lundi 31 mai 2010

SALVATORE R(obert) A(nthony) (Usa)
Robert Anthony Salvatore est né en 1959 à Léominster dans le Massassuchetts, aux Etats-Unis. Il est surtout connu en tant qu’écrivain de Fantasy et, en particulier, par sa contribution à la série des « Royaumes Oubliés », notamment avec le cycle d’Ombre-Terre et de la Légende de Drizzt Do’Urden
◊ L’héritage (Roman) High Fantasy
Bragelonne Milady-Grand Format, 2/2010 — 352 p., 19,50 € — Ser. : La légende de Drizzt 7 — Forgotten Realms. The legacy, Wizard of the Coast, 2004 — Tr. : Eric Betsch — Couv. : Todd Lockwood
Précédente publication : Fleuve Noir-Les Royaume Oubliés 18, 1996, sous le tire Les revenants du fond du gouffre — Ser. : Trilogie du retour aux sources 1 — Forgotten Realms. The legacy, TSR, 9/1992
→ Drizzt Do’Urden, l’un des Drows, ces terribles elfes noirs dotés de pouvoirs magiques, a renié les siens et quitté leur cruelle cité souterraine de Menzoberranzan afin de gagner la surface où il s’est fait de véritables amis. Jouissant d’un bonheur qu’il n’a jamais connu il se sent enfin chez lui à Castelmithral où tout le monde se prépare à fêter le mariage de Cattie-Brie et du barbare Wulfgar. Cependant son passé ne tarde pas à le rattraper. En effet sa sœur Vierna, qui a été recueilli par la famille Baenre après la destruction de la famille Do’Urden, espère reconquérir les grâces de la déesse Loth en capturant Drizzt. Pour cela elle fait appel à Bregan D’Aerthe, la plus puissante organisation de mercenaires de Menzoberranzan, que dirige son frère Jarlaxle. Mais, en plus de cette menace, l’exilé de Menzoberranzan doit faire face à un péril plus insidieux en la personne de halfelin Artemis Entreri, l’un de ses ennemis les plus acharnés, qui dissimule habilement son identité sous l’ancien maque magique de Drizzt, qui, bien que l’ayant déjà utilisé, ne connaissait pas la réelle étendue de ses pouvoirs. Forcé de le garder en vie pour obéir aux ordres de Vierna, Enteri livre l’elfe noir renégat à ses anciens compagnons. Toutefois, il réussit à obtenir de cette dernière l’autorisation d’affronter Drizzt dans un duel que les deux protagonistes rêvent de conduire à sont terme depuis toujours. Tandis que le fantastique affrontement commence, les amis de Drizzt, Buenor, Cattie-Brie et Wulfgar, ont réussi à retrouver sa trace. Tous les protagonistes du drame étant ainsi en place, le reste du roman ne sera qu’une suite de combats et de poursuites acharnées avec, pour fil conducteur, l’antagonisme viscéral qui oppose le halfelin à l’elfe banni de, ainsi que l’acharnement de Jarlaxle et Vierna envers leur propre frère, cette dernière n’hésitant pas à faire appel à une Yolchol, un serviteur démoniaque de Lolth, pour vaincre Buenor et les siens lancés sur ses traces. Un retour mouvementé dans l’univers de l’elfe noir le plus célèbre des Royaumes Oubliés qui, depuis les aventures souterraines narrés dans les trois premiers tomes de la série lui étant consacré, s’est taillé une place de choix dans la liste des héros les plus appréciés de la Fantasy contemporaine.
Les autres titres de la série :
1.Terre natale
2.Terre d’exil
3.Terre promise
4.L’éclat de cristal
5.Les torrents d’argent
6.Le joyau du halfelin
7.Les revenants du fond du gouffre ou L’Héritage
8.La nuit éteinte ou Nuit sans étoiles
9.Les compagnons du renouveau
CHESTER Deborah (Usa)
Pseudo = Jay D. Blakeney, Sean Dalton
Née aux Usa en 1957, Deborah Chester a poursuivi ses études à l’université de l’Oklahoma où elle a obtenu deux diplômes consécutifs. Depuis 1978, elle se consacre entièrement à l’écriture, abordant sous divers pseudonymes des genres aussi divers que les romans d’amours, les récits historiques, la science-fiction, et … la Fantasy avec, en particulier le cycle du « Trône du rubis » publié par Milady
◊ La guerre des ombres (Roman) Romantic Fantasy
Bragelonne Milady-Grand Format, 2/2010 — 377 p., 20 € — Ser. : Le trône de rubis 2 — Shadow war, Ace Books, 1/1997 — Tr. : Maxime Le Dain — Couv. : Benjamin Carré
→ L’Empereur Kostimon occupe depuis neuf siècles le trône de rubis, et ce grâce au pacte d’immortalité qu’il a passé avec Beloth, le sombre seigneur de l’ombre. Mais il sait que le temps de rembourser sa dette est venu. Et, pour échapper à son destin, il compte sur le couronnement de la future, Elandra Albain, qui, bien qu’épargné par la souillure de l’ombre, sent venir sa présence. Et, tandis que les ténèbres s’amoncellent inexorablement autour d’elle, celle-ci pressent que son destin est désormais étroitement lié à celui de Caelan. Grâce à ses pouvoirs de guérisseur et à ses talents de guerriers ce dernier est devenu le champion des gladiateurs et a ainsi acquis sa liberté. Mais, lui aussi a vent du complot qui se trame entre les murs de la forteresse impériale. Dés lors, quand Beloth et ses séides viennent assiéger le château il se retrouve partagé entre sa soif de liberté et sa loyauté. Un choix sur lequel repose la vie de Elandra, mais aussi la survie de l’Empire. La suite d’une série d’heroic fantasy s’inscrivant dans la tradition des fresques barbares portées par un héros charismatique expert dans le maniement des armes où magie et forces ténébreuses évoluent dans un background marqué par le tumulte des arènes et la présence de gladiateurs semblant tout droit sortis de l’antiquité romaine, tandis que les bottes des phalanges, plus proches des grecs et de la Macédoine, soulèvent la poussière d’immenses champs de batailles.
Les autres titres de la série :
1.Le règne des ombres
2.La guerre des ombres

dimanche 30 mai 2010

ANTHONY Piers (Usa)
Pseudo de Piers Anthony Dillingham Jacobs
Né à Oxford en 1934, Piers Anthony s’est installé aux Etats-Unis en 1940 avec sa famille, devant citoyen américain en 1958. Après un cursus universitaires, il a exercé divers métiers avant de se consacrer entièrement à l’écriture. Dans le domaine de la Fantasy on lui doit des cycles majeurs, tels que celui de « L’adepte bleu » et surtout des « Livres magiques de Xanth » véritable bijou du sous-genre baptisé light fantasy
◊ Dragon sur piédestal (Roman) Light Fantasy / Dragons
Bragelonne Milady-Poche, 2/2010 — 510 p., 8 € — Ser. : Xanth 7 — Xanth 7.Dragon on pedestal, Del Rey, 1983 — Tr. : Dominique Haas — Couv. : Julien Delval
Précédentes publications : Pocket-Science-Fiction 5528, 4/1994 — 418 p., 7,80 € — Ser. : Les livres magiques de Xanth 7 — Couv. : Siudmak
→ Le sort d’oubli, qui protège Xanth, le monde magique, des vulgaires, c'est-à-dire les humains, est en train de s’estomper et la menace du dragon de l’abîme se précise. Pour trouver les solutions à ces problèmes Irene, qui règne sur Xanth avec son époux Dor, est parti demander conseil au bon magicien Humphrey. Sa fille Ivette, qui a la faculté d’accentuer les talents de ceux qu’elle rencontre, l’accompagne. Mais, arrivées sur place, elles sont attaquées par le dragon, et Ivette disparaît. C’est à ce moment que l’intervention d’Hugo, le fils d’Humphrey et de la Gorgone provoque le renvoie en enfance du bon magicien et du méchant dragon. De son côté Irene, rejointe par Kandira le golem, Chem le centaure et Zora la zombie, est partie à la recherche de sa fille. Cette dernière s’est toutefois liée d’amitié avec le bébé du dragon de l’abîme. Mais, en cherchant à retrouver Irene, ils tombent entre les mains de Xanthippe la sorcière qui, n’accepte de les libérer que si la souveraine de Xanth lui ramène trois graines magiques qu’elle convoite depuis fort longtemps. Aidée de Xav et Xap, les hippogriffes, Irene devra se rendre sur le mont Parnasse où le sage Simorgh lui donnera les fameuses graines. Cependant, l’histoire est loin d’être terminée. Car, sans attendre le retour de sa mère, Ivette a réussi à s’échapper. S’enfonçant dans la forêt avec le bébé dragon, elle a rencontré Hugo dont elle a amplifié les pouvoirs. Tous trois se trouvent bientôt impliqués dans une féroce guerre entre Harpis et Gobelins, tandis que les Trouillots, les pires bestioles de Xanth, reviennent sur le devant de la scène. Et il faudra que toutes les créatures de Xanth cessent pour un temps leurs querelles afin de se liguer contre ces dangereux envahisseurs qui rêvent de se rendre maître de leur monde. La suite de l’une des plus célèbres séries de light fantasy continuant de déverser sur le lecteur son avalanche de calembours à travers une intrigue menée tambour battant où se rejoignent anciens et nouveaux personnages entraînés dans une suite d’aventures toujours aussi débridées.
Les autres titres de la série :
1.Lunes pour caméléon
2.La source de magie
3.Château-Roogna
4.L'(a)ile du centaure
5.Amours, délice set ogres
6.Cavale dans la nuit
7.Dragon sur piédestal
8.La tapisserie des gobelins

