dimanche 24 mars 2013

Les mensonges de Locke Lamora
(Roman) Aventures Fantasy
AUTEUR : Scott LYNCH (Usa)
EDITEUR : J'Ai Lu-Fantasy 10282, 3/2013 — 702 p., 8,90 €
SERIE : Les salauds gentilhommes 1
TO : The lies of Locke Lamora, Victor Gollancz, 2006
TRADUCTION : Karim Chergui
Précédente publication : Bragelonne-Fantasy, 1/2007 — 560 p., 22 € — Couv. : Bnejamin Carré
Critiques : www.actusf.com (Jérôme Vincent) ; www.fantasy.fr (interview de l’auteur) ; www.khimaira-magazine.com (Christophe Van de Ponseele) ; Lanfeust 100 (Dometoff, Gaspérini & others) ; Le Monde des Livres 19399 du 8/6/2007 (Jacques Baudou-La fantasy n'est plus ce qu'elle était) ;www.noosfere.com (Pascal Patoz)
Les autres titres de la série :
2.Des horizons rouge sang
Dans la ruelle de la cité de Camorr Locke Lamora n’est pas un voleur comme les autres. Doué depuis sa plus tendre enfance pour les rôles de composition, il est passé maître dans le cadre de l’escroquerie depuis que son «éducation » a été prise en main par le Père Chains, prêtre de Perlandro, serviteur du Treizième, l’Innommé, le Protecteur des voleurs, mais également faux aveugle et faux martyr. Initié par ses soins il devinent bientôt l’éminence grise des Salauds Gentilshommes, un petit groupe d’adolescents devenus experts dans l’art de la supercherie. Lorsque débute l’intrigue de ce 1er volume, Locke et ses amis, Jean Tannen le Costaud, les jumeaux Calo et Galdo, et le jeune Moucheron ont harponné une prise de choix en la personne de Don Salvara, le riche négociant et de sa compagne Safia. Ces derniers ne devraient pas tarder à s’ajouter à la liste des aristocrates victimes des méfaits de la Ronce de Camorr, le brillant arnaqueur que la moitié de la ville prend pour le héros des miséreux, alors qu’il ne fait qu’entasser un confortable trésor personnel. Mais tout commence à se détraquer avec l’apparition d’un mystérieux Roi Gris, qui s’en prend aux hommes de Capa Barsavi, le potentat de la pègre locale. L’homme, aidé par les sortilèges d’un mage esclave de Khartain et de Vestris, son faucon-scorpion, est animé par une terrible soif de vengeance dans le sillage de laquelle l’infortuné Locke se trouve bien vite entraîné. Englué dans une inextricable toile d’intrigues et de complots où émergent des êtres sans pitié tels que Donna Vorchenza, l’Araignée du duc, dirigeante occulte des services secrets du duc Nicovante, le véritable seigneur de Camorr, et de Giancana Merragio, dernier descendant d’un famille aux richesses inégalées, Locke souffrira dans sa chair comme dans son âme et devra payer de sa personne pour sauver Camorr du péril mortel qui la guette. Premier volume d’une saga qui devrait compter 7 titres, et premier roman d’un jeune auteur britannique né en 1978, ce roman nous immerge dans les méandres de Camorr, une cité lacustre quelque peu semblable à la Venise de la Renaissance, devenant au fil des pages un personnage à part entière de l’histoire, un peu comme les grandes cités de l’imaginaire telles que la Lankhmar de Fritz Leiber (Le cycle de Fafhrd et du Souricier Gris) ou l’Ankh Morpok de Terry Pratchett (Les annales du Disque-Monde). Parcourue par les frissons cruels et sanguinaires d’une Rome barbare, cette ville entretien dans ses bas-fonds une pègre digne de la Cour des Miracles ou d’Oliver Twist où se déplace comme un poisson dans l’eau le personnage trouble et attachant de Locke Lamora, un prince des voleurs à sa manière dont les mensonges parviennent à transformer l’art de la duperie en une véritable science criminelle, mais qui apprendra vite que l’existence d’un Robin des Bois d’un monde de dark fantasy dont la mafia ambiante tire bien des ficelles n’a rien d’une sinécure. Une entrée remarquée pour ce jeune romancier, né aux Etats-Unis en 1978, au sein du cercle fermé des grands créateurs d’univers qui dit tirer son inspiration de maîtres du romans populaires tels que Dickens et Dumas, mais aussi d’écrivains comme Fritz Leiber, Raymond Feist, Janny Wurts, et surtout Matthew Woodring Stover. Un roman déjà traduit en 14 langues et encors d'adaptation cinématographique par la Warner Bross.
