi, celui qu’elle a entrevu dans un songe et qui seul pourra unir toutes les tribus. Dans la longue quête qu’il va mener pour accomplir le dessein de la reine Lailoken, emprisonné dans un corps humain qui seul peut circonscrire ses immenses pouvoirs, deviendra Myrddin, puis Merlinus, le sage itinérant expert en magie. Et s’il finit par découvrir l’homme tant recherché, celui-ci n’en est qu’aux balbutiements de sa destinée héroïque. Il faudra que Merlinus aide les frères Aurélianus à accomplir leur vengeance pour que le plus jeune d’entre eux puisse devenir le fameux Uther Pendragon, le roi dont a rêvé Ygrane. Un roi héritier des Pendragon, nommé l’Aigle de Thor, ou Arthor. Dans le début de cette tétralogie, l’auteur nous entraîne dans une intrigue en forme de l labyrinthe où s’entrechoquent les cosmogonie, sorte de vaste quête de l’immortalité qui va couvrir l’ensemble de l’histoire de l’Humanité. Commençant et se terminant dans un lieu légendaire, Tintagel, situé au bord de la Mer Occidentale, dans cette Angleterre du Dark Age sous domination romaine, qui n’a pas encore subie les invasions pictes et saxonnes, cette histoire raconte la lutte d’entités cosmiques fondamentales pour lesquelles les hommes ne sont que de simples pions. Avec le démon Lailoken/Merlin comme liant elle permet d’ancrer la mythologie nordique et ses créatures magiques au cœur même du légendaire arthurien ainsi envisagé sous un angle bien plus original que celui que nous offre les héritiers littéraires s’inscrivant dans la tradition du La morte d’Arthur de Thomas Mallory ou des romans de Chrétien de Troye, tout en faisant un détour par la symbolique entourant les plus célèbres créatures du bestiaire du Moyen Age, la licorne et le dragon, souvent présentée comme l’incarnation du Bien et du Mal. Une redécouverte salutaire de cet auteur américain jusque là plus connu en France par son roman post apocalyptique Radix publié chez Robert Laffont dans la collection Ailleurs et Demain.
Les autres titres de la série :
1.Le dragon et la licrone
2.La louve et le démon

jeudi 8 octobre 2009

DURHAM David Anthony (Usa)
Site : www.davidanthonydurham.com
D’origine caribéenne, mais né à New York en 1969, David Anthony Durham a grandi dans le Maryland où il est devenu professeur d’université. Après avoir sillonné les Etats-Unis et l’Europe, il s’est installé en Ecosse. Mais il avait déjà commencé à écrire, notamment « Gabriel’s story » un roman racontant l’histoire des colons Afro-américains, qui lui a valu la reconnaissance unanime de la critique. Plus tard, il s’est lancé avec autant de bonheur dans la Fantasy avec l’écriture de son ambitieuse trilogie de « La guerre du Mein »
◊ La guerre du Mein (Roman) Aventures Fantasy
Le Pré aux Clercs-Fantasy, 10/2008 — 680 p., 21 € — Ser. : La guerre du Mein 1 — Acacia, the war with the Mein, Doubleday, 1967 — Tr. : Thierry Arson — Couv. : Didier Graffet
Critiques :
www.actusf.com (Tony Sanchez) ; www.elbakin.net (Neramith-Interview) ; www.noosfere.com (Bruno Para & Cécile Duliga) ; www.yozone.fr (Fabrice Leduc)
→ Monde de mythologies complexes, de sorcellerie et de créatures imaginaires de toutes sortes l’île d’Acacia, qui a donné son nom à un Empire prospère, du moins en apparence, car si les riches y jouissent d’un situation privilégié, les pauvres, les plus nombreux, triment sans cesse pour satisfaire leurs moindres besoins. Héritier d’une ancienne dynastie, le roi Leodan Akaran fait de son mieux pour maintenir la paix sur ce vaste domaine afin de léguer la couronner à ses quatre enfants qu’il adore. Cependant, il leur cache soigneusement que la base de son pouvoir réside dans, la brume, une puissante drogue que l’Etat fournit plus ou moins légalement à la population afin de la maintenir dans un bien être illusoire sapant tout désir de rébellion, ainsi que sur l’odieux trafic d’enfants esclaves. Désireux de mettre un terme à ces pratiques, ils se heurtent à des forces obscures hostiles à tout changement, et surtout, il est pris par le temps. Car, de leur lointaine forteresse se dressant les glaces du grand nord il est exilé depuis très longtemps le peuple du Mein a décidé de passer à l’offensive afin de briser le joug d’Acacia. Tandis que Tashrein Mein, un assassin professionnel, parvient à tuer le roi au cœur même de son palais, l’armée des puissants guerriers nordiques attaque l’empire de toutes parts. Sur son lit de mort Leodan, qui avait prévu d’éloigner pour un temps ses enfants des parages du trône, se débrouille pour leur permettre de s’échapper, les envoyant dans diverses partie du monde afin qu’ils forgent de leurs mains leur propre destinée. Dés lors ceux-ci vont s’efforcer de venger l’assassinat de leur près tout en restaurant un empire acacian fondé cette fois sur des valeurs plus démocratiques. Alternant les points de vue à travers le prisme de divers protagonistes, l’auteur permet ainsi de découvrir peu à peu toute la richesse de l’univers qu’il a inventé dont la part emprunté à l’imaginaire se coule parfaitement dans le moule de préoccupations bassement mercantiles et financières que l’on retrouve dans notre quotidien. Ici les principaux personnages, bien que portés par une vision d’ensemble suivent leurs propres motivations pour y parvenir. Dans cet univers où mensonges, complots et traîtrises sont monnaie courante, les quatre enfants, dispersés volontairement pour échapper à leurs ennemis suivrant un périple riche en aventures qui les entraînera pour certains à explorer les terres désolées duTalay ou les archipels de Vumu aux Flots Gris. Tandis que le royaume d’Acacia est tombé entre les mains du redoutable Hanish Mein, Aliver, Corinn, Mena et Dariel, chacun à leur manière, mettront convergence les différents apports de leurs personnalités multiples pour assurer la renaissance du royaume de leur père libéré de ses vices d’antan. Tandis qu’Aliver focalisera l’action de reconquête sous les traits du Roi des neiges, seul capable de mettre fin à la domination des Mein et d’instaurer un réel idéal de justice. Dariel et Mena partageront son exil pour s’enrichir de la mixité culturelle procurée par leurs diverses rencontres. Cette dernière d’ailleurs, véritable garçon manqué doté de fascinantes capacités de combattante, finira même par supplanter Aliver dans sa croisade contre l’envahisseur. De son côté Corinn, contrainte par le sort à demeurer au palais sous l’emprise de Hanish, joue à sa manière un rôle prépondérant dans les relations entre Akarans et Mein. Le premier volet d’une trilogie qui, à travers une vaste fresque épique emplie de multiples personnages à l’intense densité émotionnelle, David Anthony Durham parvient à traiter des thèmes de société contemporains quine manqueront pas d’interpeller le lecteur et de lui faire prendre conscience que sous le vernis du roman peuvent émerger des questions fondamentales que la Fantasy sait parfois aussi bien développer que tout autre genre littéraire.