samedi 29 mai 2010

BROOKS Terry (Usa)Pseudo de Terence Dean BrooksAuteur américain né en 1944. Après avoir rencontré le succès avec la publication de sn premier roman, « L’épée de Shannara » en 1997, Terry Brokks s’est imposé comme l’un des héritiers de Tolkien, tout en revendiquant son intention d’écrire à la manière d’Alexandre Dumas
◊ Princesse de Landover (Roman) Light Fantasy / Univers parallèles
Bragelonne-Fantasy, 2/2010 — 384 p., 20 € — Ser. : Royaume magique de Landover 6 — Magic kingom of Landover 6.A princess of Landover, Del Rey, 2009 — Tr. : Isabelle Pernot — Couv. : Steve Stone
→ Pour ce sixième volet de l’une de ses séries fétiches, Terry Brooks nous invite à laisser pour un temps de côté Ben Holiday, le jeune avocat de Chicago devenu roi du pays enchanté de Landover, afin de nous convier à explorer les affres de l’adolescence de sa fille Mistaya, qu’il a eu avec Salica, la ravissante sylfide. Du côté maternel, Mistaya a hérité de dons particuliers, que son père ne veut surtout pas cultiver. Lui qui a combattu des barons rebelles, affronté des monstres crachant le feu, et qui s’est mesuré à des sorcières diaboliques, désire avant tout qu’elle vive une existence semblable à celle des jeunes filles de son âge. Mais la princesse en herbe ne l’entend pas de cette manière. Très vite les murs du pensionnat de Carrington où elle a été reléguée dans le monde normal, avec interdiction formelle d’utiliser ses talents magiques, lui semblent trop exigus. Dés lors, le jour où elle est renvoyée, elle n’a qu’une hâte : retourner à Landover pour faire ce qui lui plait, c'est-à-dire apprendre la magie auprès de l’enchanteur royal. Ben cependant est loin de partager son point de vue. Désireux de la remettre sur le droit chemin, il l’assigne à résidence dans la bibliothèque royale à l’abandon qu’il la charge de rénover. Mortifiée par l’idée de perdre ses jeunes années auprès de ces vieux livres décrépies, et paniquée face à la demande en mariage d’un fort repoussant personnage, Mistaya n’a qu’une solution : s’enfuir. C’est ainsi que débute pour elle une folle aventure où elle rencontrera, un formidable dragon, des gnomes peu commodes, un chat magique, une sinistre sorcière et d’autres personnages et créatures fantastiques qui, de péripéties en péripéties, finiront par la conduire là où elle ne voulait surtout pas aller, tout en mettant son courage à l’épreuve et en lui apportant le royaume sur un plateau. Le sixième tome d’une série pleine d’humour et de magie où l’auteur retourne non sans un réel plaisir après une longue absence puisque le cinquième opus du cycle, Le brouet des sorcières, date de… 1995. L’occasion pour lui de revenir sur des personnages phares de l’histoire, qu’il a remodelée sans cesse tout le long de la série, et de mettre au premier plan du récit la figure d’une adolescente rebelle que ses désirs d’indépendance vont propulser dans en enchaînement d’événements plutôt mouvementé.
Les autres titres de la série :
1.Royaume magique à vendre
2.La licorne noire
3.Le sceptre et le sort
4.La boîte à malice
5.Le brouet des sorcières
6.Princesse de Landover

jeudi 27 mai 2010

McMASTER BUJOLD Lois (Usa)
Auteur américain née dans l’Ohio en 1949. Technicienne de pharmacie dans un hôpital durant quelques années, elle rencontra la célébrité avec ses premiers romans de la saga « Miles Vorkosigan » publiés par Baen Books en 1985. Elle enchaîna ensuite avec le cycle de « Chalion » dans le domaine de la Fantasy et peut s’enorgueillir durant sa carrière littéraire d’avoir remporté de nombreux prix, dont quatre fois le Hugo du meilleur roman, exploit seulement réalisé par le vénérable Robert Heinlein
◊ Horizon (Roman) Aventures Fantasy
Bragelonne-Fantasy, 2/2010 — 412 p., 20 € — Ser. : Le couteau du partage 4 — The sharing knife 4.Horizon, Eos, 2009 — Tr. : Benoït Domis — Couv. : Laura Csajagi
Critiques :
www.phenix-web.com (Chris de Savoie)
→ En construisant l’univers de la série du Couteau du partage Lois McMaster Bujold voulait avant tout faire d’une histoire d’amour l’intrigue centrale d’un roman de Fantasy. C‘est pourquoi, dans ce quatrième tome, nous continuons de suivre les aventures de Faon la jeune Fermière et Dag , le patrouilleur. Tous deux évoluent dans un monde basé sur la dualité entre les Marcheurs du lac, seul groupe capable de venir à bout des résurgences d’une magie ancienne et malfaisante. Au cours du dernier volume de cette tétralogie Dag le Patrouilleur a décidé de poursuivre ses recherches sur le travail d’essence afin de venir en aide aux Fermiers. Mais, il s’aperçoit très vite que seul il ne peut pas embrasser une telle étendue de connaissance, et tente alors de se rapprocher d’un Guérisseur afin devenir son apprenti. Une initiative que la présence de Faon, son épouse Fermière, rend difficile car il lui faut, pour cela intégrer un camp de Marcheurs qui, bien que protégeant les Fermiers cultivent envers eux une politique du secret et de l’isolement. De son côté, Faon apprécie toujours autant la présence de Dag à ses côtés, mais elle voudrait également bâtir un véritable foyer et se sentir moins seule car leurs anciens compagnons se sont éparpillés : Baie et Brin sont partis vers le nord avec Bo, Hob, et Aubépine, tandis que Rémo et Bar ont rejoint un camp de Marcheurs avec l’ambition de devenir Patrouilleurs. Cependant, dans ce monde en perpétuel changement les chemins de l’aventure sont encore semés d’embûches et le jeune couple n’en a pas finit avec la malédiction qui pèse sur eux et les spectres qu’elle véhicule. Un second diptyque, qui avait été inauguré par le troisième tome Passage, une sorte de voyage fluvial, qui déploie son intrigue le longe d’une expédition terrestre au sein d’un univers dont les paysages et les populations ont été clairement extrapolés à partir du Nouveau Monde, et non façonnés à partir du creuset d’un pseudo Moyen Age européen. La conclusion d’un cycle d’aventures et de romance dont les principaux personnages sont chargés d’une profonde humanité et font preuve d’une intense charge émotionnelle, sans pour cela négliger l’indispensable part de magie qui baigne l’intégralité de la série.
Les autres titres de la série :
1.Ensorcellement
2.Héritage
3.Passage
4.Horizon

mardi 25 mai 2010

DRAKE David (Usa)
Pseudo de David Allen Drake

Auteur américain né en 1945 en Iowa. Ancien combattant du Vietnam, il s’est servi de son expérience de l’époque pour écrire des romans de science-fiction fortement imprégnés de tendances militaires, comme sa série « Hammer’s Slammers ». Outre ce travail et de nombreuses collaborations avec des écrivains tels que Karl Edouard Wagner, Janet Morris, etc… il est également à l’origine d’un grand cycle de Fantasy qui lui a valu une réputation internationale, « Le Seigneur des Isles », traduit en France chez Bragelonne
◊ La servante du dragon (Roman) High Fantasy
Bragelonne Milady-Grand Format, 2/2010 — 572 p., 25 € — Ser. : Le seigneur des Isles 3 — Lord of the Isles 3.Servant of the dragon, Tor, 8/1999 — Tr. : Mathilde Roger — Couv. : Sarry Long
→ Dans ce second opus du cycle du Seigneur des Isles de David Drake nous continuons de suive les trajectoires hors du commun des quatre jeunes habitants du hameau de Barca, à savoir Garric, sa sœur Sharina, Ilna, la jeune paysanne illettrée se son frère Cashel le colosse, devenu le meilleur ami de Garric. Lorsque ce dernier avait sauvé la magicienne Tenoctris de la noyade, il ne savait pas encore que celle-ci allait le conduire à devenir le prince des Isle, successeurs imprévus du roi Carus dont le fantôme hantait désormais son esprit lui prodiguant ses conseils non sans un certain humour. Installé à Valles, principale cité de l’île d’Ornifal avec Sharina à ses côtés occupant l’illustre poste de Haute-Dame, et Ilna, absorbée dans la confection pour les temples de Valles d’une tapisserie fascinante montrant comment la ville fut sauvée de la Bête par le sacrifice de quelques, Garric s’efforce d’instaurer une ère de paix et de justice dans un royaume gangrené par la corruption et les intrigues. Un projet qui se heurte vite aux volontés d’indépendance de certaines îles voisines comme Sandrakkan et Blaise, tandis qu’au sein même du conseil de puissants personnages tels que Attaper et Waldron se disputent le commandement de l’armée. Afin d’étouffer dans l’œuf la sédition latente des îles voisines, Garric décide d’avoir recours aux talents de négociateurs du Seigneur Tadai, son ex-futur trésorier pour rétablir des liens solides avec Sandrakkan. Pour l’ambassade de Blaise, il a choisi sa propre sœur Sharina, mais celle-ci se fait enlever par un oiseau gigantesque qui l’entraîne à travers les tourbillons du temps. Un événement funeste qu’il faut rapprocher de l’apparition d’un pont fantomatique ressurgit des profondeurs marines qui inquiète grandement les habitants de Valles. Une menace issue du passé dont Tenoctris, la vieille magicienne, a réussi à remonter la trace. Celle-ci là mène à Klestis, le palais du puissant mage Ansalem, où ce dernier avait jadis enseigné une partie de ses formidables connaissances à ses acolytes, sept magiciens, dont le plus puissant se nommait Purlio de Mnar, bien vite corrompus par l’étendue des forces en présence. Dorénavant, afin de vaincre les morts qui menacent les royaumes des Isles, Garric et ses fidèles compagnons, Ilna et Cashel doivent reprendre les chemins d’une aventure qui les transportera sur terre, sur mer, et dans de multiples dimensions pour y vivre la suite d’une histoire épique où l’amour tiendra une place prépondérante. Le troisième volet d’une série dont trois autres titres sont parus aux Usa, et qui prend pour base de son intrigue des éléments de la religion sumérienne et des emprunts aux technologies médiévales.
Les autres titres de la série :
1.Le seigneur des Isles
2.La reine des démons
3.La servante du dragon