Autre couverture :
L'Empire de poussière 1
(Roman) Heroic Fantasy / Mytologie Nordique & Germanique
AUTEUR : Nicolas BOUCHARD (Fr)
EDITEUR: Mnémos-Hélios, 3/2013 — 448 p., 11,90 €
COUVERTURE : Marc Simonetti
Précédente publication : Mnémos-Icares, 10/2002 — 308 p., 21,50 € — Couv.: Julien Delval
Critiques : www.actusf.com (Xavier Vernet) ; Asphodale 2 (Pascal Patoz) ; Bifrost 29 (Bruno Para)
Nul ne connaît les dimensions exactes de l'Empire de poussière. Tout au plus peut-on affirmer que le grand gouffre descend sur des milliers de lieues jusqu'au Niflheimr, le monde des Enfers. Aucun navigateur, même parmi les plus audacieux, n'a tenté le voyage jusqu'en bas. Depuis la disparition de Freyja, la grande déesse, inexorablement les cités de l’Empire de Poussière continuent leur descente vers le Niflheirm, le monde des enfers. Or les volväs, les disciples de Freyja, ont décidé d’interrompre ce fatal processus. Cependant, un traître dans leurs rangs complote avec leurs ennemi jurés les nécromants dökkalfars. Dés lors le Parfait, une sorte d’exception magique qui pourrait enrayer la chute des Poussières, est en danger. Avant de mourir l’archi-volvä Volker charge deux de ses meilleurs éléments, le couple Anke et Meinhart, de se rendre en Utgardr, une région situé tout prés du Niflheirm où toute une faune Käfers, des mutants créés par les nécromanciens, avaient fondé un véritable fouillis de cité-pirates, afin de protéger un jeune enfant à naître. Un voyage qu’ils devront mener à l’insu des troupes délites de l’Heptarcie, la réunion des sept cités sacrées soutenues dans leur chute par la sorcellerie des volväs et la puissance des dökkalfars, mais aussi du Syndic Wiclif, créateur de l’Union des banques du Mithgardr, le pays du Milieu constitué de petites cités indépendantes où vivent les Ljosalfars, le peuple des alfars brillants, désormais sous la menace d’un immense transfert de population si rien ne ralenti l’inexorable chute. Embarquant sur un dirigeable de la caravane de Meister Uland, ils parviennent après de multiples aventures dans la cité d’Ingelheim. Pendant ce temps au cœur même de l’Heptarcie le duc Eckart, le jeune frère du Syndic Wiclif, s’attire les foudres du Régent Odmar, un volvär tyrannique et sans scrupules, en entretenant une liaison avec sa sœur Frur Elfriede. Forcés de s’enfuir les deux amants trouveront refuges dans la cité d’Ingelheim. Ils y vivront heureux pendant quelques temps, jusqu'à ce que les Berserkirs, les troupes délites de l’Heptarcie conduites par Odmar ne les retrouvent... Le premier tome d’un cycle inspiré de la mythologie nordique qu'affectionne l'auteur, transposé dans un monde inédit et bigarré où l’imaginaire de Nicolas Bouchard peut donner toute sa mesure. A tout moment, on risque d'y croiser elfes, pirates, génies, déesses, et quelques redoutables créatures volantes. Assurément une réussite de l'héroic fantasy française qui fit le bonheur du catalogue des éditions Mnémos lors de sa première parution en 2002.
