samedi 31 juillet 2010

BOTTERO Pierre (Fr)
Né en 1964 Pélissane, petit village prés de Salon-de-Provence, où il est instituteur, Pierre Bottero a publié de nombreux romans pour la jeunesse, principalement aux éditions Rageot, dont les deux séries du cycle d’Ewilan, qui ont rencontré un immense succès auprès des adolescents. Décédé prématurément fin 2009 à la suite d’un accident de moto
◊ Les âmes croisées
(Roman) Jeunesse /Aventures Fantasy
Rageot Jeunesse Hors Collection, 2/2010 — 423 p., 16 € — Couv. : Gilles Francescano
Critiques :
www.yozone.fr (Michael Espinosa)
→ La jeune Nawel Helianthas vit à Jurilan, le royaume des douze cités. Aspirante, comme ses amis Philla et Ergaïl, elle s’apprête à l’aube de ses dix sept ans à choisir la caste correspondant à ses aspirations profondes pour le reste de sa vie. A première vue, tout semble indiquer qu’elle optera, selon le désir de ses parents, pour les prestigieux Robes Mages où elle pourra s’exercer aux perfides jeux de pouvoir de la cour. Cependant, Nawel, animée par un fort esprit d’indépendance, s’interroge sur la voie qu’elle doit suivre. Or, en provoquant involontairement la mort d’une femme cendre et de son bébé, elle précipite les événements, et décide d’opter pour la mystérieuse et redoutée caste des armures. Une voie qui la conduira vers d’autres expériences, comma la rencontre d’une Glauque, un être considéré comme à moitié bestial avec qui, au final, elle ne se découvre que peu de différences. Puis, forcée de se sacrifier pour le salut de sa patrie, elle se met en quête de trois enfants pas comme les autres qui doivent jouer un rôle primordial dans l’histoire de Jurilan. Un roman posthume qui se voulait une préquelle entre les œuvres précédentes et une nouvelle trilogie que l’on ne connaîtra pas puisque Pierre Bottero nous a quitté, victime d’un stupide accident de moto. Il met en scène les aventures de la jeune Nawel, chez qui on retrouvera des caractéristiques communes aux autres héroïnes de l’auteur, Ewilan, de La quête d’Ewilan et du Monde d’Ewilan, Ellana, de L’Autre. Des jeunes filles au caractère bien trempé capable de prendre en main leurs destins contrariés et de les sublimer aux prix de difficiles et multiples épreuves. A noter que ce livre, chose assez rare, avait fait l’objet d’une pré-publication de quelques pages dans l’Express du 3/02/2010.
LARKE Glenda (Australie)
Pseudo de Glenda Noramly Larke
Autre pseudo : Glenda Noramly (son nom d’épouse)
Née en Australie-Occidentale, Glenda larke a étudié à l’Universite de Western Australia où elle a obtenu un diplôme en histoire et éducation. Après avoir enseigne l’anglais en Australie, elle a vécu aux quatre coins du monde avant de s’installer en Malaisie. Là-bas elle peut se livrer à sa grande passion, l’étude du langage des oiseaux, qui l’a notamment inspiré dans la création de sa trilogie des « Iles Glorieuses »
◊ Corrompue (Roman) Aventures Fantasy
Pygmalion-Fantasy, 2/2010 — 190 p., 15 € — Ser. : Les Iles Glorieuses 3 — The isles of Glory 3.The tainted, HarperCollins Australia, 2006 — Tr. : Mélanie Fazi — Couv. : Alain Brion

→ La suite et la fin des aventures de Braise la Sangmêlée, une aventurière d’abord au service des Vigiles, les garants de l’ordre dans les Iles Glorieuses qui disposent de la magie des sylves, elle saura s’en affranchir afin d’acquérir son droit à la citoyenneté déniés à tous les gens comme elle qui, rejetés et exclus de la société, sont réduits à se cacher. Grâce à son don de clairvoyance elle pourra cependant s’extraire de sa sinistre condition. Lorsque débute ce troisième et dernier tome de la trilogie, une guerre sans merci se profile entre le Syr-Sylve Dutrick et le Syr-Clairvoyant Tor Ryder, menaçant de rompre le fragile équilibre politique des Iles Glorieuses. Cependant, depuis le début de cette aventure, les choses ont bien changé. Le peuple Ghemph, la race des tatoueurs, neutre depuis des générations, en a pris conscience, et il a rejoint Braise dans la lutte de cette dernière contre le carministe Morthred responsable de la malédiction qui emprisonnait les Dustellois dans des corps d’oiseaux. Morthred mort, ceux-ci sont redevenus des hommes, mais ils ont beaucoup de mal à se débarrasser de leur ancien héritage pour s’intégrer au monde des humains. Braise, toutefois n’est pas au bout de ses peines, car elle doit rattraper Flamme Coursevent, son ami la sylve qui sait parler aux oiseaux, victime elle aussi des maléfices de Morthred le carministe. Aidée de Kelwyn Gilfeather et de Tor Ryder, elle espère bien découvrir un moyen de sauver la sylve, même si cela risque de signifier la disparition de toute magie. Un sacrifice qui néanmoins pourrait s’avérer vain, car une nouvelle ennemie se déploie dans l’entourage de Braise, risquant de réduire tous les efforts de la jeune femme à néant. La fin d’une série écrite par une romancière australienne qui, avec cette trilogie, apporte une touche d’originalité à la Fantasy contemporaine, tant par la densité de ses personnages que par la richesse de son intrigue fertile en rebondissements et du background de l’histoire digne des meilleurs univers-makers, démontrant ainsi une fois de plus la vitalité de la Fantasy des antipodes déjà représentées par des talents surs comme Karen Miller ou Trudi Canavan.
Sur Glenda Larke
Les autres titres de la série :
1.Clairvoyante
2.Guérisseur
3.Corrompue
REGUIG-NAYA Delphine (Fr)
Maître de conférence à l’université de Paris-Sorbonne, Delphine Reguig-Naya est une ancienne élève de l’E.N.S. de Fontenay-Saint-Cloud. Agrégée de Lettres Modernes et docteur en Littérature Française, elle a écrit de nombreux ouvrages, seule ou en collaboration avec d’autres universitaires, et a publié de nombreux articles au sein de diverses revues
◊ Fénelon, les leçons de la fable : Les aventures de Télémaque (Essai) Mythologie grecque
CNED-PUF, 2/2010 — 190 p., 15 €
→ Dans la série XVII° siècle français Delphine Reguig Naya nous propose une étude sur les grands thèmes, le style, les sources mythologiques et chrétiennes des Archives de Télémaque, ainsi que des exercices sur ce roman paru en 1689 qui racontes les voyages de Télémaque. Une épopée à la fois morale et politique préfacée ici par François-Xavier Cuche. On y découvre la genèse de l’ouvrage, alors que le XVII° siècle s’achève et que, en tant que Précepteur du duc de Bourgogne, Fénelon sublime sa tâche pédagogique en procurant au petit-fils de Louis XIV une narration en forme de fable homérique. Relatant les aventures du jeune Télémaque parti à la recherche de son père, Ulysse, l’auteur place aux côtés du héros la figure de Mentor, incarnation de la parfaite Sagesse. C’est là transformer le voyage initiatique en itinéraire spirituel Car le projet est bien celui dun théologien chrétien. Quelques années auparavant, en 1674, Boileau, au chant III de son Art poétique, avait proscrit le merveilleux chrétien du champ littéraire : « De la foi d’un chrétien les mystères terribles d’ornements égayés ne sont point susceptibles » (v. 199-200). En « fabuleux chrétien » recourant à l’allégorie, Fénelon donne ainsi à lire la leçon politique fondamentale : c’est la créature humaine que le futur roi doit réformer en lui avant d’espérer gouverner avec justice et clairvoyance. Au terme de ses aventures, Télémaque aura appris qu’il n’y a pas de victoire plus éclatante et moins glorieuse que celle que l’on emporte sur sa propre insuffisance.
JACQUIER Victor et BASSIAN Gabriel (Fr)
◊ Alianore (Roman) Dark Fantasy
Les Presses Littéraires, 2/2010 — 48p., 9,50 €
→ Le personnage principal de ce conte est la mystérieuse et sombre Alianore. Dans ce monde ténébreux, les sorcières habitent des maisons biscornues qui défient les lois de l'équilibre, les loups règnent dans les forêts, les elfes noirs se cachent sous la terre et des ogres ignobles et parfumés mangent toujours les enfants. A noter qu’une édition collector de ce livre est proposée dédicacée et signée avec une illustration inédite, complétée en son centre par un dessin original, encré et signé.