jeudi 20 mai 2010

CAREY Mike (Gb)
Mike Carey est né en 1959 à Liverpool, en Angleterre. Après des études à l’université de Saint-Pierre, à Oxford, il exerça pendant 15 ans le métier d’enseignant avant de passer à l’écriture de bandes dessinées. On lui doit notamment des scénarios de la série Hellblazer, et collabora à des titres aussi prestigieux que The Sandman ou les X-Men, avant de se tourner vers l’écriture proprement dite et l’urban fantasy en particulier avec la série « Félix Castor : Exorciste et détective privé »
◊ Cercle vicieux (Roman) Fantasy Détective / Fantasy Urbaine
Bragelonne-L’Ombre, 2/2010 — 406 p., 20 € — Ser. : Felix Castor : Exorciste et détective privé 1 — Vicious circle, Orbit, 2006 — Tr. : Christophe Cuq — Couv. : Lapao
→ Londres en proie aux apparitions fantastiques et plongée dans un univers où le réel s’imbrique étroitement au surnaturel, voilà qui semble devenir une habitude aussi courante que les détectives à la Sherlock Holmes évoluant dans des ruelles malfamées où la sinistre silhouette de Jack l’Eventreur arpentant les rivages de la Tamise. Le personnage de Felix Castor inventé par Mike Carey n’est donc pas une vraie originalité et vient s’inscrire dans un lignée d’ouvrages telles que les Chroniques du Nightside de Simon R. Green, des Dossiers Dresden de Jim Butcher, si l’on change le lieu de l’action ou de La trilogie de Bartimeus de Jonathan Stroud, en revenant vers la capitale britannique et les récits pour la jeunesse. Très proche du Harry Dresden de Butcher, Félix Castor est un détective de l’étrange qui a du mal à payer son loyer. Si le Harry en question était accompagné d’un esprit enfermé dans un crâne, Félix cultive dans son entourage une associée succube, préalablement descendue sur Terre pour l’éliminer, Rafi, son meilleur ami possédé par Asmodée, un démon particulièrement puissant, et Nick un indic zombie. Le Londres ici décrit n’est pas un endroit très fréquentable. En effet, depuis quelques temps, les morts ont tendance à s’y trouver si bien, qu’ils négligent de regagner le territoire qui leur est dévolu. Conséquences, des fantômes rôdent un peu partout, s’incrustant dans leurs corps en décomposition avancée ou possédant ceux de toutes espèces d’animaux. Or, ni la science ni la religion sont capables d’endiguer cette vague d’infernales manifestations. De quoi déboussoler les autorités tellement dépassées par la tournure des événements que les politiciens anglais envisagent de faire passer une loi sur la présomption d’existence… A vrai dire, ce dont ils auraient besoin, c’est d’un exorciste et, justement, Félix Castor appartient à cette congrégation de pratiquants du surnaturels et il loue ses services à ceux qui le lui demandent, police ou particulier. D’une part parce qu’il a toujours du mal à boucler ses fins de moi, d’autre part parce que, sous son abord bourru, il aime bien rendre service aux gens. C’est pourquoi lorsqu’un couple lui demande de retrouver le fantôme de leur enfant mort qui a disparu, il accepte de mener l’enquête, d’autant plus qu’un médium au passé douteux serait responsable de l’enlèvement. Fort de l’expérience des ses facultés spirituelles, Félix se met au travail, se confrontant ainsi de nouveaux aux êtres issus de l’Enfer, du Paradis et des autres domaines interlopes qui les jouxtent. Une enquête au demeurant plus orientée polar que fantastique, bien qu’elle finisse par le conduire sur la piste d’un cimetière hanté par quelque chose qui dépasse largement le stade du revenant lambda qu’il rencontre habituellement. Narré à la première personne, comme la série des Dossiers Dresden de Jim Butcher, ce premier tome est en fait le second de la série originale, l’opus précédent, The devil you know, ayant été pour l’instant laissé de côté par les éditions Bragelonne. Il nous permet de faire la connaissance d’un chasseur de fantômes, auxiliaire de Scotland Yard à l’occasion, qui nous entraîne dans une histoire pleine de zombies, de fantômes, de démons et même de loups-garous où les grands méchants ne sont pas toujours ceux que l’on croit et où l’intrigue proprement dite prend plus de place que le background londonien, contrairement à d’autres titres de fantasy urbaine, tel que le Neverwhere de Neil Gaiman, par exemple repris aux éditions Au Diable Vauvert. L’occasion en tous cas pour les fans de comics de retrouver avec Mike Carey l’un des scénaristes de la série culte Hellblazer, qui a travaillé également sur l’univers de Sandman et des X-Men.
WEBER David Mark (Usa)
Auteur américain né à Cleveland, dans l’Ohio, en 1952. Basant ses histoires sur une technologie expliquée de manière cohérente, il insère dans le même cadre de lois raisonnables les principes de la magie. Grâce à la série « Honor Harrington » il est reconnu à travers le monde comme l’un des meilleurs spécialistes de la SF militaire à laquelle il a apporté sa touche d’originalité en préférant conférer à des héroïnes les rôles de personnages principaux d’ordinaire endossés par les hommes dans ce genre d’ouvrages
◊ Cap sur l’Armageddon (Roman) Science Fantasy
Bragelonne-SF, 2/2010 — 667 p., 25 € — Ser. : Sanctuaire 1 — Safehold 1.Off Armageddon reef, Tor, 1/2007 — Tr. : Mikael Cabon — Couv. : Gary Jamroz — Carte : Justine Tellier, d’après les cartes originales d’Ellisa Mitchell
Critiques :
http://bragelonne-le-blog.fantasyblog.fr/ (Tom Clegg-Sanctuaire : Weber montre le cap)
→ David Weber est bien connu des fans de SF français grâce à la traduction à l’Atalante de sa série Honor Harrington l’imposant comme l’un des chefs de file de la SF militaire après des illustres aînés tels que Robert Heinlein et son Starship Troopers. Le voilà maintenant qui s’attaque à un genre que l’on pourrait qualifier de space fantasy ou science fantasy dans la mesure où il mélange un univers sciencefictif avec un monde moyenâgeux. Le postulat de base est pourtant purement SF. En effet Werber imagine que les Gbabas, une puissante civilisation extraterrestre à la tête d’un vaste empire interstellaire, sont en train de tailler des croupières aux humains, au point de menacer désormais d’invasion leur planète mère, la Terre. Convaincue que la défaite est inluctable, la Fédération terrienne, qui a gardé ses références bibliques, met sur pied l'opération Arche, qui consiste à assurer la survie de l’Humanité sur une planète terraformée, Sanctuaire, située hors de la zone d’influence des Gbabas. Mais, pour que ceux-ci ne parviennent jamais à la détecter (le syndrome Battlestar Galactica est passé par là) les autorités décident que cette colonie doit abandonner toute trace de technologie. Ne se fiant pas trop à la volonté des colons d'obéir sans faillir à cette directive, les pontes de la Fédération mettent en place un conditionnement mental qui efface tout souvenir de la Terre de leur mémoire et créent à la place une fausse religion qui aura pour credo d’interdire toute idée même de progrès et d’innovation. Au fil des générations les Vicaires de l’Eglise qui ont ainsi pris en main la destinée de la planète appliquent avec zèle ces préceptes, d’autant plus qu’ils leur assurent une domination complète sur un peuple soumis à une inquisition impitoyable. Cependant, il existe des foyers de résistance tels que le petit royaume de Charis, éloigné des centres de direction, et gouverné par un monarque éclairé, le roi Haarkld Ahrmahk, dont la flotte de galères est en train de devenir l’une des principales puissances maritimes de Sanctuaire. De quoi bien entendu attirer les foudres de l’Eglise qui complote pour renverser le souverain. Or ce dernier va recevoir l’aide inattendue de Nimue Alban, survivante d’un groupe de dissidents qui s’étaient toujours opposés à l’abandon de la technologie, rêvant de revenir dans l’espace pour se venger des Gbabas. Pour parvenir à leurs fins ils ont échafaudé un plan audacieux qui a consisté à insérer les souvenirs, les rêves et l’esprit de Nimue dans le corps d’un androïde doté d’une extraordinaire force physique. Puis ils ont plongé cette dernière dans un profond sommeil au sein d’une base secrète spécialement créée pour elle qui renfermer le nec plus ultra de la technologie de l’époque en matière d’armement, de moyens de télécommunications et de bases de données. A son réveil Nimue, empruntant l’identité de Merlin Atrawes (un clin d’œil au légendaire arthurien), réussit à se glisser dans l’entourage de Cayleb, le prince héritier charisien, et vient en aide au royaume d’Haarkld Ahrmahk en lui suggérant des améliorations techniques fondamentales sur les navires chargés de livrer bataille à la coalition que l’Eglise à traîtreusement mis en place. Les fans du film Master et Commander ou des livres de C.S Forester et de son héros Horatio Hornblower ne pourront qu’être enchantés par la lecture du premier opus déjà suivi de trois autres tomes dans sa version originale, tandis qu’un quatrième devrait sortir incessamment. Les passionnés de conflits maritimes y trouveront des similitudes historiques avec certaines grandes batailles de l’Histoire comme celle de Lépante, ou avec le naufrage de la Grande Armada. Des aventures rendues encore plus crédibles par le travail sur la terminologie marine fournit par Werber et remarquablement traduit par Mikael Cabon. Enfin, si l’atmosphère antique baignant le royaume de Charis peut rattacher ce livre au domaine de la Fantasy, il est incontestable qu’il pense plus vers la SF (c’est d’ailleurs dans cette collection que Bragelonne le publie) par la présence de Nimue avec sa panoplie d’arme sophistiquées. On notera cependant que, en dépit de place prépondérante prise par le contexte économico-technologico-commercial, le facteur humain reste essentiel dans les principales décisions à prendre et détermine en grande part l’orientation générale du récit.