Autre couverture :

samedi 23 mars 2013

Le baiser du dragon
(Roman) Romantic Fantasy / Fantasy urbaine / Dragon
AUTEUR : Thea HARRISON (Usa)
EDITEUR : Pour Elle-Crépuscule 10145 — 112 p., 7,40 €
SERIE : La chronique des anciens 1
TO : Elders race 1. Dragon bound, Berkley Sensation, 2011
TRADUCTION :
COUVERTURE :
Mi humaine, mi dragonne, Pia Giovanni a été choisie pour une mission ultra dangereuse : dérober un élément du trésor de Dragos Cuelebre, le dragon le plus redoutable au monde. Simple pion dans la guerre qui oppose le roi Faë à Dragos, Pia va bientôt subir la colère de la ténébreuse créature. Puissant, sexy, macho et solitaire, Dragos est une métamorphes, c'est à dire un être capable de prendre des formes différentes. Né en même temps que le système solaire, Dragos vit dans une immense tour à New York. Rendu four de rage par la voleuse qui vient de s'en prendre à son trésor, il se lance à sa poursuite. Mais, bientôt un lien étrange se développe entre le métamorphe et la jeune fille, qui cache le secret de sa naissance fruit des relations entre une créature paranormale et un humain, qui se retrouve bientôt sous la coupe protectrice mais très possessive d'un être vers qui, en dépit de son caractère indépendant, elle se se sent irrésistiblement attirée. Le premier volume d'une série mêlant passion et magie et nous plongeant dans un fascinant univers de Fantasy Urbaine peuplé de dragons, de griffons, d'elfes et de gobelins et mettant en scène un couple à l'étrange complémentarité qui devient, au fil des pages, de plus en plus attachant. De son vrai nom Teddy Harrison, Thea Harrison écrit aussi sous le nom Amanda Carpenter. The elder races signe son retour sur la scène de la romance paranormale.

lundi 18 mars 2013

Le formidable événement
(Roman) SF / Vieille SF / Roman Catastrophe
AUTEUR : Maurice LEBLANC (Fr)
EDITEUR : Gallimard-Folio SF 441, 1/2013 — 267 p., 6.99 €
COUVERTURE : Aurélien Police
SOMMAIRE : « L’art français de la catastrophe » préface de Serge Lehman
Précédentes publications :
● In Je sais Tout, 1920 (dans 2 numéros) — ill. : Lorenzi
● Pierre Lafitte, 1921
● Suivi des Trois yeux, Opta/Aventures Fantastiques, 1968 — 416 p.
● Le Livre de poche 4995, 1977 — 224 p.
● Grama/Le passé du Futur 8, 9/1994 — 240 p. — Couv. : Denis Deprez
● Editions de l'Evolution-Science en fiction (suivi de Et si ça arrivait) — 271 p., 15 € — Couv. : Sébastien David
→ Lorsque Hugo Gernsback décida, en 1926, de lancer son magazine Amazing Stories, date désormais reconnue comme fondatrice de la SF contemporaine, il avoua lui-même s’être inspiré de la scientic romance britannique et du roman scientifique français. Il est vrai que ce genre, comme le démontre brillamment Serge Lehman dans sa longue préface, était en France particulièrement vivace au début du XX° siècle. Publié pour la première fois dans Je sais Tout en octobre et novembre 1920, Le formidable événement fait partie avec Les trois yeux (également paru dans Je Sais Tout) des romans d’anticipation scientifique écris par le créateur d’Arsène Lupin. Il s’inscrit dans la longue liste des romans catastrophe comme les Hector Servadac et L’éternel Adam de Jules Verne, La fin du monde de Camille Flammarion, Le cataclysme  et La force mystérieuse de Rosny Ainé. Il raconte comment, Afin de pouvoir épouser Isabel, la fille de Lord Bakefield, pair du royaume d'Angleterre, Simon Dubosc accepte le défi fou de devenir, en moins de vingt jours, l'égal de Guillaume le Conquérant en réalisant un exploit d’envergure internationale. Face à l'impossible, Simon n'a plus d'autres solutions que de s'enfuir en compagnie d'Isabel. Mais le destin pourrait lui donner le coup de pouce qui lui manque pour accomplir sa mission, sous la forme de ce qui restera dans les esprits comme un formidable événement. Celui-ci a prit la forme d’un soulèvement