Les autres titres de la série :
1.La guerre du Mein
2.Terres Etrangères

mardi 6 octobre 2009

NOVIK Naomi (Usa)
D’origine polonaise, Nami Novik, née à New York en 1973, est diplômée de littérature anglaise et d’informatique. Elle a notamment participé au développement du jeu vidéo d’héroic-fantasy Neverwinther Nights, avant de se lancer dans l’écriture. Passionné d’histoire et, en particulier, de l’époque napoléonienne, elle a conjugué cette passion de jeunesse pour les contes d’Europe de l’Est et le Seigneur des Anneaux afin de développer sa série uchronique « Téméraire » dont le premier tome, « Les Dragons de Sa Majesté , lui a permis, en 2007, de recevoir le prix du meilleur roman américain
◊ Les Dragons de Sa Majesté (Roman) Dragons / Uchronie
Pocket-Fantasy 5977, 9/2009 — 436 p., 7 € — Ser. : Téméraire 1 — Temeraire : His Majesty’s Dragons, HarperCollins-Voyager, 1/2006 — Tr. : Guillaume Fournier — Couv. : Dominic Harman
Précédentes publications :
● Le Pré aux Clercs-Fantasy, 4/2007 — 352 p., 19,90 € — — Couv. : Dominic Harman
● France Loisirs-Fantasy, 5/2009 —472 p., 9,95 € — Couv. : Dominic Harman
Critiques :
www.actusf.com (Jean-Rebillat) ; www.cafardcosmique.com (Eleanore-Clo) ; www.fantasy.fr (Cesba) ; www.khimaira-magazine.fr (Christophe Van de Ponseele) ; www.noosfere.com (Pascal Patoz)
→ Alors que la guerre fait rage entre la France et l’Angleterre, le jeune capitaine de la Royal Navy Will Laurence met la main sur une prise qui va bouleverser sa vie. En effet, en arraisonnant une frégate française, il découvre un œuf de dragon Impérial chinois, une bête rarissime parmi toute son espèce. Dans ce monde, où les cracheurs de feu sont dotés de la parole et servent dans les combats aériens auprès de la plupart des nations civilisées, cette trouvaille vaut son pesant d’or. Mais l’œuf est sur le point d’éclore. Or un dragon doit être harnaché dés sa naissance si l’on veut l’apprivoiser. Victime d’un concours de circonstances, Wil lui passe le harnais, devenant de facto son pilote, comme le veut la tradition. Le voilà dorénavant lié au jeune dragon nommé Téméraire et obligé de renoncer à une brillante carrière maritime pour embrasser celle d’aviateur à laquelle il ne connaît rien. Rentré à bon port Will va rapidement se lier d’amitié avec le dragon et le livre nous expose l’attachement grandissant qui se crée entre le cavalier et la monture tout au fil des épreuves qu’il affronteront ensembles. On y apprend qu’un dragon est un véritable vaisseau transportant tout un équipage. On y suit les déboires familiaux du jeune officier qui se heurte aux ambitions contrariés de son père pour sa propre carrière. On y suit le rude entraînement des apprentis dragonniers dispensé dans la prestigieuse école de Loch Laggan. C’est là d’ailleurs que Will fait la connaissance de ses nouveaux compagnons, tels le capitaine Roland, Berkley et son dragon Maximus, Catherine et sa dragonne Lily, ainsi que Choiseul et son dragon Praecursoris, des exilés venus de France. Toutefois cet apprentissage sera de courte duré car Bonaparte, de plus en plus audacieux, rassemble ses propres créatures pour transporter ses troupes sur le sol britannique. Déjà se profile au loin l’ombre des batailles de Trafalgar et de Douvres, tandis que la trahison affecte les rangs des dragonniers et que Téméraire découvre progressivement au combat l’ampleur de ses capacités. Et s’il était plus qu’un Impérial, c'est-à-dire un Céleste, ces dragons que l’on destine uniquement aux rois et aux… empereurs ? Le premier tome d’une série qui compte déjà trois volumes aux Etats-Unis, écrite par une passionnée d’Histoire qui porte un grand intérêt à la période napoléonienne et qui a pour référence littéraire des auteurs comme Patrick O’Brian et Jane Austen. Un livre dont la parution a été salué par des commentaires élogieux de Stephen King en personne, dont Peter Jackson a acheté les droits cinématographiques, et qui a été sélectionné pour les prochains Hugo et Locus. A noter que dans la langue de Shakespeare et chez Subterranean Press, les fans pourront obtenir pour 125 $, une édition sur papier de très grande qualité avec une nouvelle illustration de couverture de Dominic Harman, et plusieurs illustrations intérieures en couleur.