mercredi 19 mai 2010

KNIGHT E. E. (Usa)
E.E. Knight est né en 1965 à La Crosse, dans le Wisconsin, aux Etats-Unis. Enseignant comment écrire de la fiction à l’Oak College, dans l’Illinois, il s’est illustré dans le domaine de la Fantasy par des séries telles que « L’Age de feu » et dans la SF avec « Terre vampire »
◊ L’attaque du dragon (Roman) Aventures Fantasy / Dragons
Bragelonne Milady-Poche, 2/2010 — 500 p., 8 € — Ser. : L’Age de feu 4 — The age of fire 4.Dragon strike, Roc Books, 2008 — Tr. : Jean-Baptiste Bernet — Couv. : Paul Youll
→ Après les multiples épreuves qu’ils ont du subir pour parvenir à l’âge adulte les trois jeunes dragons séparés dans leur plus jeune âge par les nains qui ont envahi leur caverne et qui doivent leur salut au sacrifice de leur mère, sont enfin réunis. Il y a AuRon, le spécimen rare de dragons gris dépourvu d’écailles qui, grâce à un instinct de survie sans limites, a réussi à se tailleur un chemin dans le redoutable monde d’En Haut peuplé de nains âpres au gain, d’elfes mercenaires et d’humains impitoyables (cf. le premier tome de la série, Dragon). Puis Wistala, la dragonelle chasseuse, la vengeresse verte et silencieuse fendant les cieux, qui déploya toute l’ampleur de sa colère sur ceux qui voulaient les exterminer (cf. le second titre du cycle, La vengeance du dragon) Et enfin le Cuivré, le dragonnet privé de nom et estropié après avoir perdu le combat contre son frère pour devenir le champion de la nichée et qui sauva sa propre vie en trahissant les siens avant de prendre le chemin de la rédemption qui le conduit vers la retraite secrète des derniers dragons de ce monde (cf. le troisième volume, Dragon banni). Ils sont parmi les derniers d’une espèce à l’agonie, peut-être même son ultime espoir. Pourtant les liens familiaux qui devraient les unir ne suffisent pas à rendre joyeuses leurs retrouvailles. En effet la guerre des hommes est sur le point d’investir l’ensemble du monde d’En Haut et les trois dragons ne l’appréhendent pas sous le même angle. Si Auron estime qu’ils ne doivent pas se mêler aux affaires des humains dont il a appris à connaître les plus néfastes facettes, Wistala pour sa part cultive désormais un profond désir de paix. Quant au Cuivré, meurtri dans sa chair comme dans son âme dés sa plus tendre enfance, il nourrit pour ce monde des projets biens à part qui pourraient surprendre les autres membres de sa fratrie. La suite d’une série centrée sur l’une des créatures phares de la Fantasy, les dragons, que nous devons à un auteur s’illustrant également dans la Dark Fantasy par l’intermédiaire de son autre série, Terre vampire, publiée également chez Milady.
Les autres titres de la série :
1.Dragon
2.La vengeance du dragon
3.Le dragon banni
4.L’attaque du dragon
BUTCHER Jim (Usa)
Jim Butcher est un auteur américain né en 1971 à Independence, dans le Missouri. Dompteur de chevaux, cascadeur, escrimeur de talent, il n’a pas quitté son Missouri natal où il continue d’écrire les romans des séries qui lui ont assuré un succès international, « Les dossiers Dresden » et « Le codex Alera » publiés en Franche chez Bragelonne
◊ Les furies de Calderon (Roman) High Fantasy
Bragelonne-Fantasy, 2/2010 — 478 p., 22 € — Ser. : Codex d’Aléra 1 — Codex Alera 1.Furies of Calderon, Ace Books, 2004 — Tr. : Caroline Nicolas — Couv. : Lee Gibbons
→ Depuis mille ans les habitants d’Aléra s’efforcent de repousser les peuplades sanguinaires qui tentent de les envahir en utilisant leurs relations particulières avec les Furies, c'est-à-dire les forces élémentaires de la terre, de l’air, de l’eau et du feu qui leur procurent des pouvoirs extraordinaires quand cela s’avère nécessaire. Cependant, natif de la lointaine vallée de Calderon, Tavi se morfond dans l’attente d’un signe qui lui permettra d’acquérir la maîtrise de l’un de ces éléments, tel que la furie du vent pour l’aider à voler ou celle du feu pour lui permettre d’allumer ses lampes. Dés lors, quand les féroces Marats déferlent sur la vallée, il semble bien incapable d’en assurer la défense aux côtés des autres habitants. Pourtant c’est son ingéniosité et son courage qui, plus que n’importe quel lien avec les fameuses Furies, vont décider du sort de cette guerre. C’est ainsi que Jim Butcher, après nous avoir conté les aventures de Harry, un magicien intermittent, dans la série des Dossiers Dresden, également paru chez Bragelonne, nous invite sur les traces d’un magicien sans magie considéré comme un handicapé par son proche entourage, qui commence par perdre les moutons confiés à sa garde. Une infortune prélude à une plus grande, l’invasion des Marats, qui lui donnera l’occasion, par son astuce, plus qu’en ayant recours à un hypothétique pouvoir, de sauver les siens de la mort. Entrant ainsi de plein pied au cœur d’une destinée dont il ignore les tenants et les aboutissements, il finira par croiser la route d’Amara, la jeune Curseur, chargée d’apporter à la Couronne les preuves irréfutables d’une rébellion en gestation pour permettre au Premier Duc, dont les Curseurs sont les messagers privilégiés, de mâter dans l’œuf les aspirations déloyales de certains Hauts Ducs du royaume. Mais, entre l’invasion des Marats et le ferment de traîtrise qui gangrène Aléra, les deux jeunes gens auront fort à faire pour tirer leur épingle du jeu. Le premier tome d’une série de Fantasy plongée par certains côtés dans une ambiance romaine à travers certains patronymes et la région d’Aquitaine, mais aussi moyenâgeuse, et dont le personnage principal correspond à la fois à la thématique du héros sans pouvoir chère à la Fantasy, tel que le jeune Bink de Lunes pour Cameleon du cycle de Xanth de Piers Anthony) et ballotté par un destin qui le dépasse comme le Garion de La Belgariade de David Eddings.
BUTCHER Jim (Usa)
Jim Butcher est un auteur américain né en 1971 à Independence, dans le Missouri. Dompteur de chevaux, cascadeur, escrimeur de talent, il n’a pas quitté son Missouri natal où il continue d’écrire les romans des séries qui lui ont assuré un succés international, « Les dossiers Dresden » et « Le codex Alera » publiés en Franche chez Bragelonne
◊ Avis de tempête (Roman) Urban Fantasy / Bit-Lit
Bragelonne Milady-Poche, 2/2010 — 379 p., 7 € — Ser. : Les dossiers Dresden 1 — Dresden Files 1.Storm front, Penguin-Roc, 4/2000 — Tr. : Grégory Bouet — Couv. : Christian McGrath
Précédentes publications : Bragelonne-L’Ombre, 3/2007 sous le titre Dans l’œil du cyclone — 352 p., 9.99 € — Couv. : FBDO
Adaptation Bd : Milady Graphic, 3/2010 sous le titre Welcome to the jungle — 180 p., 12,90 € — Dessins : Ardian Syaf — Tr. : Nenad Savic
Critiques : Bifrost 47 (Laurent Leleu)
→ Dans le premier tome de cette série enfantée par l’auteur américain Jim Butcher nous faisons la connaissance de sorcier Harry Dresden. Rien à voir avec le Harry Potter de Rowling. Ici nous avons plutôt un prototype made in Fantasy des détectives à la Marlow qui s’inscrivent dans la trace de types comme Mike Hammer. Car, dans ce monde qui ressemble passablement au notre, si ce n’est que les choses étranges, magiques et… dangereuses y pullulent pour le plus grand malheur des humains qui croisent leur route, Harry est le seul sorcier digne de ce nom qui figure dans l’annuaire. Si bien que la police local a pris l’habitude de faire appel à lui pour résoudre des affaires où le surnaturel tient une place non négligeable. Dés lors l’inspectrice Murphy requiert logiquement ses services quand elle se trouve confrontée à une enquête qui la dépasse quelque peu. Pour Harry, qui a toujours du mal à payer son loyer, l’affaire ne se refuse pas, surtout qu’un horrible meurtre dans un hôtel doublé d’une histoire de mari volage ne consiste pas un grand bouleversement vis-à-vis de ses enquêtes habituelles. La suite, bien entendu, sera d’un tout autre acabit et poussera notre détective à se coltiner avec toutes sortes de créatures qui lui pourrissent déjà la vie, à savoir, vampires, feyx, loups-garous, et autres monstres gluants plus vrais que nature, sans compter avec un grand sorcier noir qui semble être au cœur de cette sordide histoire. Dés lors nous suivons avec intérêt les pérégrinations de cet anti-héros armé de pouvoirs magiques qu’il maîtrise par intermittence et allergique à la technologie, accompagné de son gros chat et de Bob, un esprit lubrique emprisonné dans un crâne. Et, au fil des pages, on se faufile sans mal dans l’univers tout en contraste où évolue cette série d’urban fantasy intégrée par Milady dans la catégorie Bit-Lit, ce qui représente une originalité, puisque celle-ci était plutôt centrée jusqu’ici sur des héroïnes telles que la fameuse Anita Blake de Laurell K. Hamilton ou la célèbre Buffy, alors que nous sommes là confrontés à un héros masculin plutôt du genre destroy, pas toujours propre sur lui, assumant tant bien que mal une vie sentimentale tourmentée, et bien loin du gentil de service que l’on peut rencontrer dans les habituels romans de ce type. Un livre écrit à la première personne, ce qui accentue le réalisme du récit tout en accélérant le rythme de l’intrigue, réussissant somme toute un agréable mélange de polar et de Fantasy.
Les autres titres de la série :
1.Dans l’œil du cyclone ou Avis de tempête ou Welcome to the jungle (Bd)
2.Lune enragée
3.L’aube des spectres
4.Fée d’hiver
5.Masques mortuaires
6.Rites de sang

lundi 17 mai 2010

WURTS Janny (Fr)
Née en 1953 aux Etats-Unis, Janny Wurts est à la fois écrivain, illustratrice et peintre, Janny Wurts c’est d’abord fait connaître en France dans le domaine de la Fantasy à travers sa collaboration avec Raymond E. Feist pour « La trilogie de l’Empire ». Mais elle a sut également démontrer tout son talent personnel dans des œuvres aussi élaborées que la trilogie de « La guerre de l’ombre et de la lumière »remarquable exemple de création d’univers où s’entremêlent les thèmes majeurs de la fantasy contemporaine
◊ L’armée de Vaste-Marche (Roman) High Fantasy
Bragelonne-Fantasy, 2/2010 — 572 p., 25 € — Ser. : Les guerres de l’ombre et de la lumière 3 — Wars of light and shadow 3.Wharhosts of Vastmark, HarperCollins UK, 8/1995 — Tr. : Caroline Nicolas — Couv. : Marc Simonetti