géologique qui, ayant détruit le tunnel sous la Manche, a fait surgir du fond des mers  une bande de terre allant de Fécamp au cap Gris-Nez et de Brighton à Folkestone qui relie désormais la France à l'Angleterre. Très vite, ces nouveaux territoires sont envahis par des pilleurs d'épaves, et autres détrousseurs de cadavres qui transforment cet isthme en effroyable prairie de varech théâtre des plus sordides scènes de cauchemars. . C’est dans ce monde quelque peu bouleversé que Simon Dubosc, le héros du livre, doit retrouver sa bien-aimée, Isabel Bakefield, partie en mer juste avant le drame et enlevée par une horde de malfrats. A noter que la parution de Folio SF se conjugue avec celle des Editions de l’Evolution, collection Science en fiction, accompagnée d’une introduction de Florence Leblanc, d’une préface de Jacques Edouard et d’un article de Serge Simon, spécialiste des fonds et du littoral de la Manche, intitulé, Si ça arrivait, qui, en détective géologique pose la question de savoir si ce Formidable événement est plausible et dans quelques conditions et de quelle façon il pourrait survenir. Une exhumation qui démontre, si besoin était, toute la vitalité de la SF française de l’entre deux-guerre injustement restée dans l’oublie après l’avalanche des productions anglo-saxonnes qui ont souvent puisé leurs sources dans le fond littéraire du Vieux Continent.
Autre couverture :

Gravité
(Roman) SF / Space Opera / Hard-Science
AUTEUR : Stephen BAXTER (GB)
EDITEUR : Pocket SF 7022, 2/2013 — 348 p., 8.10 €
SERIE : Cycle des Xeelees 1
TO : Raft, 1991
TRADUCTION : Guillaume Fournier
COUVERTURE : Blacksheep (photographie)
SOMMAIRE : « Introduction à la Baxtériologie » préface de Emmanuel Tollé
Précédente publication : Le Bélial, 9/2008 — 304 p., 21 € — Couv. : Manchu
Critiques : www.actusf.com (Arkady Knight) ; Bifrost 53 (Jean-Pierre Lion) ; www.cafardcosmique.com (Arrakan) ; www.noosfere.com (René-Marc Dholen) ; www.scifi-universe.com  (Manu B)
Ce premier volume du cycle des Xeelees nous propulse dans La Ceinture, un agrégat de matériaux archaïques peuplé de mineurs. C’est là qu’évolue le héros du roman, Rees, une jeune orphelin qui passe le plus clair de son temps à creuser le cœur de fer de l’étoile morte autour de laquelle la Ceinture gravite, et out cela pour le seul bénéfice des nantis du radeau, une sorte de cité dortoir, siège du savoir scientifique dont tous les mineurs dépendent depuis des générations. En fait, depuis qu’un vaisseau spatial humain s’est échoué au centre d’une nébuleuse à l’air respirable et à l’hyper-gravité entraînant des tas de conséquences sur les races humaines et non-humaines qui occupent désormais les lieux. L’explosion d’une fonderie et les confidences d’une Taupe, ces machines capables de répondre aux questions correctement posées,  finit de convaincre Rees, adolescent introverti et bourré de curiosité, que la nébuleuse est en train de mourir. Pour en savoir plus, il va partir à bord d’un vaisseau-arbre piloté au brasero, en direction du Radeau, vestige d’un vaisseau spatial originel, afin de trouver les réponses aux multiples questions qu’il se pose. Là-bas, il vivra toutes sortes d’aventures le transformant en sorte de prophète messianique destiné à sauver l’humanité de la nébuleuse agonisante. Un parcours initiatique qui permettra aux lecteurs de découvrir, en même temps que Reis où et comment vit le reste de la population humaine, ce qu’elle fait là, quel est cet endroit, le tout sur fond de civilisation extraterrestre inconnue, les Xeelees et de rencontres extraordinaires comme les fascinantes baleines volantes et les mystérieux Osseux. Premier roman de l’auteur britannique Stephen Baxter, ce récit, dont le cadre initial fait parfois penser à L’Anneau-Monde de Larry Niven, mélange à la fois le space opera et la hard-science, deux thématiques