vendredi 30 juillet 2010

MARHIC Renaud (Fr)
Né en 1965, Renaud Marhic s’est très tôt découvert une passion pour le paranormal et les ovnis. Entré dans la carrière journalistique il s’employa dés lors à démystifier l’exploitation des phénomènes extraterrestres et, en particulier, leur exploitation par les sectes de tout acabit. Sa carrière de journaliste d’investigation ne l’empêche cependant pas de céder aux démons de l’écriture où il peut laisser libre cours à sa passion pour le légendaire breton à travers des ouvrages parus aux éditions AK et aux éditions du Barbu, pour les titres qui mêlent le roman et la féerie
◊ Korrigans connection (Roman) Fantasy Détective / Féerie
Editions du Barbu-Polars & Grimoires, 2/2010 — 348 p., 11 €
→ Dans ce second roman de Renaud Mahric paru aux éditions du Barbu après Terminus Brocéliande, le folklore breton se trouve de nouveau confronté avec la réalité. Un légendaire qui refait une brutale intrusion dans notre quotidien par le biais des multiples apparitions de lutins ayant choisi pour se manifester la commune natale de Jacquelin de Pontreau, le ministre de l’Intérieur de l’actuel gouvernement. Place Beauvau on est prêt à explorer toutes les pistes : phénomène d’hallucinations collectives, manipulation terroriste… mais est-on prêt à prendre pour argent comptant les dires de cet étrange chercheur et maître spirituel qui prétend avoir réussi à extraire l’ADN des restes fossilisés d’un Korrigan ? Dans cette ambiance à la Jurassic Parc le ministre quelque peu déboussolé pourra compter sur l’aide d’un discret conseiller, un ami d’enfance qui le ramènera bien des années en arrière, au pensionnat Notre-Dame-des-Glaïeuls alors qu’avec quatre autres orphelins il partait explorer le Bois de la Nuit à la recherche d’hypothétiques fées. Mélangeant avec bonheur l’érudition des Paul Sabillot, Zacharie Le Rougic et autres René-François Le Men, à l’intrigue des meilleurs polars saupoudrés de dépêches de presse, de rapports de police, d’articles, et de reportages d’équipes de télévision, Renaud Mahric nous entraîne également dans les territoires d’une enfance parfumée d’ambiance à la Pierre Véry avec, parfois, humour et dérision par rapport à certaines légendes locales, mais en exprimant à chaque détours de pages sa passion pour le Bretagne et son folklore qu’il nous présente ici d’une manière malicieuse et originale.

lundi 26 juillet 2010

TOLKIEN John R(onald) R(euel) (Gb)
Né en 1892 à Bloemfontein, en Afrique du Sud, John Ronald Reuel Tolkien retourna en Angleterre, d’où son père était originaire, ne 1895. Après avoir suivi de brillantes études à la King’s Edward School qui révélèrent de fascinants talents de linguistes, il se plongea dans les anciennes langues anglo-saxonnes. Devenu professeur à Oxford après un séjour écourté pour maladie sur le front français pendant la guerre de 14 il continua à écrire des cycles de légendes et de mythes entamés lors de son adolescence et situé dans un univers imaginaire qu’il baptisera plus tard La Terre du Milieu. Marié avec Edith Bratt, il eut quatre enfants pour qui il écrivit d’abord « Bilbo le hobbitt » en 1936. Encouagé par le succés de ce livre il travailla pendant prés de 14 à ce qui devait être son chef-d’œuvre, « Le Seigneur des Anneaux ». Un livre qui fit l’objet d’un véritable culte sur les campus américains des années 70 et que la grand public découvrit vraiment par le biais de la récente adaptation cinématographique de Peter Jackson alors que son auteur était décé depuis 1973. C’est son fils Christopher, puis son petit-fils Adam qui mirent de l’ordre dans l’ensemble de ses récits laissés inachevés et qui les publièrent afin de donner aux millions d’amoureux de la Terre du milieu l’occasion de revisiter un monde inscrit dorénavant au plus profond de leurs rêves
◊ Le seigneur des anneaux. L’intégrale (Recueil) High Fantasy
Pocket-Fantasy 7027, 2/2010 — 1260 p., 12,50 € — The lord of the rings, George Allen & Unwin, 1966 — Tr. : Francis Ledoux — Couv. : John Howe — Sommaire :
La communeauté de l’Anneau
Les deux tours
Le retour du roi
Précédentes publications : Diverses et variées
Critiques : www.actusf.com (Stéphane Gourjault)
→ Je ne vous ferai pas l’offense de vous résumer l’histoire du Seigneurs des Anneaux. Plus personne désormais n’ignore l’épopée de courageux hobbit qui, guidés par le magicien Gandalf et épaules par des compagnons hors du commun, un elfe, un nain et un humain, allèrent défier Sauron, le puissant seigneur des Ténèbres, jusque dans son antre de Mordor, finissant par précipiter sa perte en détruisant l’anneau qu’il avait forgé pour dominer tous les autres anneaux de pouvoir. La Terre du Milieu, le gouffre de Helm, les Ants, l’infâme Saroumane, la forêt de Lothorien, les cavaliers du Rohan, le royaume humain du Gondor, la Moria, cité souterraine des nains, Grand Pas et les seigneurs des Nazguls, le courageux Frodon et son fidèle Sam, sans oublier l’incontournable Golum, voici quelques éléments de ce chef d’œuvre de la littérature mondiale qui, après avoir fait le bonheur des campus anglophones dans les années hippies, retrouva une nouvelle jeunesse grâce au talent de Peter Jackson et au triptyque cinématographique qu’il en donna. Aujourd’hui les éditions Pocket nous proposent de retrouver cette trilogie dans un format de poche, sous la forme d’un gros pavé que l’on peut néanmoins plus facilement amener avec soi pour nourrir son esprit d’une lecture ou d’une relecture de ce joyau de l’imaginaire qui a fasciné, qui fascine et qui fascinera encore des générations de lecteurs.
TOLKIEN John R(onald) R(euel) (Gb)
Né en 1892 à Bloemfontein, en Afrique du Sud, John Ronald Reuel Tolkien retourna en Angleterre, d’où son père était originaire, ne 1895. Après avoir suivi de brillantes études à la King’s Edward School qui révélèrent de fascinants talents de linguistes, il se plongea dans les anciennes langues anglo-saxonnes. Devenu professeur à Oxford après un séjour écourté pour maladie sur le front français pendant la guerre de 14 il continua à écrire des cycles de légendes et de mythes entamés lors de son adolescence et situé dans un univers imaginaire qu’il baptisera plus tard La Terre du Milieu. Marié avec Edith Bratt, il eut quatre enfants pour qui il écrivit d’abord « Bilbo le hobbitt » en 1936. Encouagé par le succés de ce livre il travailla pendant prés de 14 à ce qui devait être son chef-d’œuvre, « Le Seigneur des Anneaux ». Un livre qui fit l’objet d’un véritable culte sur les campus américains des années 70 et que la grand public découvrit vraiment par le biais de la récente adaptation cinématographique de Peter Jackson alors que son auteur était décé depuis 1973. C’est son fils Christopher, puis son petit-fils Adam qui mirent de l’ordre dans l’ensemble de ses récits laissés inachevés et qui les publièrent afin de donner aux millions d’amoureux de la Terre du milieu l’occasion de revisiter un monde inscrit dorénavant au plus profond de leurs rêves.
◊ Le seigneur des anneaux. L’intégrale (Roman) High Fantasy
Pocket-Fantasy 7027, 2/2010 — 1260 p., 12,50 € — The lord of the rings, George Allen & Unwin, 1966 — Tr. : Francis Ledoux — Couv. : John Howe — Sommaire :
La communeauté de l’Anneau
Les deux tours
Le retour du roi
Précédentes publications : Diverses et variées
→ Je ne vous ferai pas l’offense de vous résumer l’histoire du Seigneurs des Anneaux. Plus personne désormais n’ignore l’épopée de courageux hobbit qui, guidés par le magicien Gandalf et épaules par des compagnons hors du commun, un elfe, un nain et un humain, allèrent défier Sauron, le puissant seigneur des Ténèbres, jusque dans son antre de Mordor, finissant par précipiter sa perte en détruisant l’anneau qu’il avait forgé pour dominer tous les autres anneaux de pouvoir. La Terre du Milieu, le gouffre de Helm, les Ants, l’infâme Saroumane, la forêt de Lothorien, les cavaliers du Rohan, le royaume humain du Gondor, la Moria, cité souterraine des nains, Grand Pas et les seigneurs des Nazguls, le courageux Frodon et son fidèle Sam, sans oublier l’incontournable Golum, voici quelques éléments de ce chef d’œuvre de la littérature mondiale qui, après avoir fait le bonheur des campus anglophones dans les années hippies, retrouva une nouvelle jeunesse grâce au talent de Peter Jackson et au triptyque cinématographique qu’il en donna. Aujourd’hui les éditions Pocket nous proposent de retrouver cette trilogie dans un format de poche, sous la forme d’un gros pavé que l’on peut néanmoins plus facilement amener avec soi pour nourrir son esprit d’une lecture ou d’une relecture de ce joyau de l’imaginaire qui a fasciné, qui fascine et qui fascinera encore des générations de lecteurs.
TENOR Arthur (Fr)
Pseudo de Christian Escaffre