→ Dans ce troisième volume de la série qui leur est consacrée, l’Ombre et la Lumière continuent de se livrer une guerre opiniâtre à travers les frères prédestinés qui brandissent leur bannière, Arithon pour la première, et son demi-frère Lysaer pour la seconde. Cependant si Arithon, par son attaque intrépide de la baie de Mindler, est parvenu à disloquer l’alliance des troupes septentrionales chargées de lui donner la chasse, cette deuxième rencontre a confirmé ses sinistres pressentiments sur la malédiction pesant sur sa destinée et le poussant aux pires extrémités pour vaincre un demi-frère qui, de son côté, égaré par le don de la lignée royale de s’Ilessid, continue de suivre aveuglément l’idéal de justice pour lequel il pense être né et qui lui ordonne de traquer sans relâche le plus grand des suppôts du Mal, son propre demi-frère. Cependant, son don, corrompu par la malédiction du Desh-Tiere, fragilise sa maîtrise durant les événements critiques, ce qui explique en partie la destruction de la flotte à Werpointe. Toutefois, les dons de stratèges d’Arithon entraient également en ligne de compte dans cette victoire, ainsi que l’atteste son courage l’entraînant à traverser à pied les traîtres monts Khelhorn afin de rejoindre le clan des Vaste-Marche pouvant constituer des alliés de poids. Mais, comme toujours, l’argent représente le nerf de la guerre, car lever une armée coûte très cher. Alors lorsque Talith, l’impétueuse épouse de Lysaer, est enlevée par un maître brigand qui demande une très forte rançon pour la libérer, comment ne pas penser que le Seigneur de l’Ombre n’est pas derrière ces sombres manigance ? Une étape de plus dans un affrontement éternel qui rapproche chaque jour un peu plus les forces de l’Ombre et celles de la lumière placées sous le regard observateur des la Fraternité des Sept Sorciers et des enchanteresses Koranies, anticipant l’inéluctable dénouement de cette lutte mémorable. La suite d’une série de fantasy épique où Janny Wurts continue de nous inviter à explorer le fascinant univers d’Athéra toujours sous la menace du danger du Desh-Tiere, conduisant son intrigue avec la même maestria dont elle avait fait preuve lors de la Trilogie de l’Empire écrite en collaboration avec Raymond E. Feist. Le lecteur ne peut manquer de s’attacher aux trajectoires symétriques et pourtant antagonistes des deux principaux héros de la série servis par une foule de personnages secondaires tout aussi crédibles pris dans la toile d’événements qui parfois les dépasses ou talentueux manipulateurs imprégnés de profondes croyances et de sentiments qui les transcendent. La fin d’un premier cycle intitulé Wars of light and shadow : Ships of Merior dans sa version originale et déjà suivi dans son pays d’origine d’une nouvelle série en six volumes sous le titre de Wars of light and shadow : Alliance of light.
Les autres titres de la série :
1.La brume des spectres
2.Les nefs de Merior
3.L’armée de Vaste-Marche

dimanche 16 mai 2010

RU Roan (Fr)
◊ D’un souffle Boréal (Roman) High Fantasy
Edilivre, 2/2010 — 247 p., 18 € — Ser. : Solarune 2 — Couv. : Sébastien Grenier
→ Grâce au jeu de la Main à Six Doigts, les enfants enlevés ont été délivrés. Mais la partie cartes à profondément éprouvé chacun des joueurs, tandis que l’identité du véritable instigateur des enlèvements demeure toujours aussi mystérieuse pour Arômance, la belle Alicornaire. L’action cependant se déplace quelque part dans les neiges éternelles des Immaculés Royaumes. La Elimaniel, le changeforme prince des forêts, assiste au terrible supplice que la Brytomarthe Boréale, mère supérieure d’une Frosteresse, inflige à Anadèle l’Afabuliste, un ancien ordre d’opposants au Meltionarque déchu, coupable d’avoir mis à jour le pacte conclu par les Filles de l’hiver, des nonnes vierges attachées au service du Saint Hiver et au culte de Yévilyndra, avec certains alliés Solari dans le but d’altérer l’équilibre naturel à l’échelle de la Melnopée elle-même. Tandis qu les visées des adeptes de Yévilyndra se précisent Arômance et Sheenberyl, désormais aidées non seulement par Hélias le Couronnal et par Elmar l’Eminarque, mais aussi par un Triconaire dont l’implication dans le rapt des enfants étaient principalement destinées à en démasquer le véritable instigateur. Une traque qui les conduit sur les traces de Ur Diamant, le fameux Renard Rouge, qui désormais sait où trouver les 36 enfants que réclament le plan auquel il obéit, plan qui semble ourdie par le Melnotiarque en personne, l’ancien despote de la Melnopée, mais aussi son cruel créateur. La suite d’une série épique fertile en rebondissement où l’action se mélange à l’érotisme et à la magie.
Les autres titres de la série:
1.Comme les six doigts de la main
2.D'un souffle Boréal
RU Roan (Fr)
◊ Comme les six doigts de la main
(Roman) High Fantasy
Edilivre, 2/2010 — 407 p., 21 € — Ser. : Solarune 1 — Couv. & ill. : ZeCarnevilCat
→ Alors qu’elle était venue au secours de voyageurs attaqués par des brigands aux portes de la prestigieuse cité de Solarune Sheenberyl, la farouche Felistale, corps de chasseresses masquées qui protègent les Beltaines, des sages vivant au cœur des plus profondes forêts, est prise à partie par le chef de ces derniers, le Tricornaire, un combattant délite monté sur une redoutable Goulverosse. Heureusement, l’intervention d’Arômance, la belle Alicornaire juchée sur sa licorne et maniant une épée faite de Métal Hurlant capable de transpercer n’importe quelle cuirasse, met en fuite les assaillants. Ainsi la Félistale peut s’éclipser sans coup férir afin de poursuivre sa mission secrète qui consiste à infiltrer le cœur de Solarune, la cité reine, le joyau de la Melnopée. De son côté Arômance, l’ambassadrice d’un Oréale lointaine, est introduite auprès des nouvelles autorités de Solarune, les huit Eminarques qui dirigent la cité depuis qu’un jour Kinkal, le roi d’un jour, ait réussi à soulever le peuple contre son oppresseur, le terrible Melnotiarque. Guidée par Elmar l’Eminarque, qui l’entraîne dans les corridors du MagnaThorga, elle est conduite à affronter un QuartoBracchius Braselier, une redoutable entité démoniaque qui les mets sur les traces d’Ogéode, l’objet de divination ultime qui permettait à l’ancien Meltoniarque d’épier ses ennemis. Mais tandis, qu’en patrouille avec Hélias le Couronnal, la garde délite de Solarune, elle part sur les traces du Tricornaire, celui-ci la fait prisonnière et lui dérobe la précieuse couronne qui lui permet de communiquer avec sa licorne. C’est à la recherche de cette dernière, mai aussi du Roan Ru, le Renard Rouge qui, du fond de sa taverne, semble êtres l’instigateurs des enlèvements d’enfants se multipliant dans la région, qu’elle devra partir, liant ainsi également son sort à celui de Sheenberyl, la porteuse du murmure grandissant des forêts du Celvédorian afin d’élucider le mystère d’une étrange main à six doigts. Le premier tomme d’une série de Fantasy qui nous conduit Des profondeurs des Ergastules du Cystigore aux corridors du MagnaThorga, en passant par les plaines des Etoilandes, sur les trace de deux héroïnes évoluant à travers les méandres fabuleux de la Melnopée, royaume aérien composé de terres planant à la manière de nuages, qui pourrait faire penser au cycle de L’Empire de poussière de Nicolas Bouchard ou à certains dessins du célèbre illustrateur britannique Roger Dean. Une lecture accompagnée par les dessins en noir et blanc de ZeCarnevilCat, que l’on peut prolonger en se rendant sur le site www.solarune.com
Les autres titres de la série :
1.Comme les six doigts de la main
2.D’un souffle Boréal