rendues abordables dans ce livre grâce au talent de conteur de l’auteur et à sa facilité à romancer les notions complexes de la physique. Jouant avec brio du sens of wonder apprécié par les amateurs de SF, de l’extrapolation scientifique chère aux fans de hard-science, d’une certaine misanthropie sociale condensé à travers une rude lutte des classes, de l’aventure juvénile à la Citoyen de la galaxie de Heinlein, Stephen Baxter inaugure ici un cycle qui sera suivi de Singularité, Flux et Accrétion et qui permettra aux lecteurs français de parfaire leurs connaissance sur ce romancier déjà bien traduit en France à travers des œuvres comme la Trilogie des Univers multiples (Temps, Espace, Origine), celles des Enfants de la destinées (Coalescence, Exultant et Transcendance) ses trois dyptiques Evolution et Voyage, Arche et Déluge, ses romans tels que Poussière de lune, Les vaisseaux du temps, sa collaboration avec Arthur C. Clarke pour la trilogie L’Odyssée du temps (L’œil du temps, Tempête solaire et les Premiers-Nés). Un ivre qui a fait d’un abondant matériel critique sur les sites et revues francophones comme le prouve la liste énumérée ci-dessus et qui vous permettra, éventuellement, de vous faire une idée plus approfondie de cette œuvre.
Autre couverture :

jeudi 14 mars 2013

 Léviathan 99
(Recueil) SF / Fantastique
AUTEUR : Ray BRADBURY (Usa)
EDITEUR : Gallimard-Folio SF 447, 3/2013 — 507 p., 8.10 €
TO : The Cat’s Pajamas – Chrysalis – Now and Forever
TRADUCTION : Florence Dolisi
COUVERTURE : Alain Brion
SOMMAIRE :
Le pyjama du chat (Recueil de nouvelles)
Préface : Débordant de vie et d'inspiration
Le jeune homme et la mer (Chrysalis)
L'île (The island)
Un peu avant l'aube (Sometime befor dawn)
Gloire à notre chef (Hail to the chief)
Nous ferons comme si de rien était (We'll just act natural)
Olé, Orozco ! Siqueiros, si! (Olé, Orozco ! Siqueiros, si!)
La maison (The house)
Le convoi funéraire de John Wilkes Booth et des Studios d'Hollywood (The John Wilkes Booth/Warner Brothers/MGM/NBC funeral train)
Mort d'un homme prudent (A careful man dies)
Le pyjama du chat (The Cat's Pyjamas)
Triangle (Triangle)
La bétonnière à mafiosi (The mafioso cement-mixing machine)
Les fantômes (The ghosts)
Mais où est mon chapeau ? (Where's my hat, what's my hurry ?)
La transformation (The transformation)
Route 66 (Sixty-Six)
Des goûts et des couleurs (A matter of taste)
I get the blues when it rains (souvenirs) (I get the blues when it rains (A rememberance)
Tous mes ennemis sont morts (Al my ennemies are dead)
Le collectionneur fou (The completist)
L'Orient-Express de l'éternité (Epilogue : The R.B, G.K.C., and G.B.S. Forever Orient Express)
La chrysalide (Chrysalis)
Maintenant et à jamais (Recueil de nouvelles)
Quelque part : Introduction
Quelque part joue une fanfare (Somwhere a band is playing)
Rêve de radio (Radio dream)
Léviathan 99 (Leviathan'99)
Critiques : www.actusf.com (Chloé) ; Bifrost 58 (Raphaël Gaudin) ; www.cafardcosmique (Tallis) ; www.noosfere.com (Bruno Para)
Précédente publication : Denoël-Lunes d’Encre, 12/2009 —464 p., 25 € — Couv. : Guillaume Sorel
Mort en 2012 à l’âge de 91 ans, Ray Bradbury demeure assurément l’une des figures de proue de la science-fiction anglo-saxonne du XX° siècle. Des livres comme Chroniques martiennes on largement dépassé le cercle restreint des passionnés de SF pour toucher un public bien plus large à travers le monde entier par l’intermédiaire de ses multiples traductions. Des adaptations cinématographiques comme celle de Fahrenheit 451 de François Truffaud on continué à accroître sa notoriété internationale. Comme Steven Spielberg ou George Lucas on pu le faire pour le cinéma, Ray Bradbury grâce à son écriture empreinte de nostalgie et de poésie a largement contribué à sortir la SF du ghetto littéraire où elle était confinée et à la