Véritable explorateur de l’imaginaire, Arthur Ténor, né en 1959, s’est découvert une vocation d’écrivain pour la jeunesse après avoir abandonné sa carrière d’instituteur. Depuis, il publie des livres dans des genres aussi divers que mes récits historiques, le fantastique, le thriller et la Fantasy (chez Plon puis au seuil avec la série de « L’elfe au dragon »), avec un succès qui ne se démentit pas au fil des parutions
◊ Sur les terres du Comte Dracula (Roman) Jeunesse / Univers parallèles / Vampires
Plon-Jeunesse, 2/2010 — 377 p., 17,90 € — Ser. : Les voyages extraordinaires 4 — Couv. : Laurent Miny
→ Dans un futur pas si lointain que ça l’homme a appris, grâce à la physique quantique, à voyager à travers les infinimondes de l’Imaginaire. Des périples parfois fort dangereux qui débouchèrent sur la création d’une unité spéciale patronnée par l’ONU, l’USEI (Unité de Surveillance et d’Exploration de l’Imaginaire), corps d’élite chargé de surveiller les déplacements des nouveaux touristes des pluri-dimensions. Thedric Tibert, un jeune étudiant en droit, a intégré cette organisation et vécu à ce titre des aventures palpitantes relatées dans les trois précédents volumes de cette série. Des péripéties qui, outre le fait d’accélérer son taux d’adrénaline, lui avait permis de découvrir l’amour en la personne de l’elfe Lizlide de la forêt d’Emeraude située dans le Royaume des Sept Tours. Transformé en semi-elfe après un rituel d’initiation, et jouissant ainsi de facultés améliorées, Thedric avait décidé pour les instant de les mettre en sommeil afin de jouir d’un repos qu’il considérait comme mérité auprès de sa jeune compagne. Cependant, le destin en avait décidé autrement. Pour cela il s’était focalisé sur Clara Binker, la fille de Redmond Binker, le premier banquier du monde. Partie en mission diplomatique dans un univers issu de l’imaginaire du romancier Conan Doyle où elle devait rencontrer le célèbre Sherlock Holmes, elle avait atterri malencontreusement dans le monde moyenâgeux du très antipathique comte Dracula. Envoyé pour la secourir en Valadolie, le pendant de la Valachie d’ l’Histoire réelle, Thedric est d’abord accueilli par le seigneur Iliescu, l’un des anciens barons du comte Vlad Tepes, devenu le terrifique Dracula après le suicide de sa femme, la comtesse Ivoline, trompée par un subterfuge qui lui avait faussement annoncé la mort de son époux. Aidé par le baron l’intrépide émissaire parvient à s’introduire dans l’antre du monstre. Là, il ne tarde pas à découvrir que, sous son aspect rébarbatif, le comte dissimule pas mal de mystère, que le seigneur Iliescu n’est pas aussi digne de confiance qu’il le paraît, et que la belle prisonnière semble avoir tissé un lien étroit avec son geôlier qui voit en elle une résurgence de son amour perdu seule capable de rompre la malédiction dont il est victime. Autant de découvertes qui entraînent notre héros dans une suite d’aventures mouvementées qu’il partagera désormais avec Redmond Binker, le père attentionné, mais aussi avec le fameux Sherlock Holmes et son comparse le docteur Watson. Un roman mené tambour battant où Arthur Tenor fait à nouveau preuve de toute l’inventivité qu’il a déjà démontré dans des séries telles que Le Félin ou L’elfe au dragon et qui nous prouve une fois de plus sa faculté à propulser les jeunes lecteurs au sein d ‘univers qu’ils quittent toujours à regret.
Les autres titres de la série :
1.Voyage extraordinaire sur le continent des épopées
2.Voyage extraordinaire dans l’Empire des mondes
3.Voyage extraordinaire au royaume des Sept Tours
4.Sur les terres du comte Dracula