jeudi 13 mai 2010

MIEVILLE China Tom (Gb)
China Tom Mieville est un auteur britannique né en 1972 à Norwich, au Royaume Uni. Qualifiant son travail de weird fiction, il aborde aussi bien la science-fiction, l’horreur et le fantastique, ainsi que la fantasy, genre qu’il tente de faire sortir des clichés commerciaux imposés par les successeurs de Tolkien à travers le mouvement de jeunes auteurs nommé « Weird ». Diplômé de Cambridge et de la London School of Economis, après une jeunesse passé à Londres, il partit travailler en Egypte et au Zimbabwe. De retour au pays natal, il adhéra au Social Workers Party, et ne cesse depuis lors de développer ses idées politiques de gauches à travers ses interventions politiques (il est membre de la Chambre des Communes) et ses écrits, taxant notamment « Le Seigneur des Anneaux » de roman réactionnaire
◊ Lombres (Roman) Jeunesse / Univers parallèles
Au Diable Valuvert, 10/2009 — 637 p., 20 € — Un Lun Dun, Ballantine-Del Rey, 2/2007 — Tr. : Christophe Rosson — Couv. & ill. : China Mieville
Critiques :
www.actusf.comm (Jean Rebillat & Jean-Luc Triolo) ; www.cafarcosmique.com (Ubik) : www.khimairaworld.com (Jean-Luc Clerc) ; www.yozone.fr (Michael Espinosa)
→ Lombres de China Miéville (Un LunD un, 2007) dont nous devons la traduction aux actives éditions Au Diable Vauvert. Lombres, c’est d’abord l’histoire de la jeune Zanna pour qui les faits bizarres ne finissent pas de s’accumuler. En premier lieu ces étrangers qui lui adressent la parole avec déférence. Puis les animaux qui l’observent d’un air mystérieux. Sans parler du parapluie espion accroché au balcon de Deeba, sa meilleur copine. Et le summum est atteint lorsque un nuage nauséabond s’en prend à elle et tente de l’envelopper au cœur de sa sinistre grisaille. Somme toute une mise en bouche qui la conduira avec Deeba dans un cave abandonnée où, en tournant une vieille roue, les deux jeunes filles seront propulsées à Lombres, une Londres située de l’autre côté du miroir. Il s’agit en fait d’une Transville, sorte d’univers parallèle où échoue le Mool (Matériaux Obsolète d’Origine Londonienne) c'est-à-dire les déchets les plus énergiques de la grande cité britannique. Sous la lumière de l’Antisol et sur les berges de la Tisame, le fleuve qui traverse la ville, grandissent des maisons faites en matériaux de récupération et habitées par une population cosmopolite comprenant des humains, mais aussi des êtres fantastiques, mélanges incongrus de créatures vivantes et d’objets obsolètes à qui ont à redonné vie, regroupés en tribus qui obéissent à un chef comme la Princesse des Fax Foutus, Tesson, l’Empereur des Bris de Verre, ou Brokkenbroll, la Barraplussime, qui règne sur le peuple des Parapluies Cassay. Bientôt mise en présence d’Hemi, le garçon à demi fantôme du quartier de Fanthom Road, un inquiétant territoire de transition habité à la fois par les morts de Londres et de Lombres, puis accompagné par Caillet, la petite brique de lait qui ne lâche plus Deeba, Zanna ne tarde pas à apprendre qu’elle est en fait la Schwazzy, une jeune héroïne destinée à contrecarrer les plans du Smog, le dangereux nuage toxique qui a décidé de s’emparer de Lombres et de tous ses habitants. Engendré à Londres par l’interaction de toutes sortes de produits chimiques, celui qui n’était à l’origine qu’un vulgaire nuage de crasse est devenu un énorme cerveaux nuageux se nourrissant de toutes les fumées produites et animé d’une terrible malveillance depuis qu’il a réalise que ceux qu’il étouffait finissait incinérés et que leurs cendres, emportées par le vent, venaient grossir sa puissance. Cependant, les londoniens, grâce au savoir des Armets, de redoutables climatosorciers, avaient réussi à s’en débarrasser, le poussant à l’exil dans Lombres. Au cours de la première partie du livre nous suivons le périple des deux jeunes filles qui s’efforcent de rejoindre les Prophéçongurs perchés sur le Pont Absconditus, un ouvrage mouvant et suspendu, seuls susceptibles de répondre à leurs innombrables questions. Un voyage tourmenté durant lequel, embarquées sur un aérobus à impériale, elles devront affronter un essaim de Dame-Jeanne, des mouches géantes montées par les féroces Pirates de l’Air, avant de se réfugier au Royaume d’Ardoise, le pays des Tuilotes qui vivent sur des toits dressés à…un ou deux mètres du sol. Protégées par les poubelles-ninjas, les gardes du corps des Prophéçongurs, elles parviendront à rejoindre ces derniers. Mais une attaque de Comesmog, des êtres que le Smog a capturé et soumis à sa volonté en les forçant à respirer ses maléfiques émanations, plonge Zanna dans un profond coma. La seconde partie du livre débute alors, se focalisant sur Deeba, la Paschwazzy, qui, après un court détour par Londres, reviendra au cœur de la cité jumelle afin de démasquer les êtres qui ont partie liée avec le Smog, à la fois dans les méandres de Lombres, mais aussi au plus haut sommet du société de consomatteurs-pollueurs, et une jeune fille engagée dans une valeureuses quête initiatique au sein de Lombres, ville de recyclage par excellence, qui recomposent les déchets de toutes sortes, les transformant en hommes et en animaux qui contribuent à une fabuleuse galerie de personnages comme l’homme à la cage d’oiseau en guise de tête, le scaphandrier au corps d’eau de mer et de poisson, des explorateurs de bibliothèque cyclopéenne, ou un Grimoire doté de parole qui ne croit plus aux prophéties inscrites dans ses pages. Un roman mise en valeur par les nombreuses illustrations accompagnant le texte, un peu comme dans la série des Chroniques du Bout du Monde de Paul Stewart et Chris Riddell, qui rendent à merveille l’atmosphère de non sens dont Miéville a imprégné l’ensemble de son livre. Une percée réussie dans l’univers de la jeunesse pour un auteur déjà connu en France à travers sa production pour adultes (Perdido Street Station, Les Scarifiés, Le roi des Rats, Le concile de fer) faisant à nouveau preuve de l’originalité réjouissante qui caractérise son écriture à travers un livre qu’un critique à parfaitement résumé par cette simple phrase : « Offrez Lombres à un gamin et pensez à le lui emprunter quand il aura fini de le lire ». gouvernement britannique. Des efforts qui lui feront croiser la route des terribles girafes carnivores, des non moins redoutables fenêtres-araignées, et d’autres monstruosités bien décidées à s’en prendre directement à elle ainsi qu’à la poignée d’amis qui l’accompagne. Un roman foisonnant d’inventivité dont l’indéniable noirceur est nuancée par une bonne pincée d’exubérance et de délicieuses rasades d’humour. Puisant allègrement dans la matière de l’Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll comme du Neverwhere de Neil Gaiman, ce livre raconte l’affrontement manichéen entre le Grand Méchant Smog, incarnation parfait de la dérive de notre société de consomatteurs-pollueurs, et une jeune fille engagée dans une valeureuses quête initiatique au sein de Lombres, ville de recyclage par excellence, qui recomposent les déchets de toutes sortes, les transformant en hommes et en animaux qui contribuent à une fabuleuse galerie de personnages comme l’homme à la cage d’oiseau en guise de tête, le scaphandrier au corps d’eau de mer et de poisson, des explorateurs de bibliothèque cyclopéenne, ou un Grimoire doté de parole qui ne croit plus aux prophéties inscrites dans ses pages. Un roman mise en valeur par les nombreuses illustrations accompagnant le texte, un peu comme dans la série des Chroniques du Bout du Monde de Paul Stewart et Chris Riddell, qui rendent à merveille l’atmosphère de non sens dont Miéville a imprégné l’ensemble de son livre. Une percée réussie dans l’univers de la jeunesse pour un auteur déjà connu en France à travers sa production pour adultes (Perdido Street Station, Les Scarifiés, Le roi des Rats, Le concile de fer) faisant à nouveau preuve de l’originalité réjouissante qui caractérise son écriture à travers un livre qu’un critique à parfaitement résumé par cette simple phrase : « Offrez Lombres à un gamin et pensez à le lui emprunter quand il aura fini de le lire ».
COLLECTIF
◊ Flammagories ou Hommages à Nicholas Lens (Recueil)
Editions Argémmios, 2/2010 — 242 p., 18 € — Couv. : Alain Valet — Sommaire :
Flamma Flamma ou Le requiem de feu, préface de Bruno Peeters
Introduction : Luc Toussaint

Hic lacet !, de Jean-Michel Calvez
Hic lacet 2 !, de Jess Kaan
Sumus Vicinae, de Xavier Dollo
Tegie specula, de Lionel Davoust
Complorate Filiae, de Julien Fouret
Vale Frater, de Nathalie Dau
Anice Mi, de Olivier Gecheter
Corpus inimici, de Vincent Corlaix
Deliciae Meae, de Lucie Chenu
Flamma falmma, de Nico Bailly
Ave Ignis, de Delphine Imbert
In corpore, de Lydie Métayer
Agnus purus, de Jean Millemann
Adreat Ignis, de K’Van
Petit guide Flamma Flamma
→ Flammagories est un ouvrage collectif. Quatorze auteurs transportés par une musique ensorcelante, quatorze auteurs créant de concert afin de rendre hommage à l'une des plus belles compositions de Nicholas Lens. Au gré de leurs récits, vous croiserez des dragons, des héraults, des monstres et des I.A. sans âme, des chimères et légendes.. Ce recueil s’inspire de Flamma Flamma, le requiem de feu, premier volets des Chroniques d’Accacha, une œuvre vocale composée en latin en 1994 par le compositeur flamand Nicholas Lens. L’histoire prend pour base la descente des dieux sur Terre afin d’observer le comportement des hommes. Vincent Corlaix et Oliviers Gechter, passionnés par cette œuvre, ont décidé de réunir autour d’eux une brochette d’auteurs conviés à partager l’aventure commune de l’écriture de cet ouvrage. A chacun d’entre eux fut remis l’un des quatorze pales de cet opéra avec pour seule obligation, le titre imposé relatif à celui de la plage, et l’obligation de citer un passage de cette dernière (en latin bien sûr) au cœur de leur récit. C’est donc à travers le prisme de chacun des écrivains présents à ce sommaire que nous découvrons l’interprétation de cette fascinante composition, nous dévoilant des histoires au fantastique parfois surprenant qui prolongent toutes d’une manière singulière cette composition contemporaine d’une surprenant beauté.
STILTON Geronimo (Italie)
Site :
http://france.geronimostilton.com/
Série italienne publiée aux éditions Piemme, à Milan, mettant en scène un héros éponyme, Géronimo Stilton, rédacteur en chef du journal l’Echo des Rongeurs de l’île de Souricia, dont la passion secrète est d’écrire des livres, mais qui est souvent entraîné dans des aventures rocambolesques à travers le monde par les membres de sa famille, et en particulier par sa sœur, la dynamique Téa Silton, qui fait également l’objet d’une série d’histoires chez Albin Michel
◊ Panique au Grand Hôtel (Roman) Jeunesse / Fantasy Animalière
Albin Miche Jeunesse, 2/2010 — 117 p., 6,50 € — Ser. : Geronimo Stilton 49 — Tr. : Titi Plumederat
→ Raperlipopette, il s'en passe de drôles de choses au Grand Hôtel de Sourisia : quelqu'un projette de le transformer en usine de W.-C. et un fantôme fait fuir tous ses clients ! Bien sûr, Farfouin Scouit et moi, nous sommes prêts à mener l'enquête pour sauver l'hôtel. Mais, j'y pense, et si je tombe museau à museau avec le fantôme ? Brrr..." Une nouvelle aventure digne de défriser les poils des souris les plus intrépides que nous devons à un collectif d’auteurs italiens, une péninsule aussi friande que les anglos-saxons de fantasy animalière.
Les autres titres de la série :
1.Le sourire de Mona Sourisa
2.Le galion des chats pirates
3.Un sorbet aux mouches pour Monsieur le Comte
4.Le mystérieux manuscrit de Nostraratus
5.Un grand cappucino pour Geronimo
6.Le fantôme du métro
7.Mon nom est Stilton, Geronimo Stilton
8.Le mystère de l’œil d’émeraude
9.Quatre souris dans la Jungle-Noire
10.Bienvenue à Castel radin
11.Bas les pattes, tête de Reblochon
12.L’amour, c’est comme le fromage…
13.Gare au yéti !
14.Le mystère de la pyramide de fromage
15.Par mille mimolettes, j’ai gagné au Ratoloto !
16.Joyeux Noël, Stilton !
17.Le secret de la famille Ténébrax
18.Un week-end d’enfer pour Geronimo
19.Le mystère du trésor disparu
20.Drôles de vacances pour Geronimo !
21.Un camping-car jaune fromage
22.Le château de Moustimiaou
23.Le bal des Ténébrax
24.Le marathon du siècle
25.Le temple du rubis de feu
26.Le championnat du monde des blagues
27.Des vacances de rêve à la pension Bellerate
28.Champion de foot !
29.Le mystérieux voleur de fromage
30.Comment devenir une super souris en quatre jours… et demi !
31.Un vrai gentil rat ne pue pas !
32.Quatre souris au Far West
33.Ouille, ouille, ouille… quelle trouille !
34.Le karaté c’est pas pour les ratés
35.Le trésor de l’île fantastique
36.Attention les moustaches… Sourigon arrive !
37.Attention ! Pattie Spring débarque
38.La vallée des squelettes géants
39.Opération sauvetage
40.Enigme aux jeux olympiques
41.Enquête dans les égouts puants
42.Mot de passe : Tiramisu
43.Dur, dur d’être une super souris
44.Le secret de la momie
45.Qui a volé le diamant géant ?
46.A l’école du fromage
47.Un Noël assourissant !
48.Le Killimandjaro, c’est pas pour les zéros !
49.Panique au Grand Hôtel !