Les autres titres de la série :
1.Les dragons de Sa Majesté
2.Le trône de jade
3.Par les chemins de la soie
4.L’Empire d’ivoire
NOVIK Naomi (Usa)
D’origine polonaise, Nami Novik, née à New York en 1973, est diplômée de littérature anglaise et d’informatique. Elle a notamment participé au développement du jeu vidéo d’héroic-fantasy Neverwinther Nights, avant de se lancer dans l’écriture. Passionné d’histoire et, en particulier, de l’époque napoléonienne, elle a conjugué cette passion de jeunesse pour les contes d’Europe de l’Est et le Seigneur des Anneaux afin de développer sa série uchronique « Téméraire » dont le premier tome, « Les Dragons de Sa Majesté , lui a permis, en 2007, de recevoir le prix du meilleur roman américain
◊ L’Empire d’ivoire (Roman) Dragons / Uchronie
Le Pré aux Clercs-Fantasy, 9/2008 — 385 p., 19.90 € — Ser. : Téméraire 4 — Temeraire 4.Empire of Ivory, Ballantine-Del rey, 2007 — Tr. : Guillaume Fournier — Couv. : Dominic Harman
Rééditions : France Loisirs-Fantasy, 6/2009 — 496 p., 9,95 € — Couv. : Dominic Harman
Critiques :
www.phenix-web.net (Véronique de Laet)
→ Bon, Napoléon n’a pas le beau rôle, mais il faut comprendre les anglo-saxons, c’est sûrement le français qui les a le plus impressionné et qui a été sur le point de les acculer à la défaite. D’où l’intérêt des auteurs pratiquant la langue de Shakespeare pour la période des guerres napoléoniennes, et de Naomi Novik, plus précisément, dont les origines polonaises attisent encor plus l’attrait pour l’Histoire de la vieille Europe. Nous revoilà donc dans un monde très proche du monde, à ceci prés que les dragons existent et peuvent être utilisés aussi bien à usage civil, pour transporter le courrier, par exemple, et surtout militaire, avec la création de l’Aerial Corps britannique, un régiment délite formé de dragons transformés en sorte de vaisseaux de combat volant soutenant une vaste filet ventral où prennent place une vingtaine d’aviateurs chargés d’en découdre avec les inévitables dragons français. Les héros de cette série sont Téméraire, un jeune Céleste, dragon réservé habituellement à la famille impériale chinoise, devenu un redoutable combattant du ciel, et de son pilote, Will Laurence, ex capitaine de la Navy. Ensemble ils ont d’abord contribué à mettre en échec le débarquement des troupes françaises à Douvres (Les dragons de Sa Majesté), puis nous les avons suivi en Chine (Le trône de jade), sorte de retour au source pour Téméraire, avec en filigrane tout un jeu d’intrigues politiques et diplomatiques dont raffolent les constructeurs de la Grande Muraille, avant de les accompagner, après un détours par l’Eurasie, dans une sorte de remake de la campagne de Pologne (Par les chemins de la soie) si faste pour Napoléon, revisitée à la mode dragon. Dans le quatrième opus de cette série, nous assistons au retour en Angleterre de Téméraire et de son cavalier. Tandis que le ciel est déserté par l’Aerial Corps les bombes pleuvent sur la campagne anglaise désormais sans défense. La cause, une terrible épidémie semblable à une grippe mortelle, qui décime les troupeaux de dragons britanniques depuis qu’un Dakota, un dragon américain, est venu les rejoindre. Seul Téméraire et quelques dragons inexpérimentés sont épargnés par le mystérieux fléau. Afin d’éviter que ce dernier ne finisse par exterminer les dragons de Sa Majesté, Téméraire et Will sont envoyés en Afrique avec plusieurs dragons malades afin de trouver la solution qui semble résider dans un champignon salvateur. Mais voilà, celui-ci ne se trouve pas n’importe où et sa recherche va nous entraîner à la découverte du fabuleux Empire d’ivoire. Un lieu privilégié où pousse le fameux champignon sur lequel feront main basse Téméraire et ses compagnons, déclenchant au passage la colère du peuple qui les cultive et de leurs dragons. De quoi mettre en grand péril un Empire Britannique à la couverture aérienne amoindrie face à un Napoléon qui prépare une nouvelle invasion. Nous noterons au passage une adaptation toute personnelle par l’auteur du mythe du dragon dans les sociétés africaines, ainsi qu’un final plutôt inattendu qui donnera encore plus envie aux lecteurs de se précipiter sur le cinquième tome de cette série décidément très originale qui vient de sortir aux Etats-Unis sous le titre Vitory of the Eagles, et qui ne tardera pas à être traduit en France par les éditions Pygmalion toujours aussi actives dans le domaine de la Fantasy.
Les autres titres de la série :
1.Les dragons de Sa Majesté
2.Le trône de jade
3.Par les chemins de la soie
4.L’Empire d’ivoire

lundi 5 octobre 2009

FREEMAN Pamela (Australie)
Née à Sydney, en Australie, Pamela Freeman a été élevée dans une famille catholique, puis a suivie les cours d’université de Technologie de Sydney où elle a obtenue un diplôme de Communication. Connue dans les pays anglo-saxons à travers sa série pour la jeunesse « Florimonde » elle s’est attaquée avec succès à la Fantasy pour adultes avec la trilogie du « Langage des pierres »
◊ Le dit du sang (Roman) Aventures Fantasy
Pygmalion-Fantasy, 5/2009 — 392 p., 19,90 € — Ser. : Le langage des pierres 1 — The casting trilogy 1.Blood ties, Orbit, London, 2007 — Tr. : Brigitte Mariot — Couv. : Miguel Coimbra — Carte : Darian Causby
→ Le Dit du sang, premier volet de la trilogie du Langage des pierres, c’est d’abord l’occasion pour les seconds couteaux, les humbles et les pauvres, ceux qui souffrent et qui triment tandis que se développent les actions héroïques et les faits d’armes glorieux, ceux qui ont largement goutté à la gourde du malheur et des efforts répétitifs aux espoirs sans lendemains, de prendre enfin la parole. Ici ils le font à travers des dits racontant l’histoire des Voyageurs, les habitants légitimes des Onze Domaines naguère exterminés par le peuple d’Acton qui conquit leurs terres et chassa les survivants sur les routes de l’exil où ils furent soumis au mépris et à la haine des occupants. A présent, les seigneurs de guerre d’Acton régentent les Onzes Domaines d’une main de fer. Cependant leur cruelle emprise ne s’étend pas sur des choses qui les dépassent comme les esprits et la magie des éléments, ni d’ailleurs sur certains êtres humains, lointains descendants des Voyageurs. Trois personnages vont émerger chez ces êtres d’exception, trois trajectoires alternées qui vont servir de fil conducteur à cette intrigue entrecroisée. Il y a d’abord Ronce, une jeune fille forcée de quitter les siens à cause d’un crime qu’elle n’a pas commis accompagnée de sa fidèle monture. Puis vient Frêne, un apprenti garde du corps qui, faute de devenir un artiste reconnu, s’engage dans la carrière d’assassin guidé par une femme aussi experte que manipulatrice. Et puis il y a Epervier, l’enchanteur, plus sombre que celui d’Ursula Le Guin dans son cycle de Terremer, qui ne rêve lui que de vengeance pour son peuple martyrisé. Bien entendu les destins de ces trois protagonistes sont faits pour se rencontrer. D’ailleurs, les Pierres ont prédit qu’un lien puissant les unirait. Un lien forgé dans le sang issu du fond des âges. Une connivence entretenue par les dieux, qui interviennent de diverses manières dans les affaires des hommes, notamment à travers la réincarnation des morts. Aventures et voyages sont au menu de ce tome d’exposition, qui s’attache à nous présenter par petites touches l’univers de l’histoire, ainsi que les personnages principaux autour desquels s’articulera le récit. Avançant chacun de ses protagonistes comme un joueur d’échec le ferait avec les pièces de son jeu, Pamela Freeman nous propose une Fantasy plus proche des récits de Le Guin, de Hobb ou de Karen Miller, que des grandes sagas guerroyeuses portées par le souffle des dragons. Sans grands effets de manches dans le domaine de la magie, elle parvient cependant à piquer la curiosité du lecteur et à l’accrocher durablement dans la trajectoire de personnage qui ne pourront que croître en consistance au cours des volumes suivants de cette trilogie qui illustre, une fois de plus, la vitalité de la fantasy australienne.