faire intégrer petit à petit en tant que satellite de la littérature mainstream. Mais Bradbury écrivait-il réellement de la SF ? Lui-même s’en défend lorsqu’il affirme : « Avant tout, je n'écris pas de science-fiction. J'ai écrit seulement un livre de science-fiction et c'est Fahrenheit 451, basé sur la réalité. La science-fiction est une description de la réalité. Le fantastique est une description de l'irréel. Donc les Chroniques martiennes ne sont pas de la science-fiction, c'est du fantastique ». Quand on s’attarde plus particulièrement sur son œuvre on s’aperçoit alors que, se souciant peu de la vraisemblance scientifique de ses récits, Ray Bradbury s’attachait surtout à décrire le futur spirituel de l’Humanité conditionné par les problématiques de sa survie. Une dimension de l’esprit qui s’opposait souvent au matérialisme d’une société de l’avenir lancé dans une course effrénée sur la voie d’un progrès qui n’accouchait pas toujours de lendemains chantant. Le livre proposé ici, publié pour la première fois en France aux éditions Denoël dans la collection Lunes d’Encre en janvier 2011 sous la houlette de Gilles Dumay qui a sélectionné les textes, regroupe des nouvelles parues aux Etats-Unis dans deux recueils, The Cat’s Pagamas (Le Pyjama du chat) en 2004 et Now and Forever (Maintenant et à jamais) en 2007, plus un intermède composé d’une nouvelle Chrysalis (La Chrysalide) parue en 1946 dans Amazing Stories. Le pyjama du chat comprend 21 nouvelles, la plupart inédites (sauf Mort d’un homme prudent et Le jeune homme et la mer) écrites entre 1946 et 2003 présentées par une introduction où Ray Bradbury explique quelles sont les raisons qui ont déterminé le choix de ces textes et l’origine de certaines d’entre elles. Fantastique, science-fiction, humour et toujours cette délicieuse nostalgie qui imprègne la plume de cet auteur inclassable. Maintenant et à jamais regroupe deux longues nouvelles inédites précédées chacune d’une courte introduction qui dévoile les multiples modifications apportées à ces histoires au fil du temps. La première, Quelque part joue une fanfare, pourrait s’apparenter à un épisode de la célèbre série télévisée La 4° Dimensions. On y découvre l’histoire d’un jeune homme arrivant dans une petite ville perdue au cœur du désert qui déploiera tout autour de lui un véritable cocon de mystères dont Bradbury puisa la source dans un poème inspiré d’une musique de film ainsi que dans son admiration pour l’actrice Katharine Hepburn. La seconde,  Léviathan 99, ne cache pas son mimétisme avec le Moby Dick d’Herman Melville dont Bradbury rédigea le scénario pour le film de John Huston avec Gregory Pek dans le rôle du magistral capitaine Achab. Ici le capitaine fou n’entraîne pas son équipage de condamnés d’avance à la poursuite d’un cachalot blanc mythique, mais sur les traces d’une terrifiante comète qui, comme le monstrueux cétacé, finira par causer la perte de l’équipage du Celtus 7. Enfin, La chrysalide, la nouvelle insérée en intermède entre ces deux recueils, revient sur la thématique de la métamorphose et du mutant. A noter que le titre original Chrysalis, est aussi celui d’un autre texte, Le jeune homme et la mer. Bien entendu les inconditionnels de Les pommes d’or du soleil, Le pays d’octobre, L’homme illustré ou Un remède à la mélancolie ne retrouveront dans ce livre pas tout à fait l’atmosphère imprégnant ces recueils légendaires, cependant il leur permettra de partager la passion de l’écriture qui anima jusqu’à la fin de sa vie cet auteur hors normes, cherchant à nous faire redécouvrir des textes oubliés et à en achever d’autres à l’accouchement plus difficiles. Un plaisir en tous cas à ne pas bouder à l’occasion de cette réédition en poche que nous propose les éditions Folio sous une couverture d’Alain Brion illustrant la traque de la funeste comète.