mercredi 21 juillet 2010

CHENU Lucie (Fr)
Personnage multidisciplinaire, issue d’une lignée de psychanalystes et docteur en génétique, Lucie Chenu s’est forgée depuis quelques années une solide réputation dans le monde de l’imaginaire. En effet, elle y a oeuvré à œuvré à la fois en écrivant de nombreuses nouvelles, en dirigeant et préparant pas mal d’anthologies, en travaillant dans le fanzinat, en tant que co-éditrice du fanzine québécois Horrifique et en dirigeant le webzine Univers & Chimères, tout en s’occupant pendant un temps de la collection Imaginaires des éditions Glyphe, avant de se consacrer à ses propres écrits
◊ Passages (Recueil) Jeunesse / Magie
Oskar-Fantasy, 2/2010 — 208 p., 14,95 € — Couv. : Jean-Louis Thouard — Sommaire :
● Préface : Le Passe-Age, de Lucie Chenu
Le trésor, de Philippe Heurtel
D’une qui crut bien mourir d’amour, de Léo Lmarche
La Terre comme témoin, de Lionel Davoust
La Fontayne du Grand Savoir, de Jean-Michel Calvez
Il faut tuer le Spoq, de Christian Grenier
Le long périple, de Antoine Lencou
Main-Rouge, de Pierre Gévart
→ Bien présente dans le monde de la SF et de la Fantasy en tant qu’écrivain et anthologiste, Lucie Chenu nous livre ici une première incursion dans le domaine de la littérature pour la jeunesse avec un recueil qui regroupe les nouvelles de 7 auteurs francophones. Comme son nom l’indique se livre prend pour base le thème de l’adolescence et de la période difficile qui entoure la transition du stade de l’enfance à celui de l’adulte. Un ouvrage qui mélange les textes SF, Fantastique, Préhistorique et de Fantasy. Bien entendu, nous focaliserons notre intérêt sur ce dernier genre auquel ont peut rattacher La Terre comme témoin de Lionel Davoust, qui raconte l’histoire d’un jeune garçon victime d’un racket, qui fait appel à la magie pour et aux pouvoirs de l’enfance pour se sortir de ce mauvais pas. Une fable pleine d’émotion écrite par un auteur qui vient de remarquer par la publication du remarquable La volonté du dragon chez les toutes jeunes éditions Critic.
HINCKEL Florence (Fr)
Née dans le sud de France en 1973, Florence Hinckel s’est d’abord destinée à l’enseignement avant de retourner vers l’écriture, passion de sa jeunesse, à la naissance de sa fille. Dés lors elle met à profit sa connaissance des enfants pour se tourner vers la littérature jeunesse avec notamment une apparition dans la Fantasy avec le cycle de « L’Etoile d’Elnakin » aux éditions Oskar
◊ Le dragon du fleuve (Roman) Jeunesse / Science-Fantasy
Oskar-Fantasy, 2/2010 — 219 p., 14,95 € — Ser. : L’étoile d’Elnakin 1 — Couv. : Jean-Louis Thouard
→ Le pays de Panvor, sous le règne de la dynastie Stuc, est confiné dans les limites de son territoire. Privés de l'enseignement du passé, sans racines ni connaissances, les habitants de Panvor se préservent de tout : sentiments, douleur, culpabilité... Faune et flore sont cantonnés dans la Réserve, par peur d'une improbable contamination. Le gène de l'esprit critique a été découvert et supprimé chez la plupart des bébés. Pour assurer une fausse paix sociale, le gouvernement ne recule devant aucun moyen, si discutable soit-il. Mais deux enfants, Morgane et sa soeur Louna, vont, grâce à leurs étranges pouvoirs, bouleverser cet équilibre fragile et menteur... Dans cet univers régit par un strict programme de docilité, elles s’efforcent de s’extraire des bulles-bars, bulles-centres de loisirs, et bulles-immeubles faisant partie intégrante de la bulle société où est enfermé le peuple de Panvor dont l’énergie dépend uniquement des énormes Tours Solaires installées à l’extérieur. C’est justement à la maintenance de l’une de ces Tours qu’est condamnée Morgane pour avoir osé porter une robe à la couleur verte interdite. Parallèlement sa sœur Louina rejoint la résistance des Etemenankis regroupés dans la cité de Lorka, une ville construite aux pieds des arbres et dans leurs frondaisons. Bientôt les deux jeunes sœurs se trouvent étroitement liées à la rébellion contre Panvor, notamment Louina qui contrôle désormais le redoutable dragon du fleuve, un monstrueux dragon aquatique. De son côté Morgane finira par apprendre qu’elle et sa sœur sont en réalité des filles des étoiles, dont elles tirent leur fascinant pouvoir d’empathie. Ainsi elle saura tout sur l’extermination des Tangoons et le début de la Grande Punition qui a conduit à l’avènement de l’ère des bulles. Voilà pourquoi, aidée de Louina, elle s’efforcera de mettre un terme aux agissements de Mopa, le véritable détenteur du pouvoir à Pavor au détriment de la dynastie des Stuc qui règne que pour les apparences. L’un des premiers titres de la nouvelle collection Fantasy des éditions Oskar écrit par une romancière qui a grandit dans le sud de la France.

mardi 20 juillet 2010

BARILLIER Etienne (Fr)
Spécialiste et Philip K. Dick et de Fantômas, Etienne Barillier, professeur de français à Limoges a développé sa passion pour la littérature populaire en publiant des articles et des ouvrages, notamment aux éditions des Moutons Electriques, dans la collection La Bibliothèque des Miroirs
◊ Steampunk : L’esthétique rétro-futur
(Essai) Steampunk / Uchronie
Les Moutons Electriques-La Bibliothèque des Miroirs 8, 2/2010 — 356 p., 25 € — Couv. : Sébastien Hayez
Critiques :
http://www.actusf.com/ (Jérôme Vincent-Interview) ; http://www.cafardcosmique.com/ (Ubik) ; Mauvais Genre du 14/05/2010 (émission radio de France Culture) ; http://www.revue-solaris.com/ n°174 (Richard D. Nolane)
→ Continuant d’explorer la littérature populaire contemporaine la Bibliothèque des Miroirs s’attaque cette fois à un genre qui a fait le bonheur des lecteurs anglo-saxons friands d’époque victorienne avec des auteurs tels que Tim Powers ou K.W. Jetter avant d’intégrer le domaine francophone avec une prépondérance pour les ambiances à la Jules Verne et le Second Empire. Après une passionnante introduction Etienne Barillier, qui s’est fait assister dans son ouvrage par André-François Ruaud et Richard Colson, met en exergue les liens unissant le steampunk et la révolution industrielle, tout en mentionnant l’étroite parenté qui rapproche ce genre littéraire de l’uchronie. Puis il développe son propos à travers deux grandes parties : De la genèse à l’engouement et l’Age de la maturité. La première, comme son nom l’indique, pose les bases du genre et en explore les balbutiements aussi bien que les divers éléments ayant conduit à sa gestation, n’hésitant pas à citer des auteurs tels que Michael Moorcock, Christopher Priest et Brian Aldiss. Dans la seconde il s’efforce d’en décortiquer les multiples développements au sein de la culture populaire contemporaine, jeux vidéo, bande dessinée, séries télévisées, films, jeux de rôle ou dessins animés. Il traque ainsi l’ensemble des œuvres pouvant être qualifiée du terme de rétro-futuriste, la marque de fabrique de l’esthétique steampunk. Abondamment illustré par les œuvres représentatives de 15 artistes contemporains, ce recueil accueille le témoignage de 8 écrivains qui, avec Etienne Barillier, font le tour de ce genre riche et complexe aux relents de vapeurs et de boulons. C’est ainsi que l’on découvre à son sommaire : Le steampunk, esthétique rétro-futuriste – Le XIX° siècle comme matière première – Maturation – Trois auteurs pour un genre – Un steampunk uchronique – Une irrésistible ascension – Aparté japonais – Le steampunk francophone – Suchîmupanku – Des ligues héroïques – Dernières itérations – Etre steampunk. Un livre qui fera le bonheur aussi bien des néophytes que des passionnés servi par l’admirable présentation dont s’honore cette collection qui a su trouver sa place dans l’abondance des productions consacrées aux littératures de l’imaginaire.