dimanche 4 octobre 2009

COCKAYNE Steve (Gb)
Né en Grande-Bretagne en 1973, Steve Cockayne a travaillé pendant quelques années comme chef opérateur à la BBC avant de se consacrer à l’écriture et de connaître notamment le succès avec sa trilogie des « Légendes du Pays »
◊ Les chaînes et les fers (Roman) Fantasy Urbaine
Pygmalion-Fantasy, 4/2009 — 370 p., 21,90 € — Ser. : Légendes du pays 2 — Legends of the Land 2.The iron chain, Time Warner UK-Orbi, 2/2003 — Tr. : Michelle Charrier — Couv. : Miguel Coimbra
→ Depuis le couronnement du roi Matthews tout a changé dans ce monde des Vagabonds et des Insulaires jadis victime d’un terrible schisme qui en brisa la tranquille harmonie. A présent Rusty Brown, l’un des héros du premier tome de la série, qui semait naguère la terreur en compagnie des Jeunes Loups, s’est acheté une conduite comme beaucoup de malfrats d’hier devenus des tenants de la loi. Tout semble dés lors mieux organisé dans un monde où les cerfs volants de signalisation se chargent de transmettre les nouvelles d’un bout à l’autre du pays, tandis que le palais royal peut désormais s’enorgueillir d’abriter une administration ultra-moderne. Dés lors Leonardo Pegasus, l’ancien magicien royal, ne regrette pas d’avoir pris sa retraite. Devenu barman dans une petite bourgade, il peut consacrer tout son temps à l’amélioration de sa Machine à empathie multiple susceptible de prédire les avenirs possibles. Cependant, une inquiétante découverte au sein de la station de signalisation du village vient semer le trouble dans son esprit. Se pourrait-il qu’une sombre présence ait élu demeure au cœur même de ces rouages, au risque d’infecter tout le réseau ? Une révélation qui, si elle se confirmait, pourrait signifier qu’un démon aurait été libéré. Dés lors les destins des héros de Vagabonds et Insulaires, le premier volume du cycle, vont prendre toute leur mesure et s’inscrire en lettres indélébiles au sein d’un monde qui rappelle parfois les ambiances steampunk par son caractère moyenâgeux et les inventions qui l’habitent, électricité, bande dessinée…, le tout sur fond de magie, avec présences de gobelins en prime. Le second volume d’une série originale dont l’intrigue alterne toujours entre récit linéaire et digressions rapportées en italique, le tout découpé en courtes scénettes semblables à celle des romans feuilletons qui accélèrent le dénouement de l’histoire. La peinture d’un univers original où le sillon de la révolution industrielle croise celui des légendes dessinant un monde d’une rare originalité qui emprunte des chemins de traverse louvoyant entre la fantasy urbaine et le fantastique, se rapprochant plus de l’Angleterre des derniers siècles que du décor médiéval fantastique et offrant en pâture aux lecteurs des personnages plus mis en valeur par les émotions et les sentiments qui les traversent que par leurs actions proprement dites. Sans aucun doute Fantasy plus proche de celle d’une Le Guin et d’une Vonarburg ou d’un Guy Gavriel Kay que des émules de Robert Horward servie par un style très fluide qui permet de surmonter l’obstacle d’une intrigue pouvant paraître quelquefois difficile à suivre.
Les autres titres de la série :
1.Vagabonds et insulaires
2.Les chaînes et les fers
3.L’envol des égarés
HOBB Robin (Usa)
Pseudo de Margareth Astrid Lindholm Ogden
Pseudo = Megan Lindholm
Née en Californie en 1952, Megan Lindholm partit jeune vive avec sa famille en Alaska. C’est d’abord sous son véritable nom qu’elle commença à écrire ses premières séries de Fantasy telles que « Le peuple des rennes » ou « Les Venchanteuses » avant d’adopter le pseudonyme de Robin Hobb pour inscrire son nom en lettre d’or dans le paysage de la Fantasy mondiale avec les séries épiques de « L’assassin royal » et des « Aventuriers de la mer »
◊ Le renégat (Roman) Aventures Fantasy
Pygmalion-Fantasy, 3/2009 — 317 p., 21.90 € — Ser. : Le soldat chamane 6 — The soldier song trilogy. Renegade’s magic Book III, HarperVoyager, 7/2008 — Tr. : A. Mousnier-Lompré — Couv. : John Howe
Critiques :
www.phenixweb.net (Channe)
→ Afin de se sauver et de protéger ceux qu'il aime, Jamère a dû rendre les armes et se donner corps et âme à la magie. Tenu pour mort par les siens, il se réfugie chez les Ocellions où, regardé comme un Opulent, il bénéficie du soutien de la femme- arbre et d'Olikéa, mais se trouve en concurrence avec un autre magicien, Jodoli. Dans cette culture qu'il apprend à connaître peu à peu, il va devoir affronter deux questions vitales : comment empêcher la guerre entre les Ocellions et les Gerniens de tourner au bain de sang et, surtout, comment convaincre son double, Fils-de-Soldat, de l'écouter pour éviter un massacre ? Afin de survivre à cette nouvelle épreuve, il devra plonger au plus profond de lui-même et maîtriser sa magie afin de faire face à la fois au plus puissant des Opulents, Kinrove, et au royaume de Gernie. Forcé de s’initier à l’utilisation positive de la magie, il parvient à briser la coquille du soldat trop conventionnel des premiers épisodes de la série. Cependant, il aura fort à faire pour éviter la confrontation entre les autochtones Ocellions et les envahisseurs Gerniens, chacun d’entre eux considérant que sa cause est plus juste que celle de l’autre. Au rythme lent des phrases ciselées de Robin Hobb nous entrons en profondeur dans le cœur même de la culture étrange et magique des Ocellions à travers une intrigue fourmillant de détail qui étend ses ramifications au fil des pages, tout en progressant avec une lenteur étudiée qu’accentue encore le découpage des tomes originels en deux volumes que nous propose la traduction française. La suite d’une série qui, une fois encore, confirme le talent de Robin Hobb ayant déjà enchanté des milliers de lecteurs à travers le monde grâce à ses cycles de L’Assassin Royal (repris en différent omnibus sous le titre générique de La citadelle des ombres) et des Aventuriers de la mer (regroupés en plusieurs tomes sous le titre de L’Arche des ombres).
Les autres titres de la série :
1.La déchirure
2.Le cavalier rêveur
3.Le fils rejeté
4.La magie de la peur
5.Le choix du soldat
6.Le renégat
MARTIN George R(aymond) R(ichard) (Usa)
Né en septembre 1948 à Bayonne, dans le New Jersey, George R. R. Martin a publié sa première nouvelle en 1971. S’étant essayé a des genres aussi divers que la Fantasy, l’horreur et la science-fiction, il devint scénariste et producteur à Hollywood où il collabora a de nombreuses séries comme la célèbre « Twilight zone ». En 199O il commença à écrire son cycle épique du « Trône de Fer » destiné à devenir un classique de la Fantasy contemporaine.