dimanche 9 mai 2010

LACKEY Mercedes (Usa)
Pseudonyme de Mercedes Ritchie Lackey
Ecrivain américain née en 1950 qui, après de brillantes etudes qui l’ont conduite à exercer de nombreux petits boulots, s’est lancée avec bonheur dans l’écriture. Auteur prolifique dans des genres tels que le policier, la science-fiction, la fantasy, la nouvelle ou le roman, elle a collaboré avec divers grands écrivains comme Piers Anthony ou Marion Zimmer Bradley et bien sur avec son mari, Larry Dixon, avec lequel elle a écrit la trilogie de « La guerre des mages » mini série au cœur du cycle des « Hérauts de Valdemar » qui lui a permis d’accéder à la notoriété dans le domaine de la Fantasy
◊ Les promesses de la magie (Roman) Romantic Fantasy
Bragelonne Milady-Poche, 2/2010 — 480 p., 8 € — Ser. : Valdemar.Le dernier Héraut-Mage 2 — Valdemar Last Herald Mage 2.Magic’s promise, Daw, 1/1990 — Tr. : Laurence Le Charpentier — Couv. : Amandine Labarre
Précédente publication : Pocket-Science-Fiction 5587, 1/1998 — 256 p., 5,50 € — Tr. : Rosalie Guillaume — Couv. : Siudmak
Critiques : Chimères 31 (Claude Pénicaud)
→ Septième tome de la série des Hérauts de Valdemar, ce roman est en même temps le 2ème du cycle des aventures du Héraut-Mage Vanyel. Celui-ci avec son Compagnon Yfandes répond à l’appel de détresse d’un jeune Compagnon qui les appelait sur les ondes de l’éther et qui courrait un grave danger. Trop heureux de quitter les siens qui acceptent mal son homosexualité Vanyel arrive dans un palais dont tous les habitants issus de la même famille ont été massacrés. Tout accuse Tashir, l’unique survivant. Vanyel va s’efforcer de disculper le jeune homme qui ressemble étrangement à Tylendel, son ancien amant mort et qui, pour lui, n’est qu’un enfant perdu demandant protection. En même temps il doit apprendre à domestiquer ses dangereux pouvoirs, lutter contre la magie d’adeptes inconnus, affronter de vieilles inimitiés, revivre des souvenirs douloureux et endurer l’opprobre de sa famille. Un roman orignal qui aborde avec émotion et humour le problème de l’acceptation de la différence. Cette trilogie est la troisième du cycle des Hérauts de Valdemar et vient après La magicienne et la guerrière (ou Les serments et l’honneur) et La trilogie des flèches. Elle nous propulse plusieurs siècles en arrière afin de découvrir l’histoire de Vaniel, le dernier et plus puissant Héraut Mage. On y suit son apprentissage de la haute magie au sein des peuple des k’leysha, ainsi que les problèmes que son homosexualité lui cause au sein de sa famille, et enfin la lutte qu’il mena contre Karse, le pays voisin et l’ennemi de toujours de Valdemar. Ainsi en s’attachant à ses pas de son enfance à sa mort, on comprendra mieux pouquoi il est devenu une légende. La première édition française de ce livre ayant été amputé d’environ 40% du texte, la traduction a été entièrement refait pour cette nouvelle édition.
Les autres titres de la série :
1.La proie de la magie
2.Les promesses de la magie
3.Le prix de la magie
SALVATORE R(obert) A(nthony) (Usa)
Robert Anthony Salvatore est né en 1959 à Léominster dans le Massassuchetts, aux Etats-Unis. Il est surtout connu en tant qu’écrivain de Fantasy et, en particulier, par sa contribution à la série des « Royaumes Oubliés », notamment avec le cycle d’Ombre-Terre et de la Légende de Drizzt Do’Urden
◊ L’éclat de cristal (Roman) High Fantasy
Bragelonne Milady-Poche, 2/2010 — 478 p., 7 € — Ser. : Les Royaumes Oubliés. La légende de Drizzt 4 — Forgotten Realms. Icewing Dale.The crystal shard, Wizards of the coast 2003 — Tr. : Fanélie Cointot — Couv. : Todd Lockwood
Précédentes publications :
● Fleuve Noir-Les Royaumes Oubliés 15, 1995 — 246 p., 6,40 € — Ser. : La trilogie du Val Bise 1 — Forgotten Realms. Icewing Dale.The crystal shard, TSR, 1/1988 — Tr. : Michèle Zachayus — Couv. : Larry Elmore
● Milady-Grand Format, 2/2009 — 348 p., 19.50 € — Tr. : Fanélie Cointot — Couv. : Todd Lockwood
→ Pour les vingt ans de L'Elfe noir, l'éditeur américain Wizards of the Coast a réédité la saga de Drizzt dans l'ordre chronologique. L'Eclat de cristal est le quatrième roman de cette série. Drizzt Do’Urden a quitté Ombre-Terre, le sinistre univers souterrain de ses frères, les cruels elfes noirs. A Val Bise, dans les Royaumes, il a trouvé des amis : Bruenor, le nain, sa fille adoptive, Cattie-Bris, et Regis, un bedonnant petit homme qui porte toujours sui le joyau magique emprunté à Pasha Pook, le maître de la Guilde des Voleurs. Mais des hordes barbares marchent sur les Dix Cités. Après une terrible bataille, elles sont repoussées, et Bruenor épargne la vie de Wulfgar, un jeune guerrier qui devient pour cinq ans son esclave. Cependant les habitants des Dix Cités ne tardent pas à être confrontés à une menace encore plus terrible, celle d’Akar Kessell. Cet apprenti mage, après avoir tué son bienfaiteur, est entré en possession du Crenshinibon, l’Eclat de Cristal, l’incarnation la plus noire du Mal qui apporte à ses détenteurs, dont il domine l’esprit, un formidable potentiel magique. Grâce à lui Akar Kessel lève une impressionnante armée formée d’orques, de gobelins, et de verbeegs, les terribles géants des glaces. Bientôt Eertu, Démon Majeur des Abysses, se joint à lui, espérant s’emparer de l’Eclat de Cristal qu’il convoite depuis très longtemps. Et tous convergent vers les Dix Cités. Cependant, face à eux se dresse Drizzt Do’Urden, un elfe noir bien décidé à défendre jusqu’à la mort ses nouveaux amis. Un être capable de vaincre un démon et de le renvoyer dans son plan d’origine. Puis, avec l’aide de Régis, il anéantit les plans diaboliques d’Akar Kessell. Il ne reste plus à Bruenor et ses guerriers conduits par la jeune Wulgar qu’à mettre en déroute les armées de monstres qui ont envahi le royaume des Dix Cités. Alors seulement, Drizzt devra tenir la promesse qu’il à faite à Bruenor : l’accompagner dans sa quête de Mithrill Hall, la fabuleuse cité des nains. Le retour de l’un des héros charismatiques du cycle des Royaumes Oubliés, Drizzt l’efle noir, accompagné de sa panthère magique. On le retrouve dans une aventure dont les batailles épiques rappellent certaines scènes du film méconnu de Ralph Baski, Wizard (les Seigneurs de la Guerre). Il y apparaît égal à lui-même, fidèle en amitié et féroce envers ses ennemis. Bien sûr les personnages qui l’entourent sont d’essence manichéenne, mais ils sont parfaitement rendus crédibles par le professionnalisme de l’auteur passé maître dans l’art de narrer des récits fantastiques. La reprise, dans une nouvelle traduction, d’un titre paru naguère au Fleuve Noir.
Les autres titres de la série :
1.Terre natale
2.Terre d’exil
3.Terre promise
4.L’éclat de cristal
5.Les torrents d’argent
6.Le joyau du halfelin
7.Les revenants du fond du gouffre
8.La nuit éteinte Nuit sans étoiles
9.Les compagnons du renouveau

mercredi 5 mai 2010

WRIGHT Kathy (Gb)
Née en Angleterre, et ayant grandi dans la campagne anglaise, Kathy Wright a étudié l’art de l’illustration à l’université de Falmouth. Puisant les sources de son travail dans le riche creuset de légendes et de mythes qui constituent la Cornouaille, elle a ensuite trouvé sa vocation en réalisant des albums pour la jeunesse où, tout en éveillant la curiosité des enfants envers la nature, elle peut exprimer toute sa passion des paysages mystérieux qu’elle peuple de dragons et autres créatures enchantées
◊ Le petit dragon vert (Livre illustré) Jeunesse / Dragons
Planète Rêvée-Jeunesse, 2/2010 — 30 p., 12 € — Couv. & ill. : Kathy Wright
→ Les champichiffres, des créatures incontrôlables qui s’additionnent et se multiplient sans cesse, envahissent toute la forêt sans que personne ne semble se préoccuper de la menace qu’ils représentent. Mais Natagoon, le petit dragon, n’entend pas rester sans rien faire. Après avoir tenté d’attirer l’attention des anciens sur l’imminence du péril, il décide de prendre les choses en mains et aidé de son ami champichiffre, le jeune Sixouneuf, il met tout en œuvre pour préserver les bois qu’il aime tant de l’extermination qui guette les arbres et les plantes. Un livre à ne pas confondre avec le titre homonyme publié chez Gautier Languereau en 1991 par Klaus Baumgart.