samedi 17 juillet 2010

ROBERT Michel (Fr)
Michel Robert est né en 1964. Longtemps handballeur professionnel, il s’est reconverti dans l’édition et le journalisme, avant de passer au roman en reprenant avec bonheur la suite du cycle de « La Malrune » initié par Pierre Grimbert aux éditions Mnémos. Depuis il a publié chez ce même éditeur un cycle qui lui est propre, « L’Agent du Chaos » fantasy aux accents crépusculaires où rejaillissent ses principales influences, Jack Vance, Roger Zelazny et bien sûr Michael Moorcock
◊ Sang-Pitié (Roman) Dark Fantasy
Mnémos Icares Fantasy, 2/2010 — 352 p., 19.90 € — Ser. : L’Agent des Ombres 3 — Couv. : Julien Delval (nouvelle présentation)
Précédentes publications :
● Mnémos-Icares Fantasy, 9/2006 — 352 p., 20 € — Couv. : Julien Delval
● Mnémos-Icares Fantasy, 5/2008 — 352 p., 20 € — Couv. : Julien Delval (format plus grand)
● Pocket-Fantasy 7009, 3/2009 — 448 p., 7.80 € — Couv. : Julien Delval
Critiques :
www.actusf.com (Pierre Demetz)
→ Après un retour victorieux de ses deux dernières missions Cellendhyll de Cortavar, l’Agent du Chaos, a été promu par son maître Morion en tant que commandant d’un escadron d’élite de l’armée du Chaos. Désormais, toujours aidé de son fidèle compagnon, Gheritarish le Loki, il va s’atteler à une tache encore plus fondamentale : entraîner les jeunes recrues les plus prometteuses afin d’en faire des Spectres. Cependant des implications dépassant sa seule destinée continuent de tisser leur toile inextricable au cours des diverses péripéties de ce roman. En particulier la guerre éternelle que se livre la Lumière et les Ténèbres. La première persiste à vouloir dominer les divers plans d’existence et c’est sur les territoires francs que se focalisent les plus récentes évolutions de son désir de conquête par l’intermédiaire du cardinal Hegel qui s’apprête à faire plier la ville de Gar-Vallon au prix d’une terreur sans nom. Les seconds, de leur côté, agissent plus perfidement. Usant de plans machiavéliques dont ils ont seuls le secrets ils sont parvenus à pervertir les jeunes des grandes maisons du Chaos afin d’en apprendre toujours plus sur ces dernières. Estrée d’Eodh, fille du Chaos et sœur de Morion, en est un parfait exemple. Plus que jamais amoureuse de son rival, elle continue à lutter contre l'addiction de bleue-songe tout en livrant des informations aux Puissances des Ténèbres. Après deux premiers tomes servant pour ainsi dire d’introduction, Michel Robert propose à ses lecteurs avec ce troisième et volumineux opus, découpé en deux par les éditions Mnémos, qui publient la suite dans un tome 4 intitulé Hors-Destin, d’entrer de plein pied au cœur du fabuleux univers qu’il a créé et dont on peu découvrir les multiples ramifications en visitant le site qui lui est dédié à l’adresse www.angeduchaos.com . Une réédition dans une nouvelle présentation mais avec la même illustration de couverture.
Les autres titres de la série :
1.L’Ange du chaos
2.Coeur de Loki
3.Sang-Pitié
4.Hos-Destin
5.Belle de Mort
ROBERT Michel (Fr)
Michel Robert est né en 1964. Longtemps handballeur professionnel, il s’est reconverti dans l’édition et le journalisme, avant de passer au roman en reprenant avec bonheur la suite du cycle de « La Malrune » initié par Pierre Grimbert aux éditions Mnémos. Depuis il a publié chez ce même éditeur un cycle qui lui est propre, « L’Agent du Chaos » fantasy aux accents crépusculaires où rejaillissent ses principales influences, Jack Vance, Roger Zelazny et bien sûr Michael Moorcock
◊ Cœur de Loki (Roman) Dark Fantasy
Mnémos Icares Fantasy, 2/2010 — 358 p., 19,90 € — Ser. : L’Agent des Ombres 2 — Couv. : Julien Delval (nouvelle illustration)
Précédentes publications :
● Mnémos-Icares Fantasy, 8/2005 — 480 p., 22,10 € — Couv. : Julien Delval
● Mnémos-Icares Fantasy, 8/2005 — 456 p., 19,90 € — Couv. : Julien Delval (Format plus grand)
● Pocket-Fantasy 5944, 10/2008 — 672 p., 8.60 € — Couv. : Julien Delval
Critiques :
www.actusf.com (Pierre Demetz & Aymeric Arnoux)
→ Cellendhyll de Cortavar, l'Ange du Chaos, le guerrier implacable et invincible, a tout perdu. Sa force, sa technique et sa rapidité ne sont plus que de lointains souvenirs. Depuis que son maître Morion l’a amélioré par magie en lui implantant son coeur de Loki, il est métamorphosé. Déchu de sa puissance physique, il a également perdu le contrôle de la technique zen qui faisait l’essentiel de sa force. Afin de redorer son blason au sein des Agents du Chaos, son maître Morion lui confie ce qui doit être une simple mission de routine : se rendre à Véronèse en compagnie de son ami Gheritarish, un Loki, sous une fausse identité afin d'acquérir un établissement marchand qui intéresse la Maison d'Eodh. Cependant cette aventure est loin de se dérouler comme prévue, car Cellendhyll est un être très recherché, à la fois par la Lumière et par les Ténèbres. Ajoutez la présence d’une prophétie qui entoure le destin de l’Ange du Chaos, des révélations sur la dague sombre qui l’accompagne, plus quelques scènes de combats menées tambour battant, et vous débouchez sur un roman somme toute assez original qui ne dissimule pas son vibrant hommage à l’Elric de Moorcock, et qui nous prouve tout le talent d’un auteur qui s’est fait connaître par l’écriture de la suite des romans du cycle de La Malrune de Pierre Grimbert. La réédition d’un titre publié chez Mnémos en 2005 avec une nouvelle couverture.
Les autres titres de la série :
1.L’Ange du chaos
2.Coeur de Loki
3.Sang-Pitié
4.Hors-Destin
5.Belle de Mort
POUJOIS Laurent (Fr)
Ecrivain français né en 1964 dans la région parisienne. Installé à Grenoble, après des études de médecine, il se lance dans la réalisation de courts métrages, puis dans le roman avec, tout d’abord, des récits pour la jeunesse avec les deux tomes du « Monde éveillé » parus aux éditions Milan, puis pour adulte avec l’uchronie de « L’Ange Blond » chez Mnémos
◊ L’ange blond (Roman) Steampunk / Uchronie
Mnémos-Icares Fantasy — 320 p., 19.90 € —Couv. : Julien Delval
● Critiques :
www.actusf.com (Jean Rebillat-Interview de Laurent Poujois) ; www.cafardcosmisque.com (Tallis) ; www.fantasy.fr (Emmanuel Beiramar- Interview de Laurent Poujois) ; www.phenixweb.net (Marc Van Buggenhout) ; Solaris 175 (Nathalie Faure)
→ Inspiré d’un concept d’univers uchronique développé pour un jeu vidéo, ce roman part du postulat que l’amiral Latouche Tréville n’est pas mort de maladie à Toulon en 1804, mais que ce formidable marin, vainqueur par deux fois de Nelson, ait prit le commandement de la flotte napoléonienne, évitant ainsi le désastre de Trafalgar et ouvrant la voie sur la fameuse descente sur l’Angleterre chère à l’Empereur. Deux siècles plus tard les descendants de Napoléon Premier règnent toujours sur une Europe structurées en blocs impériaux où la modernité a prix un chemin différent du notre privilégiant la piste des réseaux d’information biotechnologique, de la sustentation magnétique, des laboratoires orbitaux et d’un ciel devenue le territoire de prédilection des plus légers que l’air. Cependant l’ennemi de toujours est loin d’avoir disparu. Il choisit de ressurgir alors que l’Europe s’apprête à fêter le bicentenaire du débarquement en Angleterre. Une date commémorative que des comploteurs ont privilégié afin d’attenter à la vie de l’Impératrice Caroline Bonaparte lors de la réception donné en clôture des festivités. C’est que qu’à découvert l’ACI, l’Agence Centrale Impériale, qui met désormais tout en œuvre pour déjouer cet attentat. Pour cela l’ACI décide de recruter d’une manière plutôt expéditive Aurore Lefèvre, une jeune femme de 26 ans, ex commandant de la Légion Impériale, friande de sensations fortes, comme un saut en chute libre sur la capitale londonienne, mais également brillant musicienne, plus connue dans le milieu artistique sous le surnom de l’Ange Blond. Sa mission : infiltrer l’organisation qui a décidé de tuer l’Impératrice. Dés lors scènes d’actions et rebondissements vont s’enchaîner au rythme d’une lecture cinématographique, entraînant le lecteur dans une suite de péripéties haletante portées par le personnage en décalé d’une héroïne séduisante et indépendante qui, bien qu’attachée à l’avenir du Grand Empire, n’est cependant pas prête à se plier au dictat d’une Agence dont elle n’approuve guère les méthodes plutôt expéditive. Un roman qui devrait être suivi d’une suite sur laquelle travaille actuellement Laurent Poujois.