◊ Le Trône de Fer intégrale 2 (Recueil) Aventures Fantasy
Pygmalion-Fantasy, 3/2009 — 1110 p., 29.90 € — Ser. : Le Trône de Fer — Tr. : Jean Sola — Couv. : Stephen Youll — Sommaire :
La bataille des rois — A clash of kings, Voyager 1998 — Ser. : Le Trône de Fer 3 — Tr. : Jean Sola
Précédentes parutions :
● Pygmalion-Fantasy, 2/2000 — 325 p., 139 Frs — Couv. : Stephen Youll
● J’Ai Lu-Fantasy 6090, 12/2001 — 416 p., 8 € — Couv. : Olivier Frot
Adaptation jeu : Le Trône de fer. La bataille des rois extension au jeu de plateau édité par Ubik, 36 €
Critiques :
www.noosfere.com (Benoît Lucazeau)
L’ombre maléfique — A clash of kings, Voyager 1998 — Ser. : Le Trône de Fer 3 — Tr. : Jean Sola
Précédentes parutions :
● Pygmalion-Fantasy, 5/2000 — 313 p., 139 Frs — Couv. : Stephen Youll
● J’Ai Lu-Fantasy 6263, 3/2002— 416 p., 7,60 € — Couv. : Olivier Frot
L’invincible forteresse — A clash of kings, Voyager 1998 — Ser. : Le Trône de Fer 3 — Tr. : Jean Sola
Précédentes parutions :
● Pygmalion-Fantasy, 9/2000 — 325 p., 139 Frs — Couv. : Stephen Youll
● J’Ai Lu-Fantasy 6335, 7/2002— 352 p., 7 € — Couv. : Olivier Frot
→ Un omnibus qui regroupe les tomes 3, 4 et 5 de la traduction française de la prestigieuse série du Trône de fer imaginée par George R. R. Martin, c'est-à-dire en réalité le tome 2 de l’édition originale scindé en trois parties, comme les autres tomes du cycle.
La bataille des rois . Dans ce troisième volume du cycle du Trône de fer nous retrouvons l’univers d’intrigues et de complots qui préside à la destinée du royaume des Sept Couronnes. Alors que le Trésor s’épuise, la mort de Robert Baratheon a laissé la compétition ouverte pour l’accession au Trône de Fer. Déjà Stannis, le frère de Robert, s’est proclamé roi dans son château de Peyredragon, s’opposant à Joffrey, le fils du monarque disparu. Au sein du Royaume du Nord Robb Stark a également ceint la couronne, bien décidé à venger son père exécuté sous couleur de trahison. Et très loin, au fin fond de l’Orient, une princesse, unique descendante des anciens rois targaryens, élève trois dragons en préparant sa revanche. Mais la venue de l’hiver après dix longues années d’été risque de mettre tout le monde d’accord. Car derrière la Grande Muraille grouillent des forces obscures prêtes à déverser sur le Royaume leur cortège de maléfices. La suite d’une formidable saga qui allie à merveille le sens épique de la fantasy au bouillonnement de l’Histoire. Une épopée fabuleuses emplie de personnages attachants englués dans un réseau d’intrigues leur conférant encore plus de réalisme, au point que le lecteur éprouve à la fin de chaque tome beaucoup de mal à s’en détacher.
L’ombre maléfique. C’est avec grand plaisir que nous replongeons dans l’univers passionnant de George R.R.Martin Un volume qui, contrairement à son apparence de 4ème tome en français, n’est que la traduction de la 2ème partie du 2ème tome américain du cycle du Trône de fer. Il revient sur le personnage de Tyrion le Lutin, qui fait de son mieux pour soustraire Port-Réal aux intrigues de sa propre soeur, la reine régente Cersei. Maléfices, émeutes, guerres, haine et confusion, meurtres et démences, complots et trahisons sont le lot commun dans le royaume des Sept Couronnes. Des conflits qui non seulement opposent les hommes, mais qui tenaillent également les dieux. Des divinités qui déchaînent sur les mortels des puissances occultes agissant en leur nom. Comment dés lors la Garde de Nuit des remparts de Winterfell pourrait-elle résister aux assauts des adeptes du Dieu Noyé ? La chute de ces murailles coïncidera-t-elle avec l’arrivée de la comète rouge, annonciatrice d’un chaos sanglant ? Autant de questions que la multitude de personnages parcourant cette histoire épique auront à peine le temps de se poser, emportés par le tourbillon de péripéties qui tiennent le lecteur en haleine, de la première à la dernière page.
L’invincible forteresse. L’ombre de Winterfell plane toujours sur ce 5ème tome du cycle du Trône de fer. La grande forteresse du Nord semble pourtant absente des préoccupations du Royaume des Sept Couronnes tiraillé par ses éternelles querelles, intrigues, et affrontements. Dans l’ouest Rob Stark continue de laisser derrière lui un sillage de sang, alors qu’à Port-Réal l’éventualité d’un siège imminent affole la population. La guerre, toujours la guerre, amoncelle ses sombres nuages au-dessus des mêlées humaines avides d’en découdre. Et ses tentacules de haine viennent lécher les murs de Winterfell, encore debouts malgré les épreuves endurées. Un univers de froid et de brume, qui a trop vite porté le deuil de Bran, le jeune fils du défunt maître des lieux. Un monde où la devise « l’hiver vient » est de plus en plus d’actualité, alors qu’au delà du Mur des forces obscures et malfaisantes croupissent en attendant l’heure de passer à l’attaque. La suite d’une série balayée par un souffle épique qui s’immisce dans l’existence des protagonistes dont l’intérêt dramatique finement ciselé fait penser à l’équivalent des Rois Maudits, version héroic-fantasy. Une réussite sans faille d’un américain aux multiples talents (écrivain, scénariste, producteur de films et de feuilletons) qui a su avec les 4 romans précédents (Le Trône de Fer,Le Donjon Rouge, La bataille des Rois et L’ombre maléfique) tous parus chez ce même éditeur, fidéliser un nombre grandissant de lecteurs.