Autre couverture :

lundi 4 mars 2013

L'imposteur
(Bande Déssinée) High Fantasy / Dragon
SCENARIO : Anne ROBILLARD
DESSINS & COULEURS : Tiburce OGER
EDITEUR : Casterman/Michel Lafon, 1/2013 — 48 p., 12,95 €
SERIE : Les chevaliers d'Emeraude en BD 3
Autres titres de la série :
1.Les enfants magiques
2.L'épreuve du magicien
Critiques : www.planetebd.com (Jonathan Bara)
Est-ce bien le Chevalier Sage, par cette nuit éclairée d’un rayon de lune, qui se soumet, solitaire, à un rituel sanglant et douloureux ? Est-ce bien lui qui, sous la pluie battante qui s’est soudain déchainée, voit surgir de sa propre paume un rayon destructeur auquel rien ni personne ne semble capable de résister ? Et est-ce vraiment lui qui, regagnant secrètement l’aile des Chevaliers au château d’Emeraude, se réjouit d’un air sardonique d’avoir enfin recouvré tous ses pouvoirs… Prévenus par Maître Abnar l’Immortel, les Chevaliers d’Emeraude doivent se rendre en toute hate sur les rivages du Royaume de Cristal afin de rejeter à la mer l’armée d’hommes-insectes du maléfique sorcier Asbeth qui s’apprête à aborder les côtes à bords de leurs redoutables vaisseaux-dragons. En chemin Wellan ert ses amis percoive une magie mystérieuse qui semble accompagner leur pas. La jeune Kira, désormais adolescente et chevalier en devenir, la ressent elle aussi, mais elle est sûre qu’elle ne provient ni d’Abesth, leur ennemi juré, ni de l’immortel Abnar. Arrivés sur la plage les chevaliers sont confrontés aux terribles dragons du sorcier maléfique. L’un des leurs, Sage d’Esperita, nouveau chevalier de l’ordre, fait preuve d’une efficacité déroutante. Rien d’étonnant lorsque l’on sait qui est peut-être la récincarnation d’Onyx, le mystérieux sorcier des chevaliers d’Emeraude à l’époque du Roi Jabe. Un sage qui veut s’emparer du trône d’Emeraude et qui s’efforce de séduire Kira, détentrice d’un puissant don magique qu’elle ignore elle-même. La suite du préquel des romans d’Anne Robillard magnifiquement mis en image par les dessins denses et colorés de Tiburce Oger, qui nous gratifie ici d’une fascinante scène de bataille digne de celles de la trilogie cinématographique du Seigneur des Anneaux. Après Les enfants magiques et L’épreuve du magicien on n’est pas déçu par cette adaptation qui entremêle avec brio les fils d’une intrigues rendu de plus en plus captivante au fur et à mesure que se développe la série
SUR LES CHEMINS DU MERVEILLEUX 3

Je viens de terminer le troisième numéro de mon bulletin bibliographique consacré au parutions des domaines de l'imaginaire pour le mois de janvier 2013
Ce bulletin se structure en 3 rubriques présentées par noms d'éditeurs :
- LITTERATURE
- BANDES DESSINEES
- ARTICLES
- REVUES
Chaque titre est analysé à travers les références d'éditeurs, collections, série, traducteurs, illustrateurs, etc... et présenté à l'aide d'un résumé plus ou moins long.
Afin de ne pas encombrer ce blog avec les 46 pages de ce numéro, je vous invite à vous rendre sur le site http://fr.calameo.com afin de le lire, l'imprimer ou le télécharger
Normalement, vous devriez également y accéder sur le site www.actusf.com
Bonne lecture donc, et à trés bientôt pour le n°3 centré sur les parutions du mois de mars 2013.
NB : Si vous êtes éditeurs ou publiez à compte d'auteur et que votre oouvrage ne se trouve pa recensé dans les pages de ce numéro, je vous invite à me contacter à l'adresse suivante jean-luc.triolo@wanadoo.fr, je rattraperai cette erreur au prochain bulletin.