mercredi 14 juillet 2010

VARTOGUE Roland (Fr)
Pseudonyme de deux auteurs français, Nicolas Delong et Romain Aspe, qui, après avoir écris diverses nouvelles se sont lancés dans la rédaction des romans du cycle de « La fortune de l’Orbiviate » publié par les éditions Mille Saisons
◊ La tribu des bannis (Roman) Aventures Fantasy
Mille Saisons-Fantasy, 2/2010 — 510 p., 23 € — Ser. : La fortune de l’Orbiviate 2 — Couv. : Bruno Laurent
→ Dans le second tome de cette série Roland Vartogue nous invite à repartir dans l’univers fantastique des Terres Ephémères, ce monde en perpétuelle ébauche où les paysages s’effacent les uns au profit des autres, les montagnes succédant aux mers et les forêts aux déserts dans une furie d’apocalypse. Cependant, à force de prière, les hommes ont fini par émouvoir les dieux responsable de ce chaos, et ces derniers leurs ont confié des fiefs où bâtir des temples et des cités, qu’ils ont réussi à relier entre eux, formant ainsi le fantastique territoire de l’Orbiviate. Cependant, lorsque débute le premier tome de cette série, ce lieu de stabilité semble menacé, car une ville a été détruite sans raison apparente. Dés lors les prêtres ont lancé sept expéditions à la recherche du même mythe, celui de la montagne immuable. Quand débute ce second opus, plusieurs mois se sont écoulés depuis que Leïnorankyrome a ressurgi des eaux, révélant au monde son plus noir secret : une créature monstrueuse, douée de raison, cachée entre les murs de la cité divine. Alors qu’ils tentent de découvrir son origine, Joris, Perval et Darien voient leurs recherches perturbées par l’intervention d’un culte clandestin, une secte dont l’intérêt pour l’Émissaire des dieux ne peut présager que de funestes événements. Et voilà que la rumeur se répand en Orbiviate : la montagne immuable, que nos héros ont cherchée en vain, a finalement été retrouvée. Trois navires sont affrétés afin de l’explorer. A leur bord embarquent bien entendu Joris Méria, l’homme aux mystérieux pouvoirs, et ses compagnons de la première aventure : Magla Géane, son intrépide cousine, Perval Tharos, bricoleur de génie, Darien Saphrone, combattant expert qui rechigne cependant à donner la mort, et le père Héral Calad, Formateur de Quaôzer, commandant à l’ensemble des métaux. Leur but : retrouver une autre équipe d’explorateur capturée par un peuple inconnu qui adore d’autres divinités qu’eux. Une différence primordiale dans une monde dont la cosmogonie est élément essentiel et où les hommes ne sont protégés des dieux que s’ils les vénèrent au travers de multiples pèlerinages, d’où le nom du cycle, dérivé du latin Orbis, signifiant le monde, et Viaticus, le voyage.
Les autres titres de la série :
1.L’offrande secrète
2.La tribu des bannis
RIORDAN Rick (Usa)
site :
www.rickriordan.com
Auteur américain né à San Antonio, au Texas, En 1964. Après de brillantes études au collège Saint Mary’s Hall, il s’est lancé dans l’écriture de romans policier, dont le premier « Big Red Tequila » a été plébiscité par les lecteurs, ainsi que les suivants. Mais c’est avec sa série de Fantasy pour adolescents « Percy Jackson » qu’il a connu un succès international qui lui a valu l’adaptation du premier tome du cycle par Chris Colombus sous le titre « Percy Jackson le voleur de foudre »
1 ◊ Le voleur de foudre (Roman) Jeunesse / Mythologie grecque
Le Livre de Poche-Jeunesse 1449, 2/2010 — 473 p., 6.50 € — Ser. : Percy Jackson 1 — Percy Jackson and the Olympians 1.The Lightning Thief, Puffin Books, 2005 — Tr. : Mona de Pracontal — Couv. : d’après l’affiche du film
Précédentes publications :
● Albin Michel Jeunesse-Wiz, 1/2006 — 432 p., 15 € — Couv. : David Wyatt
● Albin Michel Jeunesse-Wiz, 5/2008 — 432 p., 15 € — Couv. : John Rocco
● Albin Michel Jeunesse-Wiz, 1/2010 — 424 p., 13,50 € — Couv. : John Rocco (+ jacquette illustrée d’après l’affiche du film)
Critiques :
www.actusf.com (Julien Morgan) ; www.yozone.fr (Emmanuelle Mounier)
Adaptation cinématographique : Chris Colombus, 2009 (Percy Jackson le voleur de foudre)
→ Percy Jackson est un jeune homme les autres, enfin, plus ou moins, car, orphelin de père, il semble plutôt mal à l’aise à l’école où dyslexique et hyperactif, il a été étiqueté enfant à problème dans les sept écoles qui l’ont renvoyé. Dés lors, son entrée en sixième s’avère plutôt problématique. Mais ce ne sera pas seulement du côté du comportement et des résultats scolaires que les ennuis vont se matérialiser. Ils prendront une consistance plutôt inattendue lorsque son prof de math se changera en monstre ailé et qu’il lui faudra le tuer à l’aide d’un stylo-bille épée tendu par son prof de latin en fauteuil roulant. Dés lors Percy est persuadé qu’il souffre d’hallucinations. Cependant, la répétition ‘événements aussi bizarres, avec l’apparition successive de tout un bestiaire mythologique aussi agressif, lui prouveront le contraire et le mettront face à l’évidence : il est un sang mêlé, c'est-à-dire le fils d’un dieu grec et d’une humaine. Et il lui faudra se rendre au Camp des Sang-Mêlés, une île colonie pour demi-Dieux placée sous la responsabilité du centaure Chiron, pour prendre réellement conscience de sa véritable nature. Le premier tome d’une série pour adolescents basée sur la mythologie grecque, mais une mythologie qui surprendra les hellénistes purs et durs avec un Olympe soit situé au-dessus de l’Empire State Building, une Mer des monstres s’étende en plein Triangle des Bermudes, et l’ombre de Chronos, qui veut régner sur le monde et profite de chaque défection de Sang-Mêlés pour accroître sa puissance. Un livre qui a été adapté au cinéma par Chris Colombus sous le titre Percy Jackson et le voleur de foudre, ce qui nous vaut sa réédition dans cette collection avec une jaquette reproduisant l’affiche du film.