Les autres titres de la série :
1.Le trône de fer
2.Le donjon rouge
3.La bataille des rois
4.L’ombre maléfique
5.L’invincible forteresse
6.Les brigands
*Intrigues à Port-Réal (version poche)
7.L’épée de feu
8.Les noces pourpres
9.La loi du régicide
10.Le chaos
11.Les sables de Dorne
12.Un festin pour les corbeaux
Recueils
*Le Trône de Fer 1 (Tomes 1 & 2)
*Le Trône de Fer 2 (Tomes 3,4,5)
Nouvelles
*Le chevalier errant
*L’épée lige

Adaptation jeu
*Le Trône de Fer + extension La bataille des rois

vendredi 2 octobre 2009

MURPHY C.E. (Usa)
Pseudo = Cate Dermody
Ecrivain américain née en 1973, auteur de romans et de nouvelles, qui écrit également des romans sentimentaux sous le pseudnonyme de Cate Demody ◊ La nuit du dragon (Roman) Romantic Fantasy
Harlequin-Luna 49, 4/2009 — 421 p., 7.90 € — House of Cards, Harlequin S.A., 2008 — Tr. : Fabrice Canepa — Couv. : Janika
→ Pour l’amour d’Alban, son amant de la nuit, Margrit a effectué une véritable plongée dans le monde secret des races anciennes de New York C’est seulement ainsi qu’elle a pu rencontrer Alban, mystérieux descendant du peuple des pierres, séparé d’elle par d’infranchissables murailles dressées entre les univers. Pour lui elle a côtoyé Janx, l’un des derniers dragons qui, sous sa forme humaine, dirige l’une des plus puissantes organisations criminelles de la ville. Cependant, aujourd’hui elle a peur, car elle sent que Janx, personnage séducteur et pervers joue avec elle comme le chat avec la souris. Coupé du monde normal qui était le sien, elle implore en silence Alban, sans savoir que celui-ci la protège dans l’ombre, évitant désormais de l’approcher, car il est persuadé qu’il met sa vie en danger. Une histoire d’amour entre deux êtres aux origines fondamentalement différentes et aux cœurs qui battent pourtant à l’unisson.
Les autres titres de la série :
1.La malédiction de l’aube
2.La nuit du dragon
STILTON Geronimo (Italie)
Site :
http://france.geronimostilton.com
Série italienne publiée aux éditions Piemme, à Milan, mettant en scène un héros éponyme, Géronimo Stilton, rédacteur en chef du journal l’Echo des Rongeurs de l’île de Souricia, dont la passion secrète est d’écrire des livres, mais qui est souvent entraîné dans des aventures rocambolesques à travers le monde par les membres de sa famille, et en particulier par sa sœur, la dynamique Téa Silton, qui fait également l’objet d’une série d’histoires chez Albin Michel
Qui a volé le diamant géant ? (Roman) Jeunesse / Fantasy animalière
Albin Michel-Jeunesse, 4/2009 — 115 p ., 6.50 € — Ser. : Geronimo Stilton 45 — Edizioni Piemme, Milan —Tr. : Titi Plumederat

→ Alors qu’il regardait tranquillement à la télé la finale du championnat de foot de l’île des Souris, Geronimo Stilton voit tous ses plans de soirée bien tranquille basculer avec l’irruption de son grand-père Honoré. Et voilà le rédacteur en chef de l’Echo des Rongeurs entraînés dans une nouvelle aventure qui le voit participer à un tournoi de golf en double. Un tournoi dont le gagnant remportera la Super Ratocoupe, du moins si tout se déroule comme prévu, car l’agent Zéro Zéro K, un bon ami de Geronimo, l’a averti que quelqu’un tenterait de voler le précieux objet avant la fin du tournoi.
STILTON Geronimo (Italie)
Site :
http://france.geronimostilton.com/
Série italienne publiée aux éditions Piemme, à Milan, mettant en scène un héros éponyme, Géronimo Stilton, rédacteur en chef du journal l’Echo des Rongeurs de l’île de Souricia, dont la passion secrète est d’écrire des livres, mais qui est souvent entraîné dans des aventures rocambolesques à travers le monde par les membres de sa famille, et en particulier par sa sœur, la dynamique Téa Silton, qui fait également l’objet d’une série d’histoires chez Albin Michel
◊ Le secret de la momie (Roman) Jeunesse / Fantasy animalière
Albin Michel-Jeunesse, 4/2009 — 102 p ., 6.50 € — Ser. : Geronimo Stilton 44 — Edizioni Piemme, Milan —Tr. : Titi Plumederat
→ Bon, la vie à Sourisia n’est pas toujours aussi tranquille qu’elle devrait être. Surtout depuis qu’une mystérieuse momie sans nom déambule dans les salles du Musée Egyptien, semant l’épouvante parmi les visiteurs. Accompagné de Benjamin et de Pandora, Geronimo Stilton va tenter de comprendre pourquoi cet amas de bandelettes s’est mis soudain à hanter les lieux. Et pour cela, avec l’aide efficiente du professeur Hier O’Glyph, il devra découvrir le secret de la momie.
Les autres titres de la série :
1.Le sourire de Mona Sourisa
2.Le galion des chats pirates
3.Un sorbet aux mouches pour Monsieur le Comte
4.Le mystérieux manuscrit de Nostraratus
5.Un grand cappucino pour Geronimo
6.Le fantôme du métro
7.Mon nom est Stilton, Geronimo Stilton
8.Le mystère de l’œil d’émeraude
9.Quatre souris dans la Jungle-Noire
10.Bienvenue à Castel radin
11.Bas les pattes, tête de Reblochon
12.L’amour, c’est comme le fromage…
13.Gare au yéti !
14.Le mystère de la pyramide de fromage
15.Par mille mimolettes, j’ai gagné au Ratoloto !
16.Joyeux Noël, Stilton !
17.Le secret de la famille Ténébrax
18.Un week-end d’enfer pour Geronimo
19.Le mystère du trésor disparu
20.Drôles de vacances pour Geronimo !
21.Un camping-car jaune fromage
22.Le château de Moustimiaou
23.Le bal des Ténébrax
24.Le marathon du siècle
25.Le temple du rubis de feu
26.Le championnat du monde des blagues
27.Des vacances de rêve à la pension Bellerate
28.Champion de foot !
29.Le mystérieux voleur de fromage
30.Comment devenir une super souris en quatre jours… et demi !
31.Un vrai gentil rat ne pue pas !
32.Quatre souris au Far West
33.Ouille, ouille, ouille… quelle trouille !
34.Le karaté c’est pas pour les ratés
35.Le trésor de l’île fantastique
36.Attention les moustaches… Sourigon arrive !
37.Attention ! Pattie Spring débarque
38.La vallée des squelettes géants
39.Opération sauvetage
40.Enigme aux jeux olympiques
41.Enquête dans les égouts puants
42.Mot de passe : Tiramisu
43.Dur, dur d’être une super souris
44.Le secret de la momie
45.Qui a volé le diamant géant ?
46.A l’école du fromage
47.Un Noël assourissant !