lundi 3 mai 2010

WILKINS Kim (Australie)
Pseudo = Kimberley Freeman
Née à Londres en 1970, Kim Wilkins est venue habiter à Brisbane, en Australie, avec sa famille, alors qu’elle n’avait que 4 ans. Et elle y est restée, poursuivant des études au lycée, avant d’exercer divers métiers tels que vendeuse dans un fast-food, secrétaire ou membre d’un groupe de rock. Puis elle a décidé de retourner vers ses études, obtenant un diplôme en littérature anglaise, avant de se consacrer pleinement à l’écriture
◊ La perle de lune (Roman) Jeunesse / Aventures Fantasy
Pocket Jeunesse 2023, 2/2010 — 128 p., 4.60 € — Ser. : Fantastica 2 —The sunkeen kingdom 2.Tide stealers, Scholastic Australia, 2006 — Tr. : Natacha Godeau — Couv. : Vincent Dutrait
→ Après avoir retrouvé leur jeune sœur Stella, Luna et Orion, les héritiers du royaume d’Estrel pourchassés par le maléfique magicien Imperator qui est à l’origine de la disparition de leurs parents, ont regagné leur refuge des Collines Jumelles chez leur tante Aster. Mais, en voulant tester les pouvoirs de la Perle de Lune, le bijou magique qu’ils ont récupéré lors de leur précédente aventure, Luna se la fait voler par les pillards des récifs, des pirates vikings jadis employés par l’Imperator, qui les avaient doté de la faculté de respirer sous l’eau avant qu’ils ne se décident à naviguer pour leur propre compte. Aussitôt Luna et Orion se lancent à leur poursuite à bord du Cap-Nord, leur vaisseau fantôme invisible. Après diverses et dangereuses péripéties, ils parviennent à les rattraper, mais Sven l’Invincible leur apprend que la fameuse perle est désormais entre les mains du plus terrible des Géants des Mers. Pour aller la récupérer Orion n’hésite pas à utiliser son pouvoir de métamorphose qui lui permet de respirer sous l’eau. Ayant plongé dans les abysses sous-marins, il parvient jusqu’aux Tours Sombres, le plus grand château du royaume englouti, mais il est fait prisonnier par les Géants des Mers. Or, c’est une aide inattendue qui le sortira de ce mauvais pas. La suite d’une série pour adolescents pleine de magie et d’aventures.
Les autres titres de la série:
1.Le vaisseau fantôme
2.La perle de lune
WILKINS Kim (Australie)
Pseudo = Kimberley Freeman
Née à Londres en 1970, Kim Wilkins est venue habiter à Brisbane, en Australie, avec sa famille, alors qu’elle n’avait que 4 ans. Et elle y est restée, poursuivant des études au lycée, avant d’exercer divers métiers tels que vendeuse dans un fast-food, secrétaire ou membre d’un groupe de rock. Puis elle a décidé de retourner vers ses études, obtenant un diplôme en littérature anglaise, avant de se consacrer pleinement à l’écriture
◊ Le vaisseau fantôme (Roman) Jeunesse / Aventures Fantasy
Pocket Jeunesse 2022, 2/2010 — 128 p., 4.60 € — Ser. : Fantastica 1 — The sunkeen kingdom 1.Ghost ship, Scholastic Australia, 2006 — Tr. : Dominique Roussel — Adaptation : Natacha Godeau — Couv. & ill. : Vincent Dutrait
→ Luna et Orion sont les seuls héritiers du royaume d’Estrel depuis que le maléfique sorcier Imperator avait assassiné leurs parents. A présent il se cachait chez leur tante Aster dans le refuge des Collines Jumelles, une petite maison de terre qui dissimulait un formidable abri souterrain que le roi et la reine d’Estrel avaient fait bâtir pour protéger leurs enfants au cas où un malheur leur arriverait. Constamment sous la menace des sbires du perfide magicien, ils se croient seuls au monde, jusqu’à ce que le vieil Ulysse leur apprenne que Stella, leur petite sœur, est encore vivante, mais emprisonnée dans la forteresse de Voda l’enchanteresse, la demi-sœur de l’Imperator, à qui elle voue une jalousie tenace. Ulysse leur apprend également que le magicien Magnus a conféré aux enfants de la lignée royale des pouvoirs magiques particuliers : à Luna, celui de se transformer en corbeau ; à Orion, celui de pouvoir respirer sous l’eau ; et à Stella, celui de maîtriser tous les langages des hommes et des animaux. Des pouvoirs qui cependant les épuisent chaque fois qu’ils les utilisent. Le même mage leur a également légué le Cap-Nord, un drakkar fait de ténèbres qui n’a pas besoin de vent pour se déplacer, sorte de vaisseau fantôme invisible à l’œil humain, mais pas à ceux des revenants, car il navigue dans la brume qui sépare le royaume des morts de celui des vivants. A son bord les deux enfants se lancent sur la Grande Mer, échappant ainsi aux regards des ballons espions lancés sur leurs traces, mais pas à l’attaque de la terrible sorcière des mers qui déclenchera leurs premières métamorphoses. Puis ce sera la demeure de Voda où seule une transaction pourrait leur permettra de récupérer Stella, ainsi que la Perle de Lune, un joyau magique devenu le symbole du royaume d’Estrel, tout en se méfiant des manigances d’Onda la cupide servante borgne. Le premier tome d’une série pour adolescents écrites par un écrivain australien.
Les autres titres de la série :
1.Le vaisseau fantôme
2.La perle de lune

samedi 1 mai 2010

VILLEMINOT Vincent (Fr)
Après avoir été professeur d’écriture au Caire, puis journaliste, Vincent Villeminot, né en 1974, a décidé de se consacrer à la littérature pour la jeunesse, et notamment la Fantasy avec le cycle de « La confrérie des âmes »
◊ Corps et âmes (Roman) Jeunesse / Univers parallèles
Plon-Jeunesse Fantasy, 2/2010 — 377 p., 17,90 € — Ser. : La confrérie des âmes 2 — Couv. : Marc Simonetti
→ Ils étaient les Trois ; des jeunes humains, Hugo, son amie Charlie, et Mansour le Victorieux, embarqués par les clans des Elfes dans une guerre qui n'était pas celle de leur monde. Sur l'Alta, leurs avatars avaient triomphé du pouvoir du Sang-Noir. Grisés par la victoire, ils s’étaient dés lors séparés. Charlie et Hugo avaient cru pouvoir revenir sans problèmes dans leurs vies de lycéens ; Mansour pensait oublier les meurtres en restant sur Alta. Quant à Mathias, leur autre compagnon d’aventures, il était mort, victime de ses trahisons. Cependant, le destin n’en avait pas fini avec eux eux, car une nouvelle menace se levait à l'Est de l'Alta, plus terrifiante que jamais : quelqu'un a ressuscité le Pouvoir. Cette fois, l'Armée des Spectres est de la partie et a fait alliance sur la Marche livide avec les chevaliers de Kraast. Désormais les jeunes humains doivent se retrouver, corps et âmes, morts et vivants. Une union d’autant plus pressante que, sur Terre, Charlie et Hugo sont accusés de meurtre. Et les voilà de nouveau embarqués dans un tourbillon de péripéties que Vincent Villemot nous distille avec une parfaite maîtrise et un art consommé du suspense.
Les autres titres de la série :
1.La confrérie des âmes
2.Cors et âmes
TRAVERS Pamela Lyndon (Australie)
Pseudo de Helen Lyndon Goff
Née en 1899 en Australie, Helen Lynden Groff, après que sa famille se soit installée dans la Nouvelle-Galles-du-Sud à la mort de son père, apparaît pour la première fois sous le nom de Pamela Lyndon Travers en tant qu’enfant actrice en 1909. Partie plus tard en Angleterre, elle poursuit une carrière de journaliste, de danseuses et d’actrice de théâtre, tout en ne négligeant pas sa passion pour les mythes, les symboles et le folklore celte. Une prédisposition pour la magie qui, au sortir d’une longue convalescence, lui fera écrire le célèbre « Mary Poppins », son premier livre, qui obtint un immense succès et débuta une série de onze autres volumes. Un roman qui fut plus tard adapté au cinéma par les studios Walt Disney, film dont elle suivi toute la préparation en élaborant notamment le scénario. Elle décéda à Londres, à l’âge de 96 ans.
◊ Le retour de Mary Poppins (Roman) Jeunesse / Magie
Rocher-Jeunesse, 2/2010 — 295 p., 15 € — Mary Poppins come back, L. Dickson & Thompson, London 1935 — Tr. : Thierry Beauchamp — Couv. : Sybille Delcroix
Précédente publication : Hachette Jeunesse-Idéal Bibliothèque, 1966 — 190 p., 8 € — Couv. & ill. : Reschofsky
→ Mary Poppins, la plus célèbre des « nanny », entendez nounou du côté frenchy, n’est pas seulement l’héroïne d’un film de 1964 des studios Disney, mais aussi le personnage central d’une série de roman de Pamela Lyndon Travers, 11 en tout, qui font depuis de nombreuses années le délice des lecteurs anglo-saxons. Dans ce second opus de la série, alors que les enfants, de plus en plus insupportables depuis le départ de leur nounou préférée, sont envoyés jouer au cerf-volant dans un parc, nous assistons au retour théâtral d’une Marry Poppins descendant du ciel le long d’une ficelle. Et le numéro 17 de l’allée des Cerisiers est de nouveau empli d’un tourbillon d’aventures, tandis que la nurse aux talents magiques reprend du service auprès de la famille Banks. Dés lors nous assistons à des événements plutôt inattendus, comme le rapt de Mme Andrew, la vieille gouvernante de M. Banks, enlevée par sa propre alouette, un compotier de porcelaine qui se transforme en prison pour la jeune Jane, un nourrisson qui parle le langage des oiseaux, le Soleil devenu directeur de cirque et le printemps qui plante son décor comme le ferait un théâtre. Aux personnages familiers du premier opus viennent s’ajouter les jumeaux John et Barbara délaissés par les scénaristes de Disney. Mais c’est également l’occasion de découvrir une Mary Poppins différente, têtue, lunatique, vaniteuse et parfois d’une flagrante mauvaise foi, ce qui la rend encore plus crédible. Un livre paru dans une traduction différente et abrégée dans la collection Idéal Bibliothèque des éditions Hachette en 1966 et qui inscrit le personnage de cette nounou un peu sorcière en droite ligne de ceux de Peter Pan et d’Alice au pays des merveilles. L’occasion en tous cas de redécouvrir en France un auteur morte à Londres à l’âge de 96 ans et capable d’écrire : « D'autres mondes, d'autres temps existent par-delà les mondes et les temps que nous connaissons. Tous sont vrais, tous sont réels, et, comme le savent les enfants, tous s'interpénètrent ».
Les autres titres de la série :
1.Mary Poppins
2.Le retour de Mary Poppins