Les autres titres de la série :
1.Le voleur de foudre
2.La mer des monstres
3.Le sort du Titan
4.La bataille du labyrinthe
SAGE Angie (Gb)
Née à Londres en 1952, Angie Sage a profité que son père travaillait dans l’édition pour lire dès son plus jeune âge toute une série d’ouvrages merveilleux où elle a puisé son inspiration, ainsi que des livres richement reliés,mais aux pages blanches, qu’elle devait remplir de dessins et d’histoires. Adolescente elle suivit tout logiquement des cours de design graphique et d’illustration à l’Ecole d’Art de Leicester, puis, devenue adulte, elle travailla en tant qu’illustratrice pour enfants, avant de publier son premier roman « Magik » premier tome d’une série qui allait lui assure une renommée internationale
◊ La reine maudite (Roman) Jeunesse / Magie / Aventures Fantasy
Le Livre de poche-Jeunesse 1452, 2/2010 — 380 p., 6.50 € — Ser. : Magyk 3 — Septimus Heap Book 3. Physik, 2007 — Tr. : Nathalie Serval— Couv. : Mark Zug
Précédente publication : Albin Michel jeunesse-Wiz, 10/2007 — 448 p., 15,50 € — Couv. : Mark Zug
→ Le jeune Septimus Heap est un apprenti magicien obsédé par la Physik, entendez l’art dangereux de l’alchimie. Or voilà qu’en ouvrant la porte d’une pièce oubliée du palais il libère un fantôme qui partage sa passion pour cette dangereuse pratique. En effet la maléfique reine Etheldredda, morte depuis cinq cent ans n’a pas abandonné son but ultime : conquerir la vie éternelle. Pour cela elle a besoin de Septimus, de sa sœur Jenna qui a récupéré son rang de princesse, et de son propre fils, Marcellus Pye, un célèbre alchimiste. Dés lors la menace plane à nouveau sur la famille Heap confrontée aux plans machiavéliques de cette souveraine maudite. Le troisième tome d’une série nous contant l’histoire d’un bébé fille aux yeux violets, enfant d’une reine assassinée et d’un jeune apprenti magicien. Un récit basé sur la thématique du chiffre sept, Jenna l’adoptée remplaçant le septième fils d’un père lui-même septième enfant de sa propre famille, un peu comme dans la fameuse saga d’Alvin le Faiseur d’Orson Scott Card (l’Atalante) ou dans les Harry Potter de Rowling, pour un cycle destiné à s’achever avec son… septième volume. Déjà traduit en 28 langues et vendus à plus d’un million d’exemplaires ces romans partent du désir d’Angie Sage de créer un monde où les choses seraient familières, mais à la fois magiques et différentes. Une série dont la Warner Bross a acquis les droits et dont le premier film, adapté du livre Un du cycle, devrait être terminé un an après la sortie au cinéma du dernier épisode de la saga Harry Potter, le tout chaperonné par Angie Sage en tant que productrice exécutives des différentes adaptations.
Les autres titres de la série :
1.Magyk
2.Le grand vol
3.La reine maudite
4.La quête
5.Le sortilège
IBBOTSON Eva (Gb)
Née à Vienne en Autriche, en 1925, Eva Ibbotson a émigré très tôt avec sa famille en Angleterre où elle a suivi des études de physiologie dans diverses université avant de de travailler durant un long moment à l’université de Cambridge en tant que chercheur. Devenue professeur, elle s’est tournée vers l’écriture, alternant aussi bien les romans pour adultes que ceux destinés à la jeunesse. Des livres pétris d’imagination où transparaît son amour de la nature et son attachement à son Autriche natale
◊ Recherche sorcière désespérément (Roman) Jeunesse / Light Fantasy
Le Livre de Poche-Jeunesse 1451 — 288 p., 5.50 € — Which, witch ?, Macmillan UK, 1979 — Tr.: Mona de Pracontal — Couv. : Sylvain Jézéquel
Précédentes publications : Albin Michel Jeunesse-Wiz, 3/2006 — 240 p., 12 € — Couv.: Gianni De Conno
Critiques :
www.actusf.com (Laure Ricote) ; Elegy 41 (Alyz Tale) ; www.noosfere.com (Bruno Para)
→ Arriman le terrible, le grand sorcier du Nord, désire prendre épouse afin d’engendrer un descendance qui le déchargera du fardeau du pouvoir. Il a donc invité toutes les sorcières de la région à un grand concours dont la gagnante sera celle qui se montrera la plus maléfique. A ce jeu là la cruelle Olympia se montre la plus douée. Et pour Belladonna, à la magie trop blanche, l’affaire semble perdue d’avance. A son grand désespoir, car la pauvre est tombée follement amoureuse de Arriman. Mais, au royaume de la sorcellerie, plus que partout ailleurs, l’impossible peut se réaliser… Un roman plein d’humour peuplé de magiciennes aussi maladroites que burlesques qui, en dépit de son ancienneté (1979 pour la parution originale en Angleterre) confirme le talent d’Eva Ibbotson, récemment découverte par le public français grâce aux éditions Albin Michel avec des titres comme Reine du fleuve, L’étoile de Kazan et Le secret du quai 13.