Hors séries :
*Le voyage dans le temps 1.Préhistoire – Egypte -Moyen Age
*Le voyage dans le temps 2.Les romains – Les Mayas – Le roi Soleil
*Le royaume de la fantaisie
*Le royaume du bonheur
*Le secret du courage
*Vacances pour tous ! Du CE2 au CM1
*Vacances pour tous ! Du CM2 à la 6ème
PLICHON Caroline (Fr)
Caroline Plichon est agrégée de lettres classiques et docteur ès lettres. Auteur d'une thèse sur le Rhésos, tragédie grecque attribuée à Euripide, elle enseigne au collège Germinal de Raismes
◊ Les déesses de l’Olympe (Recuei) Jeunesse / Mythologie gréco-romaine
La Documentation Française-Récits primordiaux, 4/2009 — 64 p., 9,49 €
→ La réécriture de six récits qui permettent une première approche de la mythologie grecque à travers les personnages symboliques des déesses, souvent aussi capricieuses que les femmes à qui elles servent de modèles, mais dotés de plus conséquents pouvoirs. Chaque texte est encadré par un préambule qui analyse le contexte historique, mentionne les sources, précise les langues originelles, et propose diverses clés de lectures. Qu'arrive-t-il à Déméter et Perséphone, sa fille ? Comment la très belle Aphrodite a-t-elle pu aimer le mortel Anchise ? D'où vient le récit de la cruelle vengeance d'Artémis, vierge chasseresse et très farouche, surprise au bain ? Et celui de la naissance d'Athéna ? Et les mésaventures d'Héra, épouse jalouse de Zeus, le maître de l'Olympe ? Autant d’histoires qui passionneront les jeunes amateurs de légendes et de mythologie.
OVIDE (Romain)
Pseudo de Publius Ovidius Naso
Poète latin né en 43 av. J.-C. à Sulmona, dans le centre de l’Italie, et mort en exil à Tomes (l’actuelle Constanta en Roumanie). Son surnom, Naso, lui vient de son nez proéminent. Issu d’une famille aisée, il fait des études de rhétorique à Rome avant de connaître la célébrité grâce à ses recueils de poèmes dont l’un, « L’art d’aimer », lui vaudra probablement son exil. Il s’inspira de ses nombreux voyages pour écrire « Les métamorphoses » une oeuvre répartie en 15 livres qui reprend les récits de la mythologie grecque et romaine
◊ Persée et autres métamorphoses (Recueil) Jeunesse / Mythologie gréco-romaine
Hatier Education-Classiques & Cie collège 9, 4/2009 — 127 p., 3.20 € — Dossier et enquête : Pascale Philberg
→ Une compilation de récits qui montrent comment les dieux et les hommes exercent, chacun de façon différente, leur extraordinaire pouvoir de métamorphose. Chaque histoire est accompagnée d’un dossier qui comporte un guide littéraire avec repères, un parcours en 7 étapes, un groupement de textes et un supplément sous forme de documentaire qui propose une enquête sur les romains et les nombreuses divinités qu’ils adoraient.
CARROLL Lewis (Gb)
Pseudo de Charles Lutwidge Dodgso
n
Né le 27 janvier 1823 à Daresbury, dans le Lancashire, le fils de pasteur Lewis Carroll fut élevé au sein d’une famille de onze enfants. Remarquablement doué pour la création littéraire, il donnait d’austères cours de mathématiques dans sa redingote guindée, il entretenait parallèlement une véritable passion pour l’art photographique et la compagnie des petites filles à qui il racontait de merveilleuses histoires. L’une d’entre elles, inspirée par la jeune Alice Liddell, alors âgée de 10 ans, devint le fameux « Alice au pays des merveilles » chef d’œuvre la littérature mondiale et véritable perle dans une chapelet d’œuvre qui cultivait le merveilleux et le non-sens. Lewis Carroll est mort le 14 janvier 1898 à Guildford, laissant derrière lui tout une série de textes qui n’ont pas cessé depuis lors d’être réédités et adaptés en livres illustrés, bande dessinées, ou dessins animés
◊ Alice au pays des merveilles (Roman) Jeunesse / Merveilleux
Hachette Education-Bibliocollège 74, 4/2009 — 144 p., 2.95 € — Alice in wonderland — Tr. : Daniel Bismuth — Commentaires : Isabelle De Lisle — Couv. : Alain Boyer — ill. : John Tenniel
Précédentes publications : Diverses et variées
→ Un livre qui contient des extraits du roman annotés, des questionnaires au fil du texte, des documents iconographiques exploités, une présentation de Lewis Carroll et de son époque, un aperçu du genre du récit merveilleux, et un groupement de textes autour des « Voyages au pays de la fantaisie ». L’ensemble commenté par l’érudition d’Isabelle de Lisle, agrégée de Lettres Modernes, professeur en collège et en lycée.
MOURLEVAT Jean-Claude (Fr)
Site :
www.jcmourlevat.com
Né en 1952 à Ambert, en Auvergne, Jean-Claude Mourlevat a fait ses études à Strasbourg, Toulouse, Bonn et paris avant de devenir professeur d’allemand, puis de se consacrer au théâtre. Après avoir monté diverses pièces dans toute la France, il publie son premier livre en 1977 (L’histoire de l’enfant et de l’œuf) et son premier récit de Fantasy avec le remarquable « Le combat d’hiver » en 2006
◊ Le chagrin de roi mort (Roman) Jeunesse / Aventures Fantasy
Gallimard Jeunesse-Hors Série Littérature, 5/2009 — 416 p., 16 € — Couv. : Joëlle Jolivet
→ Dans Petite Terre, une île du nord qui ressemble à l’Islande, le vieux roi vient de mourir. Deux jumeaux, Brisko et Aleksander, défilent avec les autres sujets prés de la dépouille du souverain défunt. Mais alors qu’Aleks passe à côté du cadavre, le fantôme du roi s’assoit auprès de son corps et murmure dans un sanglot à l’oreille du jeune garçon : « Le feu qui brûle, méfie-toi du feu qui brûle ». Dés lors rien ne sera plus pareil dans ce paisible pays jusque là épargné par le tumulte de la Grande Terre où le monarque éclairé avait fait bâtir une grandiose bibliothèque ouverte aux nobles comme aux manants. Or c’est justement dans les couloirs de la Bibliothèque Royale que, quelques temps plus tard, Brisco est enlevé par les hommes de Guerolf, le neveu belliqueux du roi qui désire convoite le pouvoir. Car, s’ils sont nés le même jour Alesk et Brisco ne sont pas réellement jumeaux comme ils le croient. Le second est en fait le petit-fils du roi, dont le père a été assassiné par Guerolf, qui l’a fait kidnapper pour le tuer, mais qui décide finalement de l’élever dans le haine des siens et d’en faire son fils. La seconde partie de l’histoire nous conduit dix ans plus tard, alors que la guerre apportée par Guerolf ravage maintenant tout sur son passage. Devenus désormais étrangers l’un à l’autre, les deux frères sont destinés à s’affronter. Et bientôt Aleks par se battre sur le continent où il affrontera de très dures épreuves, mais où il découvrira également l’amour. Après le plébiscité Le combat d’hiver Jean-Claude Mourlevat nous replonge dans une grande fresque épique sur fond de territoires gelés à travers un récit où le merveilleux rejoint le réel, tandis que se déchaînent les passions humaines mêlant fraternité brisée, soif de conquête et intense besoin d’amour.
FUNKE Cornelia (Allemagne)
Née en 1958, à Dorstein, en Allemagne, Cornelia Funke a été éducatrice, tout en suivant des cours de graphisme. Depuis 1987, elle se consacre entièrement à l’écriture de romans pour la jeunesse, qu’elle illustre parfois elle-même
◊ Sang d’encre (Roman) Jeunesse / Magie / Univers parallèle
Gallimard Jeunesse-Hors Série Littérature, 6/2009 — 671 p., 21 € — Ser. : Coeur d’Encre 2 — Tintenblut, Cecilia Dressler Verlag, Hambourg, 2005 — Tr. : Marie-Claude Auger — Couv. & ill. : l’auteur
→ Après les bouleversantes péripéties vécues dans Cœur d’Encre, le premier volet de cette trilogie, qui a bénéficiée ,d’une adaptation cinématographique signée Iain Softley, la famille de Meggie a trouvé refuge chez Elinor où ils espèrent bien couler des jours enfin paisibles. Cependant, Meggie voue une véritable admiration pour le monde de Cœur d’Encre décrit par l’écrivain Fenoggllio, un univers de magie où sa mère a disparu durant prés de neuf ans. Une attirance guère du goût de Mo, son père, qui n’a pas envie de partir à nouveau en quête d’un membre de sa famille. Il croit bien avoir réussi à résonner sa file, quand l’arrivée de Farid complique tout. Car ce dernier est porteur d’une bouleversante nouvelle. Doigts-de-Poussière, bien décidé à revoir les fées et sa famille, est parvenu à trouver un lecteur suffisamment doué pour le renvoyer dans l’histoire qui l’a vu naître. Et Basta, présent lors de cette lecture, a dérobé le dernier exemplaire du livre-passage dont il compte bien se servir pour retrouver Mo et Meggie afin de venger la mort de son maître Capricorne. Cependant, Meggie, de plus en plus attirée par Farid, rêve de rejoindre Doigts-de-Poussière dans l’univers magique de Cœur d’Encre. Pour cela elle peut compter désormais sur la page du livre que lui a montré Farid, qui permettrait de se projeter au centre même de la fabuleuse Histoire. Maniant la Langue Magique encore mieux que son père, elle ne tarde pas à mettre son projet à exécution. Mais l’univers de Cœur d’Encre n’a rien de semblable à celui des contes de fées. Si ces dernières y existent bien, cet environnement médiéval et fantastique est aussi le domaine des Femmes Blanches, les redoutables servantes de la mort et du dangereux prince argenté oeuvrant dans l’ombre de son Château de la nuit. Ayant rejoints Doigts-de-Poussière, puis Mo et Resa, traqués par Basta, Meggie et Farid vivent une suite d’aventures les unes plus périlleuses que les autres et finissent par tomber entre les griffes du maléfique prince argenté. Là le sort de Farid prend une tournure fatale que seul le sacrifice de Doigt-de-Poussière pourra inverser, faisant grimper la tension dramatique à son comble dans ce second opus de plus en plus sombre dont la seule note d’espoir réside dans la fin annoncée de cette trilogie. Le nouveau volet d’une série qui permet aux personnages principaux de prendre plus de consistance, tout en affichant les véritables ressorts de leur personnalité tendant, selon les circonstances, comme pour l’ensemble de l’Humanité, vers le meilleur ou vers le pire. Parcourues de mises en abîme, les pages de cette histoire servent de véritable hommage au pouvoir des mots qui, réunis en livres, peuvent ouvrir sur des dimensions inimaginables dont la trame échappe parfois au bon vouloir des écrivains démiurges qui les ont conçues.
Les autres titres de la série :
1.Coeur d'encre
2.Sang d'encre
HOOPER Mary (Gb)
Site :
www.maryhooper.co.uk
Née dans le sud-ouest de Londres, dont elle tire la matière de ses livres, Mary Hopper a d’abord été secrétaire avant de commencer à écrire des nouvelles pour la presse féminine et de se lancer pleinement dans l’écriture à travers des romans pour adolescents souvent empreint d’une toile de fond historique
◊ La maison du magicien (Roman) Magie / Esotérisme
Gallimard Jeunesse-Hors Série Littérature, 6/2009 — 284 p., 12 € — Ser. : La maison du magicien 1 — At the house of the magician, Bloomsbury Publishing, 2007 — Tr. : Bee Formentelli — Couv. : Pam Francis (photo)
→ Lucy, jeune gantière de condition modeste, rêve de trouver une place dans une maison de laristocratie afin de réaliser son rêve le plus cher : approcher la reine Elizabeth 1er à qui elle voue une étrange vénénration.Or le hasard lui permet d’entrer eu serice du mystérieux Dr Dee, magicien et conseiller personnel de Sa Majesté. L’homme est pour le moins inquiétant et traîne derrière lui une réputation sulfureuse. Vivant dans une sinistre Maison Noire sur les bords de la Tamise avec son associé, l’inquiétant Mr Kelly, il ne quitte jamais une lugubre bibliothèque d’où Lucy, après s’y être secrètement aventurée piquée par la curiosité, s’est sauvé avec l’impression d’avoir échappée aux hordes de Satan en personne. Ne sachant pas quoi penser de son Maître, se demandant s’il est un habile charlatan où s’il communique vraiment avec les esprits et les anges, elle décide de l’épier alors que ce dernier reçoit la visite de la souveraine accompagnée d’un seigneur de la cour et de son fou, Tomas. En fait, la souveraine voudrait que le magicien permette au puissant aristocrate de parler avec sa fille défunte. Démasquée, Lucy échappe de peu à un terrible sort et, pour aider sa mère, dans une situation miserable, elle accepte à contre cœur de jouer le rôle de la disparue à laquelle elle ressemble étrangement. Mais, en participant à cette supercherie, elle découvre un terrible secret dont elle doit au plus vite faire part à la reine, car la vie de cette dernière est menacée. Magie, nécromancie, aventure, mystère, sont au menu du premier tome de cette trilogie qui mêle roman historique, roman d’aventure et roman policier, retraçant la rencontre de deux héros attachants, Lucky, jeune et intrépide aventurière, et Tomas, le courageux fou de la reine, qui entament une carrière d’espion unis par des tendres sentiments qui les aideront à triompher des multiples pièges que recelle cette Angleterre de l’époque élisabéthaine fourmillant de dangers réels et surnaturels. Un livre au suspense haletant et à l’atmosphère envoûtante qui imprègne le lecteur dés les premiers pages, comme dans le précédent roman de l’auteur, La messagère de l’au-delà, jouant avec brio des relations de notre monde avec celui des esprits.