lundi 12 juillet 2010

KEARNEY Paul (Irlande)
Né à Portglenone, dans le Comté d’Antrim, en Irlande du Nord en 1967, Paul Kearney a vécu un moment à Copenhague, puis aux Etats-Unis, avant de revenir en Irlande où il débuta une prométteuse carrière d’écrivain, notamment avec les séries de Fantasy des « Monarchies divines » et des « Mendiants des mers »
1 ◊ Le sceau de Ran (Roman) Aventures Fantasy
Livre de Poche-Orbit 31689, 2/2010 — 448 p., 6.95 € — Ser. : Les mendiants des mers 1 — Sea beggars 1.The mark of Ran, Transwolrd-Bantam UK, 10/2004 — Tr. : Marie-Claude Elsen — Couv. : Constantin Volonakis
Précédentes publications : Rocher-Fantasy, 10/2008 — 288 p., 19,90 € — Couv. : Steve Stone
Critiques :
www.actusf.com (Pierre Demetz)
→ La jeunesse de Rol Cortishane se déroulait sans problème dans un petit village de pêcheurs auprès de son grand-père, quand tout bascula en une seule nuit. Son grand-père mort, Rol est accusé de sorcellerie et, plus précisément de porter la Marque du Sceau de Ran le liant à Ceux d’Avant, une race très ancienne désormais disparue assimilée par les légendes à des anges ou à des démons. Accusé de pratiquer la magie noire, il doit fuir son village et trouve refuge chez le mage Michal Psellos. Celui-ci le prend sous son aile et lui fait entamer une formation d’assassin sous la direction de la séduisante mais dangereuse Rowen. Une rencontre qui ne s’est pas fait par hasard car, au fil de leur apprentissage, les deux jeunes gens vont découvrir qu’ils partagent sur leur passé, tandis que Rol comprendra peu à peu quelle est la voie vers laquelle inclinera son destin. Le premier tome d’une série profondément ancrée dans le domaine maritime, l’auteur n’hésitant pas à utiliser de nombreux termes en usage chez les peuples de la mer. Comme pour l’autre cycle célèbre de Kearney, Les rois navigateurs, ce premier volume sert à mettre en place la cosmogonie de l’univers créé dans lequel les différents personnages prennent tout doucement leur place. Une réédition en poche qui s’inscrit dans la nouvelle collaboration entre Le Livre de Poche et Orbit, dont nous découvrons la plupart des titres en grand format chez Calmann-Lévy.
JONES Julia Victoria (Gb)
Née à Liverpool en 1963 cet auteur britannique a d’abord travaillé pour une maison de disque dans sa ville natale avant de partir à San Diego, en California où elle travailla comme directeur de marketing avant de se lancer dans l’écriture et notamment dans le domaine de la Fantasy avec la série du « Livre des mots » qui a connu un succès international
2 ◊ La peinture de sang (Roman) High Fantasy / Univers parallèles
Le Livre de Poche-Fantasy 31551, 2/2010 — 468 p., 7.50 € — Ser. : La ronce d’or 2 — The barbed coil, Warner Aspect, 9/1997 — Tr. : Guillaume Fournier — Couv. : Marc Simonetti
Précédentes publications : Calmann-Lévy Fantasy, 9/2008 — 336 p., 19 € — Couv. : Alain Brion

→ Propulsée apèrs avoir découverte une mysétrieuse bague de sa Californie natale dans royaume médiéval fantastique de La Ronce d’Or dominé par le sanguinaire roi Izgard de Garizon, la jeune Tessa s’est peu a peu acclimatée à ce nouveau monde où, grâce à l’art magique de l’enluminure, la force d’une image peut enraciner une réalité dans un parchemin. Ravis, le mercenaire rencontré dans le premier tome l’accompagne désormais dans sa recherche de réponses qui peuvent la conduire sur les chemins de la mort. Tous deux partent sur l’île de Maribane où, après un rude combat contre les créatures d’Izgard, Tessa est séparée de Ravis et finit par se réfugier dans la grotte où est confiné le frère Avaccus, le dernier scribie de l’île à pratiquer la sorcellerie, qui va lui appprendre la vérité sur la Ronce d’Or. Tandis qu’au fil de l’intrigue on en apprendra un peu plus sur le rugueus mercenaire Ravis, mais aussi sur le noble prince Camron de Thorn, qui rêve de se venger du roi Izgard qui a fait assassiner ses parents par ses harras, des soldats d’élite transformés en démon par la magie de la Ronce d’Or, cet objet de pouvoir circulant entre les mondes en semant guerre et destruction sur son passage, en vérita la fameuse bague qui lui a permis d’accéder à cet univers. Un artefact maléfique découvert par harsard par le roi Izgard, qui l’a utilisé pour assouvir ses besoins de puissance. Seule désormais Tessa peut contrecarrer ses plans machiavéliques en chassant à tout jamais la Ronce d’Or de ce monde. Le second opus d’un dyptique sortie en un seul volume aux Etats-Unis, qui, frôlant parfois la romantic fantasy, parvient à se hisser jusqu’au niveau de la fantasy épique grâce à la plume de J. V. Jones et à l’originalité de l’univers créé inscrivant la récit dans la thémathique des mondes secondaire comme La trilogie de Darwath de Barbara Hambly, L’appel de Mordan ou Les chroniques de Thomas l’Incrédule de Stephen R. Donaldson.
Les autres titres de la série :
1.Les motifs de l’ombre
2.La peinture de sang

dimanche 11 juillet 2010

WOLFE Gene Rodman (Usa)
Né en 1931 à New York, Gene Wolfe a commencé à écrire en 1965, sans pour cela abandonner son métier d’ingénieur. Considéré comme l’un des meilleurs stylistes du genre, il est connu pour son écriture riche en images d’une grande profondeur, ainsi que pour l’influence de sa foi catholique sur une partie de son œuvre. Auteur de nombreuses nouvelles et romans il a écrit dans le domaine de la fantasy des cycles remarquables comme celui du « Long soleil de Teur » et du « Chevalier-Mage »
◊ Côté nuit (Roman) Space Fantasy
Le Livre de Poche-SF 31691, 2/2010 — 316 p., 6,95 € — Ser. : Le Livre du Long Soleil 1 — The book of the Long Sun 1.Nightside the Long Sun, Tor, 4/1993 — Tr. : Nathalie Serval — Couv. : Jacky Paternoster
Précédentes publications : J’Ai Lu-SF 3708, 5/1994 — 320 p., 34 Frs — Couv. : Hubert de Lartigue
Critiques :
www.cafardcosmique (Arkady Night); Chimères 25 (Josiane Kiefer)
→ Ce premier tome du cycle du Livre du Long Soleil présente une intrigue se déroulant dans le même univers, mais à une époque antérieure, que les événements narrés dans Le Livre du second soleil de Teur. L’action s’y focalise sur Pater Organsin, un jeune prêtre gérant du Mantéion, un pensionnat religieux menacé de profanation. En effet, ses finances en faillite, le pieux bâtiment a été racheté par Sangre, un riche truand vivant dans le côte sombre de la ville. Pour convaincre ce dernier de lui céder ce bien Organsin devra être prêt à mettre en sommeil certains de ses principes moraux en commençant à pénétrer dans la villa du malfrat en question. Une affaire plutôt mal engagée qui lui donnera l’occasion d’éviter le robot géant gardien de la demeure, de combattre un démon femelle et un oiseau monstrueux. Débutent dés lors pour lui deux journées trépidantes qui se termineront par l’exorcisme d’une maison close et où Oransin devra faire face à toutes sortes de dangers et à toutes sortes de tentations. Beau comme un dieu, mais revêche aux approches des dames, le jeune prête à l’écoute des dieux, qui lui apparaissent parfois pour guider ses actions. Une aide qui ne sera pas de trop dans cet univers étrange constitué par un vaisseau-monde cylindrique, biosphère tumultueuse peuplée de robots chimios et de descendants d’humains recrutés de force plusieurs siècles auparavant qui ont oublié l’usage des diverses machines qui encombrent leur quotidien, tandis que le dense réseau d’ordinateur tapissant cette planète semble jouir d’une totale indépendance. Un space opera teinté d’une note de fantasy, avec des dieux aux apparitions épisodiques, qui nous démontrent une fois de plus l’immense talent d’écrivain d’une Gene Wolfe n’ayant pas son pareil pour accoucher d’une prose à l’ample richesse imaginative servie par des personnages toujours en questionnement envers eux-mêmes et une intrigue jouant sans cesse sur les mystères et le sens du non-dit.
Les autres titres de la série :
1.Côté nuit
2.Côté lac
3.Caldé, côté cité
